y^- ^.;*' i
t. 31'
u> *
Société des Parlcrs de France
GLOSSAIRE
DU PARLER
DE
SOURNOIS
(Canton de l'Isle-sur-le-Doubs, arrondissement de Beaume-les-Dames)
PAR
Charles ROUSSEY
. .
Ouvrage honoré d'une subvention du Ministère
de Tlnstruction Publique.
PRIX : 15 FRANCS
PARIS
CHEZ L'AUTEUR
67, rue Cardinal-Lemoine
H. WELTER, ÉDITEUR
59, rue Bonaparte
1894
GLOSSAIRE
DU
PARLER DE BOURNOIS
MAÇON, PROTAI FRÈRES, IMPRIMEURS
Société des Parlers de France
GLOSSAIRE
DU PARLER
DE
BOURNOIS
(Canton de l'Isle-sur-le-Doubs, arrondissement de Beaume-les-Dames)
PAR
Charles ROUSSEY
Ouvrage honoré d'une siân'ention du Ministère
de l'Instruction Publique.
PRIX : 15 FRANCS
PARIS
CHEZ L'AUTEUR
67, rue Cardinal-Lemoinc
H. WELTER, ÉDITEUR
59, rue Bonaparte
1894
<t
Ci
i/37
PRÉFACE
Ce livre, que je dédie à la « Société des Parlers de
France », n'a aucune prétention scientifique. On n'y trou-
vera aucune étymologie; ceux qui me liront les connaissent
mieux que moi et je me serais donné une peine inutile. Ce
que j'ai cherché, c'est de donner un tableau aussi exact que
possible du parler de mon village natal où se sont écou-
lées mes dix-huit premières années et que je n'ai cessé de
revoir depuis.
Ma famille.
Mon père et ma mère appartenaient à deux des plus
vieilles familles du village.
Comme ses grands-parents, ses parents, ses frères et
sœurs, ma mère (de la famille Boissenet) était absolument
illettrée, et son langage différait sensiblement de celui de
mon père; elle parlait comme les plus vieilles personnes',
ce qui m'a permis de recueillir une quantité d'expressions,
de formes, de mots tout à fait disparus aujourd'hui.
^ Ce fait ne lui était pas personnel. J'ai remarqué plus
d'une fois dans mes enquêtes, et en faisant appel à mes
souvenirs, que les femmes conservent un langage plus
archaïque que les hommes. D'autres l'ont remarqué aussi,
car si une jeune personne se permet des expressions
vieilUes, on en rit en disant qu'elle parle comme les vieilles
femmes.
VI PREFACE
Mon père, au contraire, était d'une des familles les plus
instruites, les plus intelligentes du village, et comptait
parmi ses cousins plusieurs sous-officiers et un instituteur.
De 1821 à 1829 il fit à Bournois, puis à Clerval des
études primaires remarquables pour l'époque. Ses parents le
destinaient à l'enseignement, mais il préféra s'engager.
Après avoir fait ses sept ans, il rentra au village avec le
grade de sous-officier. Dès lors il ne cessa d'être en quelque
sorte le secrétaire de toute la commune. C'était à qui
viendrait lui demander d'écrire une lettre, de passer un
acte, un sous-seing privé, de mesurer un champ, de régler
une succession , de remettre l'accord dans un ménage
brouillé, de guérir les coliques, les érysipèles, etc. (voy.
hâf). En 1870, la population l'élut à l'unanimité capitaine
de la garde nationale.
C'était le vrai type du caractère gaulois : d'une gaieté
intarissable jusqu'à ses derniers moments ; son langage
était émaillé d'une foule de bons mots, de vieux dictons,
que j'ai encore tous présents à l'esprit, et que j'ai relevés
dans mon travail. De ce côté, j'ai donné tout ce que notre
parler a de piquant et de caractéristique.
Mœurs de Bournois ^
Les gens de Bournois sont appelés par leurs voisins « les
fous de Bournois », et il faut avouer que jusqu'à ces der-
nières années ce surnom était justifié.
L'empire de la routine était si grand parmi eux qu'ils
' M. Jules Gauthier, archiviste du département du
Doubs, a bien voulu extraire de son Dictionnaire lopogra-
PREFACE Vit
ont été les derniers, dans tout le pays, à adopter les inven-
tions modernes. En 1874, alors que les villages voisins
étaient déjà pourvus de batteuses, ils se servaient encore
du fléau et pour mon compte j'ai battu, cette année-là, avec
mon seul frère Florentin, douze cents gerbes. Mais on ne
craignait pas sa peine ; on commençait la journée à minuit
ou à une heure du matin, tout était terminé pour
8 heures, après quoi on allait aux champs.
En 1877, j'ai encore labouré avec la charrue en bois, qui
était déjà remplacée partout par la charrue en acier.
Ne sachant pas tirer du sol le quart de ce qu'il aurait pu
produire cultivé d'une façon intelligente, et tout en tra-
vaillant beaucoup, les gens de Bournois se nourrissaient
très mal jusqu'à ces vingt dernières années. La plupart du
temps ils ne buvaient pas de vin. Chaque ménage tuait un
cochon pesant 75 à 100 kilogr., cette viande devait durer
une année. A la fête patronale seulement, on achetait du
bœuf. La soupe et les pommes de terre étaient la nourri-
ture principale. Souvent cette soupe était bien maigre.
Dans un grand ménage, on n'avait pour l'assaisonner qu'un
pot de beurre de 5 ou 6 livres, et il fallait que cela durât de
phiqiie du Doubs (encore inédit), ces formes anciennes de
Bournois :
Ecclesia de Burneys, 1143 (abb. de Baume-les-Dames).
— Borney, 1143 (Trouilliet, I). — Burneys, Borneys,
Bournens, xii^ s. (cartul. Lieucroissant). — Eccles. de
Bornois, xiv^ s. (pouillé, B. Nat.). — Bornais, 1235
(Dunod, II, 622). — Bournois, 1406 (Ch. des Comptes).
— Bournois, 1547 (Arch. du Doubs, E. i). Bournois, 1666
(Ib., E. 435).
RoussEY. — Glossaire. U
VIII PRlil-ACE
novembre à mai ou juin. Cliaque ménage avait bien un
jardin, mais c'était pour les poules. Les gens ne savaient
pas en tirer parti, n'avaient jamais le temps de le cultiver;
ils préféraient aller défricher au loin de mauvais terrains
plutôt que de mettre en œuvre le coin de terre attenant
à la maison. Aussi voyait-on les femmes cueillir des
orties le long des chemins, dans des endroits souillés
par les bêtes, pour faire la soupe et les fricots d'hcrhe qui
étaient fort à la mode. Pour aller au travail, on mangeait
deux ou trois grandes assiettées de soupe ; c'était beau si
l'on avait ensuite une frottée de lard pour terminer le
repas.
De novembre à juin, le premier repas consistait en
gaudes ou bouillie de farine de maïs dans laquelle on met-
tait un litre de lait et souvent moins dans une grande mar-
mitée.
A midi, la ménagère faisait cuire sans eau, nature, plein
une marmite de pommes de terre qu'elle versait sur la
table. On les mangeait avec un peu de lait caillé, ou telles
que en buvant à tour de rôle de l'eau dans \t piulet placé au
milieu de la table, et le repas était fini. Le soir, de la soupe
le plus souvent de pommes de terre.
Entre les repas, l'appétit des enfants se calmait iwcc un
morceau de pain sec, mais dans bien des lamilles la miche
était sous clef par raison d'économie.
Ce régime paraissait excellent aux vieilles personnes dont
plusieurs racontaient avoir vécu pendant les mauvaises
années en mangeant de la bouillie de son.
Il y a 25 ou 30 ans, le pain surtout était bien mauvais.
Loin de vendre du grain, beaucoup de familles en man-
quaient dès le printemps; aussi, pour le faire durer plus
PREFACE lîC
longtemps, on mettait de la pomme de terre dans la farine
faite moitié de blé, moitié d'orge ou d'avoine. La pomme
de terre dominait quelquefois à un point tel que le pain
était ciré, c'est-à-dire qu'il avait la consistance du fromage.
Comme on ne faisait le pain qu'à des intervalles trop rares,
on avait presque toujours du pain moisi.
Aujourd'hui les gens se nourrissent mieux, ils ont du
pain de blé et mmgent de temps en temps un peu de
viande de boucherie.
Pour les animaux, il en était de même. Aux premiers
jours du printemps, les greniers étaient à peu près vides.
Aussi était-on obligé de perdre son temps à aller dans les
bois et le long des haies cueillir des fardeaux d'herbes sous
lesquels on revenait plié d'une lieue.
Les relations entre les habitants étaient très intimes.
Presque tous étaient parents entre eux. Pour mon compte,
je puis citer à Bournois quarante-sept familles sur quatre-
vingt-dix qui sont alliées à la mienne. Aussi les gens des
environs ont-ils raison d'appeler les habitants de Bournois
« les cousins ». Il était rare autrefois que les mariages ne
se fissent pas dans le village.
Les jeunes filles des pays voisins auraient cru s'exiler en
venant dans un si pé (laid) village où l'on avait tant de
mal, et où, dit-on, lu bô du rie djhnA pesa, le bon Dieu n'a
jamais passé.
Les garçons étrangers, de leur côté, n'étaient guère
encouragés à y venir chercher des femmes. Quand ils
s'adressaient à une jeune fille qui était courtisée par un
garçon de l'endroit, celui-ci, avec quelques-uns de ses
amis, allait attendre le galant à la sortie du village, et après
l'avoir corrigé sans ménagements, lui avoir £iit subir les
X PREFACE
choses les plus humiliantes, le reconduisait à coups de
bâton et de cailloux. Et ces usages n'ont pas encore com-
plètement disparu ^
Mais, parents ou non, tous les habitants de Bournois
formaient une grande famille, toujours prêts à se rendre
service. C'est ainsi que, sans avoir été commandées, plu-
sieurs voisines venaient tour à tour m'allaiter quand ma
mère était retenue trop longtemps aux champs.
La plus grande solidarité régnait dans le village. Aussi,
lorsqu'un cultivateur avait un animal de malade, et que
tout espoir de le sauver était perdu, il le tuait, et tout le
monde venait en acheter la viande suivant ses moyens;
ceux qui ne prenaient pas de viande donnaient de l'argent;
nul n'aurait manqué à ce devoir de Charité sans s'exposer
au mépris de tous, — Si un enfant était surpris en faute
par une personne quelconque du village, il recevait sur le
champ la correction méritée et les parents ne disaient rien,
au contraire. Aujourd'hui il n'en est plus de même, ces
grands liens de famille sont rompus. Chacun tient à diriger
seul ses affaires. Il souffle un vent de liberté et d'indépen-
dance qui balayera bien vite les anciens usages.
La vie, du reste, était simple. En dehors de la culture,
les gens ne cherchaient aucune ressource Pendant les
longs hivers de nos pays, les habitants des villages limi-
trophes faisaient un peu de commerce ou se livraient, dans
la montagne, à des travaux d'horlogerie ; à Bournois rien
de tout cela, on se contentait de regarder tomber la neige
et de se réunir autour d'un bon feu pour les veillées. Je
dois dire, à ce propos, que le foyer paternel était des plus
' Voy. /<'y, 2" supplément.
PREl-ACE XI
fréquentés. Tous les petits marchands ambulants, Gascons
ou Savoyards pour la plupart, les mendiants venaient cou-
cher chez nous, où ils étaient toujours sûrs de trouver une
bonne soupe et un endroit sur le grenier pour passer la
nuit. Nous avons eu en particulier la bonne fortune d'avoir
comme veilleuse assidue, pendant une trentaine d'années,
la plus vieille femme du village, la Pierrette Perriguey (dit
Daudon), morte en 1878 à l'âge de 91 ans. C'est de la
bouche de cette brave et digne personne, douée d'une
intelligence supérieure et, jusqu'à la fin, d'une mémoire
surprenante, que j'ai appris une quantité de contes, de
proverbes, de devinettes, une foule de choses concernant
les nombreux châteaux féodaux des environs, de même
que l'histoire de la Révolution et de l'invasion de 1815
dans nos pays.
Les veillées commencent en novembre et finissent en
février. Aussitôt la soupe mangée, tout le monde se met à
genoux, le chef de la famille fait la prière à haute voix, puis
la veillée commence. (L'habitude de faire la prière à haute
voix en famille se perd beaucoup depuis une vingtaine
d'années.)
Les hommes jouent aux prises. A chaque partie de cartes
les perdants sont obligés d'offrir une prise aux gagnants,
ceux-ci acceptent toujours, bien qu'ils aient souvent le nez
déjà bourré de tabac. Les perdants n'ont pas le droit de
priser.
Les femmes et les jeunes filles se groupent nombreuses
autour de la pâle lumière d'une chandelle fumeuse pour
filer, broder, coudre ou tricoter en chantant les cliansons
du pays.
Quant aux vieillards et aux enfants, leur place est plus
XII PREFACE
spécialement autour du feu. Mais il ne faudrait pas croire
que les premiers aient le temps de dormir ou d'écouter ce
qui se passe autour d'eux, non, ils doivent amuser les
petits, leur dire et redire des contes, des devinettes, les endor-
mir en les chantant.
Quand le jeu et les chants ont cessé, c'est encore les
bons vieux qui animent la conversation. Cette fois les
contes font place aux récits de l'ancien temps concernant
le village, les vieilles coutumes; sur ce dernier point, sou-
vent la discussion s'anime, les vieux soutiennent avec achar- "^
nement les habitudes de leur temps, tandis que les jeunes
en rient ou s'en moquent en répétant la phrase à la mode :
kè le vey djà etl bet, que les vieilles gens étaient bêtes.
Puis on devise sur la pluie et le beau temps, etc.
Mais ce qui charme surtout l'auditoire, ce sont les récits
militaires. Si, parmi les personnes présentes, se trouve un
vieux soldat ayant beaucoup voyagé ou assisté à des com-
bats, il faut qu'il raconte tout ce qu'il a vu. Parmi tous ces
récits, les exploits de Napoléon I" sont toujours les plus
goûtés.
La veillée se termine par une maigre collation consistant
le plus souvent en un morceau de pain sec, une tartine ou
une goutte, quand il y en a.
Avec le progrès les veillées s'en vont. Aujourd'hui les
gens se fréquentent moins, chacun aime à rester chez soi,
on devient égoïste et méfiant.
C'est dans les mœurs anciennes que j'ai été élevé, et pen-
dant i8 ans j'ai vécu de la vie pauvre, austère et laborieuse
du paysan de nos montagnes. De cinq à dix ans mon temps
s'est passé à aller devant les bœufs à la charrue, puis à con-
duire au pâturage les chèvres, les moutons et les bêtes
PREFACE XIII
rouges (voy. het^. Guider les bœufs au labourage est le plus
dur travail que l'on puisse imposer à un enfant. Levé à
4 heures et demie ou à 5 heures du matin, il lui faut partir
au point du jour et, mal vêtu, supporter le froid, la pluie,
marcher dans les champs avec des sabots plus lourds que lui
(voy. ckèdr^ 2^ supplément). Aussi l'appétit ne lui manque
pas, et souvent il a mangé par petites pincées, avant
d'arriver dans les champs, le gros morceau de pain qui
devait constituer son goûter de 10 heures en attendant le
retour qui a lieu vers i ou 2 heures de l'après-midi.
Aller aux champs est beaucoup plus agréable. QjLiand il
fait froid on allume de grands feux autour desquels on
s'égaye, puis on joue, ou bien, à l'abri derrière un buisson, on
écoute les contes des vieux bergers. De mon temps, c'était
la Julie Paillot qui nous réunissait autour d'elle pour nous
répéter mille fois des légendes que j'ai recueillies.
De 10 à 18 ans, c'est-à-dire du jour où j'ai pu soulever
la pioche, manier la faux, le fléau et la hache, tenir la
charrue, j'ai pris part à tous les travaux de nos pays, sans
exception. Car on est grand garçon de bonne heure dans
nos campagnes. Dès qu'arrive la quinzième année, le jeune
homme met toute sa fierté à s'attaquer avec ardeur aux
besognes les plus difficiles et les plus pénibles. A cet âge
rien ne doit lui résister, ce serait presque déshonorant
pour lui que de se plaindre du froid ou de la fatigue, c'est
un homme, et sa réputation est toute dans sa vigueur, sa
résistance et son intrépidité.
Allant souvent en journée chez les autres, soit au pays
même, soit dans les fermes et les villages des environs, j'ai
pu, ainsi mêlé à des groupes d'ouvriers de divers âges et
d'éducation différente, enrichir mon vocabulaire de tous
XIV PRÉFACE
ces bons mots, de toutes ces expressions qui font le charme
de notre idiome. Tous les vocables que j'ai recueillis, je les
ai vécus en quelque sorte.
Je dois ajouter que, pendant mes dix-huit premières
années, l'influence du français a été à peu près nulle sur
mon parler. De six à onze ans, je ne faisais que de courtes
apparitions à l'école (de novembre à février). Comme mes
camarades, je n'ai su lire que vers huit ou neuf ans. En
classe nous parlions toujours patois entre élèves, et souvent
même l'instituteur était obligé, pour se faire comprendre,
de nous donner des explications en patois. A onze ans, je
quittai l'école pour n'y plus rentrer qu'à dix-sept ans.
Mon vocabulaire.
C'est en 1886 que j'ai commencé mon vocabulaire. Après
sept années de patients et laborieux efforts, je suis parvenu
à rassembler 10.077 mots. J'ai mis le plus grand scrupule
à donner nettement le sens de ces mots et des expressions
dans lesquelles ils entrent.
Plusieurs des personnes qui me feront l'honneur de
prendre connaissance de mon travail et qui n'auront pas
vécu de la vie intime du paysan seront certainement cho-
quées par la crudité de certaines expressions. Qu'elles
se rassurent vite. Nos bons villageois sont loin de
penser toujours à mal. Ce qui caractérise le patois, c'est
qu'il va franchement au but, appelant carrément les choses
par leur nom et exprimant sans détour toute pensée. On
rit souvent d'un mot grossier, d'une « folie », comme l'on
dit, et tout s'arrête là. Telle phrase qui peut paraître
monstrueuse en français passe inaperçue en patois.
C'est pendant les moments de loisir que me laissent mes
PREFACE XV
occupations professionnelles, le soir et aux heures avan-
cées de la nuit, que j'ai dressé la liste de mes mots. Dans
ces conditions ma tâche a été pénible, mais je me hâte
d'ajouter, pour ceux qui suivront mon exemple, que j'ai
goûté un vrai bonheur dans la solitude de mon cabinet de
travail. En faisant du patois, j'ai pu revivre toute ma jeu-
nesse. Chaque mot avait pour moi son histoire. Celui-ci
me rappelait une joyeuse scène enfantine, celui-là éveillait
chez moi une douce mélancolie au souvenir de moments à
jamais évanouis. La majeure partie de mon manuscrit a été
faite à Paris, mais toujours ma pensée me représentait tous
les amis de mon enfance, je les entendais parler et vite je
fixais sur le papier leurs expressions. Sans cesse aussi je me
transportais en esprit dans tous les coins et recoins de mon
territoire. Que de fois je les ai reparcourus, ces adorables
sentiers où nous nous poursuivions gaiement, ces pâturages
où pas un buisson n'était privé de notre visite, quand
arrivait le moment de nous livrer soit à la recherche des
nids, soit à la cueillette des baies ou des noisettes. Mais c'est
surtout au foyer paternel que je me plaisais à revenir,
dans ce petit coin où, tout oreilles, le soir, j'écoutais les
contes, les récits de ma bonne mère et de mon père qui
n'avait pas son pareil pour dire des /o/l (voy. ce mot). Et
mes frères, et mes sœurs et tous nos amis, tous ces chers
visages revenaient tour à tour sur la scène où pas un geste,
pas une parole ne m'échappait. C'est avec vous tous, mes
tendres amis, que ce livre a été fait, et c'est à juste titre
que vos noms doivent y être rappelés.
Bien que je fusse absolument sûr des explications que je
donnais des mots tels que je les possédais, j'ai voulu les
revoir plusieurs fois un à un avec différentes personnes du
pays. A ce travail de révision ont collaboré ; mon frère
XVI PREFACE
Constant (31 ans), ma sœur Justine (47 ans), mon cousin
l'abbé Grossard (32 ans), ma nièce Aurclie Bondcnet
(20 ans), mes cousins, J. Roussey (dit Dèle, 30 ans) et
Ruffier (30 ans), puis la Marie Perriguey, dit Daudon
(65 ans), brave et intelligente femme dont l'heureuse
mémoire m'a fourni une foule de précieux renseignements.
Mais c'est surtout à mon neveu Léon Brunner (20 ans),
que je dois le plus. Ses 15 premières années se sont écou-
lées autour de mon père qui en avait fait son petit compa-
gnon. Doué d'une mémoire remarquable, il a pu me
rappeler les expressions particulières de mon vieux père et
les contes avec lesquels j'ai été bercé.
De ces nombreuses révisions j'ai tiré le plus grand profit,
et je ne saurais assez conseiller à ceux qui entreprendront
le même travail de procéder ainsi. Assurément, si l'on pos-
sède très bien son patois comme je possède le mien, ou si
l'on n'a jamais quitté son village, on n'est pas exposé, en
ne s'en rapportant qu'à soi, à donner d'un mot une
explication fausse; mais infailliblement on commet une
foule d'oublis soit de mots eux-mêmes, soit d'explications
de mots, toutes choses précieuses qui ne se retrouvent que
dans la conversation avec des personnes différentes.
Je crois donc pouvoir affirmer que ce lexique ne ren-
ferme que des choses d'une authenticité absolue, et qu'il
est en même temps aussi complet qu'il m'a été possible de
le faire.
Notes géographiques et historiques sur Bournois.
On trouve à Bournois une mine de fer en roche de terre
jurassique. Cette mine était exploitée, il y a une trentaine
d'années, pour le roulement du haut-fourneau de Talion.
PRÉFACE XVII
La concession en a été accordée à M""' la marquise de Rain-
coLirt, propriétaire dudit haut-fourneau. Elle fournissait
dans un an à l'claLioration plus de 6.000 quintaux métriques.
Au sud-ouest du village, lieu dit au Caron, on a trouvé
des ruines et des tuileaux remontant à l'époque gallo-
romaine. A côté du village, lieu dit les Paigres, en traçant
le chemin vicinal de Bournois à Accolans, on a trouvé, en
1840, un cercueil burgonde en gypse. Au même lieu et à la
même époque, le propriétaire du terrain y a recueilli un
trésor.
En 189 1, en enlevant un Diurgcr, on a encore trouvé au
même endroit des squelettes assez bien conservés et, à côté,
des armes de l'époque romaine.
Sur le finage d'Accolans et de Bournois, il existe une
croix dite du Champ-Dolent. Les anciens manuscrits
signalent l'usage qu'avaient les passants d'y jeter une pierre
au pied en se signant et en disant un Rcquiescant in pace.
Comme devant toutes les croix, on fait le signe de croix en
passant, mais on ne jette plus de pierres.
Bournois était autrefois du bailliage de Vesoul et de la
prévôté de Montjustin. Il est mentionné pour la première
fois sous les noms de Buniey, Bunieys, Bonieis, Borncus,
Bouniaiis, Bourneus, Bournois dans les chartes de l'abbaye
des Trois-Rois, qui en parlent presque dès la fondation de
ce monastère, en 113 3.
L'église était sous l'invocation de saint Nicolas, dont la
fête est fixée au 6 décembre. L'abbé Baverel, dans sa notice
des villages de Franche-Comté, dit qu'elle était ancien-
nement sous la dépendance du prieur de Vaucluse, et
ensuite de l'Université et de l'archevêque de Besançon. En
XVIII PREFACE
II 87, le pape Grégoire VIII confirma à l'abbaye de Lieu-
Croissant tout ce qu'elle possédait à Bournois.
L'église avait tous les caractères d'église paroissiale;
elle possédait une chapellenie ou prestimonie en l'honneur
de saint Nicolas et de saint Claude, fondée en 1530, au
maître-autel, par Nicolas Monniot, chanoine de Sainte-
Madeleine de Besançon, qui était originaire de Bournois.
Dans un acte de visite, il est dit que cette chapellenie était
pauvre, pingui censu dotata. Nicolas Monniot nomma lui-
même le premier chapelain, et la fondation fut approuvée
par l'Ordinaire le 4 septembre 1532. Le droit de présenta-
tion, conservé d'abord dans la fimiille Monniot, apparte-
nait, au xvii^ siècle, à Guillaume de Montby, seigneur de
Bournois en 1652 ; puis il passa à la famille des Raincourt,
seigneurs de Fallon. En 1770, c'est Gabriel-Gaspard de
Raincourt, chanoine doyen de Baume-les-Messieurs, qui
est institué chapelain de Bournois, à la présentation de
Jean-Baptiste de Raincourt, seigneur de Fallon. Il eut pour
successeur Louis-Gabriel de Raincourt, trésorier de l'église
de Saint-Pierre de Màcon, nommé le 23 janvier 1781, qui
a été le dernier chapelain avant la Révolution.
Bournois est aujourd'hui du département du Doubs et du
canton de l'Islc-sur-le-Doubs, à 50 kilomètres nord-est de
Besançon, à égale distance de l'Isle-sur-lc-Doubs et de
Villersexel, soit à 11 kilomètres de ces deux petites villes.
Situé à la fois sur un plateau et dans un creux à 500 mètres
d'altitude, il est entouré de bois à l'est, au sud et à l'ouest ;
limité au nord par une montagne dont les versants et les
plateaux qui lui font suite s'étendent presque à pic du côté
des villages voisins sur une longueur de 6 kilomètres envi-
ron. De chaque côté, i\ l'est et à l'ouest, suivant les vallées
PRÉFACÉ XlX
du DoLihs et de l'Ognon, passent deux routes très anciennes
par lesquelles se font le commerce, et qui laissent Bournois
isolé comme dans une île sur le plateau. Selon l'ancienne
coutume, tous les chemins étaient en ligne droite, mal tenus
et à peu près impraticables, de sorte que, jusqu'à ces der-
nières années, il était extrêmement difficile d'y arriver.
C'est grâce à ces accidents de terrain qu'en 1815 il a pu
échapper assez longtemps aux allées et venues de l'ennemi,
et qu'en 1870-71, il n'avait pas encore vu les Allemands
tandis que les villages voisins étaient dévastés depuis
longtemps et qu'il n'a été occupé que pendant trois jours,
lors de la retraite du général Bourbaki.
La variété du sol qui permet tous les genres de cultures, ce
qui fait dire que « Bournois peut se passer de ses voisins »
a aussi contribué à son isolement.
Bournois se trouvait donc dans d'excellentes conditions
pour conserver son patois. Jusqu'à 1870 il est resté en
dehors du mouvement environnant, conservant ses vieilles
habitudes et son parler.
Comme je l'ai dit, tous les enfants ne comprenaient pas
le français, quantité de vieilles personnes étaient incapables
de le parler, et plusieurs fois j'en ai entendu causer patois
avec notre bon vieux curé et avec l'instituteur.
Mais la violente commotion que nous avons éprouvée
dans l'Est nous a fait sortir de notre état paisible, puis les
événements qui en ont résulté ont modifié notre manière
de vivre, changé nos habitudes sur plusieurs points, au
grand détriment du patois.
Autrefois, ce n'était que de rares jeunes hommes qui
partaient soldats; aujourd'hui, tous ont l'occasion de parler
français pendant trois ans, au retour ils nous apportent
XX PRÉFACE
petit à petit des mots de pur français; ils dédaignent le
patois, modifiant leur parler en }' introduisant une foule de
mots, d'expressions de français populaire et jusqu'à des mots
arabes.
Il est évident que le développement de l'instruction cau-
sera partout et à bref délai la mort du patois. Mais à Bour-
nois surtout, ses effets désastreux sont rapides. D'abord les
écoliers, même en récréation, ne doivent plus parler
patois. Puis on ne se contente plus de savoir lire et écrire,
tout le monde veut être savant. C'est une véritable fièvre
qui envahit la population. Ainsi, dans ces dernières années,
la commune qui ne compte plus que 395 habitants, a pro-
duit un prêtre, six instituteurs et deux institutrices, sans
compter ceux qui ont échoué à leurs examens et ceux qui
se préparent à devenir savants... Il en résulte que pendant
deux mois de vacances, ces savants ont l'occasion d'aller
parler français au village.
Il faut aussi mentionner le mouvement vers la ville.
Quantité de jeunes gens quittent le village. S'ils y
reviennent, ils ont oublié le patois ou feignent de l'avoir
oublié. Ainsi, il y a trois ans, j'eus l'occasion de passer une
journée avec un jeune homme en train de faire son congé,
j'eus beau essayer de le faire causer patois, toujours il nie
répondait en français.
Bournois offre un des plus tristes exemples du dépeuple-
ment des campagnes. En 1845, la commune comptait 657
habitants; il n'y en a plus que 395 ! et la désertion con-
tinue. Dans l'espace de dix ans, les trois plus grandes
familles du village ont quitté le pays (les Roussey, les
Perriguey et les Pernot).
Il y a 6 ans, les deux grandes routes qui suivent les
PREFACE XXI
vallées du Doubs et de l'Oignon ont été reliées par une
troisième qui passe à Bournois en aboutissant à des centres
industriels très actifs, l'Isle-sur-le-Doubs, Villersexel et
Rougemont. Depuis, la physionomie du village a changé
comme par enchantement. Autrefois on sortait en curieux
sur le pas de sa porte pour voir passer le rare voyageur qui
s'égarait dans nos parages. Le jour où un rétameur ou un
quincailleur nous rendait visite, c'était un véritable événe-
ment; ils étaient entourés, regardés avec de grands yeux.
Le bourriquot avec sa voiture à deux roues étaient exami-
nés dans leurs détails avec force commentaires.
Aujourd'hui, les camions, les calèches et de nombreux
voyageurs circulent sans cesse sur la nouvelle route, et c'est
à peine si on les remarque.
Avec la route, le progrès a pénétré à Bournois.
Les cultivateurs sont moins routiniers, les prairies artifi-
cielles leur donnent du fourrage en abondance, ce qui les
dispense de passer leur temps à aller cueillir à la main
l'herbe dans le bois et le long des haies. Ils ont une machine
à vapeur qui, en un jour, bat le grain qui leur deman-
daient un ou deux mois de travail. La plupart des champs
sont séparés par des haies de prunelliers dont on laissait
pourrir les fruits; aujourd'hui ils sont précieusement
ramassés et distillés. Il en est de même pour les pommes et
les poires sauvages.
L'idée de commerce s'est rapidement développée. Tel
ménage qui élevait un ou deux porcs en a cinq, huit et
même dix. Aussitôt que la ménagère a pour quelques sous
de marchandises, elle court vendre au chef-lieu de canton.
Pour le moindre motif on va à la foire, de sorte que la
XXlI PRÉFACE
population se trouve en relations continuelles avec des gens
parlant français.
II y a vingt ans, on se serait moqué d'un pauvre diable
osant parler français. C'était la langue exclusivement
réservée aux riches Or, quelques familles ne parlent plus
que français avec leurs enfants et personne n'en rit. Donc
notre patois se trouve actuellement attaqué de toutes
parts. On peut se rendre compte des altérations qu'il a
subies depuis quelques années en examinant les mots que
j'ai recueillis'. Mais cette invasion du français, récente
chez nous, est déjà ancienne dans d'autres. A Fallon, à
vingt minutes de Bournois, la moitié de la population
parle français. A Aix (Meuse), à lo kilomètres de Ver-
dun, à part les vieilles personnes, tout le monde parle
français. Je pourrais citer bien d'autres endroits où il en
est de même.
Il est donc grand temps de recueillir de nos patois ce que
le temps et le progrès nous ont épargné; car si on ne se
hâte pas, avant peu ils auront disparu, emportant avec
eux tout ce qu'ils renferment d'intéressant pour l'histoire
du pays et de la langue.
^ Un bon nombre de substantifs sont déjà ou francisés
ou remplacés par des mots français, mais l'article tient bon.
Ainsi, au lieu de dire h cousin pour lu kÛTi, on dit lu cousin ;
à la place de le foc on dit le force et non la force; au lieu de
le remhy on dit lu balai, mais pas le balai.
Le français n'entre que timidement. Ceux qui prononcent
une première fois des mots français ne le font qu'avec
réserve et toujours en riant afin d'éviter le ridicule. Modi-
fier à la fois le nom et l'article ce serait trop et c'est là ce
qui sauve l'article.
SONS ET SYSTÈME GRAPHIQUE
VOYELLES
Le patois de Bournois possède :
1° trois a : a bref et moyen comme ïa de P^zris.
ci long et fermé (pâte). Toutefois il faut remarquer que
cet a se prononce avec la langue étendue sur le plancher
de la bouche et non retirée en arrière.
â long et très ouvert, et déjà en voie de devenir e.
2° Trois (' : Celui de la diphtongue we est bref et très
ouvert, presque a, à tel point que souvent on peut entendre
wâ. Il est pourtant moins ouvert que à, ce qui ne m'a pas
permis d'employer ce signe.
e bref et ouvert, moins cependant que dans la diphtongue
lue.
e long et fermé.
3° Deux eu : è, Ve muet français de me, je, etc.
œ long et fermé comme dans œufs.
4° Deux i : ï bref et moyen comme dans f/ler.
i long et fermé comme p/e.
5° Deux 0 : ô bref et moyen comme dans orage.
b long et fermé, plus que dans cote, bientôt.
6° Deux // ; ii bref et moyen, comme dans bwtte.
à long et fermé, plus encore que dans b;/e.
7° Deux ou : û bref et moyen, comme dans po/det.
û long et fermé, plus encore que dans houe.
RoussEY. — Gloisaire. m
XXIV SON ET SYSTHMl- GRAPHIQUE
8" Cinq voyelles nasales : à, fr. an. Cette nasale a deux
variétés que je n'ai pas cru devoir distinguer. Une longue
et moins fortement nasalisée répond au latin a)L L'autre
plus brève, et produite par un courant d'air qui s'échappe
rapidement par le nez', correspond au latin en.
è, comme dans le français pa/», f/;/.
/, / nasalisé, inconnu au français.
ô a deux variétés : l'une plus ouverte, comme dans
Tpont; l'autre très fermée, plutôt «, que le français ne connaît
pas et qui ne se retrouve que dans quelques mots où les
jeunes gens nasalisent les « des anciens, comme dans iptlni
au lieu de \yiiui.
n, Il nasalisé, inconnu au français.
9'' Trois semi-voyelles qui forment de fliusses diphtongues :
îu, comme dans cwate.
■iu, comme dans h/nle.
^, comme dans j'eux.
Les consonnes françaises b, /, o- ( = au) j (= je, gé), k,
ni, p, r (y linguale), s (toujours dure), v, :{ {s douce). A
ajouter, ^ Q= rh) dans quelques mots.
IL
CONSONNES
10° Les consonnes qui sonnent co nme en français mais
pour lesquelles la langue vient frapper entre les dents, et
que, dans le système graphique des parlcrs de France, il
' Ces choses dont j'avais une vague idée, je viens de les
apprendre par des expériences de M. Kousseloi.
SON ET SYSTEME GRAPHIQUE XXV
conviendrait de marquer en dessous d'un point : d, l, n, y
(fr. gn),t.
12° dj et le (fr. dj et Ich) qui correspondent au / et
ch français.
13° lîy et (jy qui représentent : le i'^' un ky en voie d'éva-
luer vers ty; le 2" un /;}' allant vers dy.
14° £, comme le ch dur des Allemands.
NOTES GRAMMATICALES
CHAPITRE I"
Noms
I. — GENRE
Mots qui sont masculins en patois et féminins en français.
Masculin Féminin Masculin Fcminin
bâl
balle de fusil
purè:(î
pleurésie
dîm
dîme
rîgolîs
réglisse
djeve
javelle
rlèdj
horloge
frèmt
fourmi
t£erpî
charpie
îde
idée
te
salamandre
hit
lessive
ûtei
ortie
râkr
nacre
vwey
veille
nwè
Noël
vwïpcr
vipère
ptrtée
perche (poissoi
)
lUl
oing
Mots qui
sont féminins en
pa
tois et mas(.
:ulins en fran
Féminin
Masculin
Féminin
Masculin
àbduk
aqueduc
elù
alun
adjôt
auget
hnedil
amadou
âgnus
agnus
ciiihlô
amidon
cipetî
appétit
an
anis
àâl
autel
epél
appel
NOMS
XXVII
Fcminin
Masculin
Féminin
Masculin
âvt
évier
erdjâ
argent
àdj
ange
enèm
arsenic
àdjins
angélus
est
acier
àhràn
cran
etlâs
atlas
àpèZ
empois
evrî
abri
àpyâlr
emplâtre
e^il
asile
bntlôt
botillon
ert€
arche
ily
aigle
as
as
egiàpy
exemple
âtr
âtre
egiil
exil
jàtom
fantôme
eliyâr
éclair
kerîis
carrosse
elêdj
éloge
legum
légume
epîtr
épître
lî^àdj
lézard
esph
espace
obiii^
obus
ètâ
étang
ofîs
o^zQ (d'église)
ete
étain
Ml
hôtel
eblni
abîme
ôplnô
opinion
eh
acte
ôpîtâ
hôpital
elfâbët
alphabet
ôredj
orage
perej
paraphe
sârpà
serpent
pûjô
poison
tetvrèy
chevreuil
rûm
rhume
njràl
érable
rwedjôt
melampyrumar-
iive
hiver
vense
'unê
honneur
6â
sel
îivredj
ouvrage
iâs
saule
firs
ours
scifini
centime
■invr
vivres
XXVIII \OTES GRAMMATICALES
Rapport des formes entre le masculin et le féminin
Les rapports entre les formes du masculin et du féminin
sont très variés. Je ne signalerai ici que les cas les plus
importants :
1° Les adjectifs terminés par -à et par -/, et qui corres-
pondent au français -é^ -ée, ne changent pas au féminin :
àdôtâ endetté, e
àfeniâ enfariné, e
àprêtâ emprunté, e
àberht embarrassé, e
âpeyî empaillé, e
byôst blessé, e
2° Les adjectifs terminés par / au masculin, et corres-
pondant au français -er et-ier, font leur féminin par l'addi-
tion de r :
t€t, r cher, ère
//, r fier, ère
prénit, r premier, ière
fôrhti, r, forestier, ière
3° Les adjectifs en /, correspondant au français, -/, -ie,
font au féminin /' ;
àdrémï, î endormi, e
efràt£Î, î affranchi, e
7nà'jî, î moisi, e
4° Les adjectifs en /, correspondant au français / — !h\
font leur féminin en / ;
reLhuï, 1 réduit, e
niâcil, t maudit, e
//'/, / frit, e
NOMS XXIX
5'' Les adjectifs en /, correspondant au français -/, -ise,
font leur féminin en y" .•
grï, j gris, ise
pn, j pris, ise
;;//, / mis, e
6° Les adjectifs terminés par «, et correspondant au
français -//, -ne, font leur féminin en ù :
fôdii, h fondu, e
jààu, n fendu, e
hàju, h perdu, e
7° Les adjectifs en //, correspondant au français -eux,
-euse et -eur, -eiise, font au féminin, dans la langue des
vieillards, / et, dans celle des jeunes, souvent â :
gàlu, j, à galeux, se
ànvu, /, H ennuyeux, se
bûrbu, j, û boueux, se
màtu, j menteur, euse
fyu, /, coureur, euse
Meilleur fait iiiiutyu, rarement miueyuj.
8° Les adj. en à, français, -eut, -ant, font leur féminin
en / ;
lèrdjà, t glissant, e
dèpyejâ, t déplaisant, e
byô5à, t blessant, e
teàdjà, t changeant, e
9° A signaler les adjectifs suivants : âreclp, r, enragé, e;
âji, r, aisé, e; kiivd', d, creux, euse; liyo, t, clos, se;
mèye, t, moulu, e; Je, i, lu, e; vô, dj, vert, e; vôv, vôvre,
veuve, veuf; ÏÔ, lôdj, long, longue; sÔ, siuet£, sec, sèche;
XXX NOTES GRAMMATICALES
djiuif, juif, féminin djwlv, dju'ïfres, djwïfras ; pt'yï:^à, t,
paysan, anne.
10° N'ont qu'une forme pour les deux genres :
cjrà grand, e
lardj large
irv vieux, vieille
II. — NOMBRE
La distinction du singulier et du pluriel dans les noms
a complètement disparu :
le bôemï, les bons amis; ï teva, de t€vâ, un cheval, des
chevaux.
III. — D I M I X I X u T I F s
I. Suffixe -1, -ôt.
Les suffixes se forment régulièrement par l'addition de
suffixes au radical du primitif.
Ce radical, dans la plupart des cas, s'est conservé soit
sans altération, du moins au féminin (i" a), soit avec alté-
ration (i° b) ou chute même (i° r) de la dernière voyelle.
Dans quelques diminutifs anciens, le radical s'est mieux
conserve que dans le primitif, et a gardé la dernière con-
sonne perdue depuis, soit avec (2° a), soit sans (2° /') la
voyelle du radical.
Enfin quatre diminutifs (3°) nous présentent des cas
particuliers : l'un l'addition d'un v; un autre la substi-
tution de 0, fll à un autre suffixe; deux autres ont perdu
leurs primitifs.
NOMS
XXXI
Nous avons donc
1° —a) :
ange
andouille
tige degraminée
bcâche
àdj
àdiuey
bœt€
bât€
àdjôt
âdweyôt
bâ'iêôt
bâteôi
morceau d'étoffe
brik
brïkôt
boule
bôl
bôlôt
branche
bràU
bràt£Ôt
berceuse
broche
brisur
brùU
brésûrôt
bréteôt
bride
brîd
bndôt
bouteille
garçon
bûtey
bnb
bôteyôt
bûbô
jaune
genou
doux
djàn
djnùy
dns
djànô
djnûyô
dûsô
douce
diis
dûsôt
douille
diable
diable
dzucy
gyâl
diueyôt
f^yâlô
lyâlôt
œil
écuelle
d'y
my
œyô
eJâyÔt
hache
et€
eteôt
fille
teuille
fièvre
fèy
fêy
fïvr
fèyôt
fèyôt
fîvrôt
seille
fraîche
itucy
frate
iiveyôt
frat€ôt
XXXII
\OTES GRAMMATICALES
fraise
frtj
frejôt
frère
frer
frèrô
fourche
fîirte
fiirteôt
fiole
fyol
fyolôt
gueule
géJ
gèlôt
gui lie
géy
gèyôt
quille
géy
géyôt
bonnet
kàl
kâlôt
chèvre
m
kebôt
»
kôb ■
kdhflt
»
bîk
blhôl
»
kîbr
Jabrôt
corneille
kîincy
hnityôt
conte
kôl
kàtô
couche
kweie
kwei€ôt
croûte
km
krbtôt
mince tranche de
pain
làt€
Jàtm
langue
làg
làgôt
larme
lânii
lârmôt
litre
lïlr
Iiirô
fluet
lïgr
Jigrô
fluette
lîgr
Ilgrdt
manche (m.)
màdj
màdjô
manche (f.)
iiiàdj
màdjôt
miche
l)tùt€
niMfôt
purin
iuœr
mdrôl
mouche
iiibt€
moUôt
marmite
mer nui
iiicrinïlôt
noire
mvrr
niui'ivl
ongle
ô'^y
4yô
NOMS
xxxin
panse
pas
pàsôt
prise
pnj
prîjôt
prince
prh
prisa
pou
péy
pûyô
planche
pyàt€
pyàt-eôt
pluie
pyâ'dj
pyâ'djôt
souris
ret
retôt
lien
rote
roteôt
rose
roi
ro:^ôt
sache
sel€
sheô
cerise
siej
slejôt
cerise
eJej
elejôt
soupe
siip
sîipôt
soupière
Sîtptr
sftptrôf
seigle
siuel
siuelô
table
tàby
tàbyôt
bas
teàs
tmsôt
tête
tet
fetôt
touffe
tûh
tûkôt
vache
vête
vet£Ôt
Emile
emîl
mîlô
Charles
d'rl
eerJô
Françoise
fràswh
fràswezpt
>)
6iue:{
6iue:(ôt
Pierre
pir
pîrô
pierre
pir
pîrôt
Jules
jiil
julô
bleu
byœ, f.
byd'j
byâjô, -ôt
frais
frà, f.
fraU
fràUô, -ôt
noir
mue, f.
muer
niih-ô, -ôt
rat
re, f. 1
<rt
rhô, -ôt
XXXIV
NOTES
GRAMMATICALES
chaud
tۈ, f.
tۉd
teàdô, -ôt
chat
t€e, f.
làt
teetô, -ôt
fort
fô,L
fot€
filt€Ô, -ôt
gras
grâ, f
. grâe
gre€ô, -ôt
carotte
ërôt
kerûtôt
cuisse
kœ€, hè€
kœeôt
crémaillère
kràmây
kràmeyô
merde
jfiedj
medjôt
meule
mol
midôt
perche
perte
perteôt
torche
lôrte
liirteôt
.):
épine
èpèn
epnôt
échelle
eteil
etdôt
crotte
qegel
geglôt
coquelle
(sorte
de' '
cocotte)
kâM'l
kâklôt
racine
rhèn
rhnôt
cheville
tevèy
teêvyôt
2° —
"):
bout
bit
hiiteô
caillou
Jâyô
Jâyîilô
cuiller
liyî
kèyrôt
(voir le
mot)
lôvô
lovu'ènô
pied
P'^
pétô
chemin
î€ml
t€èmnô
char
iet
teerô, -ôt
taie
to
tvJeyôt
NOMS
XXXV
b):
agneau
ene
t'^lô
cuveau
kuve
kuvlô
grusé(voirlemot)
g rusé
gruslô
lait
lest
leslô
marteau
met€e
mhelo
morceau
niîleé
jnûelô
paisseau
pe€e
pedô
(voir le mot)
remè
rhnlô
château
t-eete
tàtlô
tonneau
vhè
veelô
chou
teb
t€îdô
maison
màjô
majnôt
garçon
ghô
gcenô
3»):
part
pâ
pâyôt
frisé
frïj, i
frîjôy -ô
garçon
ge€ôt
fauve
fôlô, -ôt
II. Suffixe -lo, -lot.
Ce suffixe est tiré du précédent dans les cas où il était
joint à un radical terminé par / :
aigre
âgr
âgrélô, -ôt
feu
^t
fêlô
clou
kijb
Ryûlô
pertuis
pt€U
pteulô
maréchal
merït€à
merîtmlô
WXVl
\OTES GRAMMATICALES
III. Suffixe
-ô.
chat
t€i', td't
tectô
gars
bœuf
chevreau
kebe
ghô
bnvlyô
kcblyô
IV. Suffixe
-h
frère
frir
jr'eri
IV. — NOMS DE NOM15RE
1 — yù, yùn un, 20 — ve
2 — du 30 — tràt
3 — tro, trà 40 — kcràt
4 — kt'lr 30 — 6ikàt
5 — si 60 — siuesàt
G — €6 ■ 70 — Si'ptàt '
7 — 5ct 80 — ketrèvl
8 — yil'ït 90 — nânât, là l rêve dis
9 — nu, nèf 100 — sa
10 — dc€, dis 1000 — - mil
£6 et dh ne varient pas comme font six et dix en français.
On dit : et' âin, se fàn, six hommes, six femmes; c sô
dh, ils sont dix.
ADJECTIFS NUMÉRAUX ORDINAUX
Se forment comme en français.
Noms dérivés des noms de nombre :
Hù kctrcn Ht trille n
ne sïkcn ne hcubjcn
né eejèn
ne sc'tèii
nù yiultcn
nù iiâvèn, nd'vèn
nù dèjèn, dï~cn
nù. d{cn
né dii^èn
PRONOMS
ne kl::;è.u
nù ■sâ:{cn
nù dlstièii
lié dîzil'Hcn
nù dî:{iuivcn, dï:^nd'VL'n
né veten
XXXVII
CHAPITRE II
Pronoms
3)2'= p. tu
(elle
PRONOMS PERSONNELS
Cas sujet.
Devant le verbe. Après le verbe.
y, voy Uâpâ? (veux-je jeter ?)
/, vot teàpâ? (veux-tu jeter?)
//, vot a t€àtâ? (yt\\i-\\ chanter?)
é/, vot él y ôlâ ? (veut-elle y aller ?)
^ l'^p.nous
lu
"§( 2"^ p. vous
S (ils
'(elles
Devant
Devant
consonne
voyelle
î
y
té
t
e
II
II
m
lié
nbz
vo
vo:^
ù
II
n
III
no, va iiû? (allons-nous?)
vo, krit vo? (croyez-vous ?)
//, vnàt u ? (viennent-ils ?)
él, v^àt él ? (font-elles ?)
Note . vo et vo^^ se réduisent h 0 et o:{ dans les interroga-
tions : kâsko dit? Ilvnsko-^ ôlâ ? qu'est-ce que vous dites ? où
allez- vous ?
XXXVIII
\OTES GRAMMATICALES
Cas régime.
Atone.
Tonique.
' l'p.me
m
moi
lllZUc'
2''p. te
t
toi
Hue (t£u'e chez les
vieilles personnes)
w)' Ile (masc.
lu
le
///, pnt€ hû (porte-le)
^ jet neutre)
S'^p.la
ïï
la
Je, pute le (porte-la)
lui
h ou :;)
lui
elle
///, pu lu (pour lui)
II, pu II (pour elle)
i'=p. nous
no, nox^
nous
no
;3\2'"p. vous
vo, vo^
vous
vô
Mi lies im.f.l
le
les
le, pîii€ le
■' ^(leurim.f.j
/ ou :^z
eux, elles
yè (m. î.)pûyè (pour eux,
pour elles)
ADJECTIFS POSSESSIFS
Singu
lier.
Devant consonne.
Devant voyelle.
i^ pers.
mon
ma
niô ]
me )
mon (m. f.)
Singulier
2" pers.
( ton
\ ta
10}
te. S
tan (m. f.)
3'= pers.
\ son
l sa
sô \
sa )
son (m. f.)
i^ pers.
notre
not
not
Pluriel
2" pers.
votre
vot
vot
3= pers.
leur
yùt
yœt
PRONOMS
XXXIX
Plur
Singulier
i^ pers.
mes
inë
me^
2^ pers.
tes
te
tii
3^ pers.
ses
se
66^
nos
no
nox_
vos
vo
vo:(
leurs
yâ
yœ^
PRONOMS POSSESSIFS
Masculin singulier.
Forme archaïque.
Forme moderne.
le mien
lu ml
lu mïn^
le tien
lu ta
lu tiln
le sien
lu en
lu €ùn
le nôtre
lu nôtr
lu notr
le vôtre
lu votr
lu votr
le leur
lit yêtr
Pluriel.
lu yètr
les miens
le ?m
le mm
les tiens
le tù
le tùn
les siens
le m
le mn
les nôtres
le notr
le notr
les vôtres
le voir
le votr
les leurs
le yêtr
le yètr
^ On remarquera que les formes du masculin et du fémi-
nin, distinctes chez les vieillards, se confondent chez les
jeunes.
RousSEY. — Glossaire. IV
XL
\OTES GRAMMATICALES
Féminin sing
ulicr.
la mienne
le niîn
la tienne
le tùn
la sienne
le €un
la nôtre
le notr
la vôtre
le votr
la leur
le yètr
Pluriel.
les miennes
le niïii
les tiennes
le tùn
les siennes
le £ùn
les nôtres
le notr
les vôtres
le wtr
les leurs
le yètr
ADJECTIFS DEMONSTRATIFS
Devant consonne.
Dev-
ant voyelle.
ce
6è
sf
cette
stè
6t
ces
se
5ëT
Pour préciser, on ajoute kl ou le après le substantif : stàin
kî, etc.
PRONOMS DE.MONSTRATIFS
celui
celle
ceux I
celles \
stii et su
ste et se
sœ
PRONOMS
XLI
celui-ci
celle-ci
ceux-ci
celles-ci
celui-là
celle-là
ceux-là I
celles-là )
si H Jet
stèkî ou stîki
sœkî ou 6œsî
sœkî ou sœsî
stulè
stèle
■scèle
PRONOMS RELATIFS
Devant consonne.
Sujet qui
Régime direct que
1 à qui, à
Régime indirect laquelle
( dont
Exemples : làni ké vï ;
sa lâm kl vwe;
sa là Uyâ ka^â ;
sa stuk yâ vu lit bûb
sa stuk yâ vu sô per
sa Ihit kyâ nièdjî le s-ûp
sa le p\r liyâ nihin chu
Devant voyelle.
k^.
C'est l'homme qui vient
C'est l'homme que je vois
C'est l'homme à qui j'ai causé
C'est celui dont j'ai vu le garçon
C'est celui dont j'ai vu le père
C'est l'assiette dans laquelle j'ai
mangé la soupe
C'est la pierre sur laquelle j'ai
marché
PRONOMS INTERROGATIFS
Sujet
qui
liî dans l'expression kya le,
qui est là ? ordinairement,
kiiskè (kuskè vï, qui vient ?)
qui, etc
Neutre
irect qui
kiisk
(kusk va vy], qui voulez-
vous ?)
idirect, à qui, pour
e ku
, pu ku
Forme archaïque.
Forme moderne.
lequel
lûke
lukél
laquelle
lèkè
imi
lesquels
lèke
lékèl
lesquelles
lelâ
imi
quoi, avec quoi
kwe
que
ké
ARTICLE
Singulier.
Masculin.
Féminin.
le, lu
la, le
du, dî
de la, de le, die
au, à, î
à la, e
te
Pluriel des deux
genres.
les le
^5
des de
dé:!^
aux
e
k
En général, au signifiant dans le, se traduit par ? (ancien
fr. el, eu, ou, etc.) :
il est au bois (dans le bois)
il est au bois (chercher du bois)
il est au champ
il est au lit
il s'est donné un coup au bras
el à î bo
el à a bo
el à î Uâ
el àî le
e sa beyî ï ko î bre
PRONOMS XLIII
il est au cimetière (enterré) el a ï sêmter
il est au cimetière (sur le cimetière) el â a sèmter
Pourtant on dit :
au cœur de l'hiver a kœr dé luve
au milieu du champ a mweta dî teâ
au service du roi a servis dî rwî
au nom du maire a nô dî mâr
au pied de l'arbre api dlârb.
le et la précèdent toujours les noms propres : le Justin, kl
kôstâ, la Justine, le Constant.
on
aucun
aucune
tout, tous
toute, toutes
n'importe qui
(quiconque)
quelqu'un
quelques-unes
quelque chose
rien
chacun
autrui
PRONOMS INDEFINIS
à devant consonne, an devant voyelle :
à ve, â zj- dî, an î dî (kniàs kà^ î dî)?
pe y un, pe un, pe û.
pe yen, pe en.
tu (devant consonne et voyelle).
tu ou tût (el e tu prî le na^èy, e le^ e tu ou
tût prî).
mpûte hu.
kèkù.
ki'kù ou kekîn.
kekèn ou kekên.
âk, kek t€0-{_.
rà.
teekù, mais plus souvent tu tsekù, tout cha-
cun; tu t^ekù lu dî (tout) chacun le dit.
lèi àtr, dezatr, e^ atr, les autres, des autres,
aux autres.
XLIV
NOTES GRAMMATICALES
CHAPITRE III
Verbes
VERBES AUXILIAIRES
èvwè (avoir).
Ind. prcscnt.
no:-^ en, en, un
Futur simple.
yâ
te
vo:!^ en, en, un
èl, èl Un, en un
yèrà
tèrè
èl è, èl le
Passe indéfini.
èl ère, èl 1ère
no:( a
;îo^ èrâ
vo^e'^
yâ evu
voT^ èrî
èl à, èl là
te evu
èl èrâ, èl 1er à
Imparfait.
èl Avu, èl lAvu
Futur antérieur.
yèvo
tèvo
èl èvè, èl lève
no:{ à evu
vb:{ e evu
èl à, èl là èvu
yèrâ vu
tèrè èvu
èl, èl lèrâ vu
no:( èvi
Plus-que-parlait.
no:( èrà èvu
vo/^ èvî
èl èvî, èl lèvt
yèvo èvu
tèvo èvu
vo^ èrî èvu
èl, èl lèrâ èvu
Passé défini.
èl, èl lève èvu
Impératif.
yu
no^ èvî èvu
(t, nœ, nâi
tu
vo^ èvî èvu
œ6i, nâ'st, nœsît
èl U, èl lu
èl, èl lèvî èvu
âsâ, mmà
' Quelques-uns disent w^ (•/, qui est la forme habituelle
dans plusieurs villages des environs.
Conditionnel présent.
y%ro
tero
el erë, el lerê
no:( en
vo:{ en
el en, el lerï
Conditionnel passé.
yer'o evu, etc.
VERBES
Subjonctif présent.
ky(è
k tœ
kel œ, kèl le
knoi î
kvo:( t
kel }, kel H
Imparfait.
kyd'S
ktœ6
kel œs, kel lœs
XLV
knô^ œil
kvoi œsî
kel (hi, kt'l livsl
Passé.
kyœ evu, etc.
Plus-que-parfait.
kyâ'S evu, etc.
Participe présent.
chà, eyà
Participe passé.
evu
etr (être).
Ind. présent.
Passé défini.
Plus-que-parfait.
î 60
î fu
yèto evu, etc.
Û
el à, el là
tèfu
e, el fu
Futur simple.
no 50
nôféii, fun
/ srâ
vo^ è
vo fèn,fun
té srè
e, el sô
e, el fèii, fun
e srî', el src ou sùA
Impartait.
Passé indéfini.
no srâ
vo srî
yeto
/ 60 evu
e srà, el srâ ou sera
teto
el ètè, el lète
tè evu
el a, el là evu
Futur antérieur.
no^ efi
no SO evu
î srâ vu
vo^ efi
voi e evu
tè. srè evu
el eu, el letl
e, el sô evu
e, el srâ vu
XLVI
NOTES GRAMMATICALES
no srâ evu
no srï
kno si
vo Sri evu
vo srï
kvb si
e 6râ, el srâ ou sùrâ
e srl, el srï ou sùrl
ke, kel si
Impératif.
Conditionnel passé.
Passé.
2'^ pers. 5œ, à
y pers. sàt
Conditionnel présent.
î sro evu, etc.
Subjonctif présent.
kî sœ, se evu, etc.
Participe présent.
etâ
i sro
kî sœ, se
té sro
kêf sœ, se
Participe passé.
e sre, el sre ou sère
ke, kel sœ, se
l'"' CONJUGAISON
I" Classe.
tmtâ (chanter).
evu, evu
Ind. présent.
Passé défini.
e, el teàtre
î teàt
î Uâte ou teàntî
no t-eâtrà
tè tmt
t Uàte, teàtî
vo teàtri
e, el t£ât
e, el t€âte, Uàtî
e, el teàtrà
no teâtà
vo teàtà
no teàtèn
vo t€âtên
Futur antérieur.
e, el Uâfâ
e, el teàten
yerb teâiâ, etc.
Imparfait.
Passé indéfini.
Conditionnel présent
î teàtb
y à teàtà, etc.
/ teàtrb
t Uâto
Plus-que-parfoit.
tè teàtrb
e, el teàû
yevo t€àtâ, etc.
e, el teàtre
no tۈti
Futur.
nb teàtfi
vo teàti
/ t€âtrâ
vo teàtri
e, el teâii
t Uàtre
e, el teâtrt
VERBES
XL VII
Conditionnel passé.
kno tۈti
Passé.
yero ti'àtâ, etc.
kvô teàtl
kyé teâtâ, etc.
Impératif.
kî', kel t€âïï
Plus-que-parfait.
Uàt
Imparfait.
1 r
Uàtà
kî teàtœs
kyâ'i teàtâ
teàtâ
két t€àtœs
Participe présent.
Subjonctif présent.
ke, kt'l tmtœ5
t€âtâ
kl tۈt
kno teàtî
két t€àt
kvo t€âtî
Participe passé.
ke, kel t^ât
ke, kel teàti
ôlâ (aller).
t€àtâ
Indicatif présent.
el, ell olâ, à ôlâ
Impératif.
î ve
no 5ô \
ve
tève
vo^ e > ôlâ
va
e, el ve
e, el 60 )
ôlâ, vet
no va
vox_ ôlâ '
Plus-que-parfait.
Conditionnel présent.
e, el va
yèto la
î viro
Imparfait.
teto là
Conditionnel passé.
yôlo, etc.
el, î'il et olâ
tè5ro là
Passé défini.
no^ ètî ]
Subjonctif présent.
yole, yôlî
tôle, tôlî
vo7i etï 1 ôlâ
el etï ]
k yôl, etc.
el ôle, ôli
Imparfait.
nô^ 1
Futur.
kyôlœ6
w;( / ôlèn
ï virâ, etc.
Participe présent.
n 1
Futur antérieur.
ôlà
Passé indéfini.
ï 50 là
î 5râ ôlâ ou 5rolâ,
Participe passé.
te ôlâ
etc.
ôlâ
^ Quelques-uns
disent vo vet.
XLVIH
NOTES GRAMMATICALES
2' Classe.
nièdji (manger).
Cette classe diffère de la précédente dans les seuls cas
suivants : ind. présent vo medji; impératif ;«l^;/ (mangez)
et participe passé m'edju
Appartiennent à cette classe, d'une façon générale, les
verbes en -teï (fr. cher) bûtà, teàteï, etc.; en -djï (fr. ger),
bwcdji, vweycdjt; les verbes en si ou £t (fr. cer ou sser),
dMyâsl, kmà5t,pcm, djed; les verbes en -jt (fr. ser), byâjî;
les verbes en -:(/, erdwe^, ewelî^î, etc.; les verbes en -yî,
ââyi, bûtèyi, brèyî, fûyî ; les verbes en -itt (fr. -gner), bêm,
veni; en -In et -un (fr. -er) vlrî, ditri, et le verbe âd~i.
2" CONJUGAISON
1° Verbes inchoatifs.
fyœrî (fleurir).
Passé indéfini.
yâ fyœn
Futur.
I fyd'rïrâ, etc.
Condit. présent.
îfyêrïro, etc.
Condit. passé.
yerô fyœn
Subjonctif présent.
kt fycvne, etc.
Ind. présent.
î fyœn
t fyœrî
e fyœrî
nb fyœrîeà
vo fyœrît
e fyœrîeâ
Imparfait.
îfyœrUÔ, etc.
Passé défini.
î fyœrut, etc.
Passé.
kyœ fyœrî
Plus-que-pardiit.
hyœs fyœrî
Infinitif.
fyœrî
Participe présent.
fyâ'fuà
Participe passé.
fyœrî, fyœr'i
Ainsi se conjuguent bni (bénir), krœvî (couvrir),
VERBES
XLIX
dekrœvî (découvrir), vctî et dev'etî (vêtir et dévêtir), cetl,
€iti (asseoir), grtpï (grimper).
2° Verbes semi-inchoatifs.
àjrir ou ofrlr (offrir).
Indicatif présent.
yœfn, yœfr, yôfr
tœfrï, td'fr, tofr
cl œfrî, œfr, ofr
âfrîm ou noi œfrà
vo^ œfrtt
el œfrwà ou œfrà
Imparfait.
yâfrîeo ou œfro
Passé défini.
Subjonctif.
yœfrîeï, yœfrî ou
kydfr
yâ'fâ
Imparfait.
Futur.
kyœfrte
yœfrîrâ
Participe présent.
dfrieà ou œfrà
Conditionnel.
Participe présent.
yœfrlro
œfrï, œfri
Indicatif présent.
/ pt'i€, pct-eî, pcrtï
tè pet€, pt'î€ï, pertï
e pî't£, peteî, pertï
no pet€à, peteï-eà,
pertà
vo pet-eït, pcrtït
epct€à,pet£i€à, pertà
Imparfait.
î pet€o ou peteUo
pet£i, pertï (partir).
Passé défini.
/ pet£î ou petsUî
Plus-que-parfiiit.
yevo ou yho pet£Ï
ou pert)
Futur.
î pet£irâ ou pertïrâ
Conditionnel.
ï peteiro ou pertïro
Subjonctif présent.
kï pete
Imparûiit.
kl peteU
Participe présent.
pet€à, pet€Î€à, pertà
Participe passé.
pet€Î, peteij pertï,
pertï
Indicatif présent.
ydi>r, yàvri
tœvr, tœvrî
cl ivvr, ivvrt
noi œvrà ou œvrUà
vbz^ avril
cl œvrà ou irurUà
Imparfait.
yœvro, yœvUo
Indicatif présent.
l mér, mèrt, ma
té inêr, mèrï, mu
e tnèr, merî, mû
no mér à ou mèrUà
vo mérït
e mûr à ou mèrUà
Imparfiiit.
/ méro ou mùrï€b
Indicatif présent.
i ôcrvî ou serv
t servi ou scrv
c servi ou serv
ne scrvà ou servîeà
vo servît
c scrvà ou scrvleà
Imparfait.
î serve ou servïeô
NOTES GRA.MMATICALES
œvrï (ouvrir).
Passé défini.
y œvrï, yœvrî£î
Futur.
yd'vrîrâ
Conditionnel.
yavriro
Subjonctif présent.
kyœvr
mèrî (mourir).
Passé défini.
no mèrln ou mèrieln
Futur.
/ mèrïrâ
Conditionnel.
/ mèrîro
Subjonctif présent.
kl mér
servi (servir).
Passé défini,
i servi ou serve
Futur.
î servira
Conditionnel.
; strvîrô
Subjonctif présent.
kî serv
Imparfait.
kyœvrîe
Participe présent.
œvi'â ou œvrîeâ
Participe passé.
œvrï, œvrï
Imparfait.
kî mèrU
Participe présent.
mèrà ou mérîm
Participe passé.
mo, mbie
Imparfait.
kî servU
Participe présent.
servâ ou servira
Participe passé.
scrv'i, servi
Indicatif présent.
yàpyt ou yàpyà
tâpyî ou tàpyà
el àpyï ou àpya
noi âpyï€à ou
àpyàeà
vti^ âpylt ou âpyât
el àpyïm ou àpyâm
Indicatif présent.
î Sàtî OU 5^
té 6âtî ou sa
e sâtî ou sa
no sàtà
vo sàtît
e sàtà
Imparfait.
l sàto
Indicatif présent.
i do ou drèmi
té do ou dréniî
e do ou e dréml
no drémà ou drêmîeà
vo dot ou dréinît
e drémà ou drèmïeà
Imparfait.
î drémo ou drèmUo
VERBES
àpyàr, àpyir (emplir)
Imparfait.
yàpyUo ou yàpyaeo
Passé défini.
yàpyUî ou yàpyasî
Futur.
yàpyïrâ ou yâpyarâ
sàtî (sentir).
Passé défini.
î sàtî ou sàte
Futur.
l sàtïrâ
Conditionnel.
l sàtïrô
Subjonctif présent.
kî Sàt
dréml (dormir).
Passé défini.
/ dréml ou dréme,
ou drèmul
Futur.
l drémîrâ
Conditionnel.
î drémîro
Ll
Subjonctif présent.
kyàpyU ou kyàpya^
Participe présent.
àpyîeà ou àpyaeà
Participe passé.
m . àpyî^ f. àpyî ou
àpyàt
Imparfait.
kl sàtîe
Participe présent.
sàtà
Participe passé.
sàtu, sàtà
Subjonctif présent.
hî drèm
Imparfait.
Jd drémîe
Participe présent.
drémà
Participe passé.
dréml ou drémîeà
LU
NOTES GRAMMATICALES
Indicatif prcscm.
î VÏ
t vl
C vl
no viiâ
vo vni
e viià
Indicatif présent.
î tî
têtï
e tî
no ti}à
vo Uùt ou /;//
e lyà
Indicatif présent,
ï snfrï ou snfr
tù siifrî ou sufr
e stifrï ou 5iifr
no SîifrUà ou 6ûfrà
vo iûfrît, e sûfrUà
ou mfrà
Verbes non inchoatifs
vnî (venir).
Imparfait.
i viib
Passé défini.
î VTU OU Vfû
Futur.
ï verâ
Subjonctif.
hî ven
inî (tenir).
Imparfait.
î tno
Passé indéfini.
/ tm ou tiâ
Futur.
î tèrâ
Conditionnel.
î terô
sûfrî (souffrir).
Imparfait.
î snfrUo ou snfro
Passé défini.
/ Siifrï Ou sûfra
Futur.
î sûfnrâ
ConditionneL
î sûfrîro
Imparfait.
kl viiœ ou V^S
Participe présent.
Viui
Participe passé.
vnu, vnu
Subjonctif.
h) tèn
Imparfltit.
kl tnâ ou tiiœs
Participe présent.
tnâ
Participe passé.
tim, Inu
Subjonctif présent.
kl 5fifr
Imparfait.
kî 6ûfrt€
Participe présent.
snfrUà ou sûfrâ
Participe passé.
sûfrî
VERBES
LUI
CONJUGAISONS ARCHAÏQUES
(3^- et 40-
Indicatif présent.
ï rsœ ou nwe
té rsœ ou rsiue
e rsœ ou rsiue
no rsè-vâ
vo rsœt ou rsiuct
Imparfait.
î rsèvo ou rcsvô
rstuivc (recevoir).
Passé défini.
/ rsu
no rsun ou rsèvèii
Futur.
î rsèvrâ
Conditionnel.
ï rstvrb
Subjonctif présent.
kl rsiuèr ou rsiuer
Imparfait.
kî rstvœs
Participe présent.
rsèvâ
Participe passé.
rsu, rsîl
Indicatif présent.
î de
tè de
è de
no dvà ou devà
vo dit
e dvà ou devà
Imparfait.
î devo ou dvo
devwe (devoir).
Passé défini.
î dvî
V^ pers. du pi.
no dvèn, dèn, dcn.
dun
Futur.
/ dcrâ ou devra
Conditionnel.
î dh'o ou dèvro
Subjonctif présent.
M dév ou dev
Imparfait.
kï dvœ ou dvd'S.
Participe présent.
dvà
Participe passé,
m. devu, du, dvu.
f. dhju, dû, dvii.
LIV
NOTES GRAMMATICALES
sevwe (savoir).
Indicatif
présent.
Passé défini.
Subjonctif.
V .1.
i se
ÎSU
kl sev
tse
e se
no sén ou sun
Participe présent.
no sevà
Futur.
sevà
vo set
e sevà
/ sera
Participe passé.
Imparfait.
Conditionnel.
sevu
ï sevo
î sero
vyè (vouloir).
sevu ou su, su
Indicatif
présent.
Imparfait.
Subjonctif présent
±
l VO
z vyô
kl Vèy
tvô
Passé défini.
Imparfait.
e VO
î vyî OU vye
kî vyœ ou vyœs
no vyà
Futur.
Participe présent.
vo vyî ou vo vol
î vûrâ
vyà
e vyà
Conditionnel.
Participe passé.
î vûro
vyii
î
lyô ou pye (pouvoir^
).
Indicatif
présent.
Imparfait.
Subjonaif présent
l po
f pyo
hî pèy
têpo
Passé défini.
Imparfait.
epo
/ pyî ou pye
kî pyœ ou pyœs
no pyà
Futur.
Participe présent.
vo pyî ou
pot
1 pûrà
pyà
ipyà
Conditionnel.
Participe passé.
î pûro
pyu
VERBES
LV
vtyô ou vcyè (valoir).
Indicatif
présent.
Imparfait.
Subjonctif présent
î Vil
î vtyô
kl vty
t va
Passé défmi.
Imparfait.
e va
î veyi
kî veyœ ou vty m
no veyà
Futur.
Participe présent.
vo vât
l vàrâ
vtyà
e vtyâ
Conditionnel.
Participe passé.
/ varÔ
vtyu
ftyô ou jtyc (falloir).
Indicatif présent.
Futur.
Imparfait.
e fà
c^ fârti
ke feyœ ou fey ces
Imparfait.
Conditionnel.
e feye
e fàre
Passé défini.
Subjonctif présent.
e feyu
là fey
Indicatif présent.
e, t'I î, e:^ ï pyô
Imparfait.
e, etc., pytive
Passé défini.
e, etc., pyûvï ou
pyu
RoussEY. — Glossaire.
pybr (pleuvoir).
Futur. Subjonctif présent.
e, etc., pyore ou
pyure
Conditionnel.
e, etc., pyôrè ou
pyûre
ke, etc., pyûv
Participe présent.
pyûvà
Participe passé.
pyu
LVI
XOTES GRAMMATICALES
kyôr (clore).
Participe présent.
Passé défini.
Subjonctif présent.
î kyo
î kyûvî
kî kyûr
t hyo
Passé indéfini.
Imparfait.
e kyo
no kyûvâ
vo Kyot
e kyûvâ
yâ kyô
Futur.
kï kyûvd'S
Participe présent.
î kyorâ ou kyûrâ
kyûvâ
Imparfait.
Conditionnel.
Participe passé.
î kyûvÔ
î kyôrâ ou kyûrô
UÔr (choir).
kyô, t
Indicatif présent.
Imparfiiit.
Subjonctif présent.
î t€0
ï t€ûzp
kî t-eûj ou Uû:(^
t Uo
Passé défini.
Imparfait.
e t€0
i t€û:(î OU t£û:(e
kî Uû:(œ ou UÛT^œs
no t-eûxâ
Futur.
Participe présent.
vo tebt
î Uûrâ OU t€orA
t£û:(à
e i€ûiâ
Conditionnel.
Participe passé.
î t€ÔrÔ OU Uûrè
t£U
mor (moudre).
Indicatif présent.
Imparfait.
Subjonctif présent.
ï mo
t mèyo
kîmèy
lé mô
Passé défini.
Imparfait.
e mô
/ mèyi OU mèyc
kî mùyœ ou niùyœs
nô mèyâ
Futur.
Participe présent.
vô mot
ï niÔrâ
mèyà
e mùyâ
Conditionnel.
Participe passé.
î viÔlÔ
mèyî', vUyt't
VERBES
LVII
Indicatif présent.
î kœ
té kœ
e kœ
no kœjà ou hf'yâ
vo kœt
e kœjà ou kœyà
Pour la 2*^ forme,
Indicatif présent.
i sœ
t sœ
e sœ
no séyà
vo sœt
e sèyà
Indicatif présent.
ï hwe
té bwe
e bwe
no bvâ
vo bwt't
e bvâ
Imparfait.
î bvo
hà'r (cuire).
Imparfait.
/ kd'jo ou kœyo
Passé défini.
ï kœjï ou kâje
kâyî ou kœyc
Futur.
î kœrâ
même observation
sœr (suivre).
Imparfait.
/ sèyo
Passé défini.
■i séyl OU sèye
Futur.
î sœrâ
Conditionnel.
/ sœro
biuër (boire).
Passé défini.
î bvî, bve, bu
V pers. du pi. no
bvèn ou bun
Futur.
l biuerâ
Conditionnel.
î bwero
Conditionnel.
î kœro
Subjonctif présent.
kl kdj ou kœy
Participe présent.
kd'jâ OU kœyà
Participe passé.
kœ, kœt
que pour dlr et rïr
Subjonctif présent.
kl sèy
Participe présent.
Sèyà
Participe passé.
Sèye, séyet
Subjonctif présent.
kl bèv
Imparfait.
kl bvd OU bvœs
Participe présent.
bvà
Participe passé.
bu, bu
LVIII
NOTES GRAMMATICALES
krcr (croire).
Indicatif présent.
Imparfait.
Subjonctif présent.
î kre
l kreyo
kî krey
tékrè
Passé défini.
Imparfait.
e kre
î kreyt ou kru
kî kreyâ ou kreyœ
no krèyà
Futur.
Participe présent.
vo krt't
î krerâ
kreyà
e kreyà
Conditionnel.
Participe passé.
î krèro
kru, kru
ekrïr (écrire).
Indicatif présent.
Passé défini.
Conditionnel.
yekri
tekrî
el ekrï
no^ ekrîvâ
yekrîvî ou yekrîve
(ces deux for-
mes signifient à
la fois f écrivis
yekrîro
Subjonctif présent.
kyekrîv
kyekrîvœs
vb^^ ekrït
el ekrîvâ
Imparfait.
et je /«/écrivis).
Futur.
Participe présent.
ekrïvà
Participe passé.
yèkrîvo
yèkrîrâ
rîr (rire).
èkrî, èkri, ekrîl
Indicatif présent.
Passé défini.
Subjonctif présent.
î rï
té rî
e rî
no ryà ou rîjà
vo rît
e ryà ou rljo
Imparfait.
î ryî ou rye
rîjî ou rye
Futur.
/ rîrâ
Conditionnel.
kî ryœ ou rîj
Imparfait.
kî ryœs ou rîjœs
Participe présent.
ryà ou rîjà
Participe passé.
ï ryb ou rljo
/ rîro
rye ou rîju
VERBES
LIX
Remarque. — La deuxième forme d
u verbe rire appar-
tient aux mêmes
personnes qui emp
oient la deuxième
forme du verbe dlr
dïr (dire).
Indicatif présent.
Passé défini.
Imparfait.
î dî
tèdî
e dî
no ^yà
vo dît
/ ^ye ou f;yî
Futur.
/ dîrâ
Conditionnel.
kî gycvs
Participe présent.
'gyà
Participe passé.
e§yà
î dire
dî, du
Imparfait.
Subjonctif présent.
î lyô
kî ^yœ
Remarque. — Trois ou quatre familles de Bournois
disent :
Indicatif présent.
Imparfait.
Subjonctif présent.
f'-'et 3^pers.du pi.
no dljà
e dîjà
/ dîjo
tè dîjo, etc.
Passé défini.
kî dîj
Participe présent.
dîjà
î dîjî OU dîje
1er (lire).
Indicatif présent.
Imparfait.
Subjonctif présent.
/ le
l lèjo
kî lèj
t le
e le
Passé défini.
l ièjî OU leje
Participe présent.
lèjà
no lejà
vo lèt
e lèjâ
Futur.
î lèrâ
Conditionnel.
/ lèro
J
Participe passé.
le, lèt
LX NOTES GRAMMATICALES
pyâr (plaire).
Indicatif présent.
Imparfait.
Subjonctif présent.
tpyâ
î pyejô
kî pyej
tù pyà
Passé défini.
Participe présent.
e pyâ
7 pycjï ou pyeje
py'ejà
nô pyejâ
vô pyât
c pycjà
Futur.
i pyâr à
Conditionnel.
/ pyârô
far (faire).
Participe passé.
pyâ, pyu
Indicatif présent.
Imparfait.
Subjonctif présent.
îfâ
i v:(é
klfèl
tfâ
Passé défini.
Imparfait.
i. rê
e fa
î V4J OU v^e
kl V^t
nô fà ou v^à
Futur.
Participe présent.
vô fât
î frâ
t'~rt
e fà ou vyà
Conditionnel.
Participe passé.
1 frÔ
fâjât
detrur (détruire).
Indicatif présent.
Passé défini.
Participe présent.
î dctru
/ detrujî OU deti
■ujc
detrujà ou detrué
t dètru
e dètru
nô detrujà ou de-
Futur.
/ detrur a
Conditionnel.
Participe passé.
d£tru, dètrut
trtieà
/ detrurô
Imparfait.
Subjonctif.
î dètrujô ou dètru-eô
kl detruj
VERBES
LXI
trâr (traire).
Indicatif
présent.
Iniparlait.
Subjonctif présent.
/ trâ
ï trâjo
kî trâj
tè trâ
Passé défini.
Imparfait.
e trâ
i trâjï
kl Irây
no trâjà
Futur.
Participe présent.
vo trât
/ trârâ
trâjà
e trâjà
Conditionnel.
Participe passé.
/ trâro
trâ, trât
skûr (secouer).
Indicatif
présent.
Imparfait.
Imparfait.
ï skil
/ skiuo
kl skwâ'S
tè skû
e skû
no skwà
Passé défini.
î skwe ou skwï
Futur.
Participe présent.
skwà
vo skût
l skûrâ
Participe passé.
e skwà
Subjonctif présent.
kî skwœ
kôdur (conduire).
skwe, skwet
Indicatif
présent.
Imparfait.
Subjonctif présent.
î kôdu
ï kôdujo ou kôdueo
kî kôduj
t kôdu
î kôdujï
Participe présent.
e kôdu
Futur.
kôdujà ou kôdueà
no kôdujà ou kôdueà
vo kôdut
e kôdujà ou kôdueà
/ kôdurâ
Conditionnel.
Participe passé.
kôdu, kôdut
î kôduro
LXII
NOTES GRAMMATICALES
krcr (craindre).
Indicatif
prOscnt.
Imparfait.
Subjonctif présent.
î krè
/ krhjo
kl krèn
tè krè
Passé défini,
ï krl'fiî
Futur.
Imparfait.
e krc
no krè^à
kl krhid' ou kre^œs
vo krel
ï krerà
Participe présent.
e krèiià
Conditionnel.
î krlro ou kredro
krèftà
par ou pràr (prendre).
Indicatif
iprcscnt.
Imparfait.
Subjonctif présent.
î prà
î prè^o
kï prôn
tè prà
Passé défini.
Imparfait.
e prà
/" prètiî ou prène
kl prùnœ ou prenœs
no prènà
Futur.
Participe présent.
vo prât
î para ou pràrâ
prènà
e prêità
Conditionnel.
î pàro ou pràrb
Participe passé.
pri, prlj
kèdr (cueillir).
Indicatif
présent.
Imparfait.
Subjonctif présent.
ï kù
/ kùyb
kl kèy
le ké
Passé défini.
Imparfait.
e kt
î kèyî ou kùyc
k) kùyd' ou kèyâs
no kèyà
Futur.
Participe présent.
vo kùt
î kèdrà
kèyà
c kèyà
Conditionnel.
i kèdro
Participe passé.
kèye, kèy et
VERBES
LXII
hûdr (coudre).
Indicatif
présent.
Imparfait.
Subjonctif présent.
î kû
l kiljb
kl kûj
t kû
e kû
vo kûjâ
Passé défini.
î kiijî OU kûje
Futur.
Participe présent.
kiijà
vo kût
l kûdrâ ou kûrâ
Participe passé.
e kûjâ
Conditionnel.
î kûdro ou kûrb
etènr (atteindre).
kûju, kûjâ
Indicatif
présent.
Imparfait.
Subjonctif.
yetê
yetldè ou yetèno
kyetèd ou kyetèii
tetè
el etè
îiô:( ctèdà
OU eicnà
Passé défini.
yhèdl ou yetènl
Futur.
Participe présent.
etèdà OU ètènà
V01 etèt
yetèdrâ
Participe passé.
el etènâ
Conditionnel.
yetèdro
ètàdr (étendre).
m. et f. etèdu
Indicatif
présent.
Imparfait.
Subjonctif présent
yetà
yètàdo
kyètàd
tetà
el ètà
Passé défini.
yètàdî ou yètàde
Participe présent.
ptiï/ln
no^ ètàdà
Futur.
Ct'iU^Ll'
vo^ etàt
yètâdrâ
Participe passé.
el ètàdà
Conditionnel.
yètàdrb
ètàdu, ctàdn
LXIV
NOTES GRAMMATICALES
etêdr (éteindre).
Indicatif
présent.
Imparfait.
Subjonctif.
yt'lè
yètèdo
kyelèd
tt'tè
Passé défini.
Participe présent.
el elè
yetèdî
etèdà
Mo;^ etèdâ
OU etènâ
Futur.
voi etèt
yetèdrâ
Participe passé.
el etèdâ ou etèiiâ
Conditionnel.
ctèdu, etèdù
1
yetèdrb
djwèdr (joindre).
Indicatif
présent.
Imparfait.
Subjonctif présent
/ djwè
7 djwèno
kl djwèn
té djwè
Passé défini.
Participe présent.
e djwè
i djwèni ou djwè^e
djwènà
no djiuèfiâ
Futur.
/ ^
vo djiaèt
î djwèdrâ
Participe passé.
e djwènà
Conditionnel.
î djwèdro
pyèdr (plaindre).
djwèiiu, djwènà
Indicatif
présent.
Imparfait.
Subjonctif présent
îpyè
î piièm
kî pnèn
tê pyè
Passé défini.
o . - - , ~ i
Participe présent.
e pyè
no ptjèfià
t p^efii ou pnene
Futur.
pnèn cl
vo pyèt
/ pyèrâ ou pyèdrâ
Participe passé.
e più'iià
Conditionnel.
/ pyèro ou pyèdr o
Pyè, pyèt
VERBES
LXV
pedr (perdre).
Indicatif présent
Imparfait.
Conditionnel.
î pè
L bdjô
/ pèdrô
té pe
Passé défini.
Subjonctif présent.
e pe
no bdjà
vo pet
è bdjà
; bdjl ou bdje
Futur.
/ pédrâ
kràir (croître).
kï pèdj
Imparfait.
kî bdjœ ou bdjœs
Indicatif présent.
Imparfait.
Subjonctif présent.
î krâ
i kràéo
M tràe
té krâ
e krâ
no kràeà
Passé défini.
/ krà^î ou krà-ee
Futur.
Participe présent.
kràeà
vo kràt
ï kràrâ ou kràtrâ
Participe passé.
e krâm
Conditionnel.
î kràro ou kràtro
kru^ krâ
kwen
àtr, kwènàtr (conna
ître).
Indicatif présent.
Imparfait.
Conditionnel.
î kwenà ou kwlna '
î kwenà-eo
î kwenàtro
t kwenà
é kwenà
no kwenàm
vo kiuenàt
Passé défini.
? kwenu
kivenà^î
Subjonctit présent.
kî kiuenàe
Participe présent.
kwhjàéà
e kwenàm
Futur.
Participe passé.
î kwenàtrâ
kwenu, kwenà
' Dans toute la conjugaison, on a la double forme e ou è.
LXVI
NOTES GRAMMATICALES
betr (battre).
Indicatif
prcsent.
Imparfait.
Subjonctif présent.
/ bt'
l beio
kl bet
tù be
e be
no beià
vo bet
Passé défini.
/ beiî OU heie
Futur.
î betrâ
Participe présent.
betà
Participe passé.
e bctà
Conditionnel.
î betro
pereir (paraître).
betu, ht'tu
Indicatif
présent.
Imparfait.
Subjonctif présent.
î phx
té père
e père
nô pcreeà
/ phi'€0
Passé défini.
î peru
Futur.
kl perh
Participe présent.
pereeà
vo perei
t peretrâ
Participe passé.
e perhâ
Conditionnel.
î peretro
metr (mettre).
peru, peru
Indicatif
présent.
Imparfait.
Subjonctif présent
î me
î nâto
kl nût
iê nâ
e me
no meta
Passé défini.
i nétî ou meie
Futur.
Participe présent.
meiâ
vo mh
î metrà
Participe passé.
c mctà
Conditionnel.
î metrb
mi, nûj.
ADVERBES
LXVII
Indicatif présent.
/ VI
t VI
e VI
no vîkâ ou vîvà
vo vît
e vihà ou vlvâ
Imparfait.
î vïkô
ou VIVO
vivre (vivre).
Passé défini.
î vike, vîkî
î vïlâ vîkî
è vîkè, vîkî
no vîkën, vîvèn
vo vîkèn, vîvèn
e vîkèn, vîvèn
Conditionnel.
vîvro
Futur.
î vîkrà ou vîvrâ
Subjonctif.
kî Vîk OU VÎV
Participe présent.
vîkà^ vîvà
Participe passé.
vîku, veku
Adverbes
ADVERBES DE LIKU
àtrèpây eyèr, sî, kî, le, tkî, île, ddâ, dfûy derî, deu, d^u,
dvâ, Iwe, levû, alô, dkot, à, perkî ou peeî, pelé, dvâ, î, tûpeteûy
àniyœ, (litt. en nul lieu) t'iàtû.
ADVERBES DE TEMPS
àjdâ, €îto, âeito, dâ lu ta (dans le temps, autrefois), bïto,
mâjd', dedje, dmè, dâ, dœsl à die (dorénavant), àfî, yi, djemâ,
lôfà, prèrmrmà, po, kÙ SîivÙ, tâto, tô, ttidj, depre dmè, kekfive,
àkû, ta, nùtnà.
ADVERBES DE Q.UANTITE
àeï, àsîtâ (rare)^ hè, tûpyè, kôbî, gâr, pô, pu, kè, ei, ta,
tu, tre, trû.
LXVIII NOTES GRAMMATICALES
ADVERBES d'aFFIRMATIOX ET DE XÉGATIOX
icriènnut, inèm, vràmà, epo pre, a, o, âo, ay, vwe, vwey^
vwl, nô, nâ, nèm', nêmi nènî, elfe, sa pu dî €ur, eiirmâ, £yâ,
eyt', pwè.
ADVERBES DE MANIÈRE
Vit ma, etc., c'est-à-dire toute la série des adverbes en
-nient, dïki ou dîsî, dîtû, nié ou mû, kàju, kàjunià, pe.
Prépositions
e, eprè, depre, dvâ, evû, devû, tet, kôtr, dkôtr, dû, ddâ, de,
dâ, dm, dà, dvâ, à, àlrème, onnï, magre, pc, pîi, sa, d:(n, £n,
ve, vwt'Jd ou mvt'sî, vwele, pedve.
Interjections
(Voir au glossaire l'emploi des mots suivants.)
hélas!
eïï!
ah!
à!
aïe !
we, plus souvent vwc !
chut !
eut, at !
eh !
e!
pouah !
pwï hâk!
hâ!
ho!
b!
paix !
pâ!
écoute !
kiit !
silence !
silence .'
IN']
'ERJECTIONS
sauve !
lyâl!
diable !
sclv !
allons !
elô, elâ!
oh!
o!
Hyà!
kyû !
€Û, €uk!
yu/
îy!
àt!
diâ!
LXIX
ABRÉVIATIONS
adj.
adjectif
ail.
allemand
ar.
arabe
Id.
lieu dit
litt.
littéralement
nf.
nom féminin
nf. pi.
nom féminin pluriel
nin.
nom masculin
nm. pi.
nom masculin pluriel
V.
verbe
vd.
village du Doubs
vh.
village de la Haute-Saône
*
Un certain nombre de mots du glos-
saire ont été répétés aux suppléments
avec une explication plus développée,
ils sont précédés d'un astérisque.
GLOSSAIRE
DU PATOIS DE BOURNOIS
(doubs)
àbn
fl, a, première lettre de
l'alphabet; — ah; — ail,
aulx ; — au ; — aux est tra-
duit par e. — Quand on veut
appeler une personne très
éloignée , on fait précéder
son nom de a , a tàtl ! ho
Florentin !
âhdiik, nf., aqueduc.
âbïl, habile.
âbilâ , habiler : sâbïlâ ,
s'habiler.
âbïlmà, habilement.
àbïhe, habilité.
àbnït, eau bénite : e s dèm-
ne kmà luf;yâl dà labiiît, il se
démenait comment (comme)
le diable dans l'eau bénite.
RoussEY. — Glossaire.
àd:(
nbnïfi, bénitier ; — carder
à foulon.
àeltà ou àtà , autant : î
nnâ àeîtà k hue, j'en ai aussi-
tant (autant) que toi.
â-eïlo, aussitôt.
âd^ii, au dessus.
âddà, au dedans.
âdè, odeur,
âdfâ, au dehors.
âdj, auge.
âdjî, augée.
âdjôî, nf., auget.
àdlè , au delà : e yàn e b~i
âdle, il y en a bien au delà,
il y en a bien davantage.
adse, au deçà.
âd^il, au dessous, au bas :
2 âlni
el à àd';^l de prâ , il est au
dessous (au bas) des prés; —
/•// rltkij h ad:^i, (le) l'horloge
est au dessous, c'est-à-dire
que les poids qui font mar-
cher le mouvement sont en-
tièrement déroulés ou tou-
chent le plancher.
àgnu6, nf., Agnus Dei.
à^ych, audience.
àjdœ, aujourd'hui : dî djû
dàjdâ e ne pu de/à, du jour
d'aujourd'hui il n'y a plus
d'enfants, autrement dit, le
bambin sait déjà à dix ans
des choses qu'il devrait igno-
rer jusqu'à vingt ans.
al, aile : vîrî lai, virer
(tourner) l'aile, mourir; —
visière ; — halles ; s'emploie
toujours au pluriel avec liai-
son de l'article qui précède :
/l:^ al sô pyen d byâ, les halles
sont pleines de blé.
àlâ, ailé, e.
àlmel, alumelle : teàdjt sd
kûtè d kôtr nàhnel , changer
son couteau (de) contre une
alumelle , foire un échange
désavantageux d'objets ou
de situation.
amo
a lot, ailette.
àluDÛt, allumette : aluniet
€hnïk, allumette chimique.
àlnvôt, alouette : le:(^àlnvôt
irnlà tûdj y à peskel va bwer
juskà dsu dî ta. lu bô dti le^ e
kôdânâ e yôlâ pu le puni e M;(
kâ v-ûlà el c;yâ tudj btigr, bngr,
bùgr d mât'i, les alouettes vo-
lent toujours haut parce
qu'elles vont boire jusqu'au
dessus du temps (ciel). Le
bon Dieu les a condamnées
à y aller pour les punir à
cause qu'en volant elles di-
sent toujours : bougre, bou-
gre, bougre de mâtin.
àmèn ou amen, amen ; —
nonchalant, e : kas ké t fû la
miuctâ pyàtâ hnân aniùn 1
qu'est-ce tu fouts là au mi-
lieu planté comment (com-
me) une amen ? — te tttdj le
pûdîr àmèn, tu es toujours là
pour dire amen, c'est-à-dire
pour donner des conseils sur
une chose terminée.
âinon, aumône; — mor-
ceau de pain qu'on donne à
un pauvre. Par extension,
gros morceau de pain : tût
àrh
le:^ àmon né 5Ô pe d pe, toutes
les aumônes ne sont pas de
pain ; — kâ tere stamon le pe-
lé bdèn, tnî vo pe (e) vwe n
pir, quand tu auras cette au-
mône-là par la bedaine, tu
n'y veux pas avoir une pierre,
tu seras bien.
ainujà, t, amusant, e.
àmujâ, amuser ; — samu-
jâ, s'amuser.
âmujmà, amusement.
àmujôt , amusette ; —
jouet; — travail facile.
àmuju,j, amuseur, euse.
an, aune. On compte en-
core par aunes quand il s'a-
git de la longueur d'une piè-
ce d'étoffe : e fà nan pu far ï
pàtelô, il faut une aune pour
faire un pantalon.
ào, oây, vive, vwey, adver-
bes d'affirmation tous équi-
valents de oui , mais qui ne
s'emploient qu'avec ceux que
l'on tutoie.
àrbèlet , arbalète ; on dit
filer comme une arbalète :
5a de bô bu, efîlà hnà de^ àr-
bèlet, c'est de bons bœufs, ils
filent comme des arbalètes.
âtr 3
àrniiuène , almanach. —
Femme bavarde.
àsàs^ nf., synonyme de va-
leur dans le sens d'estima-
tion approximative : e ye bï
làsàs dî bô nul dé rweyi dâ 6
prâ kï, il y a bien la valeur
d'un bon mille de regain dans
ce pré-ci.
àsperdj ou asperj, asperge.
àsperdjel ou asperj el, nf.,
genêt.
àsperdji, asperger.
âsre, nm., un des termes
du jeu de billes. L'enfant qui
se trouve gêné pour jouer dit
asrt', ce mot l'autorise à se
mettre debout sur une jambe
pour jouer en plaçant sur le
genou de la jambe repliée la
main qui lance la bille.
àt, cri du labour pour faire
aller les bœufs à droite. Voy.
rço.
àté ou âtér, auteur : ï n à
so pe lâté, je n'en suis pas
l'auteur.
âtel, nf., autel.
àtrèfwe, autrefois.
âtrémà, autrement.
aîrèpâ, autre part.
âv, eau. — vïn lâv : tour-
ner l'eau, la détourner de son
cours naturel pour la foire
servir à l'irrigation. Au mois
d'avril, c'est à qui ira virer
dans ses prés le peu d'eau
que produisent les rares fon-
taines du pays. On se la par-
tage souvent avec de vives
contestations. Comme il faut
être présent pour avoir le
droit de garder sa part, quel-
ques acharnés passent une
bonne partie de la nuit au
milieu des prés ou se relè-
vent pour aller prendre l'eau
du voisin. Vo3^ vïrî.
àv'i, nf., évier.
àvu, j, aqueux, euse.
ây, voy. âo.
âyê, ah oui-da !
âyœ, au lieu. Voy. an ày.œ
â:(êdjî, hasarder : stuk nà-
:(edj râ ne râ, celui qui ne ha-
sarde rien n'a rien.
aiec^t' (et}-) : être à'^ge, être
sur quatre chemins; — cl à
liij ci:^'gc , il est toujours à
courir ç;\ et là.
à^l, nf., lierre terrestre. |
à vo
tt^^î, hasard : sa hl d là:;^â ke
çfeu, c'est bien de l'hasard (du
hasard) qu'il gagne, c'est
douteux qu'il gagne; — sa
1 ko dâ;/ï, c'est un coup d'ha-
sard (de hasard).
^7, an.
a, pron. indéf. on.
^7, prép., en.
à die, en delà ; dé sï à die :
depuis ici en delà, doréna-
vant.
à dsè, en deçà : sô Uà à
à dsè dî min, son champ est
en deçà du mien.
â nie (litt. en moitié) =: à
moitié : / là leyt à me tenu,
je l'ai laissé en mi (à mi)
chemin.
à vèl : aller à vel, aller pas-
ser une partie de la journée
che;^ un voisin pour causer
tout en travaillant; — le fàn
ènà ôlâ à vèl, les femmes ai-
ment à aller à vèl.
à vo rnièrfyâ = en vous
remerciant; expression d'un
fréquent usage et qu'on em-
âbc
ploie en rendant un objet, un
outil empruntés au voisin.
àhàdnueyi (s), se salir la
figure et les vêtements en
mangeant. Ce mot s'appli-
que surtout aux enfants qui
s'attaquent seuls, assis par
terre, à une écuellée de gau-
des ou d'une bouillie quel-
conque,
âbàiedj, emballage.
âbàlâ, emballer.
àbàlu, j, emballeur, euse.
âbâniâ, embaumer.
âbàmmâ , embaumement.
àbâsnâ (de base), embar-
bouiller : sàbâsnâ , s'embar-
bouiller.
âbàsnâ, adj., qui a la fi-
gure barbouillée surtout par
des aliments ; les enfants
sont souvent àbâsnâ.
âbâui, embaucher.
âbelî, embellir.
âbelienià, embellissement.
àbere, embarras.
âberhâ, t, embarrassant, e.
àberesi , embarrassé , e :
être âberesî, être enceinte.
àberhi, embarrasser.
àberkèmâj embarquement.
àbr 5
àbcsâiUr, ambassadeur.
àbetà, t, embêtant, e.
àbctâ, embêter.
àbigii , ambigu ; employé
seulement comme nom dans
l'expression : sa làbtgti dî
fiyâl, c'est l'ambigu du dia-
ble , c'est une affaire très
embrouillée, difficile.
âbïsyô, ambition.
âbîsyu,j, ambitieux, euse.
àblsy-ûnâ, ambitionner.
àbôkâ , embecquer, faire
manger par force, dans le
but de les faire engraisser
plus vite, des oies ou des
canards.
àbôpzuè, embonpoint.
àbr, ambre.
àbràUÎ, embrancher.
^^77f^///à, embranchement
àbréta, embrocher.
àbréy, nf., nombril : mà-
mà, yâ fè. — te fe ? e bï tîr U
làbrùy : maman, j'ai faim. —
Tu as faim ? eh bien ! tire-
toi le nombril ! C'est ainsi
que souvent répond une
mère agacée par les deman-
des importunes d'un enfant.
àbresâd, embrassade.
6 clhû
âbrhu, j,emhva.sseur, euse.
Voy. bïku, j.
âbrûyànihû , embrouilla-
mini : sa In âbniyàmuii kliï
^yâl nï kôprâ rà, c'est un em-
brouillemeni que le diable
n'y comprend rien.
âbniyt, embrouiller.
â/7rf)vwâ, embrouillement.
âbuskâ, embusquer.
âbulâs , nf., ambulance;
n'est employé que dans l'ex-
pression : être en ambulance,
ce qui signifie être debout
inactif en regardant avec in-
différence autour de soi :
vwelc dî\ èr kel à an âbulâs
dêvâlepoU,voi\hdeux heures
qu'il est en ambulance de-
vant la porte.
âbuskâd, embuscade.
âbiirlâ, adj., avoir le bure
au cou . — Au fig. , être pris
dans une affaire désagréable
et de laquelle on ne peut se
tirer.
âbîirlâ, mettre le bîire à un
cheval. — Dans une rixe,
paralyser les mouvements de
l'adversaire en lui appliquant
une chaise sur la tête de
âbw
telle façon que celle-ci soit
prise comme dans un bih'è.
âbûsedj, action de mettre
quelque chose dans un ton-
neau au moyen d'un enton-
noir.
âbfisi, mettre quelque cho-
se dans un tonneau au mo-
yen d'un àhiisu.
âbîisu , entonnoir, âbtisu
est formé de â = em, et de
Inis , gros tonneau où l'on
met habituellement de la
vendange.
âhù le bu, préparer le linge
dans le cuveau pour la les-
sive.
âbiuây, nf., synonyme de
diable, de fantôme. — ■ Per-
sonne nonchalante : ke gros
âbiuây! quelle grosse âbivây !
— Etre planté comme une
rt^tfi)' devant quelqu'un, être
debout et immobile devant
une personne que l'on écoute
bêtement.
âbwerÇs^ (litt. s'emboire),
s'infiltrer : l'eau sâlnvc dans
les terrains calcaires.
âbwetei, emboucher.
âbweteî, adj., embouché, e,
ndj
déformé dans le four, en par-
lant du pain ; — mùâbivet^î,
mal embouché, grossier.
àhuel-ef {s), se dit des mi-
ches de pain qui se défor-
ment, s'entament dans les en-
droits où elles se touchent les
unes les autres dans le four.
àbiueteur, embouchure. —
Entame.
âbyh'â, emblaver.
âb:(edj, empesage.
âb:(â, empeser.
âb:(u, j, empeseur^ euse.
â£tmâ(à&€lni), entortiller
une poignée de paille à l'ex-
trémité la plus petite d'un
lien de bois afin de pouvoir
lier plus facilement une ger-
be.
âdèvâ, endêver.
âdè , andain ; quantité
d'herbe qu'abat un faucheur
en faisant une traversée lon-
gitudinale ou transversale
dans un pré ou dans un
champ.
àdîv, endive.
âdj, nf., ange.
âdjâbâ, enjamber. Voy.
kàbâ.
âdô 7
àdjàdrâ, engendrer.
âdjevlâ, enjaveler.
âdjh'lu, y, enjaveleur,
euse.
àdjlïk, angélique.
âdjliir, engelure.
àdjlus , angélus : âdj lus ,
prâ te pU6 , angélus , prends
tes puces. Quand l'angélus
sonne, les groupes de cau-
seurs se séparent en disant :
àdjlus, etc., parce que c'est
le moment de prendre ses
puces et d'aller se coucher,
àdjô, masculin et diminu-
tif de âdj. Vo3^ ce mot.
àdjôt , nf., diminutif de
ange. Ce nom est très fré-
quemment donné aux petits
enfants : sic pur pètèt âdjôt ,
cette (ce) pauvre petite (pe-
tit) ange.
àdjolâ, enjôler.
âdjolu, y, enjôleur, euse.
àdôktrînâ, endoctriner.
âdôrlâ, faire tourner quel-
qu'un sur lui-même jusqu'à
ce qu'il ressente le malaise
bien connu qu'on éprouve
en pivotant rapidement pen-
dant quelques secondes; —
8 âdr
sâdôrJâ, se rendre malade en
tournant : e ne rn pii âdôrlâ
knià le vels, il n'y a rien pour
âdôrlâ comme la valse.
à dot a, endetter.
âdosàlj, action d'endosser
un champ.
àdost (litt. endosser), la-
bourer un champ en com-
mençant par le milieu ; —
âdosî s'emploie également
pour désigner une partie du
labour, c'est-à-dire les quel-
ques sillons que l'on trace,
vers la fin du jour, au milieu
d'un champ qu'on terminera
le lendemain.
âdosur, nf., billon : e lie rà
k /^:( c'pfâr kàdosâ ttidj yœ t€à,
il n'y a rien que les avares
qui labourent toujours leurs
champs par le milieu afin
que leur terre ne se mélange
pas avec celle du voisin.
àdrédjî, amender au mo-
yen d'engrais; — état des
plantes herbacées lorsqu'el-
les poussent vite et bien ver-
tes : le byâ kniâsà e sàdrùdji,
les blés commencent à verdir
et à pousser.
âdn
âdrhnn, t, endormant, e.
àdrêinï , endormir : pu à-
drâinï le pùl , à^ î me le tet
d:^îi n cil e po à Je vir à jxp, î1,
ît, ti; à bu dl momà à le me ebe
demi i hàtô deu, e po el drémâ î
bô momà d'ine, pour endormir
les poules , on leur met la
tête sous une aile puis on les
vire (tourne) en faisant houe,
houe, houe; au bout d'un
moment on les met à bas
avec un bâton dessus, et puis
elles dorment un bon mo-
ment comme cela.
âdrémî, t, endormi, e : ey,
ey, le du àdremï, hu, hu, les
deux endormis, manière
d'exciter les bœufs paresseux.
ndrùmu , ; , endormeur,
euse.
àdre, endroit. — Village :
hmie sa i be àdre, Bournois,
c'est un bel endroit, un beau
village.
àdurà, /, endurant, e.
âdtijlâ ou âgfijlâ, ingurgi-
ter une tisane h un animal
au moyen d'une bouteille
qu'on lui introduit aussi pro-
fondément que possible dans
a()\
la bouche. — sàdiljlâ, s'in-
filtrer. — Se dit de l'eau qui
arrive en quantité dans un
endroit bas et y disparaît en
s'infiltrant dans le sol
âdttju, lieu où l'eau s'in-
filtre aussi vite que si elle
disparaissait dans une cavité.
Les gens prétendent d'ail-
leurs que le sol cache des
gouffres où il y a de grands
âdûju.
àdmnedjt ou àdomedjî, en-
dommager.
àdve kï, âdvè le : en devers
ci, en devers là, de ce côté
ci, de ce côté là.
âdwey, andouille : depàdu
^àiwê)',dépendeurd'andouil-
les; sobriquet qui s'applique
à un homme grand, pares-
seux et lâche ; — âdwey est
une des injures familières les
plus employées.
àdioeyôt, andouillette.
à?)y , nf. , angle , grosse
pierre taillée à angle droit
et qui se place à l'angle du
mur ou de la muraille.
â^yâlâ, endiabler.
à^yiitï, engloutir.
àfô 9
âfâs, enfance.
àfàtiyedj, enfantillage.
àfi, enfer. — Enfant très
turbulent. — La croyance la
plus accréditée est que l'enfer
est « au fond de la terre »,
au milieu de la terre.
àfernâ, enfariner.
àfernâ, enfariné, e : î se
âjernâ, un sac enfariné, un
sac dans lequel on a mis de
la farine ; — el a vnû le gèl
àfernâ, ml e sàn (a) olâ le kû
kœt, il est venu la gueule en-
farinée, mais il s'en est allé la
queue cuite; — il est est ar-
rivé l'air souriant, certain de
la réussite dans son entrepri-
se, mais il s'en est retourné
sous le coup d'une honteuse
déception,
àfl, enfin : âfï, termine en
soupirant celui qui parle de
choses malheureuses ou diffi-
ciles; à gros, répond souvent
en riant un auditeur qui voit
les choses sous un côté moins
attristant.
àflâ, enfiler.
âfiâd, enfilade.
âfôst, enfoncer.
10 àfy
àfàsu, y, enfonceur, euse :
àfôsu d pbt€ œvri , enfonceur
de portes ouvertes.
âfôsur, enfonçure.
âfrômâ, enfermer.
âftet , persister à affirmer
une chose dans la discussion ,
malgré un avis contraire una-
nime.
àft£u, j, celui, celle qui
s'acharne à affirmer et à ré-
péter une chose qu'on lui
conteste : e ni fâ pe bô kàsâ
dhjîî lè:( àfteu, il ne fait pas
bon causer (d') avec les àfteu.
âfû (de en et de feu, litt.
enfeuer), allumer. N'est plus
guère employé que par les
fumeurs : clô, vi âfti, allons,
viens enfeuer, viens allumer
ta pipe. — et àfu lit fœ? as-
tu enfeué le feu ? as-tu allu-
mé le feu ?
âfûnâ, enfourner. — Met-
tre dans sa bouche, comme
un affamé, des bouchées dé-
mesurément grandes.
àfûrUi, enfourcher.
âfyeniâ, enflammer.
àfyâ, enfler,
àjyui\ enflure.
àcjamïsf, embarbouiller.
âgànusî, embarbouillé, e.
ngèyhœtei (de bciti), brisé
et enchevêtré. Après la grêle,
les céréales sur le point d'être
moissonnées sont âgùybœtei.
àgùyi (litt. enguiller), défier
quelqu'un à la course. — Se
moquer de celui dont on est
poursuivi, et prendre de plus
en plus de l'avance sur lui :
lîi Uî e ht e fur, lu livr lâgêy
hc, le chien a beau (à) fuir,
le lièvre l'enguille bien, se
moque bien de lui. V. àpôtâ.
àgéynâ, adj., constipé, e,
pour avoir mangé trop de
raisins ou de cerises; ce genre
de constipation est terrible
et oblige souvent d'avoir re-
cours au médecin.
àgtynâ (s), de_Ç('y, se cons-
tiper en faisant abus de rai-
sins ou de cerises.
àgenâ, en gainer; — sàgctiâ,
pénétrer dans un endroit dif-
ficile : e sa âgènâ a mivctà de:(^
epên, il s'est engaîné au mi-
lieu des épines, il a pénétré
dans un buisson d'épines
toufl^u.
àgcdjà, t, engageant, e.
àgedji, engager.
âgedji, engagé, e.
âgedjmâ, engagement.
âgîrlâdâ, enguirlander.
âc;le:{, anglaise, sorte de
grande redingote que por-
taient les vieillards il y a
quelque quarante ans.
âgnâ, engrener, introdui-
re, petit à petit, par poi-
gnées, les gerbes dans le bat-
toir.
àgôsi, engonser.
âgràdji, entrer une voiture
dans la grange.
àgre, engrais.
âgreei, engraisser : e ne rà
pu agréai kniâ le pwerôt devû
dî It'sè, il n'y a rien pour en-
graisser comme les pommes
de terre (d')avec du lait.
âgrhufj, engraisseur, euse,
àgrenedj, engrenage.
âgîlfrâ, engouffrer.
âgûlâ (de en et de guou-
lée), introduire dans la gueu-
le; on fait âgîilâ de force à
un bœuf malade quand il
s'agit de lui donner de la ti-
sane.
• Saisir avec la gueule.
âkm 1 1
Généralement ce qui est àgîï-
lâ n'est pas avalé, ainsi quand
on arrive assez tôt pour reti-
rer de la gueule d'une vache
un habit qu'elle s'apprêtait à
avaler, on dit qu'elle ne l'a
pas mangé, mais seulement
àgiilâ.
âgûrdi, engourdir.
àgùrdUvià , engourdisse-
ment.
àgûrdj , engorgée, e : le
mekenïk a àgûrdj, la mécani-
que est engorgée.
âgfirdjéinà , engorgement.
àgîirdjî, engorger.
àgûrdj u , j , goinfre , de
àgûrdji.
àkà, encan.
àkepusûnâ , encapuchon-
ner.
àket, enquête.
àkâdrèmà, encadrement.
àkâdrâ, encadrer.
àkâdru,j, encadreur, euse.
àkâvâ, encaver.
àkinàsî (litt. encommen-
cé , e) , commencé , e : yâ
àkinàsi n Uas, j'ai (en)com-
mencé une chausse.
àkniàsî (litt. encommen-
1 2 clkr
cer), commencer un travail
quelconque.
àJxÔfrâ, encoffrer.
âkôbrà, t, encombrant, e.
àkôhrèmà, encombrement.
àkôbrâ, encombrer.
âkôtr (e /'), à i'encontrc.
àkr, encre. — H y a trente
ans, alors que le petit sou
était introuvable dans la po-
che d'un écolier et qu'il fal-
lait payer toutes les fourni-
tures classiques , les enfants
en étaient souvent réduits à
broyer des baies de troëne
pour faire de l'encre.
àkr, nf., ancre.
àkràn, nf . , cran : e fa fâr
nà krà pii k sfile tèn nié, il faut
faire un(e) cran pour que
cela tienne mieux.
âkrâiiâ, faire un cran dans
quelque chose.
àkrer {fàr\ taire (en) ac-
croire, faire encroire.
àkrhî, encrasser.
àkrntâ, enfouir un animal.
Par comparaison s'applique
à une personne morte et pour
laquelle on a gardé une gran-
de haine : e nape âthâ hii vcy
âMy
bngâ, el a àkrîitâ, il n'est pas
enterré, le vieux brigand, il
est enfoui; — cacher des lé-
gumes dans la terre pour les
garantir de la gelée pendant
l'hiver; c'est ainsi que l'on
conserve les choux, les bet-
teraves, etc.; — incruster :
en marchant sur les cailloux,
on les àkrût (incruste) dans
la terre.
âkû , âkîh- ou okii , oknr :
encore ; Ôkû et Ôkér sont par-
ticuliers à trois ou quatre des
familles les plus illettrées du
village.
âknlur, encolure.
àkûredjâ, t, encourageant,
e.
àknredjî, encourager.
à kiiredj m à, encour:igemeni
âkihrdju, j, celui, celle qui
encourage.
àkyhn ou âJîyèni, enclume :
ep-nt-e mù mcz^âkyùm, apporte-
moi mes enclumes, mon en-
clume et mon marteau pour
que je batte ma faux.
àkyen, nf. , antienne : sa
Hidj le nièin àkyen, c'est tou-
jours la même chose.
à)iic
âHyh'â, enclaver.
Myo, enclos.
àliyor, enclore.
àlvâ, enlever.
àni, homme : ui à m de pty
va nfà}idêfiuè, un homme
de paille vaut une femme de
foin. On fait ordinairement
cette réflexion en parlant du
mariage d'une femme riche
avec un homme relativement
pauvre ; — 7îot âm , notre
homme. C'est ainsi qu'une
femme appelle son mari ,
et un homme, son frère ^
quand celui-ci est déjà un
homme raisonnable. Voy.
fàn.
àmalâ , emmêler.
âmalmà, emmêlement.
âmàdji, emmancher.
àiiiàdjur, emmanchure ,
cordon qui attache le fouet
à son manche.
àiiibiedji, emménager.
àmènedjiiiâ , emménage-
ment.
àmœt-euri , (en)mâchurer.
àmege:^înedj , emmagasi-
nage.
àmegè:(înâ, emmagasiner.
(IIU! 1 3
âmelgemâ, embrouillé, en-
chevêtré.
àineyillâ, emmaillotter.
âinïdfinâ, amidonner.
cuinlâ , emmieller : î ta
medj . — rmue î ta nul , zn m
liuet€i, je t'emmerde. — Moi
je t'emmielle, viens me lé-
cher.
àmîtûfyâ, emmitoufler,
àinnâ, emmener.
âiHôslâ, amonceler.
àniôsèhnà, amoncellement.
an âyœ (litt. en au lieu),
au lieu : an âyœ klj... : en au
lieu qu'elle. ., au lieu qu'elle. .
ânt'djî, enhardir.
ành'bâ, enherber.
ânâ , année. Le premier
janvier, la formule suivante
est dans toutes les bouches
pour exprimer les souhaits
de bonne année : hôjn X...,
î v'o siut't le hwèn ànâ, lu peredî
è le fl d vo djû, bonjour X . . . ,
je vous souhaite la bonne
année, le Paradis à la fin de
vos jours; — et l'on arrose
les souhaits par une bonne
goutte de bon marc. — En
plaisantant, on souhaite la
14 àpè
bonne année en ces termes :
/ vo swei le bwèn ânâ, le giit a
nâ, le gêy a ku pfi tût Jânâ, je
vous souhaite la bonne an-
née, la goutte au nez, la
guille au cul pour toute l'an-
née.
ânâgrî, (en)aigrir.
ànâgrï, (en)aigri, e.
ànkrî ou àtkrî, antéçhrist;
on attribue surtout à ce mot
le sens d'intrépide, de diable
et de difficile. Un animal in-
fatigable, un enfant destruc-
teur sont des ankri : o k sfile
à môlâji e lôhvJcrâ, sa lànkn !
à que cela est difficile de
labourer, c'est l'antéchrist !
5 nà pè ïn efâ, sa lànkrï, ë kas
tu, ce n'est pas un enfant,
c'est l'antéchrist , il casse
tout.
âiivu, j, ennuyeux, euse.
àfyivà, t, ennuyant, e.
âiiivâ, V., ennuyer.
âpâluiâ , vanne, empelle-
ment.
àpàt€Ï, empêcher.
âpàtemà, empêchement.
àpélsênâ, adj., se dit d'un
terrain couvert de uazon ou
àpâ
d'herbes dont les racines s'en-
tremêlent : niô teà a âpVsènà
d gnniô, mon champ est rem-
pli de chiendent.
àpèlsènâ, remplir un champ
de gazon, d'herbes à nom-
breuses racines.
àpè.:{^, nf., empois.
âpœtiir, grosse bûche de
bois de un mètre environ que
l'on attache au cou des ani-
maux difficiles à garder dans
le pâturage et pour les empê-
cher de se sauver en courant.
àpcètun, entraver.
àpètrâ, empêtrer.
âphlâ, enchalasser.
àpektedj, empaquetage.
àpektâ, empaqueter.
àperâ {s), s'emparer.
àpestâ, empester. _
âpeyf , empailler : àpt'yi î
Ion , empailler un laurier,
l'entourer de paille pour le
garantir de la gelée pendant
l'hiver.
àpycy'i, emplo)'er.
àptyu, y, empailleur, euse.
àpâtâ, empâter. — Délayer
la farine avec de l'eau dans
la maie.
àpr
âpîlâ, empiler.
. âpîr, empire.
âpîrî, empirer.
àptrî, empierrer.
àpirmâ, empierrement.
àpiru, j, empierreur, euse.
âpltâ, empiéter.
àplweyi ou àphueye, emplo-
yé ; le premier est le mot des
illettrés et des vieilles per-
sonnes.
âpô^î, empocher.
âpôtâ Çde pôtâ, péter), v.,
empéter, même sens et mê-
me acception que â<^éyi.
âprèr, empereur; sobriquet
âprètâ, emprunter.
àprêîâ , emprunté , e. —
Embarrassé : kel a âprètâ pu
fâr le miuêdré de t€0^, qu'il
est emprunté (embarrassé)
pour faire la moindre des
choses.
âprètu , y , emprunteur ,
euse.
âprîjnâ, emprisonner ; —
serrer un corps entre deux
autres : me nib sa âprîjnâ dâ
le pote â le Hyûvâ , ma robe
s'est emprisonnée dans la
porte en la fermant.
âpy 15
âprîl , emprunt.
âputâ, amputé, e.
âputâ, amputer.
âputâsyô , amputation.
àptijénmâ , empoisonne-
ment.
âpùjnâ, empoisonner.
âpùjnu, /, empoisonneur,
euse.
âpiiteâ, emporter.
âpwènî, empoigner.
âpyâê, ample.
âpyé, ampleur.
âpyêmâ, amplement.
âpyesmâ, emplacement.
âpyâtr, emplâtre : / iiâ pe
d bèxè dâpyâtr ; — sa vrâ , n
âpyâtrè kmâ miue n va râ pu
mëtr deu die murt kmâ ttue, je
n'ai pas (de) besoin d'em-
plâtre, dit une jeune fille de
mauvaise humeur à un jeune
homme; à quoi celui-ci ré-
pond : c'est vrai, un(e) em-
plâtre comme moi ne vaut
rien pour mettre sur de la
mur'i (charogne) comme toi.
Voy. îtiurî.
âpyîr ou àpyar, emplir ;
âpyâr est le mot des illet-
trés.
i6 cino
àrœyi , rouille, e; — en-
roué, e.
ârd'yi , enrouiller; — en-
rouer : kâ lefàsârœyâ vît, sa
sin de pyd'd, quand les faux
se rouillent vite, c'est signe
de pluie; — / so ârâyî, ïnfâ
lié d tê€ï, je suis enroué, je
ne fais que (de) tousser.
ârî'dji, enrager.
àredji , enragé , e : à dl k
fêvri èinre mé etr âredji ht dèn
pc far e féyt In grœjelt, on dit
que février aimerait mieux
être enragé que de ne pas
faire (à) feuiller le groseiller.
âresnâ, enraciner. — Em-
planter un champ de plantes
à racines comme les bette-
raves ou les carottes, etc.
ârûtâ, V., se dit d'une voi-
ture qui s'enfonce dans une
ornière de manière à arrêter
l'attelage.
ârwedî, î, enroidi, e.
àriuedî, enroidir.
ârweyj, enrayer une voi-
ture; — labourer un champ
en commençant de chaque
côté, c'est le contraire de
âdosi. àrwêyl un champ, c'est
asa
aussi tracer les premiers sil-
lons, soit sur les côtés, soit au
milieu, dans un champ qui
ne sera labouré que le lende-
main, dans ce cas il signifie
donc commencer.
âriuëyur, nf., petit champ
où il n'y a pas pour une jour-
née de labour.
as, anse : cl e iet dà iiiô pni
juske lâs. En d'autres termes,
il a commis tant d'ingra-
titudes à mon égard, qu'il
a épuisé à la fois ma bonté
et ma patience, et que je ne
veux plus avoir de relations
avec lui.
àsà , encens. — Encen-
soir : e le Jet dû Itx t'Jà à dei
âsâ à bo, à la Fête-Dieu, les
enfants ont des encensoirs en
bois.
âsàby, ensemble.
àsàsl , v., encenser. —
Mouvement que fait avec la
tête le vieux cheval, surtout
en montant un chemin ra-
pide; de là vient le nom kïrye
donné au vieux cheval, parce
qu'en marchant il encense
avec la tête comme on en-
ase
censé à l'office pendant que
l'on chante les kïrye. Quand
une personne passe avec un
cheval, si on se met à chan-
ter les kïrye, elle prend cela
comme une insulte s'adres-
sant à son cheval, et par suite
à elle-même. Voy. kïrye.
âsâsu, y, encenseur, euse.
âsévlï, ensevelir.
àsetrè, encêtres.
àôc = c'est égal : nul fwe
âse, tn vûrô pe m meryâ devn
II, ma foi c'est égal, je ne
voudrais pas me marier (d')
avec elle.
âseUi ou ràseteî , donner
une secousse à un sac pres-
que rempli, afin de tasser le
grain et de pouvoir en met-
tre une plus grande quantité;
ce mouvement se fait en sou-
levant le sac au moyen des
bras et de la bouche et en le
laissant retomber brusque-
ment. De là , donner des
coups d'épaules en portant
une lourde charge derrière
son dos. — Enfin, aller d'un
pas lourd , cadencé , et en
pliant les jambes, comme fait
ROUSSEY. — Glossairt-.
àtà
17
un gros et pesant paysan : il
marche en rensachant.
âse:(iiA, assaisonner.
J^t^^tV/;;w, assaisonnement.
âsmàsî, ensemencer.
âsûrsèla, ensorceler.
àsursùlii , y , ensorceleur,
euse.
âsiuèn ou àsèn, nf., ensei-
gne ; n'est guère employé
que dans l'expression : et a
tiidj ïèdjï e le vièm àsiuèn, il
est toujours logé à la même
enseigne, il est toujours aussi
mal, aussi embarrassé.
âsivenl, enseigner dans le
sens d'indiquer : e me âsiuèiiî
i nï dâklvôt , il m'a enseigné
un nid d'alouettes.
àsyè, ancien, enne.
âsyênte, ancienneté.
àt, ente.
àtàdr, entendre : el àtà du,
il entend dur, il est un peu
sourd. Voy. Ifidje.
àtàdmà, entendement : t ne
pe pu dàtàdiiiâ k n vjeyôt , tu
n'as pas plus d'entendement
qu'une oie.
àtàdu, entendu.
àtànâ, entamer et enton-
i8 ùl^
ner : âtânâ le mèt€, àtânâ lu
krcdo, entamer la miche, en-
tonner le Credo.
âtânur, entamure, entame.
âtât, entente.
àU, hanche : sa ~i grâ dezàt-
€1, c'est un grand déhanché.
âUênâ, enchaîner.
âtéënmà, enchaînement.
âteer^ enchères.
âtsepy, sorte de ruban tra-
cé par l'enclume sur la faux
battue : le hiuen fa sàt^cpyd
bl, les bonnes faux se battent
bien , c'est-à-dire s'amincis-
sent uniformément entre le
marteau et l'enclume,
àteepy, nf. pi., le marteau
et l'enclume servant à battre
la faux.
ât€epyâ, battre une faux.
àteerkùyi, adj., méli-mélo :
le grôl e lût ât€erkèyi le byâ,
la grêle a tout emmêlé les
blés.
àUerkèyï {/) , s'enchevê-
trer.
àteeryibâ (litt. encharruer),
semer d'abord le grain et la-
bourer ensuite. On a l'habi-
tude d'encharruer les pois.
àlA
âuâ, jars (voy. c;â:(â). So-
briquet désignant un homme
grand , fluet et qui marche
mal.
ât^âsi, enchâsser.
àîeôlâdâ , entourer quel-
qu'un de prévenances dans
le but d'en obtenir plus tard
quelque chose.
àtevcîrènià , enchevêtre-
ment.
àUvetrâ, enchevêtrer.
àUvôlâ, mettre la charrue
sur le chevalet.
âièd (de tê€e'), entasser des
gerbes ou des bottes de paille.
âtè€u, y, celui ou celle qui
âtê€.
àtetâ , entêter ; le pip âtet
le fmâyô, la pipe entête les
finâyô. Voy. ce mot.
àiêtâ, entêté, q : el â âûtâ
kinà l nulle, il est entêté com-
me un mulet.
âterâ, enterrer. Voy. àkru-
tà.
âtey, entaille. — Grande
coupure.
âtcyi, entailler.
àlâ , enter.
âtâsî, entasser. Voy. àiùei.
àtr
àtïsïpâ, anticiper.
àti, cheval étalon : le^ àû
50 pu fo k /d^;^ âtré îeva, les
étalons sont plus forts que
les autres chevaux.
àt'î, r, entier, ière.
âûnnà, entièrement.
âtmî, engourdir par le froid
ou par un repos prolongé
dans une position gênante.
àtôrs, entorse.
àtr, prép., entre. Voy.
àtrùmî'.
àtr, jante.
àtrèbâyi, entrebâiller.
âtréme, entre : âtréme le du
krô, entre les deux creux, lieu
dit de la prairie de Bournois.
— âtrèmé le^ epal, entre les
épaules.
âtrênieîr (s), s'entremet-
tre, se mettre à une besogne
difficile.
àtrtmij, entremise.
àtrépo:;^â, entreposer.
àtréprénà, t, adj., entre-
prenant, e.
âtrèprùnu,], ou, au mascu-
lin, âtrêprénér, n., entrepre-
neur, euse.
àtrèpnj, entreprise.
rnw 1 9
àtrùCi, entretien.
àirèlnl, entretenir.
àtrévôr, entrevoir.
àtrèvti, entrevue.
àtrenâ, entraîner.
àtrœvrî, i, entr'ouvert, e.
âtrœvrî, entr'ouvrir.
àtrâ, entrer. — Entrée. —
Mettre des àtr à une roue.
âtiiredj, entourage.
âtiirâ, entourer.
àtiirîiyedj , entortillage.
àtiirîîyi, entortiller.
àvèlmâ , envenimer, dans
le sens d'infecter de venin,
d'enflammer, en parlant d'u-
ne plaie : ^ na pe pra detr gerî
d se pîkûr, sô ma a pu àvèlmâ
k jèmâ, il n'est pas prêt d'être
guéri de sa piqûre, son mal
est plus enflammé que ja-
mais.
àvèlmâ, adj., venimeux,
euse ; vénéneux , euse : le
krepà sô àvèlmâ, les crapauds
sont envenimés ; — /!;{ epèn
iiu'ër sô pu àvèlmâ k le byàU,
les épines noires sont plus
envenimées que les blan-
ches,
àvœdî, enrouler du fil sur
20 âvï
une bobine ou toute chose
semblable.
àvi'yï, envahir.
àvàlâ (s), V., se dit d'un
feu qui brûle en s'étendant
rapidement ; c'est surtout
dans les buissons , le long
des haies où il y a de l'herbe
sèche que le feu sâvâl bien.
àvïrô , nm. , tarière : kc
bîigré d 6iiyô, se^ ebî sô eîfwetn
kmâ sel cvï ptsâ dà 1 pUu dà-
vïro, quelle bougre de souil-
lon, ses habits sont chiffon-
nés comme s'ils avaient passé
dans un pertuis de tarière.
— adv., environ; mpl., en-
virons.
àvtriinà, t, environnant, e.
àvïninâ, environner.
rivi , nf., cl le nnvî €u le
djii , elle a une envie sur la
joue, une tache provenant,
dit-on , d'une envie de la
mère pendant la concep-
tion.
âv-w
àvi (l'or), loc, détester :
e lie rà M muey €i âvi, il n'y
a rien que je déteste tant.
âvlîip, enveloppe.
âvliipà, envelopper.
ûvnimâ, envenimer, dans
le sens d'exciter unepersonne
contre une autre. V. àvdrnâ.
àvô€ô, abcès, anthrax.
àvônnœ^lâ ou âvôrmhlâ ,
vermoulu, e.
âvfilâ, envoler.
âvyâby, enviable.
âvyt, envier.
âvyu, /, envieux, euse.
âvweyi, envoyer.
avive, envoi ; employé en
langage burlesque dans la
phrase suivante : bôdjii viôsyâ,
vîvt'kî in àvwe k me nûr vo:^
âdwey , bonjour Monsieur,
voici un envoi que ma mère
vous andouille, pour : une
andouille que ma mère vous
envoie.
hàs
bâhà, nm. Le boire, dans
le langage des enfants : e vo
sô baba, il veut son baba.
bàfr, gifle.
bà-frer, beau-frère.
bàfrâ, bâfrer.
bàfrn, j, bâfreur, euse.
bâlèii, baleine.
bâlô, ballot.
bâô, bâô , bàbâô : baon,
baon, banbaon, mots chantés
en cadence, et tout en imi-
tant les mouvements du son-
neur tirant sur la corde, par
les enfants qui , dans leurs
jeux, cherchent à imiter le
son de la cloche ainsi que
les gestes du sonneur.
bà-per, beau-père.
base, adj., personne ou
bât
animal qui a le visage ou le
nmseau tacheté.
base, nom qui s'applique
aux animaux (surtout aux
moutons) et aux personnes
pour désigner celui qui a la
figure ou le museau tacheté.
Dans les deux cas , on dit
iniir base, museau tacheté.
bât^i , nf., espace compris
entre deux solives. — Au
moment de la récolte du
maïs, les plus belles grappes
sont proprement défaites,
c'est-à-dire dépouillées de
leurs glumes, à l'exception de
deux ou trois des plus solides.
Au moyen de ces quelques
glumes, les grappes sont
accouplées deux à deux, puis
22 M^
achevalées pendantes régu-
lièrement sur des échalas
placés longitudinalemcnt en-
tre les solives, de sorte que
les planches noires et enfu-
mées du plafond disparais-
sent cachées par un deuxième
plafond formé de grappes
riantes et dorées, qu'à juste
raison le paysan admire avec
fierté. — On donne aussi le
nom de hatel à la quantité
de grappes de maïs qui peu-
vent être accrochées entre
deux solives.
bàte^ beauté : le bâte né s
mèdj pe e le kèyrâ, la beauté
ne se mange pas à la cuille-
rée, ce n'est pas la beauté
d'une femme qui emplit la
cuiller dans un ménage.
bàtnâ, bâtonner.
hàtô ^ bâton. Avec bâton,
les bergers composent le
même et interminable chant
qu'avec etrô. Voy. ce mot.
lHi:(èn, basane ; — peau . On
dit, en parlant d'un pares-
seux : H e pb d sctâdr le bâ~èn,
il a peur de s'étendre la basa-
ne (la peau) en travaillant.
bâk
hà, nm. pi., ban -.âne
t€âpâ yœ bà dûmwèn, litt. on
a jeté leurs bans dimanche,
on a fait à l'église la publi-
cation de leur mariage. —
A la veille des foins et des
vendanges, le conseil muni-
cipal se réunit et fixe une
date pour l'ouverture de la
fenaison ou des vendanges;
jusqu'à cette date, les prés
et les vignes sont en bans, et
il est défendu de faucher ou
de vendanger.
bà, banc.
bâb'i, n, bambin, e.
bàbôe, bamboche.
bàbôeu, j, bambocheur,
euse.
bâd, bande.
bâdcdj\ bandage.
bàdâ, bander.
bàdl, bandit.
bàdô, bandeau.
bàdiil'lr, bandoulière.
bâk, banque.
bàke, banquet; c'est le re-
pas de midi ; va bâk ta, vwelc
medï k son, (allons) vons ban-
queter, voilà midi qui sonne.
bâkel , bancale. Voy. toli
et Mtrô.
bâkt'lâ, bancaler. — Mar-
cher à la façon d'un bancale :
le Ucr bàkt'l , la chaise ban-
cale, elle a un pied plus court
ou plus grand que les autres.
bàkct, banquette.
bâkt, r, banquier, ière.
bâknit, banqueroute,
bâkrntî, r, n., banquerou-
tier, ière.
bâktâ, faire le repas de
midi.
bàktu, j, n., banqueteur,
euse.
bave, nm., bcîton muni
d'une fente à l'une de ses
extrémités et dans laquelle
on introduit une poignée de
paille. Le bave se place à l'en-
trée d'un sentier pour indi-
quer qu'il est défendu d'y
passer, sous peine d'amende,
ou dans un champ où les
bestiaux ne doivent pas aller
pâturer.
bden, bedaine.
bdân, bédane.
bdjà, t, perdant, e.
bdjï, nm., sorte de poire.
bdju, û, perdu, e.
bên 2 3
bdju (perdue), nf., jeu de
billes où l'on se gagne mu-
tuellement ses billes. — La
bdju, c'est le jeu « à de bon »
des petits Parisiens. Par con-
tre, on joue souvent e drâ,
h de rien. Dans ce cas, on
se rend les billes une fois la
partie terminée.
bôdiik, vieille masure.
bén ou bèn, banne : né
bén dé pils, une bannée de
balle de blé ou d'avoine.
béknâdâ, passer son temps
à des travaux divers et de peu
d'importance; bricoler.
bèknâdu , j, celui ou celle
qui passe son temps à des
travaux sans importance; —
mauvais ouvrier.
bêkyi, lambiner. — Tra-
vailler avec la lenteur d'un
homme qui marche avec des
béquilles. — Grignoter.
bèkyu, y, lambin, e. —
Grignoteur, euse.
bênô , bégnet. — Grosse
tache d'excréments assez
fréquente sur le pan de der-
rière des chemises des en-
fants. Voy. krâpc et îmâdj.
24 hùr
bcr, beurre : sa dï bèr dû
lomô, e lîà n e gâr, ml sa n
à dï bô, c'est du beurre de
Lomon, il n'y en a guère,
mais c'en est du bon, pour
dire qu'une chose est rare,
mais qu'elle est de première
qualité ; — nf., bâcle. — Per-
sonne lourde et peu intelli-
gente : c/bs bùr, grosse bâcle,
grosse bête.
bêrâ, bâcler une porte ; —
s bèrâ, se heurter contre un
objet dans l'obscurité : nâ
lâtcn sa clc e po î m sa le bèrâ
hoir lu t€e, ma lanterne s'est
éteinte, et puis je me suis
allé buter contre le char.
bùrdol, femme bavarde.
bèrdolà, bavarder,
bèrdônâ ou tônâ, tonner.
bèrir (litt. beurrière), ba-
ratte. — Trou que les ber-
gers font dans les prés, autour
des fontaines, pour s'amuser
à battre le beurre avec des
bâtons.
bùrJàdâ, lambiner.
bêrlâdâ, flâner.
bùrJâdu, y, lambin, e.
Wrlàdu , ;', flâneur, euse.
bùi
bérlôk ou brèlôk, nf., outil
ou meuble mal ajustés : vey
bôrlôk, vieille bùrJôk.
bêrlu, n ou /, berlu, e.
bêrnîk, interj., bernique :
bârnïk, mkfilâ. Il n'y a que
dans cette expression, et
lorsqu'on parle de la fête pa-
tronale , la Saint-Nicolas ,
que le mot Nicolas est traduit
par nïkfilâ; dans tous les au-
tres cas on dit knla.
bïTtel, bretelle.
bùrtô, Breton. — Bègue.
— Gros flacon en fer-blanc
servant à mettre de l'huile.
bès, ruche. — Tête : gros
bês, grosse tète.
bêtd'lô ou mèteelô. Voy.
keiio.
bùterà, bûcheron.
bè/^'i, errer. — djlgâ. Woy.
ce mot.
kxyo, nm., sorte de gesse.
— Arc dont la corde est rem-
placée par une banded'écorce
de cerisier. Les bergers atta-
chent le bê:^yô à la mèche de
leur fouet et le font tourner
en l'air le plus vite possible.
Il en résulte un bourdonne-
hik
ment qui fait fuir les bes-
tiaux.
bœjnà (de bœjo), bouder
en baissant la tête comme
le busard au repos et à l'affût :
kàske t bâ'jèn àkn ? qu'est-ce
que tu boudes encore ? —
Voy. ehœjnâ et mu^â.
bd'jô, busard. — Homme
sournois.
bœrè, beurré.
bâ'te , tige de graminée :
el e le bœU a ku, il a la bœte
au cul, il va moissonner pour
la première fois de l'année.
Voy. mwhô.
bœUi (de bœt€), terme de
jeu ; mesurer avec une bœU
pour reconnaître, par exem-
ple, quel est le palet qui est
le plus près du but, de la
pâst. — Au fig., prendre ri-
goureusement ses mesures,
être très prévoyant : û bi
bœUi tô djû, môfè, tu as bien
calculé ton jeu (ton affaire),
mon fils.
bœUôt, diminutif de bâte,
nf., petit brin de paille : tïri
e béuôt , tirer à la courte
paille. — Lorsque deux en-
bây 25
fants sont en querelle, mais
qu'ils sont de même force
et n'osent pas s'attaquer, les
camarades qui tiennent tou-
jours à se payer le spectacle
d'un combat, mettent les
deux adversaires en présence,
sur l'épaule de l'un on place
une bd'Uôt, l'autre est défié de
la faire tomber, ce qu'il fait,
excité qu'il est par tout le
monde; alors la question
d'honneur est engagée à son
suprême degré : s'être laissé
enlever la bœt-eôt est une in-
sulte qu'il faut venger à tout
prix, et il s'en suit un véri-
table combat de coqs.
bœtln, nf., bêta : grà bœten,
grand bêta.
bœyi, regarder comme un
badaud, en ouvrant des yeux
gros comme des bœyô : kas ké
t bœy, Uervot, vot t depadji !
qu'est-ce que tu regardes ,
Uervot, veux-tu te dépêcher !
bdjô, nm., grosse chatière
de la porte d'une écurie ou
•d'une grange. — Ouverture
par laquelle on introduit de la
grange le foin dans le râtelier.
26 hên
hœyu, j, n., celui ou celle
qui regarde comme un ba-
daud.
bê, bain.
bènâ, V., séjourner pen-
dant un certain temps dans
l'eau. On met bâiâ les légu-
mes secs dans l'eau avant de
les faire cuire. — Nf., petite
pluie qui ne fait qu'humec-
ter le .sol.
bêiji, baigner.
bêiiu,j, n., baigneur, euse.
be ta (litt. beau temps),
nm., été : sbe ta, cet été.
bè, nf. , abée , réservoir
contenant l'eau destinée à
faire marcher un moulin.
be-fô, bas-fond.
be, adj., beau.
be-vâtr, bas- ventre.
bè, €, adj., bas, sse.
be, nm., bas, partie infé-
rieure.
begh, bécasse : ôlâ e le pes
è begh, aller à la passe aux
bécasses.
benedîksyô, bénédiction.
bènèdistîe , bénédicité : bé-
nédicité, nous sommes assez,
prions l'Enfant-Jésus qu'il
bU
n'en vienne plus. C'est ainsi
qu'un joyeux farceur dit son
bénédicité.
bénefîs, bénéfice.
bètmâ, bêtement.
b'etô, bêta.
bétôt ou betâdj, fém. debetô.
betùnà, bétonner.
betwln, bétoine.
bevu, bévue.
bebiy, babil.
bebîyedj, babillage.
bebïyâ, dj, n., babillard, e.
hebîyi, babiller.
berbu, ù, barbu, e; quel-
ques personnes disent berbuj
au féminin.
bebyol, babiole.
be€ ou be£tr, nf., endroit
bas, petit vallon.
bh't, baisser.
bhôt ou beteôt, bachelette,
rarement employé; ce mot
n'est d'ailleurs pas de Bour-
nois, mais des villages voi-
sins de la Suisse.
bcd, bette.
bedavcl {be dî vledj = bas
du village), nm., partie basse
du village de Bournois.Voy.
hôte.
bn
bedâveli , r, habitant du
bedàvel. Voy. koû.
bedînedj, badinage.
hailnâ, badiner.
bi'djol, bajoue.
bed-kot, poirée à corde.
bcdrâv, betterave.
bcg, bague : tcfurâ tô dwe
à ku dî Ue, tu as fourré ton
doigt au cul du cliat, dit-on
à celui qui porte une bague
par extraordinaire. — A Eix
(Meuse), on dit au cul d'une
chèvre.
beget, baguette.
begâr, bagare.
beku, nm., petite chau-
mière. Principalement la ca-
bane du charbonnier au mi-
lieu du bois.
bel, bal. Autrefois, au lieu
de faire un bal en planches,
on allait danser dans la prai-
rie ; il y a encore lu prâ kà
dâs, litt. le pré qu'on danse :
le pré où l'on danse.
bel (a), même sens que
bélmâ. e yâ d bel, il y est de
belle , il n'y en a pas du
tout.
bel, belle.
27
bcr
beUetr, bille.
belïvà , baliveau. Brin
d'herbe , épi , fil de barbe
épargnés par la faux d'un
faucheur mal habile ou par
le mauvais rasoir du barbier.
belîvâdedj, balivage.
bt'lîvâdâ, marquer dans un
bois les baliveaux avant l'a-
batage de la coupe.
belwern, baliverne.
bclïvernâ, baliverner.
belmà = il n'y a pas de
danger : l'ivrogne a-t-il laissé
du vin ? ah belmâ !
belô, ballon.
bennrôt , bau nette : t pnî
benérôt, un panier baunette.
bhi, bagne.
berà, barreau.
bera (de bar), clôturer un
terrain au moyen d'une
haie. — Circonscrire un mal
par des signes accompagnés
de certaines formules ou
prières. Malgré les progrès
de la science et de l'instruc-
tion, cette pratique est en-
core actuellement de mode
à Bournois. Dans presque
tous les villages il y a une
28 ber
personne qui possède ce pou-
voir de guérir. Comme les
druides, à aucun prix elle ne
divulgue ses secrets. C'est
un privilège dont elle dote,
à un moment donné, un de
ceux qui jouissent de toute
son estime et en qui elle
a une confiance absolue au
point de vue de la discrétion.
A Bournois, c'est mon père
qui était le « barreur » ; sa
réputation de guérisseur
était au dessus de tout éloge,
et à plusieurs lieues à la
ronde on avait recours à ses
bons soins; je l'ai vu en
maints cas obtenir des résul-
tats merveilleux. Voici la
liste des maladies qui peu-
vent être barrées et de quelle
façon :
Dartres. — L'opérateur
coupe à la partie inférieure
de trois tiges de blé, et sur
un nœud, trois bouts de
paille de la grandeur d'une
allumette. Avec chacun
d'eux il fait le tour de la
partie malade en appuyant
légèrement sur la peau ,
bh
termine par un signe de
croix sur le mal et jette
derrière lui la paille en la
faisant passer par dessus son
épaule droite. Tout en fai-
sant les signes, le barreur
dit, avec la première paille :
dartre des dartres, disparais
promptement, au nom du
Père et du Fils et du Saint-
Esprit. Avec la deuxième,
dartre des dartres, recule-toi,
au nom du Père et du Fils et
du Saint-Esprit. Enfin avec
la troisième, dartre des dar-
tres, va-t-en au fond de la
mer ou dans un désert inha-
bitable, au nom du Père et
du Fils et du Saint-Esprit,
ainsi soit-il. Alors, de même
que dans tous les cas sui-
vants, le malade récite cinq
pater et cinq ave en l'hon-
neur de la mort et passion
de N. S. J.-C, et la guéri-
son ne se fait pas attendre.
Quand il s'agit d'un animal,
c'est, bien entendu, le pos-
sesseur de la bête qui récite
les prières.
Foulures et entorses. —
btr
Avec le pied gauche on fait
trois fois un signe de croix
sur la partie atteinte en
disant, les deux premières
fois : en terre, pars en terre,
sur en terre, bienheureux
saint Biaise te guérisse. La
troisième fois, on ajoute, par
le bienheureux saint Biaise
sois-tu guéri.
Brûlures. — Sans faire de
signes, on dit : feu, feu, feu
de Dieu, retire ta chaleur
aussi promptement que Ju-
das perdit sa couleur quand
il eut trahi N. S. J.-C. au
Jardin des Oliviers. Va-t-en
en terre pourrir, car elle aura
plus de force pour te sup-
porter que la personne que
tu fais souffrir.
Maladies des yeux. — Avec
trois signes de croix sur le
mal : Je m'en vais par les
champs guérir. J'ai rencon-
tré N. S. J.-C. qui m'a dit
« soignez et priez , guéris
vous serez », bienheureuse
sainte Clair nous aider.
Puce tua ligne. — En fai-
sant successivement des si-
her 29
gnes de croix sur le point
enflammé, on répète deux
fois : sôrez, barrez, bienheu-
reux saint Biaise te guérisse.
Au troisième signe : par le
bienheureux saint Biaise,
sois-tu guéri.
Pe mal (litt. laid mal,
chancre). — Pe mal, gros
mal, louqûes, touva, je te
conjure de sortir du corps
(ici le nom de la personne
malade), et de t'en aller en
terre, pourrir, car elle aura
plus de force pour te sup-
porter que la personne que
tu fais souffrir.
Coliques. — Dans ce cas
seulement le barreur peut
opérer à distance et sans
signes. Voici la formule : Je
te conjures de sortir du
corps (nom du patient),
aussi promptement que Jo-
seph d'Arimathie descendit
le corps de N. S. J.-C. et
t'en aller en terre, pourrir,
car elle aura plus de force
pour te supporter que la
personne que tu fais souf-
frir. Vov. niied.
30 bt-r
berbélô, petits boutons qui
recouvrent parfois la hingue
du jeune veau et l'empêchent
de téter. On fait disparaître
ces boutons en les coupant
avec des ciseaux et en frot-
tant ensuite fortement la
langue de l'animal avec du
gros sel.
bèrbâ, barbé, e ; — élaguée.
berbâ, barber; — élaguer.
bèrbâr, barbare.
berbîte ou berbïe, barbiche.
berbi, brebis.
berbiitedj, barbotage.
berbîi, nf., salsifis.
bere (de bâr), râtelier.
beregwïnedj , baragouinage.
beregujïnâ, baragouiner.
bcregwtnu, j, n., baragoui-
neur, euse.
beregwl, baragouin.
berek , nf. , barraque. —
Gros bœufs qui mangent
dans un repas une quantité
de foin telle qu'elle suffirait
pour emplir une barraque.
Cette comparaison peut s'ap-
pliquer à d'autres animaux.
berekmâ, barraquement.
berîkàdâ, barricader.
bh
bmkâd, barricade.
bcnr, barrière.
berlâ, nf., contenu du râ-
telier.
berlô, nm., porte de jardin
faite comme une claie.
bcrô, baron.
bcrûmâtr, baromètre. —
Masse de morve qui monte
et qui descend, comme un
baromètre, sous le nez d'un
enfant malpropre. V. teàdcl.
berun, nf., baronne.
besïnâ, v., bassiner.
bhl, nm., bassin. — Sorte
de casserole en cuivre munie
d'unelonguequeueà crochet
et dont on se sert pour puiser
l'eau à la fontaine.
bhkul, bascule.
beskulâ, basculer.
bhnâ, nf., le contenu d'un
bassin à queue.
bhtrîg, bastringue.
bhtîinâd, bastonnade.
betà, battant. — Enfant
destiné à être pris par les
quatre membres pour frapper
sur la cloche au jeu de la
clochette. Voy. kyèteôt.
betèni, baptême.
bet
beteJéyâ, bataclan.
beteyô, bataillon.
bctây, bataille.
betâyi, batailler.
betâyu, /, batailleur, euse.
betî, Baptiste, nom d'hom-
me. Voy. bètlst.
bcfismà , baptismaux : fô
bètïsmà, fonds baptismaux.
On dit plus souvent le fô d
bètèin, les fonds de baptême.
betî6t, nf., batiste. — Bap-
tiste, nom de femme.
betî:(t, baptiser. Insulter
quelqu'un en lui donnant
une foule de noms injurieux :
ï là betï-^i kmâ fa (Jîmà e fa),
je l'ai baptisé comme il faut,
je lui ai dit toutes les choses
désagréables qu'il méritait.
bt'tô, nm., certaine quan-
tité de chanvre tressé en
natte.
betr, battre.
betn, batterie.
hetu, j, batteur, euse.
betù, u, battu, e.
betû, béton.
betur, babeurre. — Rixe :
le bûb sô su, el î vo evioe d le
betur se swe, les garçons sont
bey 3 1
saouls, il y veut (il veut y)
avoir de la batterie (bataille)
ce soir. — S'emploie comme
sobriquet.
bev, bave. Voir djôf.
bhèrdedj, bavardage.
bevcrdâ, bavarder.
bevet , bavette : le bevet dî
kûrî, la bavette du curé, son
rabat.
bh'â, baver. — Bavarder.
bh'âr, d, bavard, e : te t
bevâr. — si so i bevâr, î nâ
jeniâ bèvâ dâ ton ekey sa le
rlevâ, tu es un bavard. — Si
je suis un bavard, je n'ai ja-
mais bavé dans ton écuelle
sans la relaver.
bevôle, bavolet.
bevu , j, baveur, euse.
bevur, bavure; ■ — épis qui
échappent de la gerbe.
bey, bail.
beyî, bailli. — H y a vingt-
cinq ou trente ans, on trou-
vait encore au village quel-
ques vieilles personnes qui
prononçaient belyî.
beyî, bailler. — Donner.
bèyu, j, donneur, euse.
beyûnet , baïonnette ; les
3 2 bât
vieilles personnes disent be-
lyiinct.
bhàr, bazar. — Fatras.
bâk , interj., qui marque
le dégoût; employé le plus
souvent avec pivï et en gron-
dant un enfant ( voy. ce
mot) : pwi bah In sâl, e môîr
sô ku, pouah bâk le sale, il
montre son cul.
bâl, bêlement : viuckî
nôt berbï , yàià 6ô bâl , voici
notre brebis, j'entends son
bêlement.
bâl, nm., balle de fusil :
7 bâl dé pyô, une balle de
plomb.
bâl a, bêler.
bâr, haie. — Barre. —
Signes que fait une personne
autour d'une plaie en réci-
tant certaines prières. Voy.
berâ.
bârb, barbe. Au fig. : fâr
le bârb e kekfi, fiiire la barbe
à quelqu'un, le surpasser.
bât£, bâche, grosse taie de
toile remplie de paille qui
sert de matelas au paysan.
Quand une personne meurt,
on brûle la bât€ de son lit
bid
dans un endroit déterminé à
l'entrée du village.
bât€ôt , nf., petite bâche
remplie de paille sur laquelle
on couche les enfants au
berceau.
bâta, bâtard. Voyez k^iiô.
bâtâdj, bâtarde. Voy. kèiiôt.
bâti, bâtir : / ni vo pe bâti,
je n'y veux pas bâtir, je n'y
resterai pas longtemps.
bâtU, bâtisse.
bâtUu, j , celui, celle qui
bâtit.
bâto, bateau.
bâyi, bâiller.
bâyô, bâillement.
bâyô ou bâlyô, bâillon.
bâyu, j, bâilleur, euse.
bâyiinâ ou bâlyûnâ, bâil-
lonner.
bï, bis : dl pc bi , du pain
bis.
bïbï (bibus), jouet, dans le
langage des enfants.
bîblô, bibelot.
bibrô, biberon. Voy. tôsilr
et tôstirôt.
biby ou bibh', bible.
bi€tiin, bistouri.
bidc , bidet. — Le numé-
bîk
ro I au tirage au sort : t'I e
remnà bide, il a ramené bi-
det, il a tiré le n° i .
hïdjû o u bipt , bijou.
bîdjuti, r, bijoutier, ère.
bîdô, bidon. Voy. pfitkà.
b'ifâ, biffer.
bip, buffet. Quand une
jeune fille se marie, elle doit
avant tout apporter en mé-
nage un buffet garni de linge,
c'est ce qui constitue son
trousseau. Un jour ou deux
avant la noce, on conduit ce
trousseau chez le futur sur
un char décoré avec une jolie
branche de sapin ou de char-
mille enrubannée.
bîgenî, bigarreau.
bîgô , t , bigot , ote. —
Avoir les doigts bîgô, avoir
les doigts engourdis par le
froid.
bîgntrt, bigoterie.
bîj, bise, die sa die bïj : de
la 6à de la bise, du côté de la
bise, de l'est.
bîjô, î, griset, ette.
bîk, chèvre. Voy. bïkôt ,
bôbôn, kèb , kôb, kîbr, kàbr,
kôbôt, mut.
RoussEY. — Glossaire.
bîr
33
bîkâ, embrasser : vJ îki M
t bîk , viens ici que je t'em-
brasse, bôkâ dans plusieurs
villages des environs.
bîkô, t, biquet, ette.
bîkiitâ, baisoter.
bll, bile.
bîlu, j, celui, celle qui se
fait de la bile.
bîskèyî, biscaïen.
bîskâ, bisquer : sa pu lu
fâr c bîskâ, c'est pour le faire
(à) bisquer.
bîskïuî, biscuit.
bît-e, biche.
bîviuek, bivac.
bîviuekâ, bivaquer. Voyez
djokâ.
bîyâr, billard.
bîyo, pou, dans le langage
enfantin. Voyez gàbîyo , gré-
du€, grènedi, ertîyer.
bî^^bîyÇa), loc, en bisbille.
bi , ruisseau : djùr a bt ,
jouer au ruisseau , celui
« qui y est » poursuit ses
camarades, ceux-ci ne doi-
vent lui échapper qu'en sau-
tant d'un bord du ruisseau
à l'autre.
bir, bière.
3
34 bit'
în, bien.
b'ifûlêr, bienfaiteur.
bJfâ, bienfait : sa pu lu bi
fâ, c'est (pour le) bienfait,
ou sa pu dï bl fâ, c'est (pour
du) bienfait.
b'inèrd', :^, n., bienheu-
reux, euse.
bllo, bientôt.
b'ivnu, u, bienvenu,, e.
bkèy, béquille. S'emploie
comme sobriquet.
bkêyi ou bêgyi, bégayer.
blâdé, blaude. En langage
burlesque , chemise d'une
jeune fille.
bJœ (jiô de) ou blu (nd dé) ,
nom de bleu. C'est le juron
familier des petits, de ceux
qui n'osent pas encore jurer
ouvertement.
bleg, blague : rU-à-bleg,
riche-en-blague, bavard ex-
traordinaire.
blegâ, blaguer.
blegu ou bûgèr, blagueur.
blcguj, blagueuse.
blero, blaireau : le blero sùsà
yêt gr†luve, les blaireaux
(vivent de leur graisse), su-
cent leur graisse l'hiver —
bô£
vey blero : vieux blaireau ,
terme injurieux à l'adresse
d'un vieillard.
blJ, bélier : te i bh ma
tûnâ, tu es un bélier mal cas-
tré, terme injurieux.
blôt, belette : yâ vu n blôt,
e xj '^'0 pyor, j'ai vu une be-
lette, il 3' veut pleuvoir. On
prétend que les belettes ne
se montrent le jour que lors-
que le temps va changer.
blôtâ (de blôt), manger un
œuf en le gobant, c'est-à-dire
à la façon de la belette. Voy.
kûkûtâ,
blo€ , prune quelconque ,
mais plus spécialement le
pruneau.
blbe'i, arbre qui produit des
blbe, c'est-à-dire des prunes
dont on ne dit pas le nom.
blu, myrtille. — Se dit byôt
à Etrappe, petit village à une
lieue Est, de Bournois.
/'/vi:^, blouse.
hua, bùn ou ben, nf., ban-
née, le contenu d'une banne.
bôbiu'in, bobine.
bô€, bêche.
bô€â^ bêcher.
bôl
bô£edj, bêchage.
bô€u,j, bêcheur, euse.
bôgedj, bagage.
bôky bec.
bôk e bôk, bec à bec : e s 60
ràkôtâ bôk e bôk, ils se sont
rencontrés bec à bec, nez à
nez.
bôkâ, V., se dit d'un vête-
ment mal fait, qui s'avance
en pointe où il devrait s'a-
dapter parfaitement sur le
corps. — Embrasser. —
Becqueter. Voy. bïkâ.
bôkôt (fàr), de bôkâ, em-
brasser. Au jeu de quilles, se
dit d'une boule qui n'a pas
assez de force pour faire tom-
ber une quille et qui s'arrête
au pied après l'avoir bôkâ
(embrassée). C'est un dés-
honneur pour un joueur que
de faire bôkôt, car la fierté
d'un jeune homme vient
surtout de sa force,
bôl, bol.
bôlâ, balancement : œ me^i
efâ, ke t-eèmï, lu teef::^ de bôlâ
€î fo k y a kru k no:(^ ôl'i vô^â,
heu, mes enfants, quel che-
min ! le char faisait des ba-
bôt 35
lancements si forts que j'ai
cru que nous allions verser.
bôlâs, balance.
bôlàsi, balancier.
bôUfr, lèvre extraordinai-
rement grosse.
bôlûtâ, balotter.
bônepcrtïsf, bonapartiste.
bônh, bonasse.
bôjûr ou bànir, bannière.
bôrbiitâ ou berbîitâ, barbo-
ter.
bôrhiitu , j ou berbntu, j,
barboteur, euse.
bôrblueycdj, barbouillage.
bôrdjèn, bergerie. — Gran-
de troupe de bestiaux quel-
conque.
bôrdjèrô, t, bergeret, ette.
bôrdjî, r, berger, ère.
bôrey, baril. — Ventre. —
Gros mangeur.
bôreyô , barillet. — Celui
qui est affligé d'un gros
ventre.
bô6â, t, jumeau, elle. —
Se dit aussi des amandes et
des noisettes qui contiennent
deux noyaux.
bôtî, bottier.
bdnn, bottine.
36 hbl
ho, bois. — Squelette. H
à gro d bo : \\ est de gros
bois, il a de gros os.
bobln , bobine. — Sobri-
quet d'une femme dont le
mari s'appelle Boby : sa Je
bobln h le dï, c'est la bobine
qui l'a dit, c'est la femme de
Boby qui l'a dit.
bôdjâ, border.
bodjur, bordure.
bol, boule. Au jeu de quil-
les , on appelle ne bel bol ,
une belle boule, une boule
lancée avec force et adresse
et qui arrive sur les quilles
en rasant le sol.
ho le keb (litt. bois la chè-
vre), chèvrefeuille.
bolâ (Iht. bouler), rouler
en boule. — Aplanir les
terres nouvellement semées
avec un bôlo (rouleau).
holi (litt. boulier), celui
qui est chargé de redresser
les quilles et de renvoyer les
boules aux joueurs.
bolô, rouleau pour aplanir
le labour.
bolôt , boulette. Désigne
surtout le jaune de l'œuf :
bôs
à n po pè tnêdji tnpyl d bolôt
du kœ du sa bwer, on ne peut
pas manger tout plein (beau-
coup) de jaunes d'œufs cuits
durs sans boire.
bon, borgne.
boni, boni.
bô, bon ; employé avec le
verbe sentir, cet adj. s'ac-
corde avec le nom : el n sa
pe bwen , elle ne sent pas
bonne.
bô, bon.
bob, bombe.
bôbàs, bombance.
Mv;-A';//J, bombardement.
bôberdâ, bombarder.
bôbâ, bomber.
bôbâdj, guimbarde.
bôbô, bonbon.
bôbôn, bonbonne.
bôbùmr ou bôbôn'ir, bon-
bonnière.
bôd, bonde. — Pierre aussi
ronde que possible, pouvant
être lancée d'une main, et
servant pour jouer à la gelt.
Voy. gelt.
bôdâ, bonder.
bôdjti, bonjour.
bôswe, bonsoir.
brà
bôswer (bonsoir), juron
familier qui s'emploie pres-
que toujours avec 25 : vit si
ou vit se bôsiuer, vingt-cinq
bonsoirs.
bdtt, bonté.
bràtâ , faire changer brus-
quement une voiture de
direction et souvent dans le
but de l'arrêter. En sortant
la voiture de la grange, c'est
la personne qui tient le tïmd
ou le îîmô qui brat ; èrâ^mâ
ksô tee sa bràtâ à desàdà e sre
ôlâjusk à d^u deprâ, heureu-
sement que son char s'est
bràtâ, il serait allé jusqu'au
bas des prés.
brâkâ , nm. , désigne les
deux grosses perches ayant
de 20 à 25 centimètres de
diamètre que l'on place sur la
voiture lorsqu'on veut y char-
ger un corps très lourd, de
grosses pierres, par exemple.
bràlA, branler. — Balan-
cer : là Imt'l dé niô kûtc bràl, la
lame de mon couteau branle ;
le bôrdji s brâlâ epre /!:( ârb ,
les bergers se balancent après
les arbres ; suû bràl hnâ le kn
brâ 37
dèn vet€, cela branle comme
la queue d'une vache.
bràïkwet ou bràlkâ (litt.
branle-queue), bergeronnet-
te : / se i ifi d bràïkwet levûske
ye du à k kiivà tûdj e grâ fô€,
je sais un nid de hochequeue
où il 3' a deux œufs qui cou-
vent toujours à grand'force.
Il s'agit des testicules couvés
par le membre viril. Les en-
fants disent cela sous forme
de devinette ou d'attrape à
leurs camarades plus jeunes
qu'eux.
bràh'ir, branloire. — Es-
carpolette. Quand on fait
une grange neuve en marne,
on y installe une bràlnr. Les
enfants et les jeunes gens ac-
courent pour se balancer.
Sous les pas de la remuante
jeunesse l'aire est battue,
affermie , et le but du pro-
priétaire est atteint.
bràt€, branche.
brâtd'dj, branchage.
bràteeyi ou brât£Î , bran-
cher.
brât€Ôt, diminutif de bran-
che.
38 hrû
bràt£u, y, branchue, e.
brèsàlâ, brouillasser.
brédjî ou berdjî, nni., petit
espace réservé aux moutons
dans l'écurie et fermé par
une cloison en planches.
brédjî, plant de vigne qui
donne de gros raisins noirs
à peau très épaisse.
brédweyâ,dj, bredouillard,
e.
brèdweyi ou berdweyi, bre-
douiller,
brêkol, bricole. — Champ
de peu de valeur et dont le
terrain est aride. Voy.frédttr.
brékôlâ, bricoler.
brékyt, bricoler.
brékyu^j, celui, celle qui
bricole.
brêRyd , nm., brindille,
broutille.
brêst, bercer.
brèsu, y, berceur, euse.
brésîir ou brùsûrôl , sorte
de table sur laquelle on met
le berceau pour pouvoir ber-
cer facilement.
brêsûr. Voy. brùsiirdt.
brèt€, broche. — Aiguille
à tricoter.
brè
brèî€e, brochet.
brétii , brochée, quantité
de mailles enfilées dans une
aiguille à tricoter.
brêt€ôt, brochette.
brètnâ, bredouiller. — Par-
ler comme un Breton.
brètnu, y, bredouilleur,
euse.
brève, brevet.
brêz'tâ, breveté, e.
brêy, sorte de gros loquet
en fer.
bréyf, brailler, beugler. —
Se dit surtout du cri des bêtes
à cornes : le bet bréyâ, efà 7}
btyn e mêdjî , les bêtes brail-
lent, il faut leur donner à
manger. — Fermer une porte
avec le brty.
brôyô, braillement, beugle-
ment : e fuie de bréyô hnà sa
levé liwâ, il foutait des brail-
lements (comment) comme
si on l'avait tué.
brêyô , gros tonneau ser-
vant à ramener la vendange
à la maison.
brêyu, y, brailleur, euse.
brê:^â, terme injurieux é-
quivalant à rosse.
bre
brê^ï, nm. , viande de bêtes
à cornes salée et séchée par la
fumée. On fait du /^r^*:^/ avec
la viande de chèvre et de
veau ; par comparaison on
dit : siihu! (pour sitle a cuï)
60 k di bi'é:(i, cela est aussi sec
que du brè^ï. — bo d brê^ï ,
bois de Brésil.
brada, t, brûlant, e.
brœlâ, brûler.
brd'lko (litt. brûle-cou).
Malaise de l'estomac accom-
pagné de fortes sensations de
chaleur dans l'estomac et
l'œsophage; ce malaise est
causé par le pain d'orge et
de seigle.
brddô (brûlot), nm., eau-
de-vie brûlée avec du sucre :
e ne râ pu pesa le rûm hnà i
bdbrélô, il n'y a rien pour
faire passer (la) le rhume
comme un bon brâ;lô.
brœlu, j, brûleur, euse.
brœlur, brûlure.
brœyi , tricher.
brœyu , j, tricheur, euse.
bre, bras.
brehinedj ou brt'kôncdj, bra-
connage.
brâ 3 9
brt'knnâ ou brekônâ, bra-
conner.
brckuni ou brekôm, bracon-
nier.
brhà, cochon de la Bresse.
bresj, brassée : no reniesl lu
fiuè e lec;ros brest, nous ramas-
sions le foin à (la) grosse
brassée.
brhô, armon.
bretér , ambidextre. —
Homme très fort.
brî'yi, bro3'er : breyî lupepe,
broyer les pommes de terre
destinées à faire le pepe. —
Par comparaison, patauger
au milieu des champs. —
Marcher lourdement.
breyô, gâteau que fait la
ménagère avec la pâte qui
reste au fond de la maie et
qu'elle pétrit de nouveau
avec du lait; elle rebroie les
restes de pâte, d'où le nom
de brtyô. — gro brtyô : gros
bnyd, celui qui a le pas lent
et lourd. Voy. breyn.
brtyu, j, broyeur, euse.
brâj, braise : n brâj, une
braise^ charbon enflammé et
isolé ; — yâ elmà me pîp demi
40 /'/-/
n hrâj, j'ai allumé ma pipe
(d')avcc une braise, avec un
charbon.
/'/7/y'l, brasier.
brânià , adv., beaucoup;
assurément; vraiment : V02^
e brâmà mcdj'l de slcj? vous
avez certainement mangé
beaucoup de cerises ? —
hrmm'i , va krét kel a dfn ?
vraiment, vous croyez qu'il
est dehors ?
brâv, brave.
bràyà ou brâyâr, braillard.
brâyâdj ou brâyerd, brail-
larde.
bnd , bride. — Bande de
cuir qui s'adapte sur les sa-
bots de femmes particulière-
ment.
brïdôt, diminutif de bride.
Bride en fer servant à main-
tenir l'âge de la charrue entre
les deux roues.
bndô, bridon. ^
brïgà, brigand.
brîgedî, brigadier.
brïjî die, brisée d'herse,
surface que peut aplanir une
herse en traversant longitu-
dinalemcnt un champ.
brl
brip, briser. — Passer une
première fois la herse sur un
champ labouré. — ne bnjt
du, une brisée de herse. —
mô t€à nà pe ôrteï, î ne rà fâ
kèd lu bnjt, mon champ n'est
pas hersé, je n'ai rien fait
que (de) le briser. Pour qu'un
champ soit hersé, il faut que
la herse ait passé deux fois à
la même place.
bnju,j, briseur, euse. —
Les lettrés disent aussi bnjui^
au féminin.
brîj-tu, brise-tout. — brij
Je, brise-fer. Enfant turbu-
lent.
brij-và, brise-vent : lu brïj-
vâ dï kàtîini, le brise-vent du
cantonnier.
bnk, nf., petit morceau
d'étoffe servant pour le rac-
commodage : yâ vit n brïk à
ku d sô pâtt'lô, j'ai mis une
brique (une pièce) au cul de
son pantalon.
brïkc , briquet. — Gros
morceau de pain.
bnkôt , nf., diminutif de
bnk. — Femme dont les
habits sont tellement ra-
hrô
pièces qu'ils ne sont plus
qu'un assemblage de brïk.
brîsk, brisque : bïskê, bïsk,
tnân hi' piue, bisque, bisque,
tu n'en aura point.
bny'i, briller.
bn, brin.
bnd\Uj, brindzingue : cl a
dâ le brtd:(lg, il est dans les
brindzingues , il est en ri-
botte.
brôk, femme bavarde, can-
canière.
brôkâ, V., onomatopée dé-
signant le bruit que fait une
arme à feu qui rate : sô fu:;ï
e brôkâ, son fusil a raté. —
Broyer, écanguer le petit
chanvre ou le lin avec la
brôhùr.
brôkùr, macque.
brôkù , petit chanvre trop
long à tiller et dont on en-
lève l'écorce au moyen de
la broie.
brôtkî, brodequin.
bro, gui. C'est le régal des
chèvres.
broda, broder. Il y a une
trentaine d'années , dans
beaucoup de familles , la
brô 4 1
broderie constituait une pré-
cieuse ressource pendant l'hi-
ver. Les jeunes filles bro-
daient des rideaux venant
surtout de Tarare. Une bon-
ne brodeuse pouvait gagner
de I fr. à i fr. 50 par jour.
Aujourd'hui la chose est
complètement tombée.
brodr'i, broderie.
brodu , /, brodeur, euse.
brolâ, brouter.
brotu, j, brouteur, euse.
brôeik, bronchite.
brôd, nf., rejet qui pousse
sur la tige du chou après que
l'on en a abattu les feuilles.
On en fait d'excellente soupe
en hiver.
brôdènmâ, bourdonnement
— Bruit que fait une pierre
lancée vigoureusement sur
une route.
brôdnâ, bourdonner.
brôdô ou frôdô, frelon. —
Jouet fabriqué avec un os de
mouton percé au milieu et
dans lequel on passe une
corde qui sert à lui imprimer
un mouvement de rotation.
— Neige : betïyô c lâteî se
42 hru
biôdô, Batillon a lâché ses
frelons, il neige, les frelons
blancs sont lâchés.
bettyô
frôdô
trên kulôt
e va le ryôt :
Batillon
frelon
traîne culotte
aval la ruelle,
insulte à l'adresse du vieillard
appelé Batillon et que les
enfants lui criaient en le sui-
vant de loin.
brÔt€~i, broncher.
bru, bru.
bru, bruit.
bruên, nf., coup de collier.
bruina, faire de vigoureux
efforts par intermittence.
brur, V., bruit que fait la
pluie sur les feuilles en tom-
bant : an âtà brur^le pycëdj,
on entend bruire la pluie.
brusk, brusque.
bruskêmâ, brusquement.
bruskâ, brusquer.
brut, brute.
brutel, brutal, e; même
forme au pluriel.
bru
brutelï:Q, brutaliser.
brutelmâ, brutalement.
bruytr, bruyère.
bruyôe, brioche.
bruyôt, brouette. — fâr le
râ d bruyôt, faire la roue de
brouette. Am usement auquel
se livrent les petits bergers
dans les prés à pente rapide;
le corps pelotonné, la tête
baissée sur la poitrine et se
tenant le bout des pieds, ils
se laissent rouler du haut en
bas du lieu qu'ils ont choisi.
bruyôtâ, brouettée.
bruyôlâ, brouetter.
bruyôt u , / , brouetteur ,
euse.
brti, n, brun, e : e le brun
dï sîue, à la brune du soir.
brnnt't , brunette. — La
femme ou la fille d'un hom-
me qui s'appelle Brun.
brùnî, brunir.
brîi€, nf. pi., reste de foin
ou de paille que les animaux
poussent généralement dans
un coin de la crèche, soit
qu'ils manquent d'appétit ou
que la nourriture soit mau-
vaise. — Déchet du tabac à
I
hue
priser quand on le râpe. —
e nne pu pe n brne, il n'en a
plus du tout, pas un brin.
brii€è, vapeur; — buée :
le bni-eè d Je iiicnnit, la vapeur
qui sort de la marmite.
briienâ , bouchonner : â
brû£èn le bit kâ cl sô mêyi pu
kèl n etrepï pwe d ma, on
bouchonne les bêtes quand
elles sont mouillées pour
qu'elles n'attrapent point de
mial. — On bouchonne vi-
goureusement et souvent le
bétail que l'on veut amener
vite au changement de pe-
lage et à l'embonpoint.
brû-eôt, brosse.
bruyesi, brouillasser.
brûyt , brouiller : lu ta s
brùy, èl ï vopyor, le temps se
brouille, il (y) veut pleuvoir.
bnlyâ, brouillard : el a deu
le brûyâ d le mâr, il est sur
les brouillards de la mer, il
est très loin, au diable, dis-
paru depuis longtemps, per-
du pour toujours. Voy. rnâ.
brîiyî, brouiller,
bu€Î, bûcher.
bueu, j, bûcheur, euse.
buddje ou budje, budget.
biirelist, buraliste.
burct, burette.
burl, burin.
buro, bureau.
busk, buse.
but, butte.
buta, buter. — Débuter
au jeu pour savoir qui jouera
le premier. Voy. pâst.
butor, butor.
buvët, buvette.
bw^, buse; employé seu-
lement dans l'expression gros
bu^.
bu , bœuf et bœufs. —
Lessive : vôeâ le bu, verser
(couler) la lessive.
ImrMpèn, nf., merisier.
bukedj, bocage, nm., pier-
res que les carriers jettent
au rebut.
buJéyâ, boucler; ampouler.
burï , tout petit canard :
e fâ d lâv e burï aeïto le petsâ
de krœte, il faut de l'eau aux
buri aussitôt qu'ils sortent
de la coquille.
burlcmyôt ( litt. bourre
(pousse) la mie ) , enfant
glouton dont la principale
44 ^^'^
préoccupation est de se pous-
ser de la mie avec tout ce qui
s'en suit dans le fond de la
bouche.
hirl^ , r, bourrelier, ère.
buskulâ, bousculer.
hisôt (litt. petites bosses),
nf. pi., petite vérole.
hiit-à-tre, boute-en-train.
bîit€Ôy petit bout.
butèyôt , petite bouteille,
butïHy, boutique.
bntnâ, bourgeonner.
butô d gét (litt. bouton de
guêtres), nm., centaurée ja-
cée.
butô, bouton.
but-ru, nm., grosse pierre
placée au tournant d'un che-
min, à l'angle d'un mur, pour
garantir celui-ci des voitures.
buvlyô, bouvillon.
bîL^, bouse.
bîi, bout.
bûbôt, nf., scops : le bûbôt
jà yèi iiî dèvii d le medj, les
scops font leur nid avec de
la merde.
hûbû , robe , en langage
enfantin.
l>iU, bourse : se Inie a pyen
hik
d vœd , sa bourse est pleine
de vide, il n'y a rien dedans.
— Scrotum.
biidâ (litt. bouder), faire
le poltron, reculer.
bfidïmir, nf., sorte de pe-
tit entonnoir servant à in-
troduire le sang dans les bo-
yaux pour faire le boudin.
b-iidî , boudin. — Repas
qu'on fait quand on tue le
cochon : el a a biuiJ te'i djÔ:;e,
il est au boudin chez Joseph,
il est allé fêter la mort du co-
chon. — Rouleau de laine
assez semblable à un boudin,
que les femmes préparent
ainsi avec des cardes pour
que le filage soit plus facile.
— Terme de fenaison. Lors-
que le foin est à demi sec, on
le met en boudins au moyen
d'un râteau.
bîuij} ou bîijl, bougie.
bîidjô (/>0' P^^*^ ^'^o'^-
bîifô, t, n., bouffi, e.
bufô, bouffon.
bngrâyô (de bougre), syno-
nyme de bambin.
b/ikà , boucan.
bfike, bouquet. — Tache
h-fll
de famille. — Nom d'un
bœuf tacheté. — La dernière
voiture de foin ou de blé qui
clôt la rentrée des foins ou
de la moisson et que l'on ra-
mène surmontée d'un ra-
meau fleuri et enrubanné ;
la mode de mettre un bou-
quet se perd, mais le nom
reste pour désigner la der-
nière voiture que l'on rentre
d'une denrée quelconque.
hûlâ byœ (litt. bouquet
bleu), nm. On désigne spé-
cialement sous ce nom le
bleuet et la vipérine. Voy.
pyème.
bîikî ou hûkô, nm., tache
de gourme à la figure.
hukô, bouc. V. bûki.
bûlîôt, ni., sarrasin.
bïiliy , boucle. — Am-
poule.
hiiJlyâ , boucler. — Am-
pouler.
bîiliyôt , petite boucle uti-
lisée dans les habits de fem-
mes, c'est le complément du
krêUô.
bûlàdji, r, boulanger, ère :
no:(^ à 7 bô mônî, e no fâ di pè
bûr 45
a£ï byâ k dï pè d bùlàdjt, nous
avons un bon meunier, il
nous fait du pain aussi blanc
que du pain de boulanger.
biilàdjn, boulangerie.
bûldôg, bouledogue.
hllt', boulet.
biilï, bouilli. Il y a dix ans
seulement, les gens de Bour-
nois nemangeaientdu bouilli
qu'une fois par an, à la fête
patronale; aujourd'hui on va
à la boucherie à propos de la
moindre réjouissance.
bnllgâ, tracasser.
bîilô, boulon.
biilversèmà , bouleverse-
ment.
bûlversA, bouleverser.
bûr, bourre.
hiirb, boue.
bûrbe, bourbier.
bûrbeyi, vn., faire de la
boue : le Unit bîlrbtyâ am bi
k le Uâ, les chemins sont
remplis de boue aussi bien
que les champs.
bîirbî, bourbier.
bûrbu, y, boueux, euse.
bûrbtueyî ou bôrbweyt , v.,
barbouiller.
4é bnr
bûrbiueyuyj ou bôrbweyu, j,
barbouilleur, euse.
hùrdjhiâ, bourgeonner.
biirdjô , bourgeon. Voy.
rdjâ£ù .
biîre, collier du cheval pour
l'attelage.
bûrâ, poussée.
bilrâ, pousser ; — emplir.
— Au'jeu , lancer la bille en
faisant un mouvement de
main en avant au lieu de la
laisser reposer sur le sol : hi
djurâ pu devîi tzue, te î hurii,
je ne jouerai plus (d') avec
toi , tu es un bourrcur, tu
bourres en jouant.
bïiràte, bourrache.
bïirik, bourrique.
bûrlô, gros champignon
qui croît spécialement sur
les noyers en forme de gâ-
teau : Sîihuj (s-ulc à àef) sa k
dî bûrlô, cela est aussi sec
que du bûrlô.
bûniî'ki, /', celui, celle qui
est de Bournois.
biirôt, cane.
biiru, piston d'une canon-
nière en sureau. — Celui
qui bourre au jeu de billes.
bûs
bûrîitâ, V., bruit que font
les canards en barbottant.
bûryâ, d, celui, celle qui
maltraite quelqu'un , mais
surtout les animaux. —
C'est le synonyme de bour-
reau.
bfiryâdâ , tourmenter. —
Faire souffrir comme le ferait
un bourreau.
bîisbô, petit homme.
bûsâ (litt. bossée) , nf.,
laps de temps considérable :
vwelt' n bel biisâ kel a lu/èy
voilà une belle bossée (long-
temps) qu'il est lom (parti).
bîislâ, bossue, e.
bfislâ, bossu er.
bîisô, nm., chanvre femelle.
Voy. finel.
bûsô, nm. (de hirâ, pous-
ser) , taupe. — On croit
qu'une patte de taupe atta-
chée au cou d'un entant a la
propriété de fovoriser la den-
tition. Pour que la chose réus-
sisse, il faut que la taupe ait
été prise sans que l'on sût à
quoi était destinée l'une de
ses pattes.
b-ûsu, h, bossu, e.
bî'ib
but, botte de paille.
biil ou bot, botte (chaus-
sure).
bntàter, nm. (de bûtâ et de
terre ) , cheville de fer qui
sert à régler, par son déplace-
ment dans les trous de l'âge,
la profondeur du labour,
biitè, moyeu.
bîitt'y, bouteille; — ma-
melle d'une coche.
bûtâ , mettre ( employé
surtout à Accolans).
bîitlèdj, bottelage.
bîitlâ, V., botteler. Voy.
ràbutlâ.
bûtlôt, nf., bottillon.
bn':(c, nm., bouse. — Etron.
— Appliqué aux personnes,
ce mot a généralement un
sens flatteur, il signifie cour-
taud; regardez-moi ce gros
bu:^, comme il est content,
dit la mère radieuse en mon-
trant son enfant.
bû:^, tapage.
btibràs (de bûb^ , petite
fille qui n'aime à jouer qu'a-
vec les petits garçons; se
prend toujours en mauvaise
part.
47
biue
bîU, boîte.
but^ây, bouchon.
bî1t€ô, diminutif de bout.
bûteyi, boiter.
butu, j, boiteux, euse.
bvâby, buvable : suie na pe
bvâby, cela n'est pas buvable.
bvu, j, buveur, euse.
bivèii, adj., féminin de bon.
— Borne.
bwènâin, bonhomme.
bwènêr, bonheur.
bwenmà, bonnement.
bwe ou bweyo, boyau.
bwhnô, diminutif de buis-
son.
bwhô, buisson.
biuî'dj, mélange d'avoine
et d'orge. Voy. biuedjù.
bwcdji, bouger. — Mélan-
ger : H à ta euu retalâ ke n po
pu biuedjî, il a tant été battu
qu'il ne peut plus bouger.
— à bwcdjà di swl devii di
byâ, 6iile fâ dî inô^ô, en mé-
langeant du seigle d'avec du
blé, cela fait du méteil.
bïi'cdjt bivcdjô, méli mélo.
bwcdjû, mélange de foin
et de paille préparé pour le
bétail.
48 bïvè
bii'er, boire. — Le boire,
manger des cochons : Ifi bwer
dèpo, le boire, le manger des
porcs.
bzvhô, boisson.
hiL'et€, bouche.
bwetei, r, boucher, ère.
twet€i, bouchée.
biueteri ^ boucherie.
bwey, sorte de hotte faite
avec des douves et servant
exclusivement pour porter
le raisin.
bweye, nm., petite mare
d'eau.
bu'eyâ, cheval de couleur
baie. — Sorte d'échelle ser-
vant à décharger les ton-
neaux. — Brouette disposée
pour le transport de fardeaux
volumineux tels que de l'her-
be, par exemple.
bivt^yâ ou hiucyàr , celui
qui porte la hwey pendant
les vendanges.
biuèyî , nf. , le contenu
d'une bouille.
bwèynâ, t, bouillonnant, e.
bufeyiiâ, bouillonner.
bweyô d ô;^ èr, bouillon
d'onze heures. — Donner
byà
un bouillon d'onze heures à
quelqu'un, c'est l'empoison-
ner : yèt tîiergo e inîdji me
pmï, e sô £ur kî li (ou kî :it)
fil i bu'eyô dô^ ér sel i rvl ,
leur matou a mangé mes
poussins, ils sont sûrs que
je lui fouts un bouillon
d'onze heures s'il )• revient.
bweyô byà, bouillon blanc.
bwâji, boiser.
biuï, buis.
byâ-niedji, blanc-manger :
sa lit byà medjï k sav le pur
djâ , c'est le blanc-manger
qui sauve les pauvres gens.
byà, blanc.
byâ-bôk, blanc-bec : sa 1
be bugré d byà bôk, sa lï sert
lu naël î pit^re âM dî lèse,
c'est un beau bougre de
blanc-bec, si on lui serrait le
nez il en sortirait encore du
lait.
byàk, nf., blanque : tïrî e
le byàk, tirer à la blanque,
jouer pour gagner un objet
à la blanque en prenant (ti-
rant) dans un sachet, au
hasard, une carte enroulée
dans un étui.
byà
byâkt , r, n., blanquier,
ière.
byât€, blanche.
byâUè, blancheur.
byàî€i, blanchir.
byàUUedj, blanchissage.
byâUîeu, j, blanchisseur,
euse.
byâteô, t, blanchet, ette.
byéUÎ, chopper; se byèU'i,
se butter les pieds contre un
obstacle.
byèteô, nm., grosse ratière
en bois très grossièrement
construite.
byœ, j, bleu, e. — Sobri-
quet.
byœjô , t, diminutifs de
byœ et de byœj.
bye, billet : / / âfii mô bye,
je t'en fouts mon billet, je
t'en donne ma parole; beyi î
bye d sàte, donner un billet
de santé, se dit du chasseur
qui manque une pièce de gi-
bier et la laisse partir en
bonne santé.
bye (à), loc, en biais.
byesfemâ, blasphémer.
byâ , blé : ôlâ a byâ , aller
au blé , aller baiser le reli-
RoussEY. — Glossaire.
K^ 49
quaire en déposant comme
offrande une pincée de blé;
cela se passe à la cérémonie
religieuse d'un enterrement
et le blé offert est pour le
prêtre. Les riches remplacent
la pincée de blé par une
pièce de monnaie.
byàji, biaiser.
byô, s, blet, ette. — Gras,
sse , en parlant d'une per-
sonne ou d'un animal.
byôk ou bJôk, bloc.
byôkâ, bloquer; — aboyer,
en parlant d'un roquet. Peu
employé dans ce dernier cas
à Bournois, c'est un mot
d'Accolans.
byôsâ, t, blessant, e.
byôsi, blessé, e.
byôs^, blesser.
byôsni, poirier sauvage.
byôsô, nm., poire sauvage
qui vient sur le byosni.
byôsur, blessure.
bvomur, blessure sérieuse
provenant d'un coup, d'une
chute.
byô, d, blond, e.
byôdï, blondir.
byôdô, t, blondi n, e.
50 b^è
b^èy, sorte de gesse qui
croît à l'état sauvage dans
les céréales et qui est très
gênante pour le fauchage.
b:;è ou bè:(e, nm., besoin.
S'emploie souvent avec la
préposition de : / nnâ pe d
bé^e, je n'en (n') ai pas (de)
besoin.
b^cii ou b:(èi}, besogne.
b^ô
b:^U ou bè:^t€, besace ; le
deuxième s'applique aux per-
sonnes et s'emploie comme
terme injurieux : te n gros
bè:(et€y tu es une grosse be-
sace, un gros lourdeau.
b:(â, pesée.
b:^â, peser.
b:(ô, peson.
€e, six.
d'j'èn (^ti), une sixaine.
£ejîm, sixième.
£er, cher, ère. L'introduc-
tion de ce mot dans notre
patois est récente , on ne
l'emploie encore que dans
de rares expressions, telles
que : ^er hnï, cher ami, ^er
e tàdr, cher et tendre, etc.
Voy. tsi, r.
€erî, î, chérie, e.
£edœvr ou t^edœvr. Voy.
ce mot.
€'ef ou Uef, chef.
eefyœ ou Uefyct, chef-lieu.
£ekô, schako.
£èmo, chameau.
£erdônre, chardonneret. —
Chardon, en langage burles-
que.
€erl, tmle, Uâlô, Charles.
€erôn ou ûràn, charogne.
êhér, celui qui a servi dans
un régiment de chasseurs.
Voy. Uhu.
€Î, adv. de quantité, si.
۔ fe , si fait. Les jeunes
gens n'emploient ce mot que
par moquerie, il fait surtout
partie du vocabulaire des
vieilles femmes.
€ïfâ, froisser, en parlant
d'une étoffe.
£tfô, chiffon.
sïfûnî, r, chiffonnier, ère.
€ïfwènâ, chiffonner.
eïfiuem, chiffonné.
€ïfwïnu, y, celui, celle qui
chiffonne.
ەky chique.
€ïkâ, chiquer.
£lkôre, chicorée.
€iku, chiqueur.
€tiiô, chignon : £ÏnÔ retâ ,
chignon chapelé par les sou-
ris; mots offensants pour une
femme qui est obligée de
porter de faux cheveux.
€ito, sitôt.
5 2 €iuc
€~itl , asseoir, é'z/if/ l'o, as-
seyez-vous; ne s'emploie plus
guère, est remplacé par ht).
eikâ, respirer difficilement
et avec bruit en montant,
c'est le cas des asthmatiques.
€Ïku, j, celui, celle qui ^Ik.
€Uii , l'extrémité feuillue
d'un lien en bois. — Ba-
guette fine, verte et bien
flexible.
€unâ , fouetter avec une
àin.
dag, schlague.
slàgâ, schlaguer.
€lej, cerise. Deux familles
seulement prononcent ainsi,
le reste de la population dit
slej.
£lèjî, cerisier. Voy. le mot
précédent et slejî.
€mel, semelle.
smelâ, semeller. — Cor-
riger sévèrement.
€nepà ou t^nepà, chenapan.
€tôk, nm,, ruse. — Savoir-
faire : ke an, e ne pe pu dû. €tôk
ké rnô ku! quel âne, il n'a
pas plus de malice, d'habi-
leté que mon cul !
€u, sur.
eulyâ, suer. Ce mot a dis-
paru de notre patois il y a
environ trente ans. A cette
£yiu
date, une très vieille femme,
Jeanne Roussey, affligée de
la suette , eut le malheur,
dans une circonstance très
drôle , de dire devant un
groupe de jeunes filles : / )iù
fâ kè de eiilyâ, je ne fais que
(de) suer. Cette brave femme
fut tournée en ridicule à cau-
se de eulyâ au lieu de eyil'â.
€ur, sûr, e : 5iî pu dî €ur,
c'est (pour du) sûr.
€urnià, sûrement.
€urlc, sûreté.
£iilii, surtout.
€iik, mot d'un emploi fré-
quent, surtout chez les fem-
mes, pour exprimer la sen-
sation pénible du froid : €fik,
kcl "i fâ fre! €ûk^ qu'il y fait
froid !
€vàdâ, fripper, même sens
que €ïfâ.
€ya ou eyc , affirmation si
avec ceux que l'on tutoie.
^V(^. Voy. eya.
€yâr, chiard, peureux.
€ytrd, fém. de fyâr.
€yôpâ , faire claquer le
fouet. — Fouetter les bœufs.
{^yôpu , y, celui , celle qui
€yôp.
£yu,j, celui, celle qui sue.
fyû'â, suer.
dâd
d, préposition de; accom-
pagne presque toujours les
prép. avec et avant : vt dev-ii
mwe, viens d'avec moi.
dà ou dœ, depuis, dès : dâ
le:{ ér e lu ta kàn sa pe vu ! de-
puis les heures et le temps
qu'on ne s'est pas vu ! De-
puis si longtemps qu'on ne
s'est pas vu !
dà, dent.
dâ , dans, peu employé;
on dit de préférence d dà,
dedans.
dàbyâ ou dàble, demblée.
dàhyâ, dembler : no:{ à bltô
èvu dàbyâ sûïï, nous avons
bientôt eu demblé cela.
dàdîn, quenottes.
dâr
dàdinâ, dandiner. — 5 dà-
dinâ, se dandiner.
dàdl, n. (litt. dandin, ine),
celui, celle qui marche en
se dandinant.
dàdjî, danger.
dàdjru,j, dangereux, euse.
dànâ, damner.
dànâ , damné, e, donne
heu au jeu de mot suivant :
en décomposant le mot, on
a.dà = dans, nâ = nez, alors
si on dit à quelqu'un te dànâ,
il feint de comprendre « tu
es dans nez », et répond :
yèm mè etr dà nâ h dà ku,
j'aime mieux être dans nez
que dans cul.
dàre , denrée. — Au pi.,
54 dbe
l'ensemble des récoltes.
dûs, danse.
dâst, danser.
dâsu, j, danseur, cusc.
dàtcl, dentelle.
dàtlâ, denteler.
dàvwe , orvet; — au trois
mots orvet, serpent et vipère
sont attachés les dictons sui-
vants :
dàvive — orvet
râ^zue, — rasoir,
5ârpâ — serpent
rîbâ, — ruban,
vwïpèr — vipère
seniièr, — cimetière.
Ce qui signifie qu'on guérit
la morsure de l'orvet en en-
levant la plaie avec un ra-
soir, celle du serpent en en-
tourant la morsure avec un
ruban, et enfin qu'il n'y a
plus qu'à descendre au cime-
tière (à mourir), quand on a
été mordu par une vipère.
ddà, dedans.
dbetr (litt. débattre), mé-
langer des substances en les
battant ensemble dans un
liquide; — élancer, en par-
lant des battements doulou-
di^in
reux que l'on ressent au bout
des doigts quand on a l'on-
glée : lèdîve mdébètï, les doigts
me débattaient, j'avais l'on-
glée.^
dbetu (de dbetr), mélange
d'eau et de forine que l'on
met dans certaines bouillies,
surtout dans les gaudes, pour
les relier.
dèhî, debout : rà nà ei fo
kUi teàn dêbu e po le fan kzvet-
€'1 , rien n'est si fort que le
chêne placé debout et les
femmes couchées
dé€ô, nm., enflure pro-
duite par la piqûre d'un in-
secte venimeux.
d^ii ou dê€H, dessus. Voy.
pt'd £U.
dêfil ou dfti, dehors : cl à c
lekbl déjà, il est à l'école de-
hors, dans un village voisin.
Tous ceux qui sont allés à
l'école dùj'tt, ne fut-ce que
quelques mois, passent pour
des malins.
dèhue (litt. de quoi), pr.
interr. quoi.
dùmàd ou dmàd, demande.
(/<'///(-', demain.
dœ
dèmnà, démener.
démnâ, deviner.
dêmnâby, devinable.
dèmnôi, devinette. — En
voici une très vieille : vïedhn
nwer mot à Uer, inâsyé riuedj
lî sofy à ku : madame noire
monte en chaire, monsieur
rousje lui souffle au cul.
Madame noire, c'est la mar-
mite qu'on place sur le four-
neau, monsieur rouge, c'est
le feu. — Enfin celle-ci, qui
ne se dit qu'en français et qui
m'a été apprise en famille par
Pernot, dit Boudinet, il y a
trente ans : je tire et long et
raidede ma culotte, je prends,
je lire, je mets, je fourre, je
bourre, je mets dans un pe-
tit trou qui a du poil tout à
l'entour. Il s'agit simplement
de la pipe que le fumeur
bourre et met dans sa bouche.
dên ou dèh, tige de chan-
vre; — arbre d'un battoir
à cheval.
dévnî, devenir.
déy, deuil.
dœ. Voy. da.
dœ kà (litt. depuis quand);
dt^b 5 5
— malgré que : dœkâ e vere^
malgré qu'il viendrait.
d(f'st à die (litt. depuis ici
en delà), dorénavant.
dd'zèy , douzil : el hn lu
dœ^êy, il aime le douzil; se
dit d'un homme qui aime à
boire , qui va souvent à la
cave tirer le douzil du ton-
neau.
dèw, daigner.
de fl mé (littér. des fins
mieux), le mieux possible :
e trevey de fi niê, il travaille
des fins mieux, à la perfec-
tion.
de, dé à jouer; — dais; —
des. Voy. dzutye.
debàlâ , déballer. — Par
comparaison, accoucher.
debàt€, débauche.
dèbâUî, débaucher.
debâdâd, débandade.
debe, débat.
dèberè, débarras.
deberhî, débarrasser.
deberâ, ôter la bàr : le bôr-
djî ma tu deberâ mô t€â, les
bergers m'ont tout débarré
mon champ.
debhikâdâ, débarricader.
s 6 deh
debcrkâ, débarquer. — Par
comparaison , accoucher : t'I
le debèrkâ 5tê nœ , elle a dé-
barqué cette nuit , elle a
accouché.
dcbt'tr, débattre.
dcbâiiy, débâcle.
debâtt, débâtir.
debï, débit.
debïii, débine.
debïnâ , dire du mal de
quelqu'un.
débita, t, débitant, e.
débita, débiter.
deblcyï, déblayer.
débleymà, déblaiement.
débôrlnveyt'dj , débarbouil-
lage.
dèbodjâ , déborder. Voy.
imâ.
dèbôdà, débonder.
debràlâ (s) (litt. se débran-
ler), se déranger. — Faire
des démarches pour favoriser
la réalisation d'un projet, la
réussite d'une combinaison,
etc.
dcbrùle^ , débrocher.
dcbrây'i, débraillé, e.
dcbrt, débris.
debiid/i, débrider.
dh
dcbrvyi, débrouiller.
dcbuskâ, débusquer.
debiiei, débourser.
debfi/lyâ, déboucler.
dèhûrâ , débourrer. — En
parlant du sanglier, sortir
précipitamment d'un fourré.
— Appliqué au bétail, chan-
ger de pelage au printemps.
— Aller à la selle avec pres-
sant besoin.
dcbîitfi, déboucher; — dé-
couvrir : yâ etrepà dî fre stt
nœ, î m so debài€Î à drèmâ :
j'ai attrapé du froid cette
nuit, je me suis débouché
(découvert) en dormant.
debtitii ou debîUe , débou-
ché; le deuxième est déjà
beaucoup plus employé que
le premier.
debtitn, débouché, e. —
découvert, e.
debtitâ , déboîter : e sa de-
b-ûtâ ï djntiy, il s'est déboîté
un genou.
debyt' ou deble, déblai.
debyôhn ou dcblôkâ, déblo-
quer.
dh ou dis , dh n'est plus
guère employé que par les
vieilles personnes. Il en est
de même de toutes les vieilles
formes se rattachant à la nu-
mération ou aux mesures;
dans quelques années il n'en
restera plus de traces.
dhïrt , déchirer. Voyez
dèvnrâ.
de^îrur, déchirure.
dhlokâ, disloquer. — Met-
tre une chose en lambeaux.
— Dépecer. — Dévorer. —
Manger avidement en déchi-
rant : kè biigrè d se sa ku, y h'O
bëyî ï gro lepî pu le du, el à tu
dhlokàj quels bougres de sacs
sans culs, je leur avais donné
un gros lapin pour les deux,
ils ont tout disloqué (dévoré).
dhmelâ, dessemeler.
dedi, dédit.
dedïr, dédire. Voy. revesî.
dedje, déjà.
dèdjôl, dégel.
dedjôlâ, dégeler.
dedjùr, déjouer.
dedjùnâ, déjeuner. Le dé-
jeuner est absolument la pre-
mière collation que l'on
prend tout au matin. Voy.
dïnâ , bàhâ , knibniâ , snpà ,
m 57
kiilâsyvnâ.
dedjwêdr , d c j o i n d r e . —
Défaire les jointures qui atta-
chent le joug sur la tête des
bœufs. — Désatteler. — Sans
interruption : nô^^ à sweyt dœ
yibïtùrjuskà medï sa dedjwêdr,
nous avons fauché depuis
huit heures jusqu'à (au)mid i
sans déjoindre , sans nous
arrêter.
dedôrâ, dédorer.
dedur, déduire.
dediihyêmà, dédoublement.
dedîibyâ, dédoubler.
dedîimedjmâ ou dedômedjmâ,
dédommagement.
dedvènï (litt. dédevenir) ,
dépérir.
defà, défaut,
defâdr, défendre : el a de-
fàdu d pesa le. — el a defâdu ?
e bi mwe i lu rfâ, î ;(l pes tu d
swït : il est défendu de pas-
ser là. — Il est défendu ? eh
bien! moi je le refends, j'y
passe tout de suite.
defelkâ, défalquer.
defevôrâby, défavorable.
déféyî, défeuiller.
defâ, t, défait, e.
58 def
defâr, défaire.
defîguri, défigurer.
defîlâd (litt. défilade), ri-
bambelle.
definï, î, défini, e,
defînî, définir.
defînîtîvmà , définitive-
ment.
dèfôrâ, déferrer.
defôsi, défoncé, e; — af-
famé, qu'on ne peut rassa-
sier : Je bûgré d defôsi ,eved
bâktâ, e po elîfà àkii t gro toli d
pe, quel bougre de défoncé,
il vient de banqueter, et puis
il lui faut encore un gros
morceau de pain.
defô5t, défoncer.
defôsmâ, défoncement.
defrè€uri, déchirer en lam-
beaux. — Au fig., dissiper
son avoir. — Manger avec
avidité.
defrétéi, défricher. — En-
lever les récoltes d'un champ :
sa i i€â niôlàji e defrét^î, c'est
un champ difficile à défri-
cher, un champ duquel il est
difficile de sortir avec une
voiture chargée.
defrêt€u , j, défricheur,
d'eg
euse.
dèfreyi, défrayer.
defnjî, défriser, défaire les
frisures. — Déparer : vwele
l he bu, mè lâtr h'i defrîj, voilà
un beau bœuf, mais l'autre
le défrise, le dépare.
defrôkâ, défroquer.
defrôsî, défroncer.
dèfù, défunt; employé seu-
lement dans l'expression :
nos parents défunts.
dt'fyâ, t, défiant, e.
defûnnâ, déformer.
dejxâs, défiance.
defyœrî, défleurir.
degât^i, dégaucher.
degèn, dégaine.
degènâ, dégainer.
dege, dégât.
degedji, dégager.
degcdjniâ, dégagement.
degernï, dégarnir.
degh'pî, déguerpir.
drgîTiî, déguiser.
degnèyi, déguenillé, e.
degiièyi, dégueniller. 5 deg-
nèyi. — Déguerpir au plus
vite. — Sortir précipitam-
ment du lit.
degôbïyi, dégobiller.
degôfyêinâ, dégonflement.
decfifyâ, dégonfler, — s de-
gôfyâ, se dégonfler, apaiser
sa colère en insultant ou en
frappant quelqu'un.
dègreéedj, dégraissage.
dégrada, dégradant.
dégrada, dégrader.
degrïji, dégriser.
dègrîgolâ, dégringoler.
degrosî, dégrossir.
dègilrdï, î, dégourdi, e.
degûrdî, dégourdir.
degûrdji ou dczàgîirdji : dé-
gorger.
degûtà, t, dégoûtant, e.
degûtâ, dégoûter.
dejên ou dî:(èn, dizaine.
dejîm, dejim, dîjlm, dîjim,
dî:(îm, dï^m , dixième; la
dernière forme diT^m l'em-
portera rapidement sur tou-
tes les autres.
dejnu ou dï:(iiêf, dix-neuf.
dejnûinm ou dï:(_ndwhii, dix-
neuvième.
dèkâlâ (de kâl), décoiffé, e.
dèkàpâ, décamper.
dekeetâ, décacheter.
dekedâs, décadence.
dèkepïtâ, décapiter.
dek 59
dckâlâ, décaler.
dèkâsî, décaisser.
dekyârî, déclarer : lu gâdj
ye deliyâri prôse-verhel, le garde
lui a déclaré procès-verbal,
lui a fait un procès-verbal.
deliy^râsyô , déclaration :
e yt' fâ 11 dcliyh'âsyô dhnûr, il
lui a fait une déclaration
d'amour.
dèJiyâst, déclasser.
dehmâdâ , décommander.
— Désinviter.
dekôfwfyi, décrotté, e. —
Débrouillé, e.
dèkôfîveyî (de kôf\ décrot-
ter. — Débrouiller.
dekôltâ, décolleter.
dekôrâsyd, décoration.
dèkolâ, décoller.
dckopèdj , découp âge.
dekopâ, découper.
dèkopu,j, découpeur, euse.
dekôbr, décombres.
dekôpo^ïsyô , ' décomposi-
tion.
dèkdpo^â, décomposer.
dekôtâ, décompter.
dekôtnàsî, décontenancé, e.
dekrôtu, j, décrotte ur, euse.
dekrôtâ, décrotter.
6o (iek
dehrà (litt. décroît), nm,,
maladie dont l'effet est d'a-
trophier isolément un mem-
bre : el e lu dekrà dà t dwe,
il a le dekrâ dans un doigt,
son doigt s'atrophie. — En-
droit où un bas décroît sen-
siblement de largeur.
dckràtr, décroître.
dekrâpî, décrépir.
dekrâpî, i, décrépi, e.
dekrœvî, t, découvert, e.
dekrîij't, décroiser.
dekrèUi , décrocher : vnî
nièdjî dt'Vîï no, an e dekrèUi
nâdwcy, venez manger d'avec
nous, on a décroché une an-
douille, nous avons mis cuire
une saucisse.
dekresi, décrasser.
dèkrîyâ, décrier.
dckfînâ, se peigner, en par-
lant d'une femme : kà le fan
5ô à trê d 6 dékrmâ, e yàn e pu
nér, quand les femmes sont
en train de se peigner, il y
en a pour une heure.
dekrlnâ (de ktî), ce lie vê-
lé, e.
dekrinà (de Àv/), écheve-
1er.
dèl
dekulôtâ, déculotter : deku-
lôtà ne rnwey, déculotter une
grenouille , lui enlever la
peau des pattes de derrière.
dekudjâ, décorder.
dekîidr, découdre.
dekîy'u, il, décousu, e.
dekîilâ, découler.
deMrî'djà, t, décourageant,
e.
dèkûrt'djf, décourager.
dekurcdjinâ , décourage-
ment.
dekûtâ, enlever la kût.
dckiut'fâ, décoiffer. On dit
plus souvent dckàlâ.
dekiuèiiâtr (litt. déconnaî-
tre), distinguer des choses à
peu près semblables : H a
môlâji d dekweiiàtr ne. berbî a
miuetà dén bôrdjêri, il est mal-
aisé de déconnaître (recon-
naître) une brebis au milieu
d'une bergerie.
di'kwcta, découcher.
delèdjî, déloger.
dèlege, délégué.
dclc, délai.
dclh^, délasser.
dclclâ, délatter.
delevedj, délavage. — Diffa-
dem
mation.
delevâ, délaver, salir du
linge. — Déblatérer, déni-
grer quelqu' uïwsa sœ k delevâ
lè^ âîr k 6ôsnvà le pu sAl, c'est
ceux qui délavent les autres
qui sont souvent les plus
sales.
deleyi, délaisser.
dèle:(fiâ, enlever le vernis
de la vaisselle.
délîxnâ, dé vernis. L'usure,
en parlant de la vaisselle.
délabra, délabrer.
delâbrèmà, délabrement.
délibéra, délibérer.
delïberâsyd, délibération.
delï, délit. Le délit con-
siste à aller couper secrète-
ment un arbre dans la forêt :
el e fâ î delï, il a fait (com-
mis) un delï.
dèlïJâ, t, délicat, e.
delîketmà, délicatement.
dèlîmîtâ, délimiter.
delîsyœ, ;^, délicieux, euse.
délivras, délivrance.
délivra, délivrer.
dèlustrâ, délustrer.
delweyî, délier. — Délayer.
dèmàlâ, démêler. — Dé-
dém 6 1
mêler avec quelqu'un, en
disputant, une affaire liti-
gieuse.
dhnàbrâ, démembrer.
dhnàgiuenâ , dém antibuler.
dèmâs, démence.
dhnâtï (de mât^, démentir.
demàtïbulâ, démantibuler.
demèbyâ, démeubler.
dèmêdjî, démanger.
dhnêdjijà , démangeaison.
dhnenedp, déménager.
dhnenedjmà, déménage-
ment.
dhnemdju, j, déménageur,
euse.
demâjuri, démesurer.
demeskâ, démasquer.
démetr, démettre.
demeyûlâ, démailloter.
dhiiArâ, démarrer. — Faire
sortir une voiture d'une
mare, d'une ornière.
dhiiâredj, démarrage.
dhnïnâ (de imn : mine,
litt. déminer), ébouler. —
se dhnïnâ, s'ébouler.
demisyd, démission.
demisyûnâ , démissionner.
demnâ (j), se démener : e
s demèn kmà /« cjyâl dâ lâbnït,
62 dep
il se démène comme le diable
dans l'eau bénite.
dcmodr, démordre.
démoli, i, démoli, e.
démoli, démolir.
dhnolïsyô, démolition.
dhnôrelt:;^, démoraliser.
dèmô, démon.
dhnôtfdj, démontage.
dhnôtâ, démonter.
demôtâby, démontable.
demôlrâ, démontrer.
dèmunî, démunir.
demu:(lâ, démuseler.
dèmnlâ (de mûlâ) , désai-
guiser : me fa a demnlâ, ma
faux est désaiguisée.
denetun, dénaturer.
dènîgrâ, dénigrer.
dènîgru , j , dénigreur ,
euse.
dentt^t, dénicher.
dènîl€u,j, dénicheur, euse.
dènôsî, dénoncer.
denôsyâsyô, dénonciation.
denntâ, dénoter.
dêfiwâ, dénouer.
depàdji (/), se dépêcher.
depâdr, dépendre.
depâdu dâdwey, dépendeur
d'andouille, grand garçon
dep
fluet et de mauvaise réputa-
tion.
depà, dépens.
d^pàs, dépense.
dtpàsf, r, dépensier, ère.
dèpâst, dépenser.
J(^^(75«, y, dépenseur, euse.
deph, dépêche.
dépéri, dépérir.
dépetâ (s), se désespérer.
deperâ, déparer.
depertêinà, département.
dèpevedj, dépavage.
depevâ, dépaver.
deptyï:{t, dépayser.
dépâr, départ.
di'pllâ (s), se dépiter.
dèpnâyi, dépenailler.
depô€i, dépocher, débour-
ser.
dïpôlî, dépolir.
depo, dépôt.
déposa, déposer.
dépresyâ, déprécier.
deprôfôdU, de profundis.
députe, député.
depîirvu, û, dépourvu, e.
dep-ûy, dépouille.
depùy'i, dépouiller.
depyôbà, déplomber.
depyèmà, déplumer.
dèr
dcpyèmâ, dé pi u in é, e; —
chauve.
depyejà, t, déplaisant, e.
depyt'SHiâ, déplacement.
dèpyt'SÎ, déplacer.
depyeyi, déplier : depyeyi î
mwèUu, déplier un mou-
choir. — Désatteler.
dèpyeyi ou de^^epyeyî, désat-
teler : de:(èpyeyî le bu, désat-
teler les bœufs.
dèpyâr, déplaire.
dèpyïsi, déplisser.
depyôrâby, déplorable.
derhnâ, déraciner.
dèrhnâby, déracinable.
derâyi, dérailler.
dérâymà, déraillement.
derolA, dérouler.
derût, déroute : tu futr à
dérût, tout foutre en dé-
route, tout détruire, tout
dépenser.
dèriitâ, dérouter.
derwet-ei, dégringoler com-
me une roche. — En parlant
d'un arbre, plier sous le poids
des fruits : e yan e de blÔ€, el Û
dèrzuets, il y en a des prunes,
il (l'arbre) en déroche, il en
casse.
dét 63
desàbr, décembre.
desàdà, t, descendant, e.
dèsàdr, descendre.
dèsàfiyâ, dessangler.
dèsàt, descente.
désedâ, décéder.
dhe, décès.
dèserâ, desserrer.
déservî, desservir.
desâr, dessert.
desïdèmâ, décidément, en
quelque sorte : sèsre dèsïdèmà
lu k Ihétrè, ce serait en quel-
que sorte lui qui l'achète-
rait.
desïdâ, décider.
desïmâtr, décimètre.
dèsî^'ô, décision.
dèsôlâ, dessaler.
dholâ (de sol), délasser.
destina, destiner.
destina ou destine, destinée.
destruksyô, destruction .
dèstruktér, destructeur.
desîidâ, dessouder.
desîdâ o\idè:(àsiïlâ, dessoû-
ler, désensoûler.
desioetét, dessécher.
dètàdr, détendre.
detmsi, déchausser ; géné-
ralement employé dans le
64 iict
sens de tirer (ôter) les t€as.
deteà Q pt), loc, à pied-de-
chaussé : e fu pe Je vt e pi
dcteà, il court par les rues
à pieds nus.
d'ètéàtà, déchanter, être ac-
blé de tristesse après une
grande joie.
deUènA, déchaîner.
det€erdjèmà,àèc\\:{r gQmQwi.
deteerdju , j, d é c h a r ge u r ,
euse.
detéerpï, démêler des fils,
surtout des cheveux. Quand
un enfant demande avec ins-
tance qu'on lui dise un conte,
si on n'a pas envie de le sa-
tisfaire, on s'en débarrase en
l'attrapant de la façon sui-
vante. On va lui raconter
un beau conte, il est tout
oreilles, et voici ce qu'il en-
tend : e y eue n fwe în à m e
po nfàn kè deUerpWî déx^ etûp,
e po inMj pu stu k mekût : il y
avait une fois un homme et
puis une femme qui démê-
laient des étoupes, et puis
merde pour celui qui m'é-
coute.
deteïktà ou dhîkta, dcchi-
di't
quêter.
dèterâ, déterrer.
determinâsyô , détermina-
tion.
deteryôrâ, détériorer.
dètèstâ, détester : î lu de test
hmà legrôl, je le déteste com-
me la grêle.
dcthtâby, détestable.
dètetd, détacher. — Enle-
ver des taches.
detétî ou detèlï, déteindre.
deteUmà, détachement.
deûy, détail.
deteyi, détailler.
détodr, détordre,
d^tost (litt. dététer), se-
vrer.
diirâpâ, détremper.
detrekâ, détraquée, c : sa î
detrekà, c'est un détraqué.
défrt'kâ, détraquer. — Dé-
penser. — Détruire.
detronâ, détrôner. — Dé-
tériorer, anéantir.
dètwnâ, étriper.
dètrôs, détresse : être en
dctrôs, être en peine; — une
femme dira par ex. : ki so à
detros, vwt'le kcï a mhur, e po
Ilôt (lin luipil kii ràlrâ d lefwer !
dév
que je suis en détresse, voi-
là qu'il est minuit, et puis
notre homme n'est pas en-
core rentré de la foire !
defrosâ, détrousser.
dctrôpâ, détromper.
detrur, détruire.
detn, détour, — Entorse :
e ià fâ î detn ï pf, il s'est fait
un détour (une entorse) au
pied.
Ji/'Z/rM, retarder quelqu'un
dans son travail, lui faire
perdre son temps : / so evu
deMrbâ tut le dpinâ, î nâ rà
fâ, j'ai été detiirbâ toute la
journée, je n'ai rien fait. Ce
sont surtout les femmes qui
se plaignent d'être detûrhâ
par les enfants.
detûrtïyî, détortiller.
devœdî, dévider; — parler
rapidement et avec une lo-
quacité intarissable.
devd'du, dévidoir. V. et^vfi.
devœdu, /, dévideur, euse.
— Bavard, bavarde.
devetî, dévêtir : le vey djà
nndévrl pe sdeveti dvà k d mê-
rî, les vieilles gens ne de-
vraient pas se déshabiller
RoussEY. — Glossaire.
dcv
65
devant que de mourir, les
vieilles gens ne devraient ja-
mais donner leurs biens à
leurs héritiers avant de mou-
rir. En s''appuyant sur cette
vérité, beaucoup de vieillards
disent : hi vo pe in devetî dvà
k dùiii inetr ï le : je ne veux
pas me dévêtir devant que de
me mettre au lit, je ne veux
pas donner mes biens à mes
héritiers avant de mourir.
dëvelî^i, dévaliser.
devergôdâ, dévergondé, e.
dèvestâ, dévaster.
devhtâsyô, dévastation.
dhnn (dévirer), détour-
ner.
devî^edji, dévisager.
devlîipâ, développer.
devlîlpmâ, développement.
dèvo, t, dévot, e.
dèvosyô, dévotion.
devulgâ, divulguer.
dèvîlrâ, dévorer.— Déchi-
rer : me lïvr sd tii devérà,
mes livres sont tout dévorés,
tout déchirés : ^/ e devurâ 6e
kulût, il a dévoré (déchiré)
sa culotte.
dèvzuâ, dévouer.
66 dez
devwâlày dévoiler.
devivâmâ, dévoiement.
de:^àbtilâ, désemballer.
àè:^àbàledj , désemballage.
de:^âbiirlày ôter le bure, dé-
satteler les chevaux. — s de-
làbnrlâ, se tirer d'une affaire
difficile.
de:^âbw}ïà (de àbiuela), dé-
mêler du fil ou toute autre
chose semblable. — Au ^^
gnr é, s dèxàbiut'lâ, se débrouil-
ler dans une affaire très com-
pliquée.
de^àfiâ, désenfiler.
d£Xfifrai€î, désenfraîchir.
dezàfitnâ, désenfourner.
de:(âfyâ, désenfler.
de:::^àfyur, désenflure.
dé:^àgrhi, désengraisser.
de::âgmdji , désengorger .
de^àkôbrâ, désencombrer.
d^::àkrntâ (de âhruta), dé-
terrer un animal ou un chou,
par exemple.
de^âkûrcdjî y désencoura-
ger.^
dè:(àkûredjmâ, désencoura-
gement.
dèiàmàdjt, désemmancher,
démancher.
dé^
de:(ànerbâ, désherber, dé-
senherber : dezcinerbâ î tea,
désenherber un champ; de-
lânebâ de bu, désenherber
des bœufs, cesser de leur
donner de l'herbe pour les
nourrir au fourrage sec.
de:(âtiwâ, désennuyer.
de^àpeelâ ou depeslâ, désen-
chalasser.
déxàpektà ou depektâ, dépa-
queter.
dè^àpèrâ (jà), sans désem-
parer : sans quitter, sans re-
lâcher.
dèiâpeyi, désenpailler, dé-
pailler.
de:(âprïjnâ , désemprison-
ner.
di'iàpyîr ou dc:^àpyâr, dé-
semplir.
dè:^âp:^â, désempeser.
de:^ârœyi , désenrouer, dé-
senrouiller : e fâ de^àrœyt le
kyâ, il faut désenrouiller la
clef; bwet dl lèse pu vo de^â-
rœyi : buvez du lait pour
vous désenrouer.
dé-ârÙDiâ , désenrhumer.
di\àrutâ , démarrer une
voiture enfoncée dans une
ornière ou dans un terrain
mou.
àezàriuedi, désenraidir.
de:(ànvey1, désenrayer.
de:{à5tvri, désensevelir.
de^âsûrsèlâ, désensorceler.
dè:^àt€ènâ, desenchaîner.
dè:(àui, déhanché, e.
dè:(àtrâ, adj., roue dont
les âtr sont enlevées ou
commencent de se disjoin-
dre.
de:(âtrâ , enlever les àfr
d'une roue.
de:(âturtïyi, désentortiller.
dexàtiveyt, ôter la taie d'un
lit ou d'un oreiller.
deiàvœUyî, désentortiller.
d^TJivôeâ (litt. désenver-
ser), retourner du mauvais
côté une manche d'habit ou
un bas, par ex.
de^rttâ, déshériter.
désespéra, désespérant.
de^sperâ, désespérer.
de^ipwer, désespoir.
de:(ebît'wâ, déshabituer.
deT^hntnâ ou dehnînà, dé-
boutonner.
de'^hyi, déshabiller (on
emploie plus souvent devèn).
d'ei 67
de^grefâ, dégraffer, désa-
graffer.
de:(egremâ, désagrément.
dc'^justâ, désajuster.
de::^hb ou de::^hôr, désac-
cord.
dè:{ekotuniâ , désaccoutu-
mer.
de:(elterâ, désaltérer.
dè:{epâr ou de^tpràr, désap-
prendre.
de:{t'rdjàtâ , d ésarge n ter .
de^rdjàtâ, désargenté, e.
On dit de quelqu'un qui n'a
plus d'argent : H a kmà In kâ-
lîs d sàtbu, cl a dexerdjàtà :
il est comme le calice de
Santoche, il est désargenté.
Santoche est une petite loca-
lité, et si pauvre qu'elle n'au-
rait jamais pu acheter un ca-
lice neuf à son curé.
deiernet-ei, désharnacher.
déserter, déserteur.
dè:(ertâ, déserter.
dè:{erzue, désarroi.
dè:;esâbyâ, désassembler.
ae^sôsya, désassocier.
de^esotsi, désassortir.
dè^estr, désastre.
dhi'tem, désattacher : ve
68 dèi
dè^teUi le vet€ pu lebrèvâ, va
désattacher la vache pour
l'abreuver, pour la conduire
à l'abreuvoir.
d€:;evâtedj, désavantage.
de:(evàledji , désaventager.
dé:;evê^yâ, désaveugler.
dexâvrà, désœuvré, e.
dt\âr, désert.
de::^il}i, désigner.
(^:^r, désir.
de^n, désirer.
de/^ïstâ (s), se désister.
dè:(ifekfâ, désinfecter.
de^terhi, désintéresser.
de:^ivïiâ, désinviter.
de.:^ôbeyt, désobéir.
de:;pbeyï€à, t, désobéissant,
e.
dezpbyîdji, désobliger. Plu-
sieurs personnes disent déjà
de^ôbhdji.
de:^ôkupâ, désoccuper.
dexprç£nï:(i , désorganiser.
de^ôryàtà, désorienter.
de:^bdr ou dc:^ôrdr, désor-
dre.
d£:(Ôslâ, ôter les ôsôt.
de:{ôtâ, déhonté, e.
de:;jinl, désunir.
de^uijô, désunion.
der
de:;iilâ ou de^^olâ, désoler.
de:{ûlâ6yô ou de:;plâsyô, dé-
solation.
dèinné, dè:(imér ou de:^ônèr,
déshonneur.
de:^^imirâ ou dè:^ôiiôrâ, dés-
honorer.
dedre (litt. d'adroit) : sa e
pivcn syho htï dedre t^i yè kâ-
{a)n à vnu m kêrî, c'est à
peine si j'étais assis d'adroit
chez eux quand on est venu
me quérir, j'étais à peine as-
sis, à peine d'aplomb sur ma
chaise qu'on vint me cher-
cher. — 110 nev'i pe hnâsi de-
dre kel e feyu kïtâ, nous n'a-
vions pas commencé d'adroit
qu'il a fallu quitter, nous
avions à peine com^mencé
notre travail que nous fû-
mes obligés de nous inter-
rompre.
d^I, dalle.
dclcdj, dallage.
delà, daller.
dhiiôt (litt. petite dame),
sorte de mirabelle.
dcri, derrière. — Dernier
coup de cloche qui appelle
les fidèles à l'église : dcpadjà
no, viuele lu derî k son, dépê-
chons-nous, voih\ le dernier
qui sonne. Voy. prù)nï et
deriy r, denier, ière.
dhè, dessin.
desïnâ, dessiner.
dt'sînu, y, celui, celle qui
dessine.
dk, date. — Datte.
dhâ, dater.
devâtedj, davantage.
devzue, v, devoir.
dA, quantité d'écorce de
chanvre qu'on peut tenir
dans le doigt majeur en til-
lant.
dfu, dehors (v. fr. defuers).
dgîitâ , tomber goutte à
goutte.
dî, art., du : dlpè, du pain.
dî, t, dit, e.
dîdà, Joseph, en langage
enfantin. — Voy. dode.
dîdjri, digérer.
dtfhnâ, diffamer.
dïfemâsyô, diffamation.
dîfihulte, difficulté.
dîfîsH, difficile, peu em-
ployé, on se sert surtout de
môlâjî, malaisé.
dïr 69
dïfïsïlmâ, difficilement;
même observation que pour
difficile.
dïfrà, t, différent, e.
dîfrâs, différence.
dïg, digue.
dïjesyô, digestion.
dïjgrâs ou dïsgrâs, disgrâce.
diks'ûnâr, dictionnaire.
dïkte, dictée.
dïktâ, dicter.
dïlïdjâ, t, diligent, e.
dilidjàs, diligence.
dîlïdjâtâ, diligenter. — s
dïlïdjàtâ, se diligenter, se
dépêcher.
dïmàsyô, dimension.
dïmïmisyô, diminution.
dïmïnzi'â, diminuer.
dîna, dîner; — le dîner,
le repas de 7 ou 8 h. du
matin.
dïn, digne.
dînîte, dignité.
dînniâ, dignement.
dïr, dire.
dîrekt, direct, e.
dïrt'ksyô, direction ; on
emploie sa de préférence : dé
sté sà le, de ce côté-là, dans
cette direction.
70 dî5
dîrektémâ, directement.
direhèr, directeur.
dïrt'ktiïs, directrice.
dîrîdjî, diriger.
dî6, dix; Vs se prononce
toujours, excepté quand dix
se joint à d'autres termes du
système métrique, ex : dl
frâ, dî 5Û, dix francs, dix
sous. Voy. dee.
dîset ou dê6e, dix-sept : e
yân t' disk, il y en a dix-
sept ; dise frâ, dix-sept francs.
dîst'tèn, dix-septaine : n dï-
setèndéfrâ, une dix-septaine
de francs.
dïst'tïm ou dïstitni , dix-
septième.
dïsïpâ (5), se dissiper.
dîsîpâsyô, dissipation.
dîsîpy, disciple.
dîsîpyîn ou disïplïn, disci-
pline.
dlsïpyînâ ou dïsîplînâ, dis-
cipliner.
dhkbdj ou dïskôrd, discor-
de.
dîskôiîtyïoâ, discontinuer.
diskwnï, disconvenir.
dïâkiisyô, discussion.
dîskutâ, discuter.
dît
diskfir, discours.
dlspâs dispense.
dïspàsâ ou dïspàst, dispen-
ser.
disphetr, disparaître.
dispersa, disperser.
dispersyô, dispersion.
dïspÔ::;â, disposer.
dïspOTjsyô, disposition.
dîsput, dispute.
dîsputu, y", disputeux, eu-
se.
dlspiuènibilhe , disponibi-
lité.
dïspiuènîby, disponible.
dîstâs, distance.
dïstlgâ, distinguer.
dîstîlâ, distiller.
dlstllâtèr, distillateur.
dïstïlri, distillerie.
dïstreksyô, distraction.
dîstrâr, distraire.
dhtnbiisyô , distribution.
— Rossée.
dîstnbibâ, distribuer.
ditô, dicton : à ryà le t£l
niiidjà, en riant les chiens
mordent ; on emploie ce
dicton dans une foule de cas,
toutes les fois qu'il s'agit
d'inviter quelqu'un à la pru-
dld
dence, en parlant d'une per-
sonne qui s'expose au dan-
ger par bravade et à qui il
arrivera fatalement malheur,
etc.
dîvàgà, divaguer.
diverti, divertir. — Réga-
ler : e vu tût se lârdjôt, me le-
pî va s dîvertî, avec tous ces
laiterons, mes lapins vont se
divertir (se régaler).
divertiۉ, t, divertissant, e.
divertUmâ, divertissement.
dh'hûtè, divinité : dïvïinte,
à tu posïby à niôd kân e dma,
divinité, est-il possible au
monde qu'on a de maux !
dîvînmâ, divinement : sfi-
le î vè divînmâ bî, cela lui va
divinement bien.
dtv1:(cî ou dm^î, diviser;
n'est guère employé qu'à
l'école.
div\yô, division.
i/;{^/, disette.
d\:{yûnt, dix-huit.
di:;^ymtèn («), une dix-hui-
taine.
dld, nf., dinde : grà dïd,
grande dinde, jeune fille è-
tourdie.
djà 7 1
dîdô, dindon.
d'ikî dîne ou dïsî dîne,
comme-ci comme-ça.
dhn, nm., dîme.
dîmâ, dîmer.
djcfby, jable.
djâbyâ, jabler.
djâdjt, jauger.
djân, jaune : te bïkâ le Jêy,
te bï €ur d vnï iû djan ! tu as
embrassé les filles, tu es bien
sûr de venir (devenir) tout
jaune ! Ces mots s'adressent
à un petit garçon, pour le
taquiner, quand on l'a sur-
pris à embrasser une jeune
fille.
djànî, jaunir.
djànîeâ, t, jaunissant, e.
djànïs, jaunisse.
djànô, t, jaunet, ette.
djà, gens : suk m, k le vey
djà ett bet, ce que c'est, que
les vieilles gens étaient bê-
tes ; réflexion que l'on fait
chaque fois que l'on croit
pouvoir constater un pro-
grès.
djà, Jean.
djà-djà, Jean-Jean, tout
vers qui vit dans un fruit.
72 dje
djà Info (Jean le fou),
épithète injurieuse tirée d'un
conte dont le héros, Jean
le fou, commet bêtises sur
bêtises.
djàyàd (litt. Jean-Claude),
téton d'un homme ou d'une
jeune fille en train de se for-
mer.
djàb, plus souvent teàh,
jambe.
djàbô, plus souvent t€àhû.
djàn, Jeanne.
djâr, genre; — gendre. —
Se dit djlr, dans le nord-est
de la Haute-Saône.
djàâ, t, gentil, ille, signi-
fiant calme et docile.
djàtimà, gentiment.
djàvi, janvier.
'%3'^ gigoter.
djêgyu,j, celui, celle qui
gigote.
djénvri, genièvre.
djèn, gêne.
djèn, ce qui reste des grains
de raisin pressurés.
djt'hô, jabot. — Bagout.
djèbîitâ, jaboter.
djh, gerce.
djM, gercer.
dje
djM, gercé, e. Quand on
a les mains gercées, on les
lave avec de l'eau-de-vie,
mais plus souvent, remède
plus facile et moins coûteux,
on urine dessus.
djelô, jalon.
djeJn, j, jaloux, se.
djelunâ, jalonner.
djelûx} ou jelîi^î, jalousie.
djh}iâ ou j'hnâ, jamais.
djepâ, japper. — Tousser
en imitant le chien '. el e n
rùm dî cjyâl, e ne râ fâ kê d
djepâ stù nœ, il a (une) un
rhume du diable, il n'a rien
fait que (de) japper (tousser)
cette nuit.
djt-rbâ, produire des ger-
bes.
djerbot, diminutif de gerbe.
djerdhiedj, jardinage.
djerdïnâ, jardinier.
djerdun, r, jardinier, ère.
djcrdinu, y, celui, celle qui
jardine.
djergô, jargon.
djergiuènâ, j argon ner.
djermâ, germer.
djermù, germe. — Dard :
le djennù des abeilles, le dard
dj'e
des abeilles ; — voix criarde,
perçante d'un enfant qui
pleure ou d'un bavard : ke
djermù el e, snle fâ Iè:{ nrëy,
quel djermù il a, cela fend
les oreilles.
djh-o, jarret. — Sobriquet.
djet, jatte. — Derrière
d'un enfant : gàr e Hue tv avive
€11 le djèt, gare à toi, tu vas
avoir sur la jatte; — femme
qui a de grosses fesses :
higré de gros djet ! bougre de
grosse jatte !
djeti, jattée.
djeve, nm., javelle; par
comparaison, petite gerbe.
djâ, geai : sa ï he djâ, c'est
un beau geai, pour dire de
quelqu'un qu'il est laid. — el
à €1 pè kl djâ depyèmâ, il est
aussi laid qu'un geai déplu-
mé.
djâe, mite.
djâk, Jacques.
djeâ ou jeà géant.
djètm, gémir; ne s'emploie
qu'au figuré,
djerb, gerbe.
djèrm , germe , peu em-
ployé, on dit surtout djermù.
djn 73
djHje, oiseau, dans le lan-
gage des enfants.
djivr, givre.
dj'i, gypse.
^y'^'> gypser.
djîkyâ (onomatopée), se
dit d'un liquide qui s'échappe
avec force et bruit d'un ré-
servoir où il supporte une
forte pression.
^/'5^. gigot-
djïgutâ, gigoter.
djîpâ, V., donnner des
coups de pied en parlant des
bœufs ou des vaches (vieux
français giber^.
djîriuet ou jînuet, girouet-
te.
djïdrâ, nf., grande quan-
tité de nourriture contenue
dans un grand vase.
djïgâ, courir en folâtrant
comme font les animaux la
première fois qu'on les con-
duit au pâturage au prin-
temps.
djîgu, j, celui ou celle qui
djmâ, jument.
djnés ou djnes, génisse. V.
twerîr.
74
djb
djnœyï, ni., ce qu'on peut
tenir de graine avec les deux
mains réunies; s'emploie
presque toujours avec l'adj.
grosse.
djntwràl (jour ouvrable),
tout jour où l'on travaille;
c'est l'opposé de dimanche.
djnny, genou. Voy. kupôt.
djntiyô, nm., sorte de cour-
roie qui sert à tenir plié un
des genoux d'une vache qui
ne veut pas se laisser traire;
on dit faire lu djm'iyô ou
mettre l-û djnéyô.
djèf, écume produite par
un corps gras. Le savon, les
bœufs, surtout les escargots
en cuisant produisent de la
djèfâ , nm., terme inju-
rieux à l'adresse d'une per-
sonne : mâtl d djofâ, gro djô-
fà. _ .
djbfâ, produire de la djôf.
djdlâ, gelée; on dit djWâ
pour désigner l'action du
froid et la gelée faite avec les
oreilles, les pieds et la queue
du cochon, mais on dit Jlc
d grô:(ey, gelée de groseilles.
djî
sans doute parce que cette
dernière acception est beau-
coup plus récente. V. edjblâ.
djolà, geler.
djolu, j, geleur, euse; —
frileux, euse.
djokâ^ faire le pied de grue.
djolî , 7, alezan, e. Nom
donné au bœuf et à la vache
de couleur alezane.
djotâ, jouter; peu employé
à Bournois, mais beaucoup
à Accolans.
djo:^., Joseph.
djo::^'t, féminin de Joseph ;
ce nom est donné à la femme
dont le mari s'appelle Joseph.
djoiîyô, Joseph.
djô, jonc : suie a^t dre Ici
djô, cela est aussi droit qu'un
jonc.
djôîe'i, jonchée.
djôtel, joncher.
djti ou djèti, ôter le fumier
de dessous les bêtes. Ce tra-
vail se fait de rigueur tous
les samedis. — Essaimer : le
mot£ôt à djn, les abeilles ont
essaimé.
djtù, essaim : t djtil d inôt-
€ôt, un essaim d'abeilles.
dju
dj u, ]us. — Joug : metr lu
dju, mettre le joug, poser le
joug par terre avec tous les
accessoires à la porte de l'é-
curie un instant avant d'at-
teler; on emploie souvent le
pluriel pour le singulier : ve
metr le dju, va mettre les
jougs, va mettre le joug.
djubtle, jubilé.
djubilâ, jubiler.
djudâ .Judas. — Enfant qui
crache à la figure d'un autre ;
dans ce cas on dit souvent :
djudâ dâ le lèn. Judas dans la
lune. On prétend, en effet,
que les taches que l'on aper-
çoit dans la lune représen-
tent la figure de Judas.
djudj, juge.
djudj dû pâ, juge de paix.
— Gros bâton.
djudjt, juger.
djudj ma, jugement.
djupîtèr, nom donné à un
enfimt très espiègle : saî dju-
pîtèr, c'est un Jupiter.
djurî, jurer : e djur kinà ï
peti, il jure comme un chif-
fonnier.
djurniâ, jurement.
dju 7 5
djurnâ, nf., ce que peut
contenir un tablier replié, un
giron : iiè djurnâ derh, une
djurnâ d'herbe.
djnrô, giron. — Juron.
djuru, j, jureur, euse.
djuye, juillet.
dJ7i, jeu. — Mise au jeu.
iiikré sô dju : mettre son jeu,
déposer sa mise au jeu.
djîidî, jeudi.
djùr, jouer.
djù, juin.
djù (e), à jeun.
djiln, jeune. — Jeûne.
djùnes, jeunesse : 6â kmà
dl, se. djùnes sève, se veyespèye!
c'est comme on dit, si jeu-
nesse savait, si vieillesse pou-
vait !
djùnâ, jeûner.
djùnô, t, jeunet, ette.
djùnu, j, celui, celle qui
jeûne.
djîlm, écume. Voy. djôf.
djûnà, journal de terre :
kkrè- kâte fà ï djûnà, quatre
cartes font un journal.
djîinâ, journée : ôlâ e se djû-
nà, aller à ses journées, aller
en journée chez les autres.
76 d)>iâ
djîimcri, nm., épine-vi-
nette.
cijîimâ, écumer, dans le
sens de se couvrir d'écume :
sa dï hô sôvô e djinn bl, c'est
du bon savon, il djïtm bien.
djû, joue.
djvàse , jouvenceau; ne
sert que pour désigner les
jeunes veaux.
djwe, joint.
djzoêdr, joindre. — Atte-
ler, joindre les bœufs, les
mettre sous le joug.
djweiur, jointure.
djweyœ^mà , joyeusement.
djweyu, ;", joyeux, se.
djiuâ, joie.
djwi, jouir.
djivUâs, jouissance.
djiOîf, V, juif, ve.
d le ta (litt. de la tant),
tant : dlè ta keii ne d se elcjàn
vive pu le hràîe ! tant il y a
de ces cerises on ne voit plus
les branches !
dmàl, démon, diable;
s'emploie souvent avec c'est :
sa lit dmtil d s teà le, an po pe
lu lôbwerâ, c'est le démon de
(que) ce champ-là, on ne
dbm
peut pas le labourer ; — sàt
pîê dmâl, c'est un petit dé-
mon.
dmàdâ, demander. —
Mendier.
dmàdu,j, demandeur, euse.
dmér, demeure.
dmérâ on dnnverd, demeu-
rer.
dim-iu, demi-tour. — En-
torse.
dmè, demi, e.
drnwerâ, demeurer. —
Rester : e dmiuer lôtà pu ôlâ
là va : il demeure (reste)
longtemps pour aller là-bas.
dmwâT^l, demoiselle.
dnî, denier.
dode, dldà, diminutifs de
Joseph.
dôktêr, docteur.
dôkirïn, doctrine. — Livre
traitant de la religion catho-
lique et employé comme
livre de lecture dans les é-
coles il y a vingt ans.
dômesttk, domestique. —
Outil consistant en un bout
de bois long de 20 à 25 cen-
timètres et dont on se sert
pour epereyt.
dôd
dènâsyô ou dàuâsyô, donna-
tion.
dènâtêr, donnatcur.
dôrâ, dorer : dôrâ le bni-
yô€, dorer les brioches, les
badigeonner avec du flan
avant de les mettre au four
afin qu'elles aient la couleur
de l'or une fois cuites.
dèrlôtâ, dorloter.
doru, j, doreur, euse.
dorur, dorure.
dÔt, doi. — Dette.
do, dos : DicrUi à do der'l,
marcher en dos derrière,
marcher à reculons.
dbb, daube.
dodïyi (5), se dodiner : e
merU à 5 dodeyâ; il marche
en se dodinant.
dodînâ, dodiner : e nfâpe
trû dodînâ le pîèt efà, il ne
faut pas trop dodiner les pe-
tits enfants. — s dodînâ à
mert^à, se dodiner en mar-
chant, c'est faire avancer
toute la partie gauche du
corps en même temps que le
pied gauche et de môme avec
le pied droit tout le côté
droit du corps; cette mar-
dré 77
che est particulière aux bos-
sus, aux canards, etc.
dodo, dodo : dodo tir lîr
lîr, dodo tire lire lire, chant
que repète la mère en balan-
çant son enfant pour l'en-
dormir.
domina, dominer.
douiînâsyô, domination.
domïnïkël, dominical, e :
lor\ô domîmkel, l'oraison do-
minicale.
donnnïke, dominicain.
domino, domino.
dorèn, bêtasse. V. drîyen.
dortwer, dortoir.
dosi, dossier.
dos, dose.
dô, don. — Donc.
dôdô, dondon, femme qui
jouit d'un embonpoint ex-
trême et est en même temps
un peu bonasse.
dôptâ, dompter : kà le dû
velô srà dôptâ, à le mètre ï tse,
quand les deux veaux seront
domptés, on les mettra au
char.
dô::t'l, donzelle.
drùdjï, plombs de chasse
pour les oiseaux ,
78 dir
drèdm ou dêrdîtr , nL,
terme injurieux qui s'em-
ploie généralement avec l'ad-
jectif vieil : vey dérdfir ,
vieille dérdfir; drêdfir n'est
employé que par les vieilles
personnes.
drèmà, /, dormant, e.
drèmï, dormir : drènii h ma
i sônu, dormir comme, un
sonneur.
drèuiu, j, dormeur, euse.
Voy. sônu.
drèy, nf., chiffon. — Mem-
bre viril d'un enfant.
drèyâ (de dréy), guenil-
leux. — Mauviette. — Im-
bécile.
dréyâdj, féminin de dréyâ.
dre, a le même sens que
raison employé avec le verbe
avoir : sa lu ke dre, c'est lui
qui a raison. S'emploie par
opposition avec lo : stukî e
dre, ml làtr e îo, celui-ci a
raison (droit), mais l'autre
a tort.
dre, t, droit, e.
drepi, drapier.
dri'po, drapeau. — Cou-
ches d'un enfant au berceau.
dru
drepri, draperie.
drcsivè, dressoir.
drelî, r, droitier, ière.
dretmà, droitement.
drryèn , femme molle et
peu intelligente.
drogô ou dregô, dragon.
drosedj, dressage.
drosi, dresser : drbs'i le siîp,
dresser la soupe, la verser de
la marmite dans la soupière.
drosu, j, dresseur, euse.
drog, drogue.
droge, droguet. Le droguet
est une solide étoffe de fil et
de laine qui sert à confec-
tionner des habits d'homme.
droght, droguiste.
drol, drôle.
drôles, drôlesse.
drolmà, drôlement : as là
yolâl — à drolmà! est-ce
qu'il y est allé ? — ah bien
drôlement ! Il n'y est pas
allé du tout.
drov, vers-coquin qui don-
ne le tournis aux moutons.
dru u, dru, e; se dit des
petits oiseaux dont les ailes
sont assez développées pour
leur permettre de voler : le
duk
Uyô dpo sdfï dru, e va sàv-ttlâ,
les (chiures-de-porcs) pin-
sons sont fins drus, ils vont
s'envoler. — État prospère
des végétaux : le byâ sd dru,
les blés sont drus, ils sont
d'un beau vert et en train
de pousser très vite.
druyôs (de dru), nf., qua-
lité de ce qui est dru. —
Sortes de pellicules blanchâ-
tres qui restent au fond du
nid d'où les oiseaux sont
nouvellement envolés.
driùe, nm., droit : 5a mô
drive, c'est mon droit.
du, à, deux : du héb, deux
garçons; dàfèy, deux filles.
Avec du, adj. numéral et J//,
adj. qualif., on fait souvent
le jeu de mots suivant : èin
tè le:(^ û kœ du ? — nâ î le^ eni
mê kœ trà, aimes-tu les œuis
cuits (deux) durs ? — Non,
je les aime mieux cuits
trois !
du, du : efâ k hit £ekù œs
50 du, il faut que tout cha-
cun ait son dû.
du, r, dur, e.
duk, duc.
dfih 79
dup, dupe.
dupi'i, duper.
dnrâby, durable.
duri, durée.
duri, durer; est souvent
employé pour endurer : / n
po pe duri suie, je ne puis pas
durer (endurer) cela.
dunyô, durillon.
durmà, durement.
dur te, dureté.
dut€es ou duees, duchesse.
duvt', duvet. Voy. vnlô.
du. Dieu : du vo bnï€.
Dieu vous bénisse, dit-on à
celui qui éternue. — s du vo,
si Dieu veut ; ces mots sont
d'un usage très fréquent :
6 du vb kcl ï pyûv el î vo vnî dî
fwè stànâ, si Dieu veut qu'il
(y) pleuve, il y veut venir
(il veut y avoir) du foin
cette année.
dnjun ou dnjini, deuxième.
dàfimmâ, deuxièmement.
dumwèn, dimanche.
dûby , adj., double. —
Double décalitre : du dûby
fà trà kûpô , deux doubles
décalitres font trois kûpô.
Voy. knpô.
8o dît m
diibyedj, doublage.
diibyâ, doubler. — Corri-
ger quelqu'un en se servant
d'un bâton. — Atteler deux
paires de bœufs à un char
ou à une charrue.
dtibyâ, nf., doublée, volée
de coups de bâton : yâ fûtu
n diibyâ! je lui ai foutu une
doublée !
diibyu, j, doubleur, euse.
dnbyur, doublure.
dûj'im ou diizjm , dou-
zième.
dulè ou dîilèr, douleur.
diimcdj ou dôfiit'dj, dom-
mage. — Tout endroit où
il est défendu de faire paître
les troupeaux : viuele lu gâdj
ké hui, fu VI trvïrï te bet ké 5ô
à dôinèdj, voilà le garde qui
corne , cours vite retourner
tes bêtes qui sont au dom-
mage. Lorsque le garde
champêtre est très éloigné
des bergers dont les bêtes
sont au dommage, et qu'il
ne veut pas franchir la dis-
tance , il corne. Alors les
amuseurs de quitter la partie
et d'accourir à toutes jambes
dvâ
retourner (j-vlrt), car le
garde champêtre est la ter-
reur des bergers.
dits, doux, douce : sv'i le a
trii dm , ce vin-là est trop
doux.
diisè, douceur.
dnsmà, doucement.
dîisô, t, doucet, ette : dî
vï dîhô, du vin doucet. —
d le sôled dîisôt, de la salade
doucette.
dfit, doute.
d-ûtâ, douter.
dîiv, douve.
dîivâ, mettre des douves.
dii^, douze.
dû^èn, douzaine.
d-ûe , ondée, averse : là
due 110:^ à rsu, le ro dî hu no:{
e servî d Uenet, quelle averse
nous avons reçue (sous en-
tendu , cela tombait si fort
que) la raie du cul nous a
servi de chéneau.
dvà ou dtvà , devant; —
avant : ôlâ dvà le bu, aller
devant les bœufs, les diriger
à la charrue en marchant
devant eux. — ? vo erïvâ di'à
twe e lotà, je veux arriver de-
dvê
vant toi (avant toi) à la mai-
son.
dvàst, devancer.
dvàt'i, devantier, qu'il ne
faut pas confondre avec tâhli,
tablier. Tous deux sont ab-
solument de même forme,
mais ils ditfèrent par l'étofle
et par l'usage. Le tablier,
fait avec de la forte toile ,
se porte quand on travaille,
pendant la semaine; le de-
vantier, au contraire, se fait
avec de l'étoffe multicolore,
c'est un habit du diman-
che.
dvâtur, devanture.
dvâyî (htt. devant hier),
avant-hier.
dve, devers : >nèn lii dve lu,
mène le devers (près de) lui ;
mais on dit plus souvent à
dve : mèn lu à dve le^ atr,
mène le en devers les autres,
près des autres.
dvcdiii (litt. devers-des-
sus), plus haut dans un ter-
rain en pente : sd teà a dved^u
dî mm, son champ est devers-
dessus du mien, un peu plus
haut que le mien.
RoussEY. — Glossaire.
dvi 8i
dvedxîi, l'opposé de dved^u.
Voy. ce mot,
dve kî, dve le, devers ci,
devers là.
dvl, devis,
dvï:(, devise : sa e kaz^ de
dvï^ k sô ddà k le fùy èiiià kà
Xj bcy de pôpïyet, c'est à cause
des devises qui sont dedans
que les jeunes filles aiment
qu'on leur donne des papil-
lottes. Les jeunes filles, en
effet, font grand cas des de-
vises , elles se les montrent
avec bonheur et les ramas-
sent précieusement, surtout
si elles disent quelque chose
qui les concerne.
dv~i, devin : ôlâ a dvï, aller
au devin, aller le consulter.
Bien que l'on soit assez en
retard et crédule à Bournois,
il n'est pas dans les habitudes
d'aller consulter les devins.
Cependant, il y a environ
vingt-cinq ans , un homme
(le Minon), à qui on avait
caché sa charrue, alla consul-
ter les anabaptistes, mais il
en fut pour ses frais, et l'on
en rit.
6
82 i^yà
dinver, nm., devoir.
diue, doigt.
diuet, pierre à bâtir.
diueti, doigtier.
dîuey, douille. — Grappe
de maïs.
diutyè, doyen.
dweyè (de dwe^, dé à cou-
dre.
dzueyt, douiller, en parlant
du maïs : no trèkî dweyà bl ,
nos turquies douillent bien ,
les grappes se forment bien.
dîueyôt , petite dwey de
maïs. — Sobriquet.
dwcyittâ, douilletter.
du'ân, douane.
dîvânî, douanier.
d:(u ou dè:(u, dessous.
ç;yà, dia, contraire de àt.
'^yntr, diantre.
^yes, glace.
^yhâ, t, glaçant, e.
^yest, glacer.
fiyhir, glacière.
§ye5ô, glaçon.
^yèt, diète.
§yâkr, diacre.
'/;yâl, diable : khl^yâ nâ pe
pè kï ne jenià vu sûle, que le
diable n'est pas pire que je
n'ai jamais vu cela; — sa lu
c;yâl nà pe pe 6t are le, c'est le
diable n'est pas pire ce mio-
chc-là. — En langue burles-
que et grivoise, organes gé-
nitaux de la femme. — On
attrape de la façon suivante
le badaud qui veut voir le
diable : on le fait coucher
sur le dos et on lui met sur
les yeux une manche d'habit
dans laquelle on lui dit de
bien regarder. Aussitôt un
mahn lui urine dans les yeux
par la manche ou lui verse
par le même chemin un vase
d'eau sur la figure.
6 beyî à §yâl, se donner au
diable. Les naïfs croient que
chacun peut se donner au
diable, lui vendre son âme
à n'importe quel prix. J'ai
vu , dans mon enfance , un
malheureux fou d'Abbenans
(Florio),que personne n'osait
approcher ni assister, parce
que, disait-on, il s'était don-
né au diable.
fiyâl se, loc, diable soit :
klû (}yâl se kï nî vive rà, que
le diable soit que je n'y vois
rien , le diable m'emporte
que, etc. — klû ^yâl té
detrep, que le diable te dé-
trappe, t'extermine. Expres-
sion très fréquente dans la
bouche d'une maman criant
après son enfant.
ho
«3
çiyâhnâ, diablement.
fjyâlo, diminutif de diable.
§yâmâ, diamant.
^yâlôt, féminin de cjyâld,
gyô5â:<^ diocèse; il n'est pas
rare d'entendre byôsâ:^ chez
les enfants ou chez les illet-
trés.
^yôtîn, guillotine.
^yôtînâ, guillotiner.
èr
èdjî, ourdir.
èdjUur, nf., fil qui sert à
ourdir.
êld, hurler : Mskù tel?
qu'est-ce que tu hurles,
qu'as-tu à hurler?
èiii, interj. hem.
èr, heure. — S'emploie as-
sez souvent avec le masculin
un, 7 ; vu'c'le pu dl nér kcl a
IvJè, voilà plus d'une heure
qu'il est loin (parti) ; — kel
ér à tu? — cl a 1er pùdjù , le
bet le tfcrt€, quelle heure est-
il ? — Il est l'heure perdue,
la bùtc la cherche ; c'est par
ces mots que l'on répond à
un importun qui demande
l'heure. — dâ li\ èr e lu làk^'l
érl
Iwe e derè etr 1kl , depuis les
heures et le temps qu'il est
loin (parti) il devrait être
ici.
êrœ, :;;, heureux, euse : el
à êrœ kiiià 1 nue dâ le mus, il
est heureux comme un roi
dans la mousse.
èrœ::^mà, heureusement.
ùrUdj ou rlèdj, nm., hor-
loge. — Remonter l'horloge
à un enfant, le faire gigoter
en cherchant A lui enfoncer
le doigt dans l'anus.
ùrlûnià, hurlement : c beye
dè:^ êrlôiiià kinà ià levé evu
kyiuâ, il donnait des hurle-
ments comme si on l'avait
(eu) tué.
(vfr
êrlu, j, hurleur, euse.
èr6ènâ ou riùnâ, hérissé, e.
èrsô ou rsô, hérisson. —
Au moment de sevrer les
veaux, on leur attache une
peau de hérisson sur le mu-
seau pour qu'ils ne puissent
pas aller téter les vaches.
es, cheville de fer qui em-
pêche la roue de sortir de
l'essieu.
èsrô, nm., grosse vrille.
èt€i, pousser à pleins pou-
mons un cri tout particulier
de gaieté, de satisfaction
quand on est en ribotte;
les conscrits surtout se plai-
sent à èt€'i. cl êt^à, le pÔ, cl
an à dà yct bot .
œ, euh !
œfri, offrir. — ôlâ œfrï,
aller offrir, aller baiser le
reliquaire à un moment de
la messe tout en déposant
comme offrande pour l'église
une pièce de monnaie. Voy.
b\â. — ta tu d'fn àk? — a
àyô 85
bïyo, pe sêJmà c bckâ yùt ku le
po!
d'fru,j, celui ou celle qui
offre, qui a l'habitude d'of-
frir.
d'vr, nf., œuvre.
âvri., /, ouvert, e. — ku
d'vrî, cul ouvert ; on appelle
ainsi ceux qui ont l'habitude
de laisser les portes ouver-
tes : vot llyorle pote sakre ku
œvrï !
d'vrï, ouvrir,
dvru,j, ouvreur, euse.
œy, œil, yeux : ï rbur dez^
dy kmâ ï tec k tei c set, il
rebourre (repousse) des yeux
comme un chat qui chie aux
(dans la) cendres.
dye, œillet.
œyâdj, canine : ndà dyâdj,
une dent canine.
dy'ir, œillère , pièce de
harnachement.
dyô, diminutif de œil. —
Points d'où sortent les ger-
mes d'une pomme de terre.
— Être plein jusqu'à Yœyô,
avoir des aliments jusqu'à la
luette. — Œillet de chaus-
sure.
86
êbé
l, hein. S'emploie très
fréquemment dans le dis-
cours sans qu'il y ait de for-
me interrogative : sa lu kâ
vnu, ê, c'est lui qui est venu,
hein; comme bien vous pen-
sez c'est lui qui est venu.
êmà, t, aimant, e: sàtn ejà
bî êmà, c'est un enfant bien
aimant.
èmâ, aimer. Voy. âmâ.
en, une. Voy. yen.
en, haine ; el à d Jhidlwlrù
lu, ils ont de la haine (de)
contre lui.
ènml, î, Vi., ennemi, e.
e,é; — eh, hé ; — aux :
elàm! hé l'homme! — t^l a
e vepr, il est aux vêpres.
On dit aussi H à e vepr, il
est à vêpres.
ebât€, ébauche.
ebàteedj, ébauchage.
ebàtei, ébaucher.
çbln, ébène.
eea
ebe, ébats.
ebeyï, ébahir.
ebeyt, ébahie, e.
ebràlâ, ébranler.
ebrœ, hébreu.
ebretei, ébrécher.
ebiilâ (s), s'ébouler. Voy.
fûri.
eb-ûhnà, éboulement.
ebîtrdjiinâ, cbourgeonner.
ebîirîfâ, ébouriffer.
ebywî ou ebloa, ekrtsnn.
Voy. ce mot.
cbyœjï (de byâji) , bleuir
légèrement de la laine, par
exemple.
eeàn (vieux fr. escande),
nf., planchettes en chêne
remplaçant les tuiles dans la
couverture des maisons : el
à (à) €160 knhàn, il est
aussi sec (maigre) qu'une
hàn. Les hân disparaissent
vite devant la tuile ; on n'en
voit plus que par places sur
quelques maisons.
hâvâ, V., jeter de l'eau à
quelqu'un pour s'en débar-
rasser; les femmes échâvent
les enfants qui les ennuient.
htwâ, nf., quantité d'eau
que l'on jette sur quelqu'un
pour le faire sauver. — Par
comparaison, ondée : wo^ à
rsu n bu'èn hâvâ, nous avons
reçu une bonne ondée.
e-eàvâ, mouillé par de l'eau
répandue, me knjcn a tiit
è^âvâ.
e^e, essarts.
hepâ, frapper, en le tenant,
du linge sur le ecptir. — Fau-
cher en lançant la faux très
haut et en arrière avant de la
passer dans l'herbe en faisant
des mouvements comme s'il
s'agissait d'abattre un chêne
avec la faux.
e€epu, y, celui, celle qui
eéep.
e^ep'ûr, nf., planche rec-
tangulaire munie de deux
pieds et sur laquelle les
femmes lavent le linge au
lavoir.
t'^erlôt, échalote.
e€Î (vieux fr. eschieu),
essieu.
t€inâ, échiner ; s'emploie
le plus souvent à la voix pro-
nominale.
e^trôpyâ, estropié, e : Mro-
edà 87
p\â d serve! , estropié de cer-
velle, idiot, e.
e-etûme, estomac. S'ouvrir
l'estomac, faire des efforts
répétés le corps tendu com-
me, par exemple, lorsqu'on
est adossé à une échelle pour
lever de la tuile ou de la
pierre.
eetilmekâ, estomaqué, e,
celui, celle qui est dans un
état de maigreur et d'épuise-
ment complet. Un e^tûmekâ
est ce qu'on appelle commu-
nément en français un petit
crevé.
htfinit'kâ (5), se fatiguer,
s'abîmer l'estomac par des
privations ou un travail ex-
cessif.
t'^ur ou eewâ, essuyer.
eai, essuyé, e.
emmê, essuie-mains. Voy.
pàn-niè. Dans les maisons où
l'on se paye le luxe d'un
essuie-mains on l'accroche à
la porte d'entrée.
cdàtlâ, faire des dents, en
l'abîmant, dans un outil
tranchant : e me edàtlà mon
etf, il m'a édentelé (mon)
88 efû
ma hache.
edîfîs, édifice.
edjhnây effarouché, e.
edjhnâ, effaroucher.
edukâsyô, éducation.
et;y, nf., aigle.
efàfèrlut€Î ou efâfèrlud ,
éfanferlucher.
èfc, effet.
efest, effacer.
efesuyj, effaceur, euse.
efilâ, effiler.
efo, effort.
èfôdrâ, effondrer.
cfrùjnâ, réduire en miettes
de la mie de pain, par exem-
ple, en la frottant entre ses
mains.
efrôtâ, effronté, e.
efnitâ (àe fnità), se dit de
toute chose qui, par le frot-
tement, par l'usage, devient
plus lisse, plus facile à ma-
nier : mô tôpô ve bï, el â efrutâ,
ma canonnière va bien, elle
est effrottée.
efûfi, abîmer une plume,
sans la casser, de façon
qu'on ne puisse plus écrire
avec.
efîUt (s), s'efforcer, faire
egr
de trop grands efforts. On
dit d'un paresseux : en 6é vo
pc j'U€Î (ffii-el) le rt't, il ne se
veut pas efforcer la rate.
efyd't€~i, rQnà.\ifyœî€. Voy.
ce mot.
egel, égal, e, aux.
egelïte, égalité.
egt'Iï^f, égaliser.
egelmà, également.
egerâ, égarer.
egeyi, égayer.
egâr, égard.
eglîz^, église. — e^yK 'l^ns
les villages sud-ouest de
Bournois.
egnâ, égrener. — Disper-
ser.
egnâ, égrené. — Dispersé :
im t€â sô egàiiâ, mes champs
sont égrenés, ils sont tous
loin les uns des autres.
egôïst, égoïste.
t'grelî, ébarouir :
sihry dî metJ
fâ ôlâ le mil,
s-firey dï siue
fâ egrcli Je twe
Soleil du matin
fait aller les moulins,
Soleil du soir
fait ébarouir les toits.
Petit chant des bergers
lorsque la pluie menace de
tomber en même temps qu'il
fait du soleil.
egrefnâ, égratigner.
egrefiiu, j, celui ou celle
qui égratigne.
egrefnur, égratignure.
ègrepâ, égrapper. V. erepâ.
egrôlâ, égrelé, e, grêlé, e.
— Abîmé, e, par la petite
vérole.
egûrdjt, égorger.
eg^âmln, examen; est fé-
minin chez les illettrés.
egxà, t, exempt, e.
egxàpsyà, exemption,
eg:(àpy, nf., exemple.
egzàtâ, exempter.
eg^krâby, exécrable.
èg:(ekusyô, exécution.
egzekutâ^ exécuter.
egxcktèmà, exactement.
eg^ltâ, exalter.
eg:(eltâsyô, exaltation : Icg-
:{eltâ5yô d le set krwe, l'exalta-
tion de la Sainte-Croix.
eg:(emïnâ, examiner,
eg:^rsâ ou eg^erst, exercer.
eg7;ersts, nf., exercice.
ehœ 89
eg:^vî ou gzevî, Xavier.
Actuellement, la deuxième
forme l'emporte sur la pre-
mière.
cgxjdjà, t, exigeant, e.
cgxjdjàs, exigence.
eg:(idji, exiger.
egxjl, nf., exil.
cg:(ilâ, exiler.
eg^Mâs, existence.
eg:^t6tâ, exister.
egxpsâ, exaucer.
èkàfyâ, écraser une chose
molle , une pomme cuite ,
par exemple.
ckàpîisâ, chasser en les dis-
persant des personnes ou des
animaux, une troupe d'en-
fants, par exemple, ou un
tas de poules.
eMpweyi, disperser des cho-
ses qui étaient en tas.
ekùm, écume qui se forme
sur un liquide gras. — ekum,
écume de mer.
ekèpâ, neiger très faible-
ment : e yekêp d niuedjî, il y
ekèp de neiger, on voit vol-
tiger dans l'air quelques flo-
cons de neige.
ekœrâ, écœuré, e.
90 èkâ
ekœrâ, écœurer.
ekerïeedj, équarissage.
eJérkîyt, écarquiller.
ïlàtst, déchiré profondé-
ment, en parlant des doigts :
f m 60 ekhei i dive, je me suis
déchiré un doigt, avec un
clou, par exemple.
Wéy, écuelle. — Être à la
sèche écuelle, être obligé de
vivre pauvrement, souvent
l'écuelle vide. — On dit aux
enfants qui ne veulent pas
s'instruire qu'ils iront traî-
ner les écuclles, parce que
les marchands d'écuellesfont
ordinairement traîner leur
charette par un âne.
ehcyî^ r, celui ou celle qui
vend des écuelles.
ekeyî, nm., sorte de dres-
soir où l'on met les écuelles ;
— nf,, contenu d'une écuelle.
ekeyôt, diminutif d'^^ï^j'.
èki'yûlâ (vieux fr. acaïrâ),
jeter des cailloux à quel-
qu'un.
ekâr, écart. — Équerre.
ekârî ou ehcrï, équarrir.
ekâtei (de kâte'), écarter
au jeu de cartes.
ekm
ekâlrà, écarter, ouvrir des
choses qui tiennent ensem-
ble : ekâtrâ le tmb, écarter
les jambes.
ekây, écaille.
èkâyt, écailler.
ektllbr, équilibre.
ekïlîbrâ, équilibrer.
ekip, équipe.
ekïpL'dj, équipage.
ekïpâ, équiper.
ekïpnià, équipement.
ekïst, éclabousser. C'est
un des amusements favoris
des bergers que de 6ekïs^ au-
tour des fôt)n.
ckhnâ, adj. et n., se dit de
quelqu'un qui se tient le
corps ramassé, grelottant, les
mains dans les poches, la
figure décomposée par le
froid, les enfants surtout
sont souvent ekhnâ pendant
r hiver.
ekmâ, écumer : ehnâ le c;ad,
écumer les gaudes.
ekinu, j, écumeur, euse.
ekmwâr, écumoire. On dit
de quelqu'un qui a eu la
petite vérole qu'il a la figure
comme une ekmiuâr.
ekd
chô, écot. — Écho. —
Vieux tronc d'arbre ; par
comparaison, ce qui reste
d'une dent cassée ou gâtée.
— Balai usé : el a €i sô kï n
ekd (mis pour H a ciei etc.),
il est aussi sec qu'un ekô,
dicton d'un fréquent usage
qui s'applique aux personnes
et aux animaux.
ekôbiuâ, écobuer ; peu em-
ployé, ce mot vient de la
haute montagne.
èkôlmœét, déchirer, en par-
lant de la chair ou de la
terre durcie; je me suis
ekôlmœeî le doigt avec un
clou ; la terre est si dure
qu'on ne peut, pas labourer,
on ne peut que VekôJmœa.
èkônômi, économie.
ckônônû:^!, économiser.
ekônom, économe, écono-
mique.
ekôrlôtâ (de lîôrlôt^, éci-
mer.
ekôrs, écorce : olA e^^ ekôrs,
aller aux écorces, aller écor-
cer. — Se dit eko£ au nord-
est de la Haute-Saône.
ekôrsedj, écorsage.
ekr 91
ekôrsâ, écorcer. — Lever
la peau à une souris.
èkôulâ, écarteler.
eko€edj (de ekur), battage
du grain au fléau.
ekoeu, batteur au fléau.
ekol, école : el a evu e lekol
dh'i lil ku dyœ bu, il a été à
l'école derrière le cul de
leurs bœufs, dicton qui s'ap-
plique à un ignorant.
ekoli, r, écolier, ière.
ekon, corne. — Champ
qui va en pointe entre des
haies. Voy. kon. — ekon de
Uerii, cornes de charrue,
mancherons de la charrue.
ekrésî, i, petit et chétif.
ekremâ, écrémer.
cktizâ, écraser.
ekrî, i, écrit, e; rarement
êknt au féminin.
ekrïr, écrire. On dit d'un
ignorant el e n bel mèpîi Uàtâ
epo n bel viuâ pu ekrïr .* il a
une belle main pour chanter
et puis une belle voix pour
écrire.
ekrîto, écriteau.
ekrïiur, écriture.
ekrolâ, écrouler.
92 eks
ekrotlâ, écroùter.
ekfôtlu, j, celui ou celle
qui a l'habitude d'enlever,
d'arracher les croûtes qui
recouvrent une plaie.
ckru, tt, écru, e.
cknt, écrou.
cksèpo^â, exposer.
ehùpo^isyô, exposition.
eksùpre, exprès.
ekièprhhnà, expressément.
eksêprôprîyâôyô, expropria-
tion.
ekse, excès.
ekselà, t, excellent, e.
eksepsyô, exception.
èkseptâ, excepter.
ehitâ, exciter.
ekspedîsyô, expédition.
ekspe^yâ, expédier.
èkspâtrîyâ, expatrier.
èksplosyô, explosion.
eksplwe, exploit.
eksplmctâ, exploiter.
eksprïmâ (J), s'exprimer.
eksleryêr, extérieur; peu
employé, on dit plutôt dfil.
t'kstenmnâ, exterminer.
èkstâj ou ckstâi, extase,
être en extase.
ekstrhnïlc, extrémité, ne
s'emploie que dans la phrase :
il est à toute extrémité, à
l'agonie.
ekstrc, extra.
ekstrevegàs, extravagances.
eku, écu. Les vieilles per-
sonnes comptent encore par
écus de 3 fr. : / / bey dh eku d
te kc'b, je te donne dix écus de
ta chèvre, c'est-à-dire 30 fr.
eku] ma, écoulement.
ekum. Voy. ekê)ii.
t'kur'i, écurie. — On dit
plus souvent étal, étable.
ekîiïâ, écouler.
ckiilôna, couper le dessus
d'une plante pour qu'elle re-
pousse avec plus de vigueur.
Cela se fait pour les arbres
qui languissent, mais sur-
tout, en automne, pour les
jeunes trèfles qui ont déjà
poussé une tige; celle-ci, sé-
chant pendant l'hiver, gêne-
rait la végétation et le fau-
chage au printemps. Voyez
ekôrlôtâ.
ckiînâ, bête qui a perdu
une corne ou les deux cor-
nes : mô hti à ekiinâ de du
ekôn, mon bœuf est écorné
eJiy
des deux cornes.
ckiinâ, écorner.
ehûr (vieux fr. escoudre),
battre le grain. — Battre
quelqu'un à grand tour de
bras.
ekûrnifyà, écornifler.
t'kûrtet, écorcher.
ckû)i€u , j , écorcheu r ,
euse.
ckûrt£ur, écorchure.
ehûtâ, écouter. — sekûtâ,
s'écouter.
ekûîu, j, celui, celle qui
écoute.
t'kû't's, nf., lôvô, Voy. ce
mot.
ekibesï, nf., contenu des
ekibes.
eUye^î ou eléyèr€ï, éclaircir
des plantes en en enlevant
çà et là quelques-unes ou en
les sarclant.
ekyetâ, éclater.
eliyâr, nf., éclair. Voy.
elud.
éJiyârèr ou eklârér, éclai-
reur, terme militaire. Voy.
eliyâr u .
eUyâredj, éclairage.
ekyân, éclairer. Peu em-
ele 93
ployé, on dit surtout liyân,
clairer. Voy. ce mot.
ekyâru, j, éclaireur, cuse ;
celui ou celle qui éclaire
avec une lumière. Peu em-
ployé, on dit de préférence
Jiyâru, j.
tkyïps ou t'klïps, éclipse.
t'kyor, éclore : le pusl sô
eUyo dœ yàswe (mis pour yî a
siue), les poussins sont éclos
depuis hier au soir,
èkyuj ou eklu/^, écluse.
e/îyuj't, r, éclusier, ière.
elàst, élancer. — Sauter
par dessus un obstacle.
elàsmà, élancement
elèdj, éloge.
elœ£~i, déchirer mal quel-
que chose qui oppose une
grande résistance, telle que
de la viande crue. — Fati-
guer à l'excès : el elœ€ se bu,
il elâ'£ ses bœufs, il les é-
reinte. — / m so elœa e sweyî,
je me suis elcHi à faucher.
elcnâ (J) (de len, laine),
se dit d'un drap qui com-
mence à s'effilocher.
elegâ, élaguer. Voy. esôut.
t'ie, hélas.
94 <''"<'
eleksyô,* é\^^c{\o\^.
elektêr, électeur.
elektôrî'l, électoral.
elcv, élève.
elevâ (Y\ii. élaver), lepyœdj
eelevâ le Uml, la pluie a éla-
vè (lavé) les chemins.
éleva, lavé, e, par la pluie :
le i€nn sô bï elevâ, les che-
mins sont bien (é)lavés.
èlârdjî, élargir.
elârdjUmà, élargissement.
elâstïky nf., élastique.
élu, élu, e.
elud, nf., éclair.
eludû, faire des éclairs : c
yelud, il fait des éclairs.
elvedj, élevage.
elvà, élever.
elvâ, élevé, e : H à el (mis
pour et à à€i) ma elvâ k n
pote d prtjô, il est aussi mal
élevé qu'une porte de pri-
son.
elvâsyô, élévation.
clwe^î, éloigner.
emàsîpâ, émanciper.
enierveyi, émerveiller.
hiieyî, être dans un pénible
état de crainte, d'embarras,
d'anxiété, par rapport à un
ene
événement futur : i>iô du ki
SO emeyî p-û ôlâ m kômsâ, mon
Dieu que j'ai honte, peur,
pour aller me confesser, j'en
suis malade d'avance. — Les
laboureurs appellent souvent
leurs bœufs ciiieyl, ce mot a
alors le sens de paresseux.
hnlgrâ, émigrer.
emosyô, émotion.
emosyûnâ, émotionner.
emoteeyi, émoucher.
emoUeyu, émouchoir, qui
consiste le plus souvent en
un rameau bien feuillu.
emot€eyu,j, celui ou celle
qui émouche.
etmm, émousser un outil.
emntâ (litt. émotter), bat-
tre une gerbe à moitié au
fléau, ou la prendre par poi-
gnées et frapper les épis
contre la muraille pour en
faire sortir les plus beaux
grains. On nemnt plus qu'au
fléau. Voy. ntâ.
emweta (litt. émoucher),
écimer la vigne.
hnyûtà ou emyôtà, émietter.
enerdji ou encrjî, énergie.
ènèrvâ, énerver.
epî
enttrm ou enôrtn, énorme.
èpâ, s, épais, aisse.
epàl, épaule.
epàict ou cpblct, épaulette.
epàlâ, épauler.
epàsè. ou epesèr, épaisseur.
epàsî, épaissir.
epàt-ei, épancher : epàt^t d
lâv. Ne s'emploie que dans
ce cas.
epén ou epcn, épine : yâ Un
n bwèn epèii dî pt, je lui ai
tiré une bonne épine du
pied, je l'ai tiré d'un grand
embarras; — épèii byàU, é-
pine blanche, aubépine ; —
epén muer, épine noire, pru-
nellier.
epe, épée.
eperèyt, épierrer.
epern (kâid), caisse d'épar-
gne.
eperni, épargner. Voy. re-
pràdji.
ep), épi. — La partie qui
s'engage dans une mortaise.
epîdhni, épidémie. V. lùjô.
eptnâr, épinards.
epis, épices.
epïsi, r, épicier, ière.
epUriy épicerie.
ëpô 95
epîiry nf., épître.
epT^yâ, épingler.
èpJn, épingle. — Pour-
boire donné au sujet de la
vente des bestiaux à un do-
mestique, au fils du vendeur,
ou même à la femme de ce
dernier. On donne habituel-
lement jusqu'à 5 fr. pour
une paire de bœufs; i ou
2 fr. pour un cochon; 50 c.
ou I fr. pour une chèvre, etc.
— Il est curieux de remar-
quer l'acharnement que met-
tent les femmes à avoir des
épingles, cela fait souvent
manquer une bonne vente,
on livre moins cher à un
autre, mais on est content
quand même s'il y a eu des
épingles.
eplâ, épeler.
eplâ, étincelle.
epnôt, diminutif d'épine.
tpôk, époque.
cpôlàui, état d'une porte
ouverte qui, libre de toute
attache et de tout obstacle,
peut se mouvoir librement
sous l'action du vent : le poU
d gràdj sô tût epôlàt^î, les
96
êpy
portes de grange sont toutes
grandes ouvertes.
t'porô, nm., pièce du char
servant à soutenir les é-
chelles, ils sont au nombre
de quatre, dont deux de
chaque côté.
eporpivcyi ou eperpîyî, épar-
piller.
cprô, éperon.
epriivâ, éprouver.
epuji, épuiser.
epujinà, épuisement.
t'purî, épurer.
epîhâ (de pîis), enlever le
plus gros de la p-ùs. — Van-
ner grossièrement.
epîisâ ou epîistâ : épousse-
ter.
epîivàtâby, épouvantable.
épyeyt, nf., à l'époque des
semailles, le laboureur part
souvent avant le jour avec
ses bœufs pour ne rentrer
que vers une ou deux heures
de l'après-midi, ce temps ou
le labour se fait s'appelle une
epyeyi. Voy. rcpycy'i. — Fixer
le joug et tout ce qui va
avec sur la tète des bœufs.
cpyâ, épier.
en
èpyôdj, éponge.
tpxôdji, éponger.
epyôdju,j, épongeur, euse.
erb, herbe.
erbcdj, herbage. Au pluriel,
herbes hachées et employées
comme mets.
erbôrî^, dévorer avide-
ment l'herbe d'un pâturage :
s vb:{ evl vu se par beî, cl là
bïto evu Put erbôrî:(i, si vous
aviez vu ces pauvres bètes,
elles ont bientôt eu tout
herborisé.
èrèpâ , égrapper avec la
main. On ertp la graine du
sainfoin, par exemple, quand,
avant de le faucher, on en
cueille la graine en faisant
passer la grappe dans la
main.
erevnâ , raviner : e y erevne
€1 fo...y il y (é) ravinait si
fort...
erâfyâ, érafler.
crâjyur, èraflure.
erây'i, érailler.
erâyur, éraillure.
erî, nf., airée. — Mettre
en en, préparer les gerbes
pour le battage au fléau.
esa
erttàs, nf., héritage : el à
fâ n bel ertlâs, ils ont fait un
bel héritage,
ertiâ, hériter.
erîtcdj, héritage.
erîti, r, héritier, ière.
erîtà, t, éreintant, e.
èrïtâ, éreinter.
erîtmà, éreintement.
erkul, hercule.
èro:(eyt, arroser une salle.
ero:(eyu, petit arrosoir dont
on se sert pour arroser le
parquet avant le balayage.
enuènnâ (de nucno), érein-
ter.
erivênnâ, éreinté, e.
erîveUàl, nf., bâton fendu
à l'une de ses extrémités.
Dans la fente, les bergers
introduisent une pierre et la
lancent comme avec une
fronde.
erwet-ei, jeter des pierres.
envet£ii, j, celui ou celle
qui jette des pierres.
hàgiuènâ, ensanglanté, e.
esàs, essence.
èsàtî (ôlà), aller tâter dis-
crètement le terrain auprès
de quelqu'un dont on tient
RoussEY. — Glossaire.
èsk 97
à connaître les intentions :
c fâ ôlâ vor le:^ esàlî pu sevzve
su kh pàsà : il faut aller voir
les essentir pour savoir ce
qu'ils (se) pensent.
he, essai.
esermàtâ, ramasser les sar-
ments dans les vignes après
la taille.
hervèlâ, écervelé, e.
eskàpet, escampette -.par die
pfidr deskàpet , prendre (de)
la poudre d'escampette,
eskèlet, nf., squelette : el a
£t mâgr ké neskëlet, il est aussi
maigre qu'une (qu'un) sque-
lette.
eskebo, escabeau.
eskedrô, escadron.
t'skeledâ, escalader.
eskelî , escalier.
hkemûtedj, escamotage.
cskhnûîâ, escamoter.
eskergô, escargot (voy. fuî-
rego) : eskergô mïregô , tîr tez^
ekon, e ye tô per e te mer k sô
£u lu hue k mï'djà le pvfi frï sa
Hue, escargot tniregô, tire tes
cornes, il y a ton père et ta
mère qui sont sur le toit qui
mangent les pois frits sans
98 ko
toi. Ceci est une chanson-
nette qui, selon les enflints,
a la vertu de faire tirer les
cornes aux escargots enfon-
cés dans leur coquille.
eskerol, escarole.
hkînàsi, esquinancie : el e
û^ èskinàsi, il a (les) l'esqui-
nancie.
eskïs, esquisse.
eskîvâ (/), s'esquiver.
eskty, esquille.
eikrepl, escarpin.
, eskrlmâ (j), s'escrimer.
hkrôk, nf., escroc.
eskrôkâ, escroquer.
eskrôkrî, escroquerie.
hkuj, excuse.
esUyâv, esclave.
esofyèmà, essoufflement.
esofyâ, essouffler.
esot, être ou se mettre à
Vesot , être ou se mettre à
l'abri de la pluie. Voy. rhotâ.
èsotâ ou rhotâ , cesser de
pleuvoir.
esôUÎ , abattre à grands
coups de serpe, le long d'une
haie bordant un champ ou
un chemin, les rameaux qui
gênent pour le labourage ou
esp
la circulation.
esôl€u, y, celui ou celle qui
CSÔ!€.
espedrîy, espadrille.
hpeli, espalier.
esphjol, espagnol, e.
cspeinïlet, espagnolette.
hph'às, espérance.
esperâ, espérer.
espt'S , nf,, espace : e ye n
bel hph là trêve (mis pour le
à trêve), il y a (une) un bel
espace là au travers.
hph, espèce. — Gamin,
hûgrè dhph.
hphi, espacer.
hprî, esprit ; avoir de l'es-
prit, avoir beaucoup de qua-
lités : sa n djà ke bl d Ihprî ,
c'est une gen qui a beaucoup
d'esprit , qui a à peu près
toutes les qualités désira-
bles. — hprî trwtyô, esprit
Trouillet, revenant qui a la
réputation de croque-mitai-
ne.
hpwer, espoir.
hpyô, espion.
hpyônedj, espionnage.
espyônâ, espionner : lii îee
hpyôn n ret, le chat espionne
ktà
(guette) une souris.
espyôim , j, espionneur,
euse.
estefct, estafette.
htïin, estime.
estima, estimer.
estîmâby, estimable.
estimâsyd, estimation.
htregô, estragon ; plante
encore très peu connue à
Bournois.
hûdjcyà , assou rdissant .
esndjcyi, assourdir.
hîikâ , tuer un animal en
le prenant par les pieds et en
lui frappant la tête à tour de
bras contre un mur. On esûk
les lapins, les chevreaux, etc.
— A Gouhelans, on dit es-
tûkâ.
esûreyi,ensolei\ler momen-
tanément.
esûrcyi, nf., apparition su-
bite et de courte durée du
soleil au milieu d'un ciel nu-
ageux.
ètâl, étable.
etàlâ , nf., ensemble des
animaux réunis dans l'éta-
ble : el e 71 bel etàlâ d bet , il
a une belle établée de bêtes.
et€ 99
etàlôt, diminutif d'etal.
etâlô, étalon. Vo)^ àtt.
ctà, nf., étang, ku d letà :
queue de l'étang, l'endroit
où un étang prend naissance.
etàdeyô (de étendre), nm.,
l'une des pièces de la char-
rue et qui a pour but, ainsi
que son nom l'indique, de
tenir écartée l'oreille de la
charrue.
ètàdr, étendre.
etàdu, il, étendu, e.
etàtei, étancher.
eteàdâ (échauder), chauf-
fer; peu employé : vnî vo/^
eteàdâ , mô geeô , venez vous
échauder (chauffer), mon
garçon.
eteàfà, t, échauffant, e.
etmfâ, échauffer.
etsâfmà, échauffement.
et^al, écale.
etealâ , écaler : etmlâ de^^
etmlô , écaler des noix; —
5etmlâ, s'écaler : /é;( ef^alô
sô mevu, e setealà, les noix
sont mûres, ils (elles) s'éca-
lent.
eteàdj, échange.
èt€àkrâ, échancrer.
1 00 êl€
etmkrur, échancrure.
eteàtîyô, échantillon.
eUèvlâ, écheveler.
cteévlâ, échevelé, e. Voy.
d'cknnâ.
et€ën ou et€én, échine. Em-
ployé dans ce sens, on l'ac-
compagne de dos : let^èn di
do, l'échiné du dos. — Grosse
bûche de bois d'un mètre
de longueur environ. — Au
pluriel, allusions blessantes
à l'égard de quelqu'un qui
les entend. Ce moyen indi-
rect d'attaquer est le propre
des femmes, et c'est surtout
au lavoir que les eUln vont
leur train. Voy. epnâ.
eUedjA, état d'une bouche
où il manque çà et là quel-
ques dents.
eUt'djâ, enlever irréguliè-
rement quelques dents.
et€cdjâ, celui, celle à qui
il manque des dents.
èUedjnâ, échardonner.
eteefà ou e€cfo, échafaud.
èi€efâdedj, échafaudage.
cUcpàl, échappée.
èUcpâ, échapper.
et€i'pnuï, échappement.
eteeràs , nf., on désigne
ainsi les deux pièces de l'at-
telage dans lesquelles s'enga-
gent les extrémités supérieu-
res des échelles.
et€erkivâ, chasser, disper-
ser à coups de bâton ; on et-
€crkn les poules qui entrent
dans la grange dévorer le
grain. — Abattre des fruits
avec une gaule.
eUerpâ, echarper.
et-eervhî, égrener, broyer
les raisins sur un crible pour
en faire de la vendange. —
Disperser, faire fuir en frap-
pant çà et là une troupe d'en-
fants, de poules, etc.
tt^h, échasse. — Personne
qui a de grandes jambes.
t'Uârp, écharpe.
eleây, écharde.
eteâyi (J), s'en aller en
échardes , comme le bois
noueux qui se travaille mal.
eteâyi, échardé, e.
ci€il , échelle. — Rayons
lumineux qui s'étendent en
éventail sur les nuages à la
tombée de la nuit, ou à la
veille d'une averse, c'est un
et€
signe de pluie.
etelt'dj, nm., les deux é-
chelles d'une voiture.
eUlâ (litt. écheler), mettre
les échelles sur la voiture,
ainsi que tout ce qui est né-
cessaire pour l'attelage.
et^lôt , petite échelle en
général. Particulièrement la
petite échelle qui se place
sur le devant d'une voiture
préparée pour transporter
les gerbes ou le fourrage.
etelô , échelon.
eielûnâ, échelonner.
et€nêyedj, échenillage.
et^nêyi, écheniller.
eUnèyu , j , é c h e n i 1 1 e u r ,
euse.
et€nâ , donner des eUhi
(dire des eUhï). S'emploie
toujours avec le verbe bail-
ler,
eUnu, j, celui ou celle qui
baille des eUen.
èUor, échoir.
eUvôt, nf., écheveau.
eUvû , dévidoire. — En-
fant très vif, qui remue sans
cesse.
èt€iuâ ou èewâ, échouer.
eiî ICI
efè, nf., étain.
etèdr, éteindre.
eter, éther.
t'Ic, état. — Etat. — far lu
fir etc, faire le tiers état, faire
du boucan. Se dit surtout
des enfants.
etcdj, étage.
eûl, attelle : el a (û)fï sô k
nett'l, il est aussi sec (mai-
gre) qu'une attelle.
etelèdj, étalage.
etelâ , mettre des attelles
autour d'un membre cassé.
ethju,j, éternueur, euse.
eteiiwâ, éternuer.
etep, étape.
hepî, collé, e.
etepî, V. a. et pr., coller
une chose à la surface d'une
autre. L'enfant etcpî une ima-
ge sur la muraille; — les
mouches seûpïm au cou des
bœufs.
éternel, éternel, lie.
èternîtè, éternité.
eternî^î, éterniser.
etâbyî, établir, setâbyî, se
marier.
etAbyïemà, établissement,
etïket, étiquette.
102 étr
ètïn, étirer.
ètîvâ, mouiller légèrement
une plaie avec un morceau
d'étoffe. — Rosser, en lan-
gage ironique.
etnây, tenaille, s'emploie
le plus souvent au pluriel ,
de^^ehiây : des tenailles.
etô, étau : el a sera kmà dà
m etô, il est serré comme
dans un étau.
èiofâ, étouffer.
etofâ, étouffé, e : fâr e kœr
de pvjerôt e letofâ, faire (à)
cuire des pommes de terre
à l'étouffée.
etônâ, étonner. — Etour-
neau.
étônâ, étonner.
etr, être. Voy. retr.
etràdp, étranger, ère.
etràyî, étrangler : î nà pe
tràyi (pour etràyf) n gûlâ dœ
s trâtt, je n'ai pas étranglé
une goulée depuis ce matin,
je n'ai rien mangé. Ou en-
core : î nâ pe (e)iràye sîik niè
fre mààlœy, je n'ai pas étran-
glé ce qui me ferait mal à
l'œil.
etràyu,j y étrangleuY, euse.
ëtu
etràyur, nf., étranglure,
endroit étranglé, resserré.
etrèy, étrille.
elrêyt, étriller.
être, t, étroit, e.
ctrctmà, étroitement.
etrô, étron. — Sur un air
particulier, les bergers chan-
tent la chanson suivante :
tn etrô e po in etrô 6ulè fâ du
etj'ô, du etrô e pÔ m etrô sulâ
fâ trà etrô, trô, trô, trô, etc;
il y a des couplets en nom-
bre illimité. Avec ce mot, on
fait aussi l'attrape suivante ;
d'un ton grave et sérieux on
dit à un enfant : / ve ôlâ à
prîjô. — pirkiue skî ^ î vîro ?
— pt'sk te fâ le bârb e m etrô
sa sôvô : tu vas aller en pri-
son. — Pourquoi est-ce que
j'y irais ? — Parce que tu as
fait la barbe à un étron sans
savon ! . . .
etrôsnâ, étronçonner.
etud, étude.
etufiyâ, étudier.
etul, nf., partie inférieure
de la tige des céréales qui
reste à ras du sol quand on
a fauché : ôlâ e teà è:( etul^
eva
aller aux champs aux t'tui,
conduire les troupeaux dans
les champs moissonnés.
ctitf, étotîe.
eiîip, étoupe.
eiûpâ.) étouper : à stinp à
mèdjà piuerôt sa huer, on s'é-
toupe en mangeant des pom-
mes de terre sans boire.
ètnrdérî, étourderie.
etûrdt, étourdir.
etûrdî, i ou t, étourdi, e.
etûrdUà, t, étourdissant, e.
l/2irû?/^mà, étourdissement.
etwelâ, étoile, e.
etiui, étui. — Porte-plume.
evàdà (5), s'évader.
evàdnâ, éparpiller. — Éga-
rer,
evâdnâ, éparpillé, e. —
Perdu, e.
èvâMyiOâ, évacuer.
evàdjîl, nf., évangile : s nà
pe de mû devàdjïl, ce n'est
pas des mots d'évangile, on
n'est pas obhgé d'y croire,
au contraire, il est plus rai-
sonnable d'en douter.
evàtey, éventail.
evàtâ, éventer.
evàtrâ, éventrer.
eoœ 103
evt'k, évêque.
evelwâ, évaluer.
evtpôrâ, évaporer.
evennui, événement.
evïîâ, éviter.
evôlusyô, évolution.
evvl, vol : Inje e prï son
evîil, l'oiseau a pris son (é-
vol) vol. Voy. vfd.
èviueyt, éveiller : cviueyî
hnà 1 ni d ret, éveillé comme
un nid de souris,
e:{itâ, hésiter.
i\ilâsyd, hési tation .
e:{ïtu, j, celui ou celle qui
hésite.
e, è. — Et. — à. — II, ils,
devant une consonne : e dï,
e gyà, il dit, ils disent.
ebàdnâ, abandonner,
ebàdô, abandon.
t'bdïkâ, abdiquer.
ebdîkâsyô, abdication.
ebêymà, habillement.
ebe^irdî, abasourdir,
ebœjnâ (de bœjnâ), adj.,
attitude d'une personne qui
boude, qui se cache en bais-
104 ^^^
sant la tête, ou d'un animal
qui est à l'affût.
ebè, abbé.
ebetî, abêtir.
ebe-et, abaisser.
ebt'cij'îi ou ebejûr, abat-jour.
ebh, abbesse : le mer ebes,
la mère abbesse.
èbetmà, abattement.
ebetr, abattre.
ebetwer, abattoir.
ebeyî, abbaye.
ebî, habit.
ebîl, habile. Voy. âbil.
ebîm, nf., abîme.
ebïniâ, abîmer.
ebîtà, habitant.
èbîtâ, habiter.
ebîtâby, habitable.
ebôrdj, nf., endroit où l'on
peut remiser les récoltes dans
une maison de cultivateur.
ebôrdji, héberger.
ebodjâ, aborder. Voy. re-
bodjâ.
ebodjâby, abordable.
ebblî, abolir.
ebomïnâby, abominable.
ebomînâsyô, abomination.
ebor, abord : a prùm'i t'bor,
au premier abord.
eby
ebôdà, t, abondant, e.
ebôdàs, abondance.
ebrêvâ, abreuver. Voy.
rebrévâ.
ebrévwer, abreuvoir.
ebrïkô, abricot. — Abrico-
tier.
ebnkîitî ou ebrïkô, abrico-
tier.
ebruft, i, abruti, e.
ebrutîemà, abrutissement.
eb6à, t, absent, e.
èbiàs, absence.
t'bsàtâ (5), s'absenter.
ebslt, absinthe.
ebsôlumà, absolument.
ebsôJusyô, absolution.
ebstïnàs, abstinence.
t'bsfidr, absoudre.
ebu, abus.
e bîltnâ (litt. à boutonner),
boutonner, ne s'emploie ja-
mais sans la préposition à.
ebiitï, aboutir.
ebîlthà, aboutissant.
ebwe (e:0, aux abois. —
Perdu, détruit.
ebwètiâ, abonner. — Abor-
ner.
cbwhunà, abonnement.
cbyèteî (de byètsï), v. pr. :
edj
e sa ehètei d kôtré n pïr, il
s'est (a)choppé (de) contre
une pierre.
ebyèt€Î (/), s'achopper.
ebyi, habiller. Peu en u-
sage, on dit plutôt vetî, vê-
tir. — nm., carte à jouer
représentant une figure.
e-etl, asseoir. Voy. ettï.
e€uràs, assurance contre
l'incendie.
eeiiri, assurer.
eeurimà, assurément.
e£uru, assureur.
eddjektîf ou edjehïf, adj ectif.
eddjudà ou edjudà, adju-
dant.
eddjudp, adjuger.
edè ou egyœ, adieu : e noz
à vnu dîr edè, il nous est
venu dire adieu.
e de, adieu. — ôlâ edè, al-
ler adieu, aller promener un
enfant, va e de me nlnô.
èdîsyô, addition.
edîsyûnâ, additionner.
edjî, hardi, e.
edjîl, agile.
edj'ïlîîè, agilité.
edjîtâ, agiter.
edjîtâsyd, agitation.
edô 105
èdjmiyi ou èjmiyt, agenouil-
ler.
edjustâ ou ejusiâ, ajuster.
èdjmtu ou èjustèr, ajusteur.
î'dju, adv., position des
poules accroupies sur le per-
choir : le piil sô èdjii, les
poules sont accroupies sur le
perchoir. Le soir les femmes
font rentrer les poules en leur
disand : edjû, edjû.
cdjiirnémà , ajournement.
èdj-ûrnâ ou èjnrnâ, ajour-
ner .
èdjîitâ, ajouter.
edjùié, jucher : sedjûvâ, se
jucher, s'accroupir.
èdfnètr, admettre.
edmînîstrâ, administrer.
èdmînîstrâsyô, administra-
tion.
èdminïstrâièr, administra-
teur.
èdmîrâby, admirable.
èdmîrâbyèmà, admirable-
ment.
tdmîrâsyô, admiration.
edmîri, admirer.
edôbtâ, adopter.
edôbtîf, adoptif, ive.
èdôrâ, adorer.
loé efe
edôrâby, adorable.
edôrhyô, adoration.
edôru, j ou edôrâUr, ado-
rateur.
edre, t, adroit, e.
edretinà, adroitement.
edrôs, adresse.
edrôsi, adresser.
edu-eïsà, t, ou edùsUà, a-
doucissant, e.
edmî, adoucir.
edwe ou Hjwl, adjoint.
efàtî, V., se dit d'un ani-
mal qui dépérit parce que
son voisin plus fort et goulu
le prive d'une partie de sa
nourriture. Les bétes à cor-
nes ont la spécialité pour
;s^/5/2 mutuellement, aussi les
sépare-t-on presque toujours
à l'écurie.
efà, nm., enfant : là miue,
mô ptir efà! hélas moi, mon
pauvre enfant ! cette expres-
sion est très fréquente dans
le discours où l'on s'apitoie
sur le sort de quelqu^un.
efebyi, affaibli, e.
efebyï, affaiblir.
cjchyUmà, affaiblissement.
ejèbyïm, /, atîaiblissant, e.
efu
efeniâ, affamer.
efâby, affable : sa n dj'à bï
efâby, c'est une gens bien af-
fable.
efâr, affaire; est féminin
dans le sens d'opération, de
quantité : j'ai fait une bonne
affaire, je lui en ai donné
une bonne affaire. — On
dit au contraire : sa In efâr
dé rà dî iû, c'est un affaire
de rien du tout, un être ché-
tif, un objet de rien.
efîlâ, affiler.
eflrmâ, affirmer.
tf1t€, affiche.
tfiUÎ, afficher.
ifràt€Î, affranchir.
efràUt, î, affranchi, e.
tfràUUmà , affranchisse-
ment.
îfrây ;{, affreux, euse.
tfrd'X^inà, affreusement.
tfrik, Afrique : el a evïâ
lifrlk, il a été à (en) Afri-
que. On dit aussi en Afrique,
el à à fnk.
efrïkè, n, africain, e.
tfrô, affront.
tfu, affût.
tfuliyo, affûtiau. — Grin-
ege
galet : teï be mâtï defuJéyÔ, tu
es un beau mâtin de gringa-
let.
efutâ, affûter. — Mettre
dans un certain état : te hl
efutâ tô pàtelô, ve, tu as sali
ou déchiré ton pantalon. —
Corriger sévèrement.
efyîdjà, t, affligeant, e.
efyîdjî, affliger.
egét^, accroché, e, se dit
pour tout ce qui devrait na-
turellement tomber et qui
reste accroché aux branches
d'un arbre. Quand les en-
fants abattent des fruits en
jetant un bâton dans les
branches, celui-ci reste sou-
vent egêts.
egéy, aiguille.
egéyt, aiguillée.
egéynâ, aiguillonner.
eges, agace. — Femme
laide , grande et maigre : ke
sât eges, quelle saute agace,
dit-on d'une femme qui
saute en marchant sur ses
grandes jambes sèches com-
me une agace. — Restant de
neige qui se remarque çà et
là près des buissons lorsque
egr 107
la fonte est presque com-
plète.
eghî, agacer. — Crier, en
parlant de l'agace : yà àtàdu
eght n eges, j'ai entendu aga-
cer (crier) une agace. — Le
cri de l'agace a la réputation
d'être un très mauvais pré-
sage. On dit à ce propos
que ces oiseaux ont un os
du diable dans la tête, ce
qui fait qu'ils ne peuvent
annoncer que des malheurs.
— Epandre d'une façon in-
suffisante du fumier sur un
terrain, cela fait ainsi ta-
ches. Voy, eges.
egesye, accacia.
egoni, agonie.
egonîsî, agoniser et agonir.
egràdî, agrandir.
egràdi^mà, agrandisse-
ment.
egreâby, agréable.
egreâhyèmà, agréablement.
egreinà, agrément.
egref, agrafe.
egrefâ, agrafer.
egrevâ, agraver.
egrâyî, faire avancer petit
à petit un corps lourd en le
io8 ekà
tirant tantôt à droite, tantôt
à gauche, ou en se servant
d'un levier: quand une voi-
ture chargée est arrêtée
dans un chemin rapide,
pour se remettre en marche,
on egrây en conduisant subi-
tement l'attehige en zigzag
d'un bord du chemin à l'au-
tre.
egrïkol, agricole.
egrîkultèr, agriculteur.
egrïkiilfur, agriculture.
egrôt , nf. (diminutif de
aigre), fruit de l'alisier.
egrôti ou egnitî, alisier.
egrù, tempérament : sa n
bet dï met€à egrû, c'est une
bête d'un méchant tempéra-
ment, elle est toujours mai-
gre, quoi qu'on lui donne
à manger. Ne s'applique aux
personnes que dans le lan-
gage famiher.
egrîitî, alisier.
ekâtâ, acquêter. A perdu
le sens d'acheter, signifie at-
traper en général : el ekat
tiij âk, il attrape toujours
quelque chose. Tend à dis-
paraître.
ekr
ckêy, accueil.
eke, acquêt.
t'hcdJH ou elû'j'û , acajou.
ckcrùr, acquéreur.
ck(ih\à, t, accablant, e.
ckâbyèmà, accablement.
ckâbyâ, accabler.
cki, acquit.
cklln, acquitter, s'emploie
surtout à la voix pronomi-
nale.
ckîtmà, acquittement.
i'ki:[ïsyd, acquisition.
ekôrdeô, accordéon.
eko, accord.
ekotuDiâ, accoutumer.
î'kôphjî, accompagner.
t'kdpyî, accomplir.
ekôl, à-compte.
ekrèpï, accroupir.
ekrêpyô, en étant accroupi :
5 Jèrdj'i e krêpyô, se glisser en
se tenant accroupi.
ekrètd, accrocher.
ekrer, accroire : el a eï bet
kà 11 frè bl e krer k le livr fà
yœ nï eu le sakî, il est si bête
qu'on lui ferait bien accroire
que les lièvres tout leurs nids
sur les saules.
î'krô, accroc.
elâ
eksà, accent.
ekseptâby, acceptable.
eksîdà, accident.
eksyô, action.
ekt, ni., acte.
ehtâr, hectare, ce mot est
tout nouveau dans notre pa-
tois et rarement employé.
ektîf, V, actif, ve.
èktîvâ, activer.
ehômàtr, hectomètre.
ekfuel, actuel, elle.
ekujâ, accuser.
ekulâ, acculer.
ckûdjâ, accorder. Voyez
rekûdjâ.
ekûpyâ, accoupler.
ekiuetsi , accoucher. —
S'emploie toujours avec a-
voir : el le ekwet-eî d du basa,
elle (a) est accouchée de deux
jumeaux.
ekweUfnà , accouchement.
ekyemâ, acclamer.
ekyïmt'-tâ ou eklimetâ, accli-
mater.
elàbt, alambic. •
elàtû, nm, pi., alentours :
î ve e€tâ de bu dà lè:( elàtû, je
vais acheter des bœufs dans
les alentours , dans les vil-
elk 109
lages voisins ; — 5Ô Uva à
trû ui, il î kot dà le^^ elatû
d yûjî sa frà, son cheval est
trop cher, il lui coûte dans
les alentours de huit cents
francs.
t'ierniâ, alarmer.
elert, alerte.
elèvrî (litt. à l'abri), nm.,
abri : yâ fâ tn elevrî, j'ai fait
un (à 1') abri. — vnî èlevrï,
venez à l'abri.
elârm, alarme.
elâ:{, camisole.
elîiiâs, sobriquet d'une pe-
tite fille dont la mère s'ap-
pelle Aline.
elînàs,
trèn te tms :
elînàs,
traîne tes chausses.
Paroles injurieuses à l'adres-
se d'une elînàs, quand on
lui dit des nd.
t'ièm, aligner.
elènnià, alignement.
èlfàbet, nf., alphabet. Voy.
kriue d '^yœ.
elîmà, aliment.
elîtà, aliter.
elkelî, alcali.
1 1 o emâ
elkol, nf., alcool.
elkôlîit, alcoolisé, e.
elkov, alcôve.
elinâ, allumer. Voy. àfâ.
elmu, j, allumeur, euse.
clôdj, allonge.
elôdjî, allonger.
clôdjîemà (litt. allongisse-
mcnt), allongement.
clpege, alpaga.
Ht, halte.
citera, altérer, dans le sens
d'exciter la soif.
elur, allure.
elû, nf., alun.
elwt'djî, alléger.
elych, alliance.
elyâ, allier.
elye, alliés, en parlant de
la coalition contre la France
sous le i'^'' Empire.
emàd, amende.
emàdr, amande.
hnœtâ, ameuter.
hnedu, nf., amadou.
cmt'tî, rendre ou devenir
met. Voy. ce mot.
emethà, t, affaiblissant, e.
emâbîlîtè, amabilité.
emâby, aimable.
anàbyèmà , ai m ablemen t .
t nâ
emâgrî, amaigrir.
cniï, î, ami, e.
enndô, amidon.
hnïlî, amitié.
cuuiâ, amener.
hnôrs , amorce. — Gros
morceau de pain : kà tere
6t hnôrs le ï vàtr, t m vo pe
evwe n ptr, quand tu auras
cette amorce-là au ventre,
tu n'y veux pas avoir une
pierre.
t'iuô, amont : emô le vî ,
amont la voie.
emo, hameau : lu eiiio, un
hameau. On désigne le plus
souvent les hameaux par le
mot grâdj, grange.
emo'^yâ ou emo'^yiuâ, amo-
dier.
embf,yâ6y5 ou cnio^ywââyô,
amodiation.
einbgyu, /, celui, celle qui
amodie.
cmsà, hameçon : /;; hnsô,
un hameçon.
emûrpbpr ou cwiirpropr,
amour-propre.
emyàhy Q /) , à l'amiable.
e nà mwcyl (litt. il n'est
moyen), loc, il y a de
tpe
quoi : «o;( à bu du lïtr àtrè
trà, e nà nnutyl , nous avons
bu deux litres entre trois, il
y a bien de quoi, ce n'est
pas la peine d'en parler.
%l, agneau. Sobriquet.
hieàtï, anéantir.
hieliz^, analyse.
enelï:{î, analyser.
enelî:(u, j , celui, [celle qui
analyse.
enî, n., anis.
ènîmà, animal.
enîmâ, animer.
enïmâsyô, animation.
enîmo:(îte, animosité.
enîversâr, anniversaire.
enïiet, anisette.
enlâ, agneler.
enlô, agnelet.
eno, anneau.
enulâ, annuler.
epàr ou epràr, apprendre.
epmr, avare à l'excès.
epél, nf., appel : lepèlnape
fât , l'appel n'est pas faite
(fait).
eperetr, apparaître.
epïrsèv-iue, apercevoir.
epertémà, appartement.
eperû, apparences des nou-
epr III
velles récoltes en général ,
mais plus spécialement de la
vigne : à vive dedje di'i tperu,
on voit déjà des apparues, des
raisins dans le jeune bour-
geon.
tpcteijï, appartenir.
epâji, apaiser.
tpâjmà, apaisement.
tplâ, appeler. Voy. rekrïyâ.
cpôpyeksî ou epôpleksî, apo-
plexie.
tpôreyî, arranger un fagot,
par exemple avant de le lier
en mettant bien ensemble le
bout des brindilles. — Appa-
reiller des boeufs.
epôstôlïk, apostolique.
tpôstrôfâ, apostropher.
e po pre, à peu prés. Voy.
pe dve.
ipôprîyâ, approprier.
Lpotr , apôtre. Se prend
presque toujours en mau-
vaise part : 6â î fâmœ epotr,
c'est un fameux apôtre.
epràtî, apprenti, e.
epràtuedj ou epràthedj, ap-
prentissage.
tpréts, approche : e Itprèiê
dï djii, à l'approche du jour j
112 epy
e y an e bi leprèU dï sa, il 3' en
a bien l'approche (environ)
d'un cent.
eprât€à, approchant : e yàn
è eprèteà septàt, il y en a ap-
prochant (environ) septante.
iprét€Î, approcher.
eprè, après : le kyà à epre le
pots, la clef est après la porte,
sur la porte. Je me rappelle
n'avoir pas compris du tout,
en arrivant à Paris, l'expres-
sion la clef est sur la porte.
epresyâ, apprécier.
eprôfôdî, approfondir.
e prôpb, à propos.
eprûvâ, approuver.
eprûvî:(^yûnâ, approvision-
ner.
epùr, ipà ou epiuâ, appuyer.
epûtéâ, apporter.
epyeti , aplatir. — Aller
vite en travaillant ou en mar-
chant.
epyetîeà, t, travail ou beso-
gne dans lesquels on peut
aller vite.
epyhii, aplanir.
epylnUmà, aplanissement.
epycnUu, j, aplanisscur,
euse.
ère
epyîkâ, appliquer.
epyïkâsyd, application.
tpyô, aplomb.
er£ève€e, archevêché.
er£èvek, archevêque.
cr۔, archi : el a erei bel, il
est archibête.
ereïduh, archiduc.
er€î'/;yâkr, archidiacre.
ersifo, archifou.
èréîtekt, architecte.
erço , plus souvent rço.
Voy. ce mot.
erdâ, t, ardent, e.
erdé ou erdér, ardeur.
erdîyô, ardillon.
erdjà, nf., argent : d le
bwen erdjà, de la bonne (du
bon) argent, an e be e d)r, sa
lerdjà kfâ iû.
erdjàtâ, argenter.
erdive:(^, ardoise.
erdwe:;}, ardoiser.
erdivt'zir, ardoisière.
erùr, erreur.
t'rèdji, arranger. — Arran-
ger les bêtes, leur donner à
boire et à manger avec tous
les soins voulus.
crêdjmâ, arrangement.
crèii, araignée : erè}i dî
nietl , tfcfjn ; eren dî szue, t'S-
pwer, araignée du matin ,
chagrin ; araignée du soir,
espoir.
hr, arrêt, n'est guère em-
ployé que dans chiicn d'arrêt,
ou lorsqu'il s'agit du che-
min de fer.
erestâsyà, arrestation .
erâby, arabe.
erâUedj, arrachage.
èrâUÎ, arracher. Voy. tîri.
h'ât€pt{d), d'arrache-pied.
erât€u, j, arracheur^ euse.
ergœsm, taquiner, — S'a-
muser à enlever les croûtes
d'une plaie en voie de gué-
rison : st ergésén lu Ue, te sur
ke vo t grîfâ, si tu taquines le
chat, tu es sûr qu'il veut te
griffer; — e foe dèrgd'sm sô
ma, e lu vo ràvèlmâ, à force
de taquiner son mal , de le
pincer, il le veut renveni-
mer.
ergœsnu, j, celui ou celle
qui èrgœsèn. Voy. ergœsnî.
ergedja (de rgedjâ), regar-
der.
ergô , argot. — Ergot;
ne pas confondre avec teô-
RousSEï. — Glossaire.
ern 1 1 3
bàky. — S'emploie comme
injure.
crg{i:(l, argousin. — Terme
nijurieux.
crïslokrt't, aristocrate.
erïtrmtïk, arithmétiq ue.
crîvâ, arriver. — Arrivée.
cri , mot qu'emploie le
charretier pour faire reculer
son cheval. Voy. îé:. — Au
contraire : lu erî, e nhn pc le
hlo€, lui au contraire, il n'ai-
me pas les prunes.
erir gâdj ou air gerd , ar-
rière-garde.
crlèkl, arlequin.
erm, arme.
ennènià, armement.
erme, armée, — Troupe
d'enfants,
ermâ, armer.
ermïtr, ermite. — S'em-
ploie comme injure.
ermîtredj, ermitage.
ermuri, armurier.
ermwei, armoise.
ermiuâr, armoire.
ernt', harnais : le:^ erne, les
harnais,
ernïke , arnica. On prend
de la tisane d'arnica pour se
114 ^^^
guérir d'un effort.
ernït€i, harnacher.
erni , hernie : cl e n ernî ,
il a une hernie.
erom, arôme.
ero:;edj, arrosage.
ero:{iver, arrosoir conte-
nant environ dix litres et
dont on se sert habituelle-
ment pour aller chercher. de
l'eau. Voy. èro:(èyu.
erôdî, arrondi, e.
erôdî, arrondir.
erôdîemà, arrondissement.
erpâtedj, arpentage.
erpâtér, arpenteur.
crpàtâ, arpenter.
erpâtu , y, celui ou celle
qui marche vite.
èrsènel, arsenal.
ersènî, nf., arsenic.
erUe, archet.
ertèr, artère.
ertjfîs Çfâ d^, feu d'arti-
fice.
ertîkulâ, articuler.
h'tîkulâr, articulaire : cl c
lii rîunâth erlîhulâr , il a le
rhumatisme articulaire.
crtïkulâsyô, articulation.
crtîky, article.
est
erttst, artiste.
crtïteà ou crtï€0, artichaut.
S'emploie comme injure fa-
milière.
crtîyér, artilleur. — Pou :
cl an e dé:( crtîyér ! il en a des
artilleurs, des pous !
crtîrî, artillerie.
csàbyedj, assemblage.
t'sàbyâ, assembler; — as-
semblée.
C5cnî, assainir.
escrmàtâ, assermenté, e.
hcsïnâ, assassinant.
hhînâ, assassiner.
hh'i, assassin.
heyî, assaillir.
hârî , dessécher, surtout
en parlant de la bouche.
hjïksyâ, asphyxier.
esïdu, H, assidu, e.
hïne, assignat : suie s pesé
di ta dc:;^ cslne, cela se passait
du temps des assignats.
hîiiâsyô, assignation.
hïri, acérer. — Garnir de
clous à tète pointue le pied
des chevaux, des bœufs, ou
les sabots des personnes pour
empêcher de glisser sur la
gelée.
est
esîstâ, assister : k In bd dû
vo:{ t'sïsf , que le bon Dieu
vous assiste. Cette formule
est consacrée à congédier les
pauvres venant prier aux por-
tes et auxquels on ne peut
faire l'aumône. Voy. rkôdur.
esî:(^, assises.
est, acier.
hît, assiette.
eskâ, assiettée.
esmâtîk, asthmatique.
hômwer, assommoir.
hôsyâ, associer.
esôsyâ ou hôsyî, associé.
hôsyâsyô, association.
eso, assaut.
hot۔ (litt. assortir), faire
un travail quelconque à me-
sure qu'il se présente : e fa
du rlweyâr pu esoUï le meke-
nïk, il faut deux relieurs pour
assortir la mécanique, c'est-
à-dire pour relier la paille au
fur et à mesure qu'elle sort
du battoir.
hôpsyô, Assomption.
htîkûtâ, asticoter.
estr, astre.
htrônômi, astronomie.
htrônom, astronome.
et€ 115
t'sudjetî, assujettir.
h'ùpî, assoupi, e.
t'snpî, assoupir.
hyîdji, assiéger.
etàbyâ (5), s'attabler.
î'tàdr, attendre : hâdr le
vnu d bâku, attendre la venue
de Bacchus, attendre en vain .
Voy. HiM.
etâdu, prép., attendu.
etàrî , rendre tendre une
substance.
etàsyô, attention.
etât, attente.
etâtâ, attenter : 7jù ne lu
driue dkàtâ e se djû, personne
n'a le droit d'attenter à ses
jours. — Dans la même
phrase , on dit aussi très
souvent : detàtâ se dju, d'at-
tenter ses jours.
etâtîf, îv, attentif, ive.
etàtïvmâ, attentivement.
et€, hache : umi ete, mon
hache, ma hache.
etéè, achat.
eteelâdâ, achalander.
etéernâ ou hernâ, acharner.
e t€e, loc, à char : môtâ tee
(mis pour môtâ e tee), mon-
ter à char, monter sur la voi-
1 1 6 etr
ture; — el a c t€c , il est à
char, il est assis sur le char.
eUênî, faire un vêtement
en épargnant l'étoffe d'une
manière exagérée.
eteôt, diminutif de hache.
et£tâ ou htâ, acheter.
et€tu, j ou c€tu, ;', ache-
teur, euse.
etevàlâ (litt. achevaler),
placer une chose sur une au-
tre à la façon du cavalier sur
le cheval. — scîevâlâ, s'ache-
valer.
etèdr, atteindre.
èteUà, t, attachant, e.
etet€Î, attacher.
etet€mà, attachement.
etïjî, attiser : elïjt le t€âdel,
en tirer un peu la mèche
avec une épingle.
etîrey, attirail.
eiïtri, attitré, e.
elîri, attirer.
etlâs, nf., atlas.
ctôk, attaque.
etôkà, attaquer.
etrepâl, nf., désigne toute
chose servant à attraper.
hrepci, attraper.
elrcpu, j, attrapeur, euse.
etrôs, atroce.
l'trôsîtè, atrocité.
etrûpâ, attrouper.
etû , aussi ; — atout : yâ
dei^ etû etû, etû ku ! j'ai des
atouts aussi , atout cœur !
t'urî, ahuri.
ent€â ou ûteâ, avorter.
cvà, aval : evà le vî, aval la
voie.
cvàlà , avaler.
evâlûr, nf. (de evalâ, ava-
ler), gosier.
h'â , avant ; encore peu
employé , on dit de préfé-
rence devant.
evâbî , assortir. Peu em-
ployé; on dit surtout hôtel.
evàdhi, r, avant-dernier,
ière.
evàpôst, avant-poste.
evâs , avance. — Plaque
en fonte servant de base au
poêle avec saillie horizontale
sur le devant.
èvàst, avancer.
evâsmà, avancement.
evàtedj, avantage.
evàtedji, avantager.
h'dtedju , /, avantageux ,
euse.
emu
evàtur, aventure.
evàtiin, aventurer.
evàvwey, avant-veille.
euè^y, aveugle : e gél kiiià
ïn evêc;y, il gueule (crie) com-
me un aveugle.
evé^yà, t, aveuglant, e.
everd, féminin de avare;
— n'est plus guère employé.
ezhis, avarice.
ever6, averse.
eveUt, avertir. — Avachir.
evet€wmà , avertissement.
evâjâ (an), en évasant.
euâjt, évaser.
evâr, avare. Voy. everd.
evœ, aveu.
m, avis.
evïji , avisé, e : ma evïji,
mal avisé.
evoke, avocat.
hjotm, avorton.
evrèUÎ (de evrt), boucher
les trous d'une muraille ou
d'une haie pour empêcher le
vent de passer, pour abriter.
evrî, avril. — Abri.
evû, avec ; plus souvent :
devû, d'avec; — ve devû lu,
va d'avec lui.
evwe, avoué.
e:{t 1 1 7
evwedr, aveindre.
evwe:(tnâ, avoisiné, e.
eviuâ, avoué, e.
eviuâ, avouer.
r)'^ (vieux fr.aglan), gland.
eyér, ailleurs.
eyâ, arranger (voy. le dé-
rivé reyûr^ : a! t vwele bï eyu,
ve, mâtl dûrnâ, ah ! te voilà
bien arrangé , va , mâtin
d iirnâ (voy. ce mot). —
tyn le bet, arranger les bêtes,
leur donner leur repas.
e::edji ou es^erdâ, hasarder.
f';^/7, nf., asile.
ex^ïm, azyme, plus souvent
nommé hostie. — Il y a
vingt ans, l'usage suivant
existait encore à Bournois.
La veille de Pâques, M. le
Curé préparait des pains azy-
mes pour toute la paroisse.
Deux petits garçons d'une
douzaine d'années, très fiers
de leur mission, parcouraient
le village, munis chacun d'un
grand panier, et distribuaient
deux azymes par famille; en
échange ils recevaient, pour
être remis à M. le Curé, quel-
ques œufs ou du lard. Un des
ii8
e^t
azymes était partagé et man-
gé en famille, l'autre, collé
à l'intérieur de la porte du
buffet, était gardé en souve-
nir de la fête de Pâques. Je
vois encore à la place indi-
quée des restes d'une belle
coutume disparue.
ex^ur {byœ d), bleu d'azur.
âfy
â, nf., âge, pièce princi-
pale de la charrue.
âbr, nm., toujours précédé
de l'adj. pt\ laid. Appliqué à
un enfant, ce mot a le sens
de mauvais garnement. S'il
s'agit d'une grande person-
ne, pét âbr signifie brigand;
il désigne quelqu'un de laid,
de mal accoutré et dont la
physionomie annonce la mé-
chanceté : sa ipét âbr, m vûro
pe lu ràkôtrâ dà l bo.
âdj, nf., âge : septàt à, sa n
bel âdj, septante ans, c'est
(une) un bel âge,
âdjt, âgée, e.
âdjî, agir.
âdj ma, nm., vaisselle.
âdii, j, n., aide.
âfyâ, V. et adj., se dit d'un
liquide, du vin, par exemple,
a lie
qui perd ses qualités en étant
exposé à l'action de l'air.
âgr, aigre : le ptèt efà ma
popr sàtà lâgr, les petits en-
fants mal propres sentent
l'aigre.
âgré ou âgrèr, aigreur.
âgrélô, t, aigrelet, ette.
âgrèmwèm, aigremoine.
âj, adj., aise.
âjt, r, aisé, e.
âjîmà, aisément.
dm, âme : sa i kor sà^ âm,
c'est un corps sans âme, un
casse-cou.
âmâ ou èmâ, aimer; le pre-
mier n'est plus employé que
par quelques familles illet-
trées.
an, âne, désigne le mâle
et la femelle.
ânebetîst, nm., anabaptiste.
120 âr
— Les anabaptistes jouissent
d'une grande réputation, on
va les consulter pour rentrer
en possession d'un objet volé
ou pour guérir d'une maladie
grave.
âmt€Ô, diminutif de âne.
ânô, an on.
ânrî, ânerie.
ânrô , petit âne. — Sorte
de gros cliardon dont les
ânes sont friands.
âpre, âpre.
âprète, âpreté.
âr, nf., air d'une chanson :
sa Jâr kêfâ le Uàsô, c'est l'air
qui fait la chanson.
âr, nf. , arrhes : à bey dœfrà
îi si frà dâr pi n par dé bu ,
on donne deux francs ou cinq
francs d'arrhes pour une paire
de bœufs.
âr, nf., are, mesure de
surface : ywît âr 88 fà n hâte
e burâ, huit ares 88 centiares
font une quarte à Bournois.
âr, nf., caractère, physio-
nomie : vwele in àm kc n pèl
âr, voilà un homme qui a
une (laide air) physionomie
qui n'inspire aucune con-
fiance.
âr, nf., air : le bwèn âr
frâu dî metï, le bon air (la
bonne air fraîche) frais du
matin.
ârb, arbre. De rares illet-
trés prononcent âbr.
are, nm., petit enfant :
khi '^,yâl t' yœ 7, are , que le
diable à leurs mioches.
ârt€, nf., arche. — Cha-
cune des divisions d'un gre-
nier destiné à contenir diffé-
rentes espèces de grains.
ârte, nm., courtilière.
as, nf., as : t'I e lâin â€î
nzuer ké las de pik, il a l'âme
aussi noire que l'as de pique.
âta, haché, e.
âi^t, hacher.
ât£î, hachi.
âte, nm., hêtre. — Athée.
âtlî, atelier.
âtr, nf., âtre : lâlr dî jit ,
l'âtre du four.
â::às, aisance.
«;(/'/, endroit où sont éta-
blies les ruches d'abeilles. —
En langage burlesque, lieux
d'aisances.
/
fà6
fà, 6, faux, sse. — En par-
lant d'une femme : iàn a n
fàs, c'en est une fausse, elle
sait cacher son jeu.
fa^ faux.
fàbnk, fabrique.
fâbnkà, t, fabricant, e.
fâbrîkâ, fabriquer -.fàbrikâ
dî bo, fabriquer du bois, le
couper en morceaux pour le
faire servir au chauffage.
fâbrïhâsyô, fabrication.
fàby, fable.
fàfîlâ, faufiler.
fà-fyà, faux-fuyant.
fàs-egh(\\li. fausse-agace),
pie-grièche.
fâsâr, faussaire.
fâsi, fausser.
fàsmà, faussement.
fàt
fat, faute.
faut, fâcher.
frtsî , manche d'une faux
montée pour faucher de
l'herbe. Voy. retlô.
fàUy, fauteuil.
fàtïf, fautif, ive.
fàtig, fatigue.
fàtîgà, t, fatigant, e.
fàtîgâ, fatiguer,
fàferô, fanfaron.
fàférlu-e, fanferluche,
fàn, femme : not fân, no-
tre femme, pour ma femme.
fàt, fente; — tranchée qui
sépare une coupe d'une au-
tre dans un bois.
fàtht, fantassin.
fàtâjî, fantaisie.
fàtom , nf., fantôme; —
122 fèr
jeune fille négligente, étour-
die; dans ce cas, s'emploie
avec l'ad) . grand : ke grà fâ-
tom, quelle grande fantôme.
fê (jno), loc, mon fils. —
Ne se dit plus que très rare-
ment par quelques vieilles
personnes.
fêinll, bœuf de petite race,
en opposition avec môtenô.
Voy. ce mot.
fêtnlin , féminin de féru 11.
fémrôt, nf . , rouleau de chif-
fon que les bergers allument
en guise de flambeau à la
tombée de la nuit.
fêrlâ ou fr^là, nf., feu qui
flambe bien et dure peu, feu
de paille. — Prendre une
fêrlâ, se réchauffer pendant
quelques minutes devant un
bon feu.
ferla ou fréla présenter au
feu qui flambe quelque chose
qui s'enflamme facilement.
On firl une volaille plumée
pour faire disparaître le du-
vet qui reste ; — en s'appro-
chant trop près d'une chan-
delle, on seférl les cheveux,
etc.
fê
ftiri , février : fèvr'i entre
mè etr àredji k d n pe fœr efêyi
lu grdjelî , février aimerait
mieux être enragé que de ne
pas faire (à) feuiller le gro-
seillier.
fèy, fille. — Feuille.
fèyedj, feuillage.
fé\1, feuiller.
fi\ï , nm., ensemble des
feuilles d'une rave ou d'une
betterave, par exemple.
fi\ô , feuillet : vîrà fèyô ,
tournons feuillet, parlons
d'autre chose. C'est par ces
mots que les jeunes filles de-
mandent à ce qu'on change
de conversation quand on
leur parle de choses qui leur
déplaisent ou qu'elles ne
doivent pas entendre.
fêyôt, fillette; — feuillette.
fèxtô, feuilleton.
fi\u, j, feuillu, e.
fêyiitâ, feuilleter.
fè\iitu,j, celui ou celle qui
feuillette.
/?, faim. — Comme plu-
sieurs auteurs du xvi' siècle,
les gens de Bournois em-
ploient encore fe pour be-
fén
soin, désir, dans les expres-
sions suivantes : yâ fè d m
kiuèt€Î 1 mbmà , j'ai faim (en-
vie) de me coucher un mo-
ment. — yâ fè d yôlà, j'ai
faim (envie) d'y aller. —
yâfêdpm, j'ai faim (besoin)
de pisser, etc.
fœ, feu. — Gourme : àw
eràt lu fœ , me an po pe eratâ
làv , on arrête le feu , mais
on ne peut pas arrêter l'eau.
el e dé fœ, il a des feux, de
la gourme. Voy. gàl.
fœlô, diminutif de feu.
fœn ou fin, faîne. Le pre-
mier est le mot des illettrés.
fœnu, celui qui cherche à
s'assurer du goût, de la qua-
lité d'un mets en le flairant
à la façon d'un gourmand ;
— priseur ; — fureteur.
fœnâ (onomatopée), flairer
avec bruit, comme font les
bestiaux en présence d'une
chose qui n'est pas à leur
goût ou qu'ils hésitent de
manger ou de boire; — nf.,
prise de tabac. — Par com-
paraison, priser; — aussi par
comparaison, fureter, c'est-à-
fet 123
dire chercher partout, com-
me le bœuf qui parcourt un
mauvais pâturage en flairant
dans tous les coins pour dé-
couvrir des herbes qui lui
plaisent. Voy. tunâ et t£û-
mà.
fœtr, feutre.
fè, fer; — fée. — Se dit
fâ à Abbenans et aux Vitres.
fe-byà, fer-blanc.
fckul, fécule.
fèlâ, fêler.
fetià, t, fainéant, e.
fhjàtîj, fainéantise.
féijàtîji , fainéantiser, se
conduire en fainéant.
fesu, fossoir.
fet, fête. — Toute pâtis-
serie qui se fait à l'occasion
de la fête. — Faire la fête à
quelqu'un, le carresser ou le
recevoir avec beaucoup de
marques d'amitié. — s na pe
Pu le M fît, ce n'est pas tous
les coups fête, on ne réussit
pas chaque fois.
fet-dû, Fête-Dieu : le fet-
dâ, sa le pu bel fit d lànâ, la
Fête-Dieu, c'est la plus belle
fête de l'année.
124 pk
fèteyî (litt. fêtoyer), être
en relations très intimes avec
quelqu'un et s'inviter réci-
proquement à la fête patro-
nale étant dans des villages
différents : no feteyà dt'vû yè,
nous fêtoyons d'avec eux.
feteyu, j, fêtoyeur, euse.
fetâ, fêter.
fe, nm., fait.
feby, faible.
febyèmà, faiblement.
febyes, faiblesse.
febyî, faiblir.
fedje, fardeau, d'herbe
principalement.
fcfyo (onomatopée), co-
peau. Ainsi nommé à cause
du bruit qui se produit sous
la varlope quand le menuisier
fait de grands copeaux sur
l'épaisseur d'une planche.
fegô, fagot.
fegûûdj, fagotage. Voyez
àfegntedj.
fegûtâ,.ïa.goter.
feguio, diminutif de fagot.
feki, faquin, jeune homme
très orgueilleux et qui ap-
porte des soins exagérés dans
sa toilette.
fer
ft'ksyô, faction. — Htro en
faction, être en train de faire
ses besoins dans un coin.
feksyiinâr, factionnaire. —
Etron.
jektùr, facteur. Voy. p'itô.
jt'ktur, facture.
fekulte, faculté.
fehifyâ, falsifier.
fcnctlji. fanatiser.
fcnâtïk, fanatique.
fèmîlyerïji, familiariser.
jhnîy, famille.
fcmîyî, r, familier, ère.
fhnln ou fhnîn, famine.
fcrbyàki , r , ferblantier ,
ère.
fèrèn, farine : mônÎ5àferèn,
meunier sans farine; meu-
nier qui a peu ou point de
grain à moudre; ces mots
s'appliquent à. une situation
quelconque , quand l'objet
principal fait défaut. — là
miue ! In pur àm , sa 1 môni
sàfcmi, hélas moi ! le pauvre
homme , c'est un meunier
sans farine.
fercgl, nm. pi., ouvriers,
auvergnats le plus souvent,
qui parcourent les villages en
fe6
automne pour faire la filasse.
ferhgïnâ (de femfi^, foire
de la filasse.
ferfèii, nf,, qui s'applique
aux deux genres pour dési-
gner quelqu'un à la fois cré-
tin et nonchalant.
ferîni, farinier.
fermàtâ, fermenter.
fermàtâsyô , fermentation.
fermeté, fermeté.
jhimsri, pharmacie.
fermesyè, pharmacien.
fermî, r, fermier, ère.
fèrnu, j, farineux, euse.
ferôs, féroce.
fers , farce : sa n bel fers ,
c'est une belle farce, il y a
de quoi, ce n'est pas difficile.
fersèr, œ^, farceur, euse.
ferûU ou fer-us, farouche.
feryol, Ferréol.
fes, face. — Fesse.
fesâd, façade.
fesUtte, facihté.
fesïlîtâ, faciliter.
fesilmà , facilement. En-
core peu en usage ; on em-
ploie de préférence âjîmà ,
fèsnâ ou fesûnâ, façonner.
fesô, façon.
fï€ 125
fesîî, festin.
fevèr, faveur.
fevâ, véronique (veronica
beccabunga) qui croît en
abondance le long des ruis-
seaux. On l'emploie en ca-
taplasmes pour combattre
l'inflammation des voies uri-
nai res.
fevôrâby, favorable.
fevôrï, favori.
jevôri^i, favoriser.
fevôrï:^i, tavorisé, e,
fevôt, fauvette. — En gé-
néral, tout être vivant plus
petit que de coutume et ché-
tif.
fèvyol, nf., haricot.
feye. Voy^feyô.
fèyît, faillite,
fèyô ou feye, flilloir.
fâ, t, fait, e.
fâbrhyè, fabricien.
fâmœ, :^, fameux, euse.
fâr, faire.
fâv, fève.
//, fil. — nm. Verrue.
— Morfil : iiio hfite e lufî,
mon couteau a le fil (morfil).
//^w, u, fichu, e.
flsu, fichu.
126 fm
jidjiy figer.
fUji, figé, e.
fidel, fidèle.
fidélité, fidélité.
fig, figue.
fîgt, figuier.
fîgur, figure.
figurt, figurer.
fihs, fixe.
fîksémà, fixement.
fiksâ, fixer.
fil, file.
filà:^l ou fîlo:(el, filoselle.
file, filet.
filâtur, filature.
filô, nm., filandres des
légumes.
filû. filou.
filiit, féminio de filou.
finàs, finances.
finàsi, financer.
finàsî, r, financier, ère.
finedj, fi nage.
• finelmà, finalement.
finhî, finasser.
fini, finir.
fini, i, fini, e.
finô, finaud. — Nom de
bœut.
flmilâ, marcher en pre-
nant l'allure d'une personne
fit
distinguée. Ou /ïjîîî/ surtout
quand on a de beaux souliers
neufs.
firmâmà, firmament.
firto (litt. fil retors), gros
fil obtenu par le filage de
deux fils plus petits.
fisel, ficelle.
fislâ, ficeler.
fislu, j, celui, celle qui fi-
celle.
fit€, nf., grand clou ser-
vant à fixer les chevrons.
f'i:iih, physique, dans le
sens de prestidigitation.
//, r, fier, ière. — Acide,
en parlant des fruits verts.
— On dit d'une personne
hautaine qu'elle est//;- hnià
Il piifii d ho, fière (acide) com-
me une pomme de bois ,
comme une pomme sauvage;
ou encore -.efâ n niln hnà
sàn evé medji i pye d viedj sa
lu.
f'i€ , nf., moitié de porc
séchée et fumée.
finiià, fièrement.
firté, fierté.
fitr, faîte d'une maison.
fitrài, féminin de fitr. —
flêt
Grosse luile qui sert à cou-
vrir le fitr. — phi fitrtis ,
panne du faîte.
fîvr, fièvre. — fîvr grulàt
(^degrulâ), fièvre algide.
fivrôt, fiévrotte.
f'ivru, j, fiévreux, euse.
fl dn, e -.fï kôtr fl, sûle n
va rà pu d le diibyur, fin con-
tre fin, cela ne vaut rien pour
de la doublure , autrement
dit, un rusé perd son temps
à vouloir tromper quelqu'un
d'aussi rusé que lui.
fî, fin. — Finage : el a
èuà €u lefid hune, il est aux
champs sur la fin (le finage)
de Bournois.
fuies, finesse.
finesri, finasserie.
finmà, finement.
flâmesô. Voy. frâmhô.
flàkt't, franquette : tut e le
hwen flàket, tout à la bonne
franquette.
flit, nf. pi., au jeu de bil-
les , direction probable que
suivra la bille d'un joueur :
quelle chance, sa bille est
juste dans mes flêt! c'est-à-
dire dans les meilleures con-
fmê
12-
ditions pour que je l'attrape.
fleiiùr, flâneur.
flenâ, flâner.
flt's, filasse.
flâ, filer. — Faire traver-
ser le jeu à une boule sans
qu'elle abatte de quilles. —
Filandres qui voltigent dans
l'air en automne.
fluhsye, fuschsia.
fmà, t, fumant, e.
fmel ou fémel, femelle. —
S'emploie assez souvent en
bonne part pour désigner
une jeune fille. — Chanvre
mâle. Voy. busô.
fmelâ, femeller, état du
chanvre au moment où l'or-
gane mâle commence à ap-
paraître.
fniâ, fumer.
fmâyô, celui qui fume peu
ou qui commence à fumer.
fmi , fumier, djnr a fmî :
jouer au fumier. On joue au
fumier à Bournois comme
on joue à chat à Paris. La
différence est qu'il n'y a
qu'un lieu de refuge pour
les joueurs poursuivis, le fu-
mier. Ce jeu est prohibé en-
128 fol
trc tous, car le cultivateur
met une certaine fierté à
avoir un gros fumier soi-
gneusement entassé ; aussi ,
au beau milieu de la partie,
si le propriétaire du fumier
sur lequel on joue apparaît,
la troupe joyeuse décampe
au plus vite sans demander
son rât€.
fmer, fumée. — Dans leurs
disputes continuelles, les ber-
gers de Bournois et de Fal-
lon se répètent avec bonheur
la phrase suivante en patois
ou en français : mcdju ci pzue-
rôt kœt è lefmà d niô ku, man-
geurs de pommes de terre
cuites à la fumée de mon cul.
/mw, y, fumeur, eu se.
fnetr, fenêtre.
fnètrôt , diminutif de fe-
nêtre.
fnûjôl, bistrate.
fôlô, t, jaunâtre; — nom
de bœufs et de vaches dont
le pelage est jaunâtre.
fôlôiii , r, personne de
Fallon. Pour insulter les
for
fôlônf, les bergers de Fallon,
ceux de Bournois leur crient,
entre autres compliments,
les mots suivants :
le djà d fôlô àfâ ht cfà
€11 le kû d letà,
e là hetl^
€U le ku défi kèy'i,
le M d kéyi sa kàsâ.
lu fôlôni sa rhnesâ,
Les gens de Fallon ont fait
un enfant
sur la queue de l'étang ',
ils l'ont baptisé
sur la queue d'une cuillère,
la queue de la cuillère s'est
cassée,
le Falonnier s'est ramassé.
Ou encore : enfant de trente-
six pères qui n'as qu'une mè-
re, ta mère t'a couvé pendant
trente-six ans croyant rame-
ner de la volaille , elle n'a
rien ramené que de la ca-
naille. — le djà d fôlô mèdjà
dï pè prefi dputè, bôkâ d wcyôt;
rblâ d kiikii , ytnm I les gens
de Fallon mangent du pain
pétri de putains, becqueté
Ml y a un étang à Fallon.
for
d'oies , roulé de coucous ,
ymm! — fôlôni trèn iiiurt, kâs
6weyô deri le murô : fôlôiiî
traîne charogne, casse petite
seille derrière les murs. —
Enfant de trente -six pères
qui n'a qu'une mère, ta mère
t'a couvé pendant trente-six
ans, croyant ramener de la
volaille, elle n'a rien que ra-
mené que de la canaille ! —
gèl nwer , gueules noires.
Voy. finir.
jôrdjî, forger. — Arrangé :
hiià skè 6ule â for dp ? com-
ment est-ce que cela est for-
gé (arrangé) ?
fôrdju, j, forgeur, euse.
fôrèdj, ferrage.
fôrhtî, r, forestier, ière.
fôrâ, ferrer. On ferre les
cochons en leur passant dans
le groin un gros fil de fer re-
courbé ensuite, cela afin de
les empêcher d'enlever les
pavés de leur hutte, surtout
pour les obliger au repos.
/ôra_y, ferraille. Sobriquet.
fôrfàtrt, forfanterie.
fôrfe, forfait.
fôrmïdâby, formidable.
RoussEY. — Glossaire.
fO€ 129
fôrse, forçat.
fôrtlfïkâsyô, fortification.
fôriifyà, t, fortifiant, e.
fôrtîfyâ, fortifier.
fôrtun, fortune.
fôrtunâ ou fortune, for-
tuné, e.
fôii , serrer étroitement
des choses l'une contre l'au-
tre, comme s'il s'agissait de
faire une fôsîn; — sfôst, se
serrer l'un contre l'autre ,
surtout pour se garantir du
froid. Les petits oiseaux dans
le nid, des enfants couchés
ensemble se fôs.
fôsïii, nf., sorte de haie
solidement construite avec
des branchages entrelacés et
qui sert à entourer un jeu
de quilles.
fôsfôr, phosphore.
fôtôgrefi, photographie. —
Peu employé, on dit portrait.
fôtôgrefyâ, photographier.
fôrfiueyi, farfouiller.
fo, fou ; — adj. fort.
foU, forte. Voy./é.
fo€ , force : le fo£ a bwen
tu pet-eu , la force est bonne
(tout) partout.
9
130 fôd
fol, folle, Voy. fo.
folî , folie. — Dire des
folies, dire des plaisanteries,
des choses grivoises.
foniè (litt. forte main) ,
mis pour fot€ mè, forte main.
Employé seulement dans bû
dfomê, bœuf de forte main;
le bœuf defôinè est celui qui
est placé à droite dans l'atte-
lage; en labourant, c'est ce-
lui qui éprouve le plus de
fatigue, étant obligé de mar-
cher dans le sillon. Voy. mê.
fordj, forge.
fordjérô, forgeron.
fo5, fosse.
fosè, chacun des bâtons
qui composent les échelles
du char.
fosôt, nuque : derî lefosôt,
derrière la nuque.
fô, t, profond, e.
fôdà, t, fondant, e.
fôdêr, fondeur.
fôdâ, fonder.
fôdâsyô, fondation.
fôdmà, fondement.
fôdr, fondre.
fôdrây, nf. , dépôt qui se
forme au fond d'un vase
frâ
contenant un liquide ou une
substance liquide.
fôdr'î, fonderie.
fôksvô, fonction.
fôksy-iinâr, fonctionnaire.
fôksyfinâ, fonctionner.
fôksyîuimà , fonctionne -
ment.
fàsf (foncer), courir tête
basse contre un adversaire.
fôt, fonte.
fôlè, profondeur.
fôtèii, fontaine.
fôtnî, nm., source en forme
de creux située dans un pré.
fôtnôt, diminutif de fon-
taine.
fra, t€, frais, fraîche.
frà, frais.
fràd, fraude.
fràdâ, frauder.
frâdu, j, fraudeur, euse.
fràtanà, fraîchement.
Jràt€é, fraîcheur.
fràt€i, fraîchir.
fràuô, t, frisquet, ette.
/rà, t€, franc, franche.
fràbwejî oxxfràbwe:^, fram-
boisier.
Jrà^i,uc:^, framboise.
frà-kôtwe, :(, franc-com-
frè
tois, e. — Franc-Comtois,
rends-toi. — Nani, ma foi!
frà-nihô, franc-maçon; —
les illettrés disent /^mt^jô. —
Aux dires des gens de nos
villages, les francs-maçons
sont en rapports constants
avec le diable.
f?'à-mhnwî, franc-m açon-
nerie.
fràse, ^, français, e.
fràtei, franchir.
fràieij, franchise.
jràUnià, franchement.
frây, friable.
frèdèn, fredaine.
frèdj , nf., brin de paille
ou de bois servant à débou-
cher, à nettoyer un tuyau
de pipe, par exemple.
frédji , déboucher , net-
toyer un tuyau de pipe ou
quelque chose de semblable.
frèdj u, j, celui ou celle qui
nettoie avec une frèdj.
frèdûr, nf., champ dont le
terrain est mauvais, souvent
inculte et éloigné du village.
frê^yô {defrègyî), nm. pi.,
onglée : yâ le frè^yô, j'ai les
frè^yô, j'ai l'onglée.
frè r 3 1
frêfiyu, /, celui ou celle qui
freguille.
frégèy, sorte de toupie faite
avec un bouton traversé au
milieu par un pivot en bois
et que l'on fait marcher en
lui imprimant un mouve-
ment de rotation avec le pou-
ce et l'index.
frègol, nf., champ dont le
sol est aride. Noy. frèdûr.
f'èmt , nm., fourmi; —
nm. pi., frémissements que
l'on ressent dans un membre
engourdi par une position
gênée et prolongée.
frèmyàl, fourmilière. Aux
fourmilières sont attachées
les croyances suivantes :
Si un cultivateur démolit
volontairement une fourmi-
lière, sous peu une de ses
bêtes sera boiteuse.
Mais voici qui est plus
fort et que j'ai vu faire il y
a quelques années , sur les
conseils des vieilles commè-
res, par l'homme que je se-
rais tenté d'appeler le plus
intelligent et le plus instruit
du village. Une jeune fille
132 frè
avait une sciatique qui durait
depuis longtemps , malgré
les nombreux remèdes em-
ployés. Alors les commères
avouèrent qu'elles n'auraient
raison du mal que par le re-
mède que voici : elles prirent
un œuf frais, le percèrent au
moyen d'une aiguille d'une
quantité de petits trous et le
donnèrent au monsieur dont
j'ai parlé, c'était le père de
la jeune fille , avec ordre
d'aller le déposer au milieu
d'une fourmilière, mais en
ayant soin de ne parler à per-
sonne durant le trajet, de ne
prononcer aucune parole ; la
commission fut faite scrupu-
leusement, et je crois que la
jeune malade guérit très vite,
frèmyî, fourmiller.
frésuâ, frissonner.
frésô, frisson.
frêU, friche.
frèdj, frange.
frcdji, frangé, e.
fréçiyi, fourgonner; — re-
muer sans cesse quand on
est couché ; — se dit des fré-
missements douloureux que
frt
l'on ressent dans les doigts
quand on a l'onglée : le dwe
m frd;yà , les doigts me fre-
guillent, j'ai l'onglée.
frej, fraise : sa n frejjià î
va, c'est une fraise dans un
van, comparaison qui s'ap-
plique à tout cas où il y a
disproportion considérable
entre le besoin et le moyen .
frèjî, fraisier.
frèjôt, diminutif de fraise.
frejyô, troëne : lu frejyô ve
kiiià le vên, le troëne va com-
me la vigne, il fleurit et mû-
rit en même temps que la
vigne.
frekàtâ, fréquenter.
frekàtâsyô, fréquentation.
freiin, frémir.
frer, frère.
frcrl , diminutif de frère
avec idée de gentillesse. Voy.
frerô.
frerô, même sens que
frerî.
fre, froid.
fre, d, froid, e : yâ le pi
(u1 fre k d nmr d po, j 'ai les
pieds aussi froids que des
museaux de porcs.
frl
fredjîl, fragile.
fredmà, froidement.
fredur, froidure.
freke, fracas.
frekhi, fracasser.
frehi (litt. froid-cul), per-
sonnage imaginaire dans le
genre de croquemitaine.
freternîtè, fraternité.
freyé ou freyér, frayeur.
freyî, frayer.
frân, frêne.
frâ:(, phrase.
frî, t, frit, e.
fryî, friser.
frïjô , nm., diminutif de
frisé; s'applique aux person-
nes, aux animaux, — et à
une espèce de chou qui frise :
de Uo frïjô, des choux frisés.
frïkhi, fricasser ; — incen-
dier.
frikesi , fricassée faite de
poumons de porcs ou de
moutons.
frîkesu,], fricasseur, euse.
frïkâ (onomatopée), allu-
mer une allumette en la frot-
tant sur la boîte, ce qui pro-
duit un bruit rendu par le
mot frlkâ.
jrô 133
fnkô, fricot.
frïku , y, celui, celle qui
frlk. Voy. frïkâ.
frikiitâ, fricoter.
fiïkiitii, j, fricoteur, euse.
fnksynnà, frictionner.
frïm, frime.
fnmîis, frimousse.
fnpâ, friper.
frïpô, fripon.
frtpu, j, fripeur, euse.
fiir, frire : e fa lûfârefrîr,
il faut le faire (à) frire.
frïtur, friture.
frîyà, t, friand, e.
fnyàdïj, friandise.
frïyolu,j, frileux, euse.
frïgà, t, fringant, e.
frïgel, fringale.
frigelâ , frin galet : ï fngelo
€Î telmà, ye vofl! je fringale
si tellement, j'avais faim !
frômâ, fermer. En labou-
rant, faire prendre à la char-
rue un sillon plus large.
frôp, frette.
frôpA, fretter.
frô, toupet : el làii e dï frô,
stikil elle en a du (front)
toupet, celle-ci !
frôd, fronde.
134 fr^
frôdnâ, fredonner; — imi-
ter le bruit du bourdon par
la rapidité du mouvement,
ainsi que le fait une roue,
par exemple. — Marcher très
vite.
frôdd ou brôdô, frelon ; —
flocon de neige; quand il
neige, on dit que bettyô e lâUÎ
se hrôdô, Batillon a lâché ses
bourdons. — Cri-cri consis-
tant en un os de pied de
mouton percé au milieu et
auquel on imprime un mou-
vement de rotation alterna-
tivement à droite et à gauche
au moyen d'une ficelle ou
d'une corde de laine.
frôsi, froncer.
frôsd, anus.
f rôtir, frontière.
fru, fruit, Voy. frut.
frumedj, fromage.
frut, nf., fruit; s'emploie
le plus souvent au pluriel
pour désigner l'ensemble des
fruits d'un verger ou d'un
jardin : à vwele yân d vôrdji
là ye de bel frut, en voilà un
de verger (qu'il) où il y a
des (belles) beaux fruits. —
fur
le frut n veyà rà s tànâ, el 65
àvuj, les fruits ne valent rien
cette année, (elles) ils sont
(aqueuses) aqueux.
fruit, y, fruitier, ière.
frû-frû, frou-frou.
frûgô, fourgon.
fnujnâ, fourgonner. — Ni-
chée. — Troupe remuante
d'enfants ou d'insectes.
frùmedjô ( diminutif de
fromage), nm., mauve; ain-
si nommée à cause de ses
fruits qui ressemblent en ef-
fet à de petits fromages.
friitâ, frotter.
frûtâ , frottée : n frniâ de
là, une frottée de lard, petite
portion de lard avec laquelle
on frotte son pain.
frûtu, j, frotteur, euse.
frtuhi, froisser.
///., fût.
fuksyà ow fluksyô, fluxion.
fur (fuir), courir . c fu ta
kc po, e vo bïto etr ïkl, il (fuit)
court tant qu'il peut, il veut
bientôt être ici.
furé ou furér, fureur.
furt, furie.
furyœ, :(, furieux, euse.
fûn
fute, nm., futaie.
fu'^i, fusil.
fu:^yâd, fusillade.
/m;()7 oxifuT^yâ, fusiller.
fû, four : an î vive a-eî liyâ
k dà î fû : on y voit aussi
clair que dans un four, on
n'y voit pas clair du tout
fû-eî, forcer.
fîleô, t, diminutif de fort, e.
fûdjir, fougère.
fûdr, foudre.
fûdrweyî, foudroyer.
fitl, foule.
Jùlâ, fouler.
fnlâr, foulard.
fûltô, nm., tourbillon qui
se forme sur les chemins à
l'approche de l'orage : lu ta
ve tmdjî, î ye defilltô tu hï lô
de vt , le temps va changer,
il y a des tourbillons tout le
long des voies.
fûlîir, foulure.
fûne, haut-fourneau. — Tas
de bois préparé par le char-
bonnier pour faire le char-
bon. — Amas de gazon que
l'ont fait brûler pour le faire
servir ensuite comme un vé-
ritable engrais.
filr 135
ftinâ, fournée. — Nichée.
fnnô, poêle.
fûrbUur, fourbure; — rmed
d le fûrbieur, remède de la
fourbure, lequel consiste en
un jaune d'œuf délayé dans
un demi-verre de vinaigre
et que la personne fourbue
avale d'un trait; ce remède
est souverain, paraît-il.
fûrbu, u, fourbu, e.
fûredj, fourrage.
fûredji, fourrager.
fûrâ, fourrer.
fûrâ, fourré, e.
fnri, fourrier.
fûrïr, fourrière : lu gâdj e
mnâ te vet-e à fnrir, le garde
a emmené ta vache en four-
rière.
fûrm, forme; — nf. pi.,
lutrin.
fur ma, former.
fnrnâj, fournaise.
furnï, fournir.
fûrm, i, fourni, e.
fûrnîmà, fourniment,
fûrnhér, fournisseur.
fûnûtnr, fourniture.
fûrb, fourreau.
fûrt€, fourche.
136 fiij
fiirtee, nm., pièce du char
en forme de fourche et qui,
fixé sur \3.pènôt, relie le train
de derrière d'un char avec le
train de devant.
fûrteèrâ ou fûrteèlâ, four-
chée. — Fourchettée.
fiirt£et, fourchette.
fûrtéeyt, v., travailler avec
la fourche.
fur tel, fourcher.
jurUi, trident.
fiuteôt, diminutif de four-
che ; — vrilles de la vigne ;
— nf., perce-oreille, ainsi
nommée à cause de la petite
fourche qu'elle porte à l'ex-
trémité de l'abdomen.
fûrt€ur , endroit où les
branches primaires prennent
naissance sur la tige d'un
arbre en se séparant en four-
che. — Naissance des jambes
sur le tronc.
fûrur, fourrure.
fîirweyt, fourvoyer.
fîitr , foutre; s'emploie
presque toujours à la place de
donner. — Juron familier.
fûyî, fouilli.
fàjô, foison : e yàn e n féjô,
fwe
il y en a une foison.
jtir, foire. Voy. tris.
fera, foirer. — S'ébouler.
féru,j, foireux, euse : nôt
Ue e /!;( œy fttrii, notre chat a
les yeux foireux (chassieux).
fûy, fouille.
féyi, fouiller.
fuQ, foin.
fwlmdj, fanage.
fiueries, nf., terme général
pour désigner les bromes,
les houques, l'avoine fro-
mentée, la fétuque des prés,
etc.
fzi'èin, marcher en boitant
par suite d'une blessure dou-
loureuse à un pied. Se dit
surtout en parlant des ani-
maux.
fiucnijô, fenaison : î :(i 60
evu sièfweuijô, j'y ai été cette
fenaison, pendant cette fenai-
son.
fiuenu, j, faneur, euse.
fwe, foi; — fois.
fwejnâ, foisonner.
fu'hiâ, fimer. — Remuer
quelque chose comme s'il
s'agissait de faire sécher du
foin.
fyè
fwereyu, j, personne qui
va souvent à la foire.
fwh, nf., pain blanc. —
Il y a trente ans, le pain blanc
était presque inconnu à Bour-
nois, et quand, par un heu-
reux hasard , la dent enfan-
tine pouvait y mordre, c'était
goûter à une véritable frian-
dise.
fwetâ, fouettée.
fiuetâ, fouetter.
fiueîu, j, fouetteur, euse.
fweyà5,(a.ïenct.
fiveyi, foyer.
fiueyôt, brebis. Sobriquet.
fioâ, foie. Sobriquet.
fîvâyî, fouailler.
fwî, nm,, le fouin et la
fouine.
fwïfnâ (onomatopée), bruit
produit par tout ce qui cuit
dans la graisse.
fwlna, V., se dit d'un champ
de blé, par exemple, qui était
beau à l'automne , mais qui
se perd par endroits au prin-
temps ou qui pousse en lan-
guissant.
fyàbâ, flambé, e.
fyàkâ, flanquer.
fyî 137
fyàt, fiente.
fyè, fleur. Masculin dans
l'expression : sa i fyè- d tm,
c'est un (une) fleur de champ,
c'est un champ de première
quaUté.
fyé d sa, flux de sang.
fyéret ou fiêret , employé
seulement dans conter fleu-
rette.
fyérijô, floraison.
fyènur, nf., flan.
fyênâ, étendre de h fyènur
sur un gâteau; — toucher
légèrement en passant avec
vitesse : wl bol e fyênâ legèy,
ma boule a touché légère-
ment la quille.
fyœri, fleurir.
fyœrî, î, fleuri, e, ■ — Nom
de bœuf et de vache tache-
tés.
fyâ'ri, nm., drap dans le-
quel on enferme de la cendre
et que l'on pose ainsi sur le
linge que l'on veut couler.
fyœU, adj., état d'une tige
herbacée qui a perdu toute
rigidité en arrivant à matu-
rité , et cela à cause d'une
sécheresse ou de la pauvreté
138 fyô
fyhkô, fiasco.
fyet€i, fléchir.
fyetà (s), se flatter, dans
le sens de se vanter. Vo}'.
fyeti.
fyett, flatter, dans le sens
de caresser.
fyelôt (de fyet)') , mot du
langage enfantin qui désigne
la caresse que fait l'enfant en
passant doucement sa petite
main sur la figure de quel-
qu'un. On dit : fâr fyetôt ,
faire fyetôt.
fyet ri, flatterie.
fyetu, y, flatteur, euse.
fyâ, fier. — Confier.
fyâm, flamme.
fyâr, fuyard.
fyâtrî, flétrir.
fyôke, nm., quantité d'eau
qui s'échappe d'un vase que
l'on secoue, par exemple
d'une seille pleine d'eau por-
tée sur la tête par quelqu'un
qui n'en a pas l'habitude,
fyôkâ (onomatopée), v.,
bruit produit par un liquide
enfermé dans quelque chose
que l'on secoue. L'eau fyôk
dans un tonneau que l'on
fyo
rince; on entend fyôkâ dans
le ventre des bestiaux qui
courent dans une descente;
une personne entend sou-
vent ^vM dans son estomac
si elle court après le repas.
fyo, I, filleul, e,
fyo], fiole; — filleule.
fyolôt , diminutif de fiole.
fyot , flûte que se fabri-
quent les bergers avec l'é-
corce d'une branche d'églan-
tier bien droite.
fyotâ, siffler; avec siffler,
courir, manger et quelques
autres verbes, on fait une
etrepâl aux enfants dont voici
les termes, il n'y a que le
verbe qui change dans les
différents cas : sifflerais-tu
bien tout partout ? dit-on
à un enfant; si celui-ci n'a
pas encore été attrapé, il ré-
pond oui; alors le malin
ajoute : e bi fyôt à ptsu d tnô
ku ! — Ne pas fyotâ sa plus
belle, c'est être dans une si-
tuation extrêmement embar-
rassante.
fyoiô , sifflet. — Couper
quelque chose en fyôtô, le
fyo
du terrain; les avoines qui
sont dans ce cas sont très
difficiles à faucher.
fyhk, flasque.
couper en forme de lan-
guette. — En parlant de per-
sonnes ou d'animaux ayant
le ventre vide, on dit sou-
vent : no\^ à (ou H a) In vàtr
àd va ki fyotô, nous avons
(ou ils ont) le ventre aussi
vide qu'un sifflet. — En fa-
bricant un sifflet, l'enfant ne
croirait pas pouvoir réussir
à enlever l'écorce nécessaire
s'il ne chantait les deux
chansons suivantes : i° levé,
levé niô fyotô €U lu pô de djà-
djekô, kà djà-djekô 6ère krévâ,
mô fyotô 5ère leva, lève, lève
mon sifflet sur le pont de
Jean-Jacques, quand Jean-
Jacques sera crevé, mon sif-
flet sera levé. (Mon sifflet
sera levé, c'est-à-dire l'écorce
qui doit servir à faire mon
fyu 139
sifflet sera enlevée.) 2° djà-
djekô e prl se fàn pe t pi, pe ïn
urey, e le mnâ kôfesâ dà letÙU
di rend, e ye (e)€tâ 1- bc kiitïyô
bodjâ detrô, trô, trô, trô, fur
tô nà dà ïn etrôl Jean-Jacques
a pris sa femme par un pied,
par une oreille, il l'a menée
confesser dans l'étable du re-
nard, il lui a acheté un beau
cotillon bordé d'étrons, tron,
tron, tron, fourre ton nez
dans un étron!
fyotu, y, siffleur, euse.
fyôdji (onomatopée), v.,
se dit de tout corps impré-
gné d'eau et qui produit un
bruit particulier sous l'action
d'une pression ; quand on
marche dans un pré dont le
sol est mouvant, on entend
l'eau c\Vi\fyôdj sous ses pas;
on fait aussi fyôdji l'eau en
tordant du linge mouillé.
f\âby, faisable.
f^u, j, faiseur, euse.
gâd
gàbtyo , pou.
gâd, gaudes : yâ mâdjî dû
trà gâd, j'ai mangé deux ou
trois gaudes, c'est-à-dire peu
de gaudes, une assiettée, par
ex. Les gaudes constituent
le principal blanc-manger à
Bournois, on en mange à
peu près tous les matins, de-
puis novembre jusqu'à juin.
Il est difficile de dire avec
quel bonheur les petits ber-
gers courent, en rentrant,
prendre leur petite soupière
de gaudes que la maman a
cachées dans son lit pour les
tenir chaudes. — l-fi mil de
gâd, le moulin des gaudes,
l'anus.
gàdu , j, celui, celle qui
ghl
aime beaucoup les gaudes : ï
n 60 pè ï grà gâdu, je ne suis
pas un grand gaudeur, un
grand mangeur de gaudes.
gâfr, gaufre.
gâfn, gaufrier.
gâl, gale. — Maladie ulcé-
reuse qui affecte les chevaux
et les moutons ; — gourme
des enfants ; dans ce dernier
cas, gâl s'emploie générale-
ment au pluriel : cl c de gai
pye le tet, il a des gales plein
la tête. La gale est regardée
comme une maladie désho-
norante. On fuit le galeux
non seulement parce qu'il
est dangereux de le fréquen-
ter, mais parce qu'on le mé-
prise.
gèl
gàlu, j, galeux, euse.
gâpâ, affubler.
gcîpâ, affublé, e.
gat€, gauche : e me gât-e, à
main gauche, à gauche.
gâtsi, r, gaucher, ère.
gàUmà, gauchement.
gà:(fiâ , même sens que
bèknâdâ.
gà, gant.
gâgltyô, ganglion.
gcî:yâ, jars. — - Gx:mà.gi\â,
homme ayant de très gran-
des jambes et une mauvaise
tournure. Selon Fallo (Patois
de Montbèliard), Plin se ser-
vait du mot ganza {gâ/^â)
pour désigner une oie. Voy.
âuâ.
gèl, gueule : le gél yà top,
la gueule lui en tape (éclate),
il meurt d'envie d'en man-
ger. — Gueules noires. On
appelle ainsi les ouvriers du
fourneau de Fallon, parce
qu'ils ont la figure noire en
sortant de leur pénible tra-
vail.
gélôt , diminutif de gèl,
terme de gentillesse de la
maman à son enfant.
gèy 141
gèlâ, gueuler.
gèlârd, d, gueulard, e.
gên, guigne. — Bosse que
produit, sur la tète princi-
palement, un coup violent;
— les gén se produisent éga-
lement sur des corps faciles
à déformer par le choc , tels
que les ustensiles en fer-
blanc, dans ce cas la bosse
est le plus souvent à l'inté-
rieur.
gém, produire des gén sur
quelque chose. — Se gènt ,
se heurter la tête contre un
corps dur en marchant prin-
cipalement dans l'obscurité.
Voy. s bèrâ.
gèy, quille; — guille. —
Exclamation , synonyme de
merde !
gèy-dân, sortes de grosses
nouilles dont chacune est
formée par une demi-cuille-
rée de pâte préparée avec de
la farine, du lait et des œufs.
Voy. knef.
gêyi, faire des guilles. Voy.
à gèy t.
gèyôt, diminutif de quille
et de guille; — reste d'un
142 gèy
morceau de savon : ne gèyôt
de 6ÔVÔ, une guillette de sa-
von. — djà d gèyôt, jeu de
gèyôt. C'est le jeu de quilles
que l'on voit aux fêtes fo-
raines parisiennes, avec cette
différence que la boule d'i-
voire est lancée, non avec
une queue de billard, mais
délicatement à la main, et
ne pénètre dans le jeu qu'a-
près en avoir fait le tour.
gèyre, t, guilleret, ette.
gèyn-bûiô (litt. guilleret-
bouton), gratte-cul. La dé-
nomination de ce fruit en
patois est sinon plus vraie,
du moins plus gracieuse
qu'en français. Rien, en ef-
fet, n'est plus guilleret, plus
agréable à voir au milieu
d'une haie défeuillée qu'un
églantier chargé de ses fruits
gracieux et éclatants. Les
gèynhûtô servent souvent à
amuser les fillettes, elles s'en
font des pendants d'oreilles.
Lorsque la gelée a passé sur
ces fruits) ils seraient très
agréables à manger, n'étaient
les poils piquants qu'ils ren-
ged
ferment.
gèyii, j, celui, celle qui fait
des guilles.
gè, gain.
gèn, gaine.
gcncl, t, gagnant, e.
gè}u, gagner.
gèij-pè, gagne-pain.
gènii , j, celui, celle qui
gagne.
gd', ^, gueux, euse.
f;^> gaij e.
gemâ, gaiement.
ger, guerre.
gètè, gaieté. — Sobriquet.
gebjî, gabegie.
geeô, garçon.
gc€nô , garçonnet. Voy.
gmiôt.
ghnôt, féminin de garçon
net :eleï bùb, 1 htihô, ne jèy %
pb n geenôt, il a un grand gar-
çon, un garçonnet, une fille
et une garçonnette (fillette).
geeôt, féminin de garçon ;
vieux fr. garcette.
gcdj, gage.
gcdjô , nm., quantité de
laine cardée et ayant la forme
rectangulaire des cardes. —
Pour foire une couverture,
par exemple, on emploie la
laine en gedjô.
gedjâ, carder. — Garder,
dans plusieurs villages au
sud-ouest de Bournois.
gedjî, gager, dans le sens
de parier.
gedîi, nm., gadoue.
gegel^ crotte de chèvre, de
brebis, de lapin, etc.; — fil-
lette mignonne. — Pour
faire mener les bœufs aux
vaches, on leur fait manger
des gegel de lièvre mélangées
avec de l'avoine; on prétend
que cela les échauffe beau-
coup et vite.
gcglâ, faire des gegel.
geglôt, diminutif de gegel.
geglu, j, celui, celle qui
fait des gegel.
gelàdur, galandure.
gelèt, galette.
gelïn, petite quille servant
pour le jeu de bouchon. —
Jeune fillette mignonne.
gelô, galop.
gelô, galon.
gelrî, galerie.
geltâ, courir en se sauvant
comme au jeu de la gelt ,
ger 143
c'est-à-dire aussi vite que
possible.
gelûnâ, galonner.
gelûpâ, galoper.
gehlpl, galopin.
gelvâdâ, galvauder.
gelvadu,j, galvaudeur, euse
gemî, n, gamin, ine.
ghnïnri, gaminerie.
gerâiï, garantir.
gergèlôt , trachée artère ,
mais plus spécialement la
pomme d'Adam.
gergôt , gargote. — Mau-
vaise cuisine.
gergûtâ, gargoter.
gergûtt, r, gargotier, ière.
gerî, guérir.
gerî, î, guéri, e.
gertjô, guérison.
gemî, garnir; — ■ enceinter.
gemî, î, garnie, e : el la
gerni, elle est garnie, elle est
enceinte.
gernîeedj, garnissage.
gernîjô ou gernï^p, garnison
geryô , nm., écureuil. —
Personne qui a les cheveux
très roux : el a {a)eî rwcdj kî
geryô, il est aussi rouge qu'un
écureuil.
144 S'^d
ghpîyedj, gaspillage.
gespïyi, gaspiller.
get , guêtre. — Bas : el a
tédj derî megt't, il est toujours
derrière mes guêtres, il me
suit partout. — trèn-get, ce-
lui , celle dont les bas traî-
nent sur les chaussures faute
de jarretières. — Enfant lam-
bin en marchant.
getâ, guêtrer. — Guetter.
— 5 getâ, se guêtrer, mettre
ses bas.
geyâr, d, gaillard, e.
geyô, cochon.
gâdj , carde. — Garde : e
le gâdj d du , à la garde de
Dieu.
gâdj, nm., garde.
câdj ou gerd, nf., garde.
gâm, gamme.
gâr, guère; — gare.
gâreyi, contrarier. — Aga-
cer.
gâta, gâter.
gâ:(^, gaz. — Pétrole.
gâ:(et, gazette. — Femme
bavarde.
gâ:(ô, gazon.
gïd, guide ou cicérone.
gïd, lanière de cuir.
glï
gîdâ, guider.
gïgî, chèvre, en langage
enfantin.
gïliô, guignon.
gînûlà, guignonnant.
gïpur, guipure.
gîrlâd, guirlande.
glg, nf., orgue de Barbarie.
— Fille négligente, étourdie.
glgâ, jouer de la gig : ninâ
le glg, mener la gig, jouer de
la gig.
glgl, pois ou haricots, dans
le langage des enfants.
gigii, j, celui ou celle qui
joue de la gJg.
gïp, guimpe.
ç~ipâ, affubler.
glpâ (de c^p^, affublé, e.
glâglà, ganglion. — Gland
artificiel ou toute chose res-
semblante et servant à l'or-
nementation.
gltglt , doigt auriculaire :
ôà mô gltglt ké m le dt , c'est
mon petit doigt qui me l'a
dit, dit-on mystérieusement
à quelqu'un , surtout aux
enflints, dont on a surpris
les secrets ou découvert la
culpabilité.
gôl
glodô, Claude. Voy. yad.
glodôt. Voy. yadôt.
glôrïfyà, glorifier.
glôryé,yuj, glorieux, euse.
glôryol, gloriole.
gluâ, t, gluant, e.
gluâ, gluer.
glwâr, gloire.
ghïghï, glouglou.
gnéy, guenille.
gnèyôt, diminutif de ^"«Z)';
— nf., voile que l'on met
sur la tête des mariés age-
nouillés au pied de l'autel.
gnêyu, j, guenilleux, euse.
gne, noyau.
gm, grener.
gnt, grenier.
gnôt, grenaille de céréales.
gnô, guenon.
gôberdji, goberger : kà î li\
à hï evu gôberdji, e s sa fi) tu d
miue, quand je les ai eu bien
gobergés, ils se sont foutus
de moi. — s gôberdji, se go-
berger.
gôbâ (gober), croire faci-
lement une chose. — S'em-
parer de quelque chose à la
dérobée.
gôlà (litt. galant), amou-
RofsSEY. — Glossaire.
Sô M5
reux. — Fiancé.
gôler, galère.
gôlèryè, n., galérien, enne.
gôm, gomme.
gôrgïveyi, gargouiller.
^or^ztéj'fm?, gargouillement
gôrgweyu, j, gargouilleur,
euse.
gôrjéret, gorgerette.
gôteyî, chatouiller.
gôteyu , / , chatouilleur ,
euse.
gôvweyi (onomatopée), agi-
ter l'eau avec la main ou
avec un bâton. Les enfants
sont heureux de gôvweyî.
godâyt, godailler.
godâyu, godailleur.
goget, goguette.
gogo (d'), à gogo : ànîfâ tu
■se gogo, on lui fait tous ses
gogos, toutes ses volontés.
gond, qui est dans un état
déplorable au point de vue
de la propreté; les bergers
sont souvent gond. — Abî-
mé ; les bêtes gon un champ
de blé en y pénétrant.
gordj, gorge.
go:^, gosier.
gô, gond.
146 (;ô(;
gôfy, gonflé, e. Les paysans
savent que le trèfle ou la lu-
zerne peuvent faire gonfler
les bestiaux, mais ils croient
à tort qu'un animal devient
fatalement (;ôfy s'il a eu le
malheur d'avaler un limaçon
ou de manger quelques feuil-
les de pourpier.
Pour faire dégonfler les
bètes , on emploie encore
quelques vieux remèdes très
curieux : c'est une grenouille
vivante qu'on indroduit aussi
avant que possible dans le
gosier de l'animal; — des
frictions de bouse sur le mu-
seau ; — des chatouillements
pratiqués à Tanus de la bète
pour l'exciter à bouser; —
enfin, comme dernière res-
source, on perce l'estomac
avec un long couteau.
gôfyâ, gonfler. Un des amu-
sements aussi barbares que
favoris des bergers, en au-
tomne, est d'attraperdes gre-
nouilles et de les gonfler en
leur introduisant un chalu-
meau dans l'anus.
gôgiiâ (onomatopée), nt.,
gra
quantité d'eau qu'avale en
une fois un bœuf en buvant
avidement. — Par compa-
raison, ce qu'un fumeur as-
pire d'un coup en fumant
vite. Dans les deux cas, on
dit tirer des gôgnâ.
giirdp, gorgée.
grà, grand, q \ ià n bel grà
fty, c'est une belle grande fille.
grade, grandeur.
gràdî, grandir.
gràdj, grange. — Ferme :
le grâdj d varœU, la grange
(ferme) de Vaureuche.
gràgrèn, gangrène.
gnliiiâ, grandement : e yân
t' grànui pru, il y en a gran-
dement prou (assez).
gràmer ou grenier, gram-
maire.
grà mer, grand'mère : far
e vor se grà mer, faire (à) voir
sa grand'mère. Ceci est une
attrape qui n'est pas toujours
du goût des enfants. Pour
leur faire (à)voir leur grand'
mère, on les enlève par les
oreilles tout en leur serrant
la tête entre les mains. Voy.
nièiiie.
gré
grâinô, Grammont.
gràmweni , r, celui , celle
qui est de Grammont.
grâ-per, grand-père. Voy.
pepe.
gràvôlô, gros bourdon qui
fait beaucoup de bruit en vo-
lant; ce bruit fait bè:(^yî les
bêtes qui sont aux champs.
Voy. bè^^ et bé:<^yô.
grâ'jel, groseille. — Petite
fille mignonne.
grœjelî, groseillier.
grœjelôt, diminutif de gro-
seille.
grâz^ Çt€ert€i) , chercher
noise.
grêbî, foison : e y an e in lï
grèbï, il y en a à foison»
grèdû-e, poux, en langage
burlesque.
grèliita, grelotter.
préw^/ (onomatopée), nf.,
cartilage qui grùni (croque)
sous la dent.
grèmâ (onomatopée), cro-
quer de la Çgrèmâl) ; les ani-
maux, les chevaux surtout,
gré m en mangeant des four-
rages bien secs et grossiers,
comme de la luzerne, par
grë 147
exemple.
grcmôt, nf,, grumeau.
grcinu, y, celui ou celle qui
gréin.
grénedi, grenadier. — Pou.
grènûtî, r, grainetier, ière.
grèy, nf., grille. — Gril.
grèyâdj, grillade.
grèyi, griller. — Sonner
avec un grelot ou une son-
nette.
grèyu, j, celui ou celle qui
grille quelque chose ou qui
fait sonner des grelots , des
clochettes.
grèz}, grésil.
grl dordj (litt. grain d'orge),
anchilops. Quand quelqu'un
a un anchilops, on dit que
c'est parce qu'il a tu (chié)
dans un chemin.
gren, graine. — Terme gé-
néral pour désigner toutes
les céréales sur pied : le grèn
50 bi bel, s lu bô du le kôserv,
t'I î vo t'vwe n biuèn ànâ , les
graines (récoltes), sont bien
belles; si le bon Dieu les
conserve, il veut y avoir une
bonne année.
gre , nm., petite corbeille
M 8 9''^
d'osier dans laquelle on met
lever la pâte. — Cupule du
gland.
grè, craie. — Gré : bô grc
inâgre, bon gré mal gré,
grebèâ, écrevisse : el à £î
(mis pour rt^?) rwedj kèngrebès,
il est aussi rouge qu'une écre-
visse.
grcbu£, grabuge.
grebus, voy. pus.
grm, graisser.
grhô, t, grasset, ette.
gref,nL, greffe.
grefâ, greffer,
grep, greffier.
grefnâ, égratigner. — Voy.
egrefnâ.
grelâ, nf., le contenu d'un
grè.
grem,
sramme.
grep, grappe. — Sorte de
crampon servant à assujettir
la faux sur le rètîô.
grepï, grimper.
grepî€à, t, grimpant, e.
grepi€u,j, grimpeur, eu se.
grepïyh grappiller.
grepï, nm., grande four-
chette dont se servent les
cuisinières.
grepôt, diminutif de grep.
grt'tedj, grattage.
gretâ, gratter.
gretu, j, celui, celle qui
gratte.
grevel, petite crevette qui
vit dans les fontaines, re-
gardée comme étant très
dangereuse, parce que, dit-
on, elle continue à vivre dans
l'estomac de celui qui a eu le
malheur de l'avaler et y gros-
sit tellement qu'elle finit par
causer la mort.
grevât, cravate. — Collier
du bœuf.
grevûtâ, cravater.
greyô, crayon.
grâ, €, gras, asse.
grâ£, graisse. — Grasse.
grâeeyi, grasseyer.
grâ^mà, grassement.
grâd, grade,
grâdâ, grader.
grâ-diiby, gras-double,
gras, grâce.
grâsyâ, gracier.
grâsyu , j ou grâsyœ , ;;; ,
gracieux, euse.
grâsyct'intà, gracieusement.
grâsyd^tc , gracieuseté.
grâfifikâsyô, gratification.
gratis, gratis.
grâtivit, gratuit, e.
grâtiùitmâ, gratuitement.
grâv, grave.
grâvmà, gravement.
grâyô, graillon.
grl , brouillards qui obs-
curcissent le ciel par une bise
froide au printemps. — Nom
donné à un animal grisâtre.
— Sobriquet.
grlj, gris, e : c yànefâ c
vor de grlj, il lui en a fait (à)
voir des grises, de toutes les
couleurs.
gnhweyedj, gribou i liage .
grïbiveyî, gribouiller.
gnf,_ griffe.
grîfâ, griffer.
grïfu, j, celui, celle qui a
l'habitude de griffer.
gnfivènedj, griffonnage.
grîfwênâ, griffonner.
gnjcyi, grisonner.
grïji, mettre du ç/7yV> à Tin-
térieur des gre pour que la
pâte ne s'y colle pas. - Gri-
ser.
grïjô, griot.
grïjô, t, grisâtre.
grô 149
grïiiiô, chiendent.
grïp Qtr a), être en grippe.
grtv, grive.
grive ^ qui est grivelé; —
nom d'un bœuf grivelé; —
celui qui a la figure tachetée.
grlvel , féminin de grive;
If'grïvel efâ In vt'lô, la grivelle
(grivelée) a fait le veau.
grîvlâ, grivelé, e.
grî (e ma) , il m'est gri :
j'ai la nostalgie. Voy. gruyôs.
grimes, grimace : s iiâ pe e
vèy s'idj kân eprâ efâr legrlinh,
ce n'est pas aux vieux singes
qu'on apprend à faire les gri-
maces.
grlmhi , r ou grhnesii , j,
grimacier, ière. Voy. nil-
mwet£.
(;;7w^jn,"grimaceries.
grimwènâ, bougonner.
gruniucnu , j, celui, celle
qui a l'habitude de bougon-
ner.
grhi, grincer.
grlsu,j, grinceur, euse.
grôbô, nm. pi., résidu de
la panne coupée en petits
morceaux et fondue. — Ru-
gosité,
150 grû
grô-bôk, gros-bec.
grôbwcnâ , rugueux, cusc.
grôhueuu, y, qui est ru-
gueux ou sujet à le devenir.
grôl, grcle : t' krc sô per hnà
legrôl, il craint son père com-
me la grêle, il tremble devant
lui.
grôlâ, grêler. Voy. egrôlâ.
grôlô, grêlon.
gro , 5, gros , sse : etr gros ,
être grosse, être enceinte.
giô-ko (litt. gros-cou),
goitre.
grbses, grossesse.
grosieà, t , grossissant, e.
grost, grossir.
grost, r, grossier, ière.
grosirû, grossièreté.
grôdâ, gronder.
grôdu, j, grondeur, euse.
gru, gruau. — Bouillie
faite avec des gruaux.
gnilâ, trembler de froid.
grusc , nm., bouillie déli-
cieuse faite avec du blé nou-
veau torréfié et moulu gros-
sièrement. — Lieu dit, àgrusè.
gruyôs (de _çn), nostalgie.
griimâ , d ou giinnà , d ,
gourmand, e.
gîim
grwnàdïj ou giinnàdlj ,
gourmandise,
gnip, groupe.
grfipâ, grouper.
gnue^, groise.
gugu, Auguste.
gfi , goût. — Odeur. —
Oter le goût du pain à quel-
qu'un, l'étrangler.
gfidj, gouge. — Courge.
gîidjâ, goujat.
giidrô, goudron.
giidninâ, goudronner.
gfifr, gouffre.
gidâ, goulée : î nâ pè etrayî
Il g-ûlâ d pè dœ 37, je n'ai pas
étranglé une goulée de pain
depuis hier. On commence
à trouver ce mot un peu
grossier, et plusieurs le dé-
laissent pour bouchée.
giilô, goulot.
gi'tlû,], goulu, e.
giimâ , s'imprégner d'eau
lentement en séjournant
dans ce liquide. — Les la-
veuses mettent gûiiiâ le linge
afin qu'il soit plus facile à
laver. — Par comparaison ,
on dit Jû ta giiiii , le temps
gidii, il se charge d'eau, il se
c,uv
prépare à la pluie.
(j'iird'i, gourdin.
gùrmà, voy. ijrumà.
gîirniàdlj. Voy. giiimàdij.
g'fisc, gousset.
giit, goutte. — Eau-de-vie.
giitâ, goûter. — Tomber
goutte à goutte. Voy. dgiitâ.
gûtrô (vieux fr. goutterot),
avant-toit.
giivcniâ , gouverner. —
Abîmer. — Salir : rgcrdj vor
1 pÔ kiiià el à gnvernâ s po le,
regardez-voir un peu com-
ment il est gouverné (sali)
già 151
ce porc-là !
gùyà , buveur paresseux;
s'emploie presque toujours
avec grand : sa i grâ gnyà ,
c'est un grand gûyâ.
gtiyàdà, faire le gûyà.
givey , nf. , petit chiffon
mouillé.
givtyôt , diminutifde giuty .
givâyt, gouailler.
gwâyn,j, gouailleur, euse.
giuïjr, goinfre.
gwïfrâ, goinfrer.
gxpr, czar.
ilu
îdèj idée; — est masculin
dans certains cas assez peu
déterminés : el a ïptèt tdé trû
yâ, il est un petit idée trop
haut, un peu trop haut; sa
in ïde hnà in air, c'est un
idée comme un autre. Dans
cette dernière phrase , les
jeunes, les lettrés disent une
idée.
ïdropik, hydropique.
î|)'d, /, idiot, e.
ikl ou hi, ici Le premier
/ s'élide souvent : vni kl, ve-
nez ici ; vl M, viens ici ; ^/ a
bl kl, il est bien ici.
il, île.
ïîuuihiâ, illuminer.
Uiwûmisyô, illumination .
ïlustr, illustre.
ïvr
îluslrâ, illustrer.
llusyô. Illusion.
Uu^^yûnâ, illusionner.
Imàs, immense.
Iregid'i, r, irrégulier, ière.
ïreperâby, irréparable.
ïntâ, irriter.
irîtâsyô, irritation.
ïrôdcl , hirondelle. Voy.
ôlôdr.
htivâr, histoire.
Ivriuèn, ivrogne. Voici une
petite chansonnette sur les
ivrognes :
Chien d'ivrogne t'en vicn-
[dras-tu ?
N'as-tu donc pas assez bu ?
Depuis les quatre heures du
I matin
Tu ne fais que d'avalcrdu vin.
ïdï
— J'ai de l'argent, pas de cré-
Je boirai jusqu'à minuit.
Avoir du crédit, dans notre
patois, signifie avoir des det-
tes.
ïvîuâr, ivoire.
^ôlâ, isoler.
:by, hieble : sa l bo teà, c
:(i vl d£-x_ tby, c'est un bon
champ, il y vient des hiebles.
L'hieble ne croît que dans
les terrains de premier choix.
l, un, adj. indéf.Voy. yùii.
îbcsîl, imbécile.
îbhïlïte, imbécillité.
îbîbâ, imbiber.
îdèfïnî, i, indéfini, e.
Idèpnîmâ, indéfiniment.
ïdepàdà, t, indépendant, e.
îdèpâdàs, indépendance.
ïderhnâby , indéracinable.
tdhî, i, indécis, ise.
tdèmnîte, indenmité.
Idemnîzi, indemniser.
îdïdjà, t ou Idîjà, t, indi-
gent, e.
ïdïjest, indigeste.
Ife 153
Idîjcsyô, indigestion : sa Ie:{
'tdljcsyô dâv le pu iiièuàt, c'est
les indigestions d'eau qui
sont les plus mauvaises.
îdîk, nf., indigo.
ïdîkâ, indiquer. — Passer
du linge à l'indigo.
idïkâsyô, indication.
Idhj, indigne.
Idlrt'kt, indirect, e.
Idïrckti'iiià, indirectement.
Idis, nf., indice.
Idïskutâby, indiscutable.
tdîspàsâby, indispensable.
îdïsposâ, indisposé, e.
ldîspÔ:yîsyà , indisposition.
Idivldu, individu.
Idjitr, injures.
Iduldjàs ou Iduljàs, indul-
gences.
Iduldjàsyâ ou ïduljàsyâ, in-
dulgencié, e : md i€eplô a
Iduldjàsyâ, mon chapelet est
indulgencié.
uiustri, industrie.
/(/3'é, ;/ , indien, enne.
S'emploie comme injure.
Ifàtïgâby, inflitigable.
'ifàtrî, infanterie.
Ift'ksyô, infection.
Ifektâ, infecter.
134 '^''
Iferiiel, infernal, aie, aux.
Ifâni, infâme.
IfidcUle, infidélité.
Ifïdel, infidèle.
Ifiltrâ, infiltrer.
Ifînl, 1, infini, e.
Ifîiûmà, infiniment.
IJînïte, infinité.
Ifinn, infirme.
Ifïriiièri, infirmerie.
Ifluà, t, infîuent, e.
Ifliiyàs, influence.
'ifu:^â, infuser.
'tfuiyô, infusion.
Ifûrmâ, informer.
Ifi'irmâsyô, information .
IgerUâby, inguérissable.
Igredyàs ou Igredyà, ingré-
dient.
Igre, /, ingrat, e.
igretïtud, ingratitude.
Ijèiiêr, ingénieur.
y'mt, injuste.
yiislêmà, injustement.
îjustïs, injustice.
ikt'pâby, incapable.
iJârnâ, incarner.
Ikî:(isy5, inquisition.
iJcî, t, inquiet, ète.
Ikità, l, inquiétant, e.
îk'itâ, inquiéter.
hiin
Ikilud, inquiétude.
Iktnodïte, incommodité.
Ikôdnt, inconduitc.
Ikôpcrâby, incomparable.
Ikôpreâstby, incompréhen-
sible.
Ikôndjlby, incorrigible.
tkÔ5vâby, inconcevable.
Ikredul, incrédule.
Ikreyâby, incroyable ; peu
employé, on dit plutôt : cela
n'est pas croyable.
Iknisln, incruster.
Ikull, inculte.
Ihuênu, û, inconnu, e.
Imâdj, image. — Tache
de caca au pan de la chemise
d'un enflmt. Voy. kôb Umedj.
Iviâdj'î, r, imagier, ère.
hnâdjlnâ, imaginer : unâ-
djuià vo vor 1 po, imaginez-
vous voir un peu.
Imâdjïnâby, imaginable.
uiiâdjïnâsyô, imagination .
hiiâkâby, immanquable.
unàkâbyènui , immanqua-
blement.
luuiâ, imiter.
hnïtâsyô, imitation.
hnn, nf., hymne (chant
d'église).
tpb
Imôrû'I, immortel, clic.
tnebràlâby, inébranlable .
mektïf, inactif, ive.
hûpujâby, inépuisable.
inhpyûâhy , inexplicable.
nievltâhy, inévitable.
hievïtâbyêiitâ , inévitable-
ment.
Inôdâ, inonder.
ïnôdâsyô, inondation.
hiôkiipâ, inoccupé, e.
hiôsà, t, innocent, e. —
Fou, folle sans méchanceté :
el à Inôsà, il est innocent, il
a perdu la raison.
ïnuîïl, inutile.
mutïlmà, inutilement.
ïnûrà, t, ignorant, e.
ïnûrâ, ignorer : t nàn imir
pe, tu n'en ignore pas.
ïperyel, impérial.
iperfe, imparfait.
îpcyâby, impayable.
ïpâsyàs, impatience.
îpâsyàtâ, impatienter.
/p/, impie.
Ipôlï, î, impoli, e.
ïpôlîth, impolitesse.
îposiby, impossible : siile
yâ £1 Iposïby k lu pâter e^ an,
cela lui est aussi impossible
tse 155
que le Pater aux ânes.
^po:((i, imposer.
lpo:(isyÔ, imposition.
Iprênâby, imprenable.
Iprcvu, il, imprévu, e.
Iprh'iutyà, t, imprévoyant, e
Iprcsyîinâ, impressionner.
Iprhyiinnby , impression-
nable.
Iprïmâ, imprimer.
Iprïnin, imprimerie.
'iprïmu , j , imprimeur ,
eu se.
Ipnidà, t, imprudente.
Iprudàs, imprudence.
IpilUà, t, important, e.
îpût€â6, importance.
ipfiteunâ, importuner.
ipût-eù, n, importun, e : te
In ~iputm, t manu, tu m'en-
nuie.
hàfiyâ, incendier.
Isàdi, incendie : ke gros
isâdï eyeve! quel grosse (quel
gros) incendie il y avait !
îsàse, insensé, e.
ïsàsîby, insensible.
lsâsïbyémâ,'msensihlemQnt.
htperâby, inséparable.
Isekt, insecte.
hertè, n, incertain, e.
156
ISil
151, ainsi.
Isitt'i, inciter.
hïslâ, insister.
hkrîr, inscrire.
hîilâ ou hôIâ, t, insolent, e.
hîîlâs ou Isolas, insolence.
hpt'ktér, inspecteur.
hpïrâsyô, inspiration.
hpektâ, inspecter.
Istâ, instant. Peu employé,
on dit mo)nâ de préférence.
htelâ, installer.
htelhyô, installation.
Istï , instinct, s'applique
aux personnes comme aux
animaux.
Istru, t, ou Islribi, /, ins-
truit, e.
hirumâ, instrument.
Isîrur ou Istninr, instruire.
Istruksyô, instruction.
Istriiktïf, IV, instructif,
ive.
Isufïjà, t, insuffisant, e.
huit, insulte.
Isultâ, insulter.
Isupîiteâby ou Isupôrtâby,
insupportable.
Isurjc, insurgé.
hiisyà, 1, insouciant, c.
ÎVW
Isûsyàs, insouciance.
Itâsyô, intention.
Itâsyunâ, intentionné, e.
Itt'kt, intact.
Itèlidjâ, t, intelligent, e.
llelîdjâs, intelligence.
'iterdî, interdir.
Itère, intérêt.
îterest, intéressé, e.
itercsi, intéresser.
Iterminâby , interminable.
Iteriidjf, interroger.
Itervcl, intervalle.
Itervènï, intervenir.
Iteryèr, intérieur.
Iteryênnà, intérieurement.
Itlm, intime.
Itrepïd, intrépide.
Ivàsyô, invention.
Ivâtâ, inventer.
Ivâtu, /, inventeur, euse.
Ivelïd, invalide.
Ivïtâ, inviter.
Ivïtâsyô, invitation.
ïvî^îby, invisible.
Ivivenà, petit cochon qu'on
hiberne.
ivwènedj, hibernage.
hiuènâ, hiberner, hiver-
ner.
jol
jâk (Jâr so), faire son Jac-
ques, se dit d'un entant qui,
tout en pleurant, fait des ef-
forts pour ne pas éclater de
rire : e fâ sô jâk.
jâ ou jo , traduit le mot
Jésus dans les phrases excla-
matives : jœ k te bet ! Jésus
que tu es bête !
jeâ ou djèâ, géant.
jht, geste.
jesttkulâ, gesticuler.
jîfy ou jîfi, gifle.
jïfyâ ou djïfyâ, gifler.
jocjuji, géographie.
joïï-hve , joli-bois, bois-
joU. On se sert de l'écorce
du bois-joli pour lier les ver-
rues du bétail afin de les
faire tomber et guérir rapi-
dement.
jiiskè ou âjùskè, jusque.
jôs nieryâ, Jésus Maria :
jôs, meryâ, k le pur djà à d ma!
Jésus Maria, que les pauvres
gens ont de mal !
just, juste. — npr. Juste.
justèiiià, justement.
ju6tîs ou djustïs, justice,
jùbèr, Humbert.
jyômetn, géométrie.
jyômâtr, géomètre, syno-
nyme de savant : e ne pe d
hê~t' d ta ôlâ t' lekôl, no nâ zyà
pe fâr ï jyômâtr, il n'a pas
(de) besoin de tant aller à
l'école, nous n'en voulons
pas faire un géomètre.
kàb
kàtt'kshn ou kâthh , catè-
chisme. — Le premier est
employé par les vieilles per-
sonnes seulement,
kàbœn, nf., fente ou trou
profond dans les rochers et
où les renards aiment à se
cacher. — Trou que les en-
fants font dans la paille pour
jouer à cache-cache. — Mai-
son où se tient presque tou-
jours enfermée une vieille
personne, (un vieux renard),
qui évite toute fréquentation
avec ses voisins.
kàbœnâ {/) (de ktihaii), se
creuser à l'intérieur en viel-
lissant, exemple, le saule.
kàbœnà, adj., creux à l'in-
ktû
térieur , comme les vieux
saules, les radis, les pommes
de terre, etc.
ktiju, quasi.
kàjiimà, quasiment.
kàkel, petite cocotte mu-
nie de pieds, servant surtout
pour faire cuire les œuts.
— Mettre cuire un œut à
côté de la kakcl, n'en pas
mettre cuire du tout. On dit
aux enfants et pour les at-
traper : si tu es bien sage,
on te mettra cuire un œuf
h lôd II' kâkcl, au long (à côté)
de la kakcl. — Tète d'une
personne.
kiîkh'i, nf. , contenu d'une
kâktl.
kât
hàhâ, chanter à la ma-
nière de la poule qui se pré-
pare à pondre un œuf.
kàl, nf., bonnet de femme
ou bonnet de coton pour
homme.
kàlôt , diminutif de kàl
(bonnet).
hàsà, t, cassant, e.
kàsèdj, cassage.
kâsâ, casser.
kâsko, casse-cou.
kàs-mût (de kcisâ, casser et
de /;/■///, motte), brise-mottes.
kàs-)id\ùy, casse-noisette.
kàsô (de kàsa), coup sec
appliqué surtout sur la tète
et assez fort pour risquer de
la casser.
kâsiir, cassure.
kâsyô, caution.
kàsyûnâ, cautionner.
kàsyûnmà, cautionnement.
kàtïn, femme bavarde qui
s'arrête tout le long de son
chemin à chaque rencontre,
pour causer de choses insi-
gnifiantes.
kàinâ, bavarder. S'applique
particulièrement aux fem-
mes.
kàh 159
ktvvœ, d, creux, euse. Voy.
kàhœuâ.
kti:^, cause : / nà 60 pe le
kà^, je n'en suis pas la cause,
je n'en suis pas cause.
M:(J, t, causant, e : sa n
djà In kà^àty c'est une gens
bien causante, bien aimable.
ka::^î, causer. — ka^i le
fèy^ causer les filles, leur
faire la cour.
kâ:(ii,j, causeur, euse.
kâ^uel, casuel du curé de
la paroisse. — Fragile : /(\
hit d piirsèlèn sô trû kà:(iâl,
les assiettes de porcelaine
sont trop casuelles (fragiles).
kà, camp.
kà, quand : kà le keb vira e
tfâ, t sûre lu prèmi bnkô dvà,
quand les chèvres iront aux
champs, tu seras le premier
bouc devant. C'est par ces
paroles qu'on se débarrasse
d'un enfant qui assomme de
questions pour savoir quand
arrivera une chose qui l'in-
téresse vivement.
kàhâ, enjambée.
kàhâ, enjamber. — kàhâ
un enfant, le prendre dans
i6o kàp
ses bras pour le déposer de
l'autre côté d'une marc ou
d'un ruisseau en écartant
soi-même les jambes de ma-
nière à placer un pied sur
chaque bord.
kâbrâ, cambrer.
kàbw^, cambuse.
kâbwî, cambouis.
kâdî, candi.
kâdidCi candidat.
kâdïdâtur, candidature.
kàdïretô, qu'en-dira-t-on.
kàfr, camphre.
kâkâ, cancan : sa le kàkà
k c;âfâ le nièncdj, c'est les
cancans qui gâtent les mé-
nages.
kâkenâ, cancaner.
kâkweyôt, plus soiwenifni-
medjir, nf., sorte de déli-
cieux fromage franc-comtois.
Vo}'. frîinit'djir.
kàkwâr, nf., hanneton. —
Jeune fille peu sérieuse :
biigrù dé grâ kàkwâr.
kàpèn, nf., gros grelot qui
s'attache au cou des vaches
en pâturage ou après le biire
des chevaux de meuniers, de
voituriers.
kàt
kàpcij, campagne. —
Champ d'une très grande
surface. — Résultat des af-
faires d'un cultivateur pen-
dant l'année : yâ fâ n biuen
kàphj 6t ânâ, j'ai fait une
bonne campagne cette an-
née, j'ai réalisé des béné-
fices satisfaisants. — Année :
î vo âkii vodjâ me bîi n kàpcn,
je veux encore garder mes
bœufs une campagne, une
année.
kàpcncrd, campagnarde.
kàphjâr, campagnard.
kàpâ , camper; — établir
une chose dans un certain
endroit généralement défa-
vorable : ke Ibhïl, Icvû cl olâ
kàpâ se })iàjô! quel imbécile,
où il est allé camper (bâtir)
sa maison !
kâtïk, cantique.
kàfin^ cantine.
kàtïnf, r, cantinier, ière.
kiltite, quantité.
kàtôncl, cantonal.
kàlôiu, cantonnier. On tait
aux cantonniers une réputa-
tion de paresseux, aussi dit-
on souvent, en parlant d'une
kèn
chose extrêmement rare ,
qu'elle est aussi rare à trou-
ver que la sueur de canton-
nier.
kâtô, canton ; — grand es-
pace de terrain comprenant
plusieurs champs.
kâtîïnâ, cantonner.
ké, que.
kè€ir, pièce de toile très
solide qui sert à racommo-
der la cuisse d'un pantalon
de travail en la recouvrant
entièrement.
kèdr, cueillir.
kékè, nm., soupe, dans le
langage enfantin. — Bègue.
kêmnâ , terrain apparte-
nant à la commune, sans
affectation particulière et
dont chacun jouit à peu
près à son gré.
kèm, cogner. — Mettre
des coins à un outil, par
exemple.
kênô, coin servant à fixer
solidement un manche dans
un outil. — Gros morceau
de pain coupé en forme de
coin. — Fausse prune. —
Bâtard.
RoussEY. — GlosmUc.
kœe I 6 I
kùnôt , féminin de khjô ,
dans le sens de bâtard.
kèsnô, petit coussin qu'on
place surtout sous le cha-
peau d'un bœuf qui se blesse
en travaillant.
kèyrâ, cueillerée.
kéyrî, petit panier servant
à serrer les cuillers et les
fourchettes.
kèyrôt, diminutif de cuil-
lerée.
kèn, nf., membre viril du
chien.
kènôt, nf., trou pratiqué
dans un tas de foin, de bot-
tes de pailles ou de gerbes
et où les enfants vont se
cacher en jouant el a kû (à
cache-cache.)
kenôt ou khwt, bardane.
M, t, cuit, e.
kœe ou ké€, cuisse ; le pre-
mier n'est presque plus em-
ployé ; — chacune des trois
parties qui forment un betô
de chanvre.
kâ'€Ôt (diminutif de cuis-
se), gousse d'ail ou chacune
des quatre parties d'une
noix.
i62 là
kœnâ, dj, sournois, e.
kdjà, t, cuisant, e.
Mlô, nm., moelle des vé-
gctnux, particulièrement du
sureau.
kœr, cœur ; — chœur ; —
cuire; — tfàbr dï kœr :
chambre du cœur, cavité
thoracique.
kœt, cuite.
kà'tur, nf., résidu qui se
produit quand on fond le
beurre. — Sorte de couture
qui se trouve derrière un
bas.
liâ'liiri dfî, quantité de fil
qu'on passe en une fois dans
une aiguille pour coudre.
M;(2, nm., anxiété. —
Souci; jo5 tneryâ klefân à d
kè:(é! Jésus Maria que les
femmes ont de soucis ! —
niô du kl so à kd'^è, vivelc lu
rlàlj k son le minœ epo nol uni
k nâpe râlrâ! mon Dieu que
je suis anxieuse, voilà (le)
l'horloge qui sonne (les)
minuit, et puis (notre) mon
homme qui n'est pas ren-
tré!
ke (/?), laquelle. Voy. kH
kPb
kî' est le mot des vieilles per-
sonnes.
ke (Jii), lequel.
kc, quel, quelle.
lék, quelque.
keken , quelqu'une; —
quelques-unes.
kekfwe, quelquefois.
kckil, quelqu'un ; — quel-
ques-uns.
kèl (/«), lequel.
kèl {le), laquelle.
kcpï, képi.
këb-mnt (litt. chèvre-mot-
te), chèvre sans cornes.
kcb, chèvre. — Sorte de
billot à trois pieds sur le-
quel on coupe les fagots en
menus morceaux pour pou-
voir les introduire facile-
ment dans le fourneau. Voy.
trdt€ô.
kebà, caban.
kcbûs ou kôbûs, tète d'une
personne ou d'un animal.
Se prend toujours en mau-
vaise part.
kebâsi, bosseler.
kî'bùsd, chou d'une mau-
vaise espèce et qui n'a pas
réussi à pommer.
m
kebe, cabas; — cabri. —
Par comparaison, petit bœuf
délicat.
M-bhr, cabaret.
kcberil, r, cabaretier, ière.
kcbân, cabane.
kèbïnè, cabinet.
kcbïyô, diminutif de kt'be
(chevreau). Voyez bïyô.
kebôe, caboche.
kebrïyol, cabriole.
kebrîyolâ, cabriolet.
khè, cachet.
khne, cache- nez.
ke€Ô, cachot.
khfâ, cacheter.
kede, î, cadet, ette.
kedestr, cadastre.
kedâbr, tempérament. — ■
Farceur.
kedâbr, corps humain : e
ne ràpîi retmrâ lûkehâbrkmà
î bô vôr d VI, il n'y a rien
pour réchauffer le corps
comme un bon verre de
vin. — Type : ke kedâbr!
quel type !
kedj , cage. — Crinoline.
kedjolâ, cajoler.
kèdjolu, j, cajoleur, euse.
hi, cajoleries.
kel 163
ki'due, cadenas.
kedrà, cadran.
kedo, cadeau.
kedrîy, quadrille.
kt'fè, café. Voy. bôtè.
keflt, cafetier.
kefttr, cafetière.
kegô, t, cagot, e.
kijè, estomac du che-
vreau.
kekè, caca.
keUniâyôt, nf., petite pierre
ronde servant pour le jeu du
furet. — Le jeu lui-même.
kelâbûr, calembour.
kelàdri, calendrier. — Al-
manach.
kelh, calèche.
kelîbr, calibre.
kïlikô, calicot.
kelïte, qualité.
kelkiil, calcul.
kelkulâ, calculer.
kelkulu,j, celui, celle qui
calcule beaucoup.
kelm, calme.
kelnià, t, calmant, e.
kehnâ, calmer.
kelôt, nf., coup donné sur
la tête avec la main.
kel pi ou kelpè, calepin.
164
}âm
kelsinâ, calciner.
Tékim, canonnier. Autre-
fois les jeunes gens obligés
de satisfaire à la loi militaire
étaient en petit nombre et
le retour du soldat était un
véritable événement; toute
sa vie le militaire conser-
vait le nom de son arme ou
de son grade. Ainsi il y
avait chez le capitaine, le
sergent, le caporal, le dra-
gon, le canonnier, l'artil-
leur, le chasseur, le marin,
le zouave. Tous ces mots
remplaçaient absolument les
noms de famille. Depuis la
nouvelle' loi cet usage court
grand risque de se perdre, à
moins que tous les noms de
famille ne soient remplacés
par une nomenclature mili-
taire.
khnhnî, camomille : c nt'
rà pu fâr e €wâ kmà le keme-
ini, il n'y a rien pour faire
(à) suer (comment) comme
la camomille.
kemerâd, camarade.
kemey, camail.
ki'Diâ, troupe d'entants; —
kèn
famille nombreuse.
kemïjbl, camisole.
kcinlïii, camélinc. On parle
rarement de caméline sans
raconter l'anecdote suivante :
Un jour, pendant la proces-
sion des rogations, les chan-
tres, en invoquant les saints,
arrivèrent à dire :
Sancte Pierre Vâdré,
bénissez nos prés,
lorsqu'un bon vieux qui
n'avait pas de prés, mais un
champ de caméline, ajouta
ces mots en chantant du
fond de son âme : c me khnè-
l\n âtû ! et ma caméline aus-
si !
kemyd, camion.
khnyûnt'dj , camionnage.
khi, cane, voy. bûrôt ; —
canne.
kenel, canal; — canclle;
— Robinet.
kenepè, canapé.
kenerî, canari.
Jii'nct, canette.
khiâr, canard.
Jétiây, canaille.
kenïfy, canif.
khiikul, canicule.
ker
khute ou khfie, caniche.
hhiô, canon.
kensô, caleçon.
lâmmâd, canonnade.
lân, jeune chienne. —
Sobriquet.
key£, jeune chien mâle. —
Sobriquet.
khjo ou niêUelô, gros pain
de pâtisserie fait de fiarine,
de lait, d'œufs et que l'on
surmonte d'une tête égale-
ment en pâte.
khjôt, bardane.
kcpâby, capable.
kcpitcl , capital , aux ; —
nf., capitale.
kt'pïièn, capitaine.
kcpitulâ, capituler.
kt'plln, capeline.
kepôrel, caporal, aux.
kepôt, capote.
kèprïs, caprice.
keprhyu , j , capricieux ,
euse.
kepml, capsule.
keptur, capture.
kepu£Ô, capuchon.
kepusi, capucin. — Pou.
kerà, carreau.
kh'àty quarante.
ker
165
kcràthi, quarantaine.
kcràtim, quarantième.
kerdînel, cardinal, aux.
kcre, cube formé par une
chambre située au premier
étage dans une maison de
cultivateur et sur lequel on
peut héberger. Voy. pyàta.
kerebïn, carabine.
khrblm, carabinier.
khrf, carafe.
khifô, carafon.
kèrèkô, caraco.
kèrekter, caractère.
kcrh, caresse.
kerhà, /, caressant, e.
kerhï, caresser. A la place
de caresser, on emploie de
préférence ^/y^/L
kh'fûr, lieu très sombre et
retiré dans une maison.
kerïkàtîir, caricature.
kerir, carrière, cours de la
vie. — Profession. Voy. pé-
rir.
kerkà, vieux cheval.
kerkèlï, croquignole.
kerîï , camard : nâ kîrlt ,
nez camard.
kennenol, carmagnole. —
Nom injurieux que l'on
i66 kh
donne à une jeune fille par
trop délurée : grâ kermc]}bL
kern, mauvaise viande. —
Terme injurieux. Dans ce
cas on le fait précéder de
l'adj. vieux : vey kern.
lârne, carnet.
làrôt, carotte. — En gé-
néral toutes les ombellifères.
— Comme les carottes res-
tent longtemps avant de ger-
mer, on dit qu'elles vont six
fois en enfer avant de sortir
de terre. — Gros rouleau de
tabac à priser non râpé,
kerodedj, carrelage ; —
nm., pierre servant au carre-
lage.
khiî , quartier, dans le
sens de lieu. Vo}'. kôl€J.
kh't, carte géographique.
Voy. kât€.
kertîi-eir, cartouchière.
kerlu£, cartouche. S'em-
ploie comme injure.
kerÛ5, nf., carrosse.
kerûtî, r, carottier, ière.
kèryol , petite voiture. —
Mauvaise voiture.
khîn, cassine.
khk, casque.
ket
ki'skct, casquette.
khketi, r, celui, celle qui
fait ou qui vend des cas-
quettes.
kî'sJiyô, question.
kcsiiyûnâ, questionner.
kesJéyuiHi, j, celui, celle
qui questionne.
khrol, casserole.
kesrôlâ, casserolée.
khiôr (castor), vieux cha-
peau. — Terme injurieux :
vey khtôr, vieux castor.
kestunâd, cassonade.
ket, quête.
keteal, cache.
ketei, cacher.
kt'Umîr, cachemire.
ket€Ô, étui à aiguilles.
kî'tebj, quatorze.
ketebjen, quatorzainc.
keteôjim ou ket£ojuu, qua-
torzième.
ket€ôt, cachette.
ketœz^ (jsœf), sœur quê-
teuse.
ket€ntrïy cachotterie.
kei€utt, r, cachottier, ière.
ketcdrel, cathédrale.
ketecfin, catégorie.
kèlepyâin, cataplasme.
hir
ktiâ, quêter. — Chercher.
kctl, poupée.
ketr, quatre.
ketrèn, quatraine.
M't 6û , quatre sous. —
Seins d'un homme ou d'une
jeune fille adolescente. —
Sobriquet. Voy. djâyàd.
ktiiijj, quêteur, euse. —
Chercheur, euse.
kcûUû, caoutchouc.
heveJi, cavalier.
kf'veln, cavalerie.
kh'o, caveau.
keye, cahier.
kcyô, caillou, x.
ke:<^ekl, le derrière d'une
personne.
ki'ièni, caserne.
keT^rnâ, caserner.
kâ, cas.
kâbrâ (j), se cabrer. —
Se mettre dans une attitude
inconvenante.
kâdr, cadre.
kâdrâ, cadrer.
kâl, cale.
kâlâ, caler.
kâlîs, calice.
kàr, quart. — Petit coin
de terre.
hk iG-j
kârc, carré.
kârciiià, carrément.
kârô, diminutif de kâr.
kânir, carrure.
kâs, caisse.
kâsls, cassis.
kât£, carte à jouer. — Me-
sure de surface valant 8 ares
88 centiares.
kâtrâ (s), se placer devant
quelqu'un ou quelque chose
en écartant les jambes.
kâtrô, homme qui marche
en écartant les jambes.
kâv, cave.
kâvht, caviste.
kây, caille : el à a£Î tea k
de kây, ils ont aussi chaud
que des cailles, dit-on en
parlant de petits entants bien
couchés dans un bon lit.
kâyî, caillé; ne se dit que
pour le sang. Voy. prï.
kâyô, caillot.
kâ7:eni, r, casanier, ière.
kï vïv, qui vive.
kïdvà, dehors de la mai-
son, dans la rue : le:^ art' sô
iédj kïdvà.
kîkâbol, culbute que font
les enfants en se roulant sur
i68 hïs
un terrain rapide.
kikâbblâ, faire la kïkàhoL
Voy. ce mot.
Mo, kilo.
kïlumâtr, kilomètre.
kîn, quine.
kînà, quiner, au jeu de
lotos.
kîr€, kirsch.
kîryc, kyrie. — Vieux che-
val. C'est insulter un char-
retier que de chanter les
kyrie quand il passe avec un
mauvais cheval.
kîrlûîki (onomatopée),
chant du coq. — Le coq lui-
même. — Quand le coq
chante d'une façon inusitée
pendant le jour, on inter-
prète son chant par les mots
suivants : /// t' Iota, tiens-toi
au logis, sous-entendu, car
il pleuvra.
kïryel, kyrielle.
kïsï, jaillir. — Faire jail-
lir : dï po pu e yerc kïsf In ay
devn 5Î' fîirt-ect, (d')un peu
plus il lui aurait jailli (cre-
vé) un œil (d')avec sa four-
chette. Voir le dérivé eklsL
kîsîir (de kïsï), clifoire.
klk
kit, quitte : kïtekït, quitte
à quitte. Situation de deux
joueurs qui ne se doivent
rien après avoir joué pen-
dant un certain temps : c sô
ht e kit, ils sont quitte à
quitte, ils ne se sont rien
gagné.
kïtâs, quittance.
kïtâ, quitter. — Déserter,
en parlant des oiseaux qui
ont un nid. Le père et la
mèrequittent(abandonnent)
leur nid, lors même qu'il y
a des œufs, quand on va
trop souvent les tracasser.
klkâyt, r, quincaillier, ière.
klkâyr'i, quincaillerie. —
Masse de choses de peu de
valeur.
klkiih', quinquina.
klkrè , petit moucheron
très commun vers le mois
de mai et qui incommode
fort les bœufs et le labou-
reur en cherchant à se poser
autour des yeux. — Par
comparaison , les jeunes
bœufs nouvellement mis
sous le joug. — Petit en-
fant courageux au travail :
hmn
e sâpïk Jcinà 1 klkrc, il s'em-
pique (il mord à la besogne)
comme un Jàkre.
km, cri aigu qu'on pousse
dans un moment de détresse :
lé bitgr dârc e beyâ de khô k
mesûdjcyà, quels bougres de
mioches, ils baillent des khô
qui m'assourdissent. Voy.
khnâ.
k\, quinze.
kl:^n, quinzaine.
kï:(im ou kï7;im, quinzième.
klek, claque.
kûkâ, claquer, dans le sens
de mourir.
klèrïkèl, clérical, aux.
klerinet, clarinette.
klerô, clairon.
klîk, clique.
klhjè, clergé.
kmà, comme; — com-
ment.
kmâd, commande.
kniâdù, commandant.
hnàdâ, commander.
kmàdu,j, celui, celle qui
a l'habitude de commander
les autres et qui en abuse.
ktnàsî, commencer. Voy.
âkmàsî.
kôf
169
kinôd, commode.
kiitôdllc, commodité.
kmlk, à profusion : î' yâii
e kmik, il y en a kniik.
knày, quenouille.
kntiyôt (litt. petite que-
nouille), nf., fusain dit bon-
net de prêtre. Tire son nom
de ce que ses fruits pendent
à la manière des espèces de
glands qui ornent générale-
ment le dessus d'une que-
nouille.
knûyî, quenouillée.
kô£, coche. On dit plus
souvent tru, truie.
kôd', cocher.
kôdr, cochère.
kô€Ônn, cochonnerie.
kôeô, cochon. — Il est à
remarquer que ce mot est
beaucoup plus blessant dit
en français qu'en patois {po),
lorsqu'il s'adresse sous forme
d'injure à une personne.
Voy. vae.
kôf, crasse qui se produit
sur la tête des petits enfants;
c'est à tort que les mamans
prétendent qu'il est dange-
reux de la faire disparaître.
170
m
— Au figuré, synonyme de
pouvoir : il n'en a pas la kôf,
il lui est impossible de faire
cela.
kôhî, n, coquin, ine.
Jcôkll, tourteau. Les en-
fants sont très friands du
kôklî de noix,
Jcdkô, coco, — Œuf, dans
le langage enfantin. — - So-
briquet.
kôkôt , poule, en langage
enfantin.
kokii, colchique. On se sert
de la racine du kôkù pour
teindre les œufs à Pâques.
Voy. yâ-yâ.
kôl'ëj, collège.
kôlèjyê, collégien.
kôlère, choléra.
kôlïdor, corridor.
kôlniole, nf., rhimie de
cerveau.
kôlôncl, colonel.
kôlôSy colosse, est mas. ou
fém., selon qu'il s'agit d'un
homme ou d'une femme.
kôlpôrtèr, colporteur.
kôluve, nm., sorte de poire
qui mûrit très tard en au-
tomne et n'est véritablement
kor
bonne à manger que pen-
dant l'hiver. — Arbre qui
donne le kôluve.
kôlxà, colza.
kôuiedi, comédie.
kôme/iyè , n, comédien,
ienne.
kôinhjl Q), loc, manière
de porter quelqu'un derrière
son dos en lui tenant les
jambes.
kôiiiers, commerce.
kômersâ, t, commerçant, e.
kôinet, comète.
komiin, commune.
kôiiiu7iel (ekèl), école com-
munale.
kôm unîkâ, communiquer.
kômunîkâsyô, com m u n ica-
tion.
komiinâ, communier.
koiiiuijà, communion : le
prùunr koniuuô sa Jn pu be djû
d le vi, la première commu-
nion c'est le plus beau jour
de la vie.
kônt'k, cognac.
kôpyâ, copier.
kôr, cor, durillon.
kordône, cordon net .
kordô, cordon de laine ou
hôs
de soie. Voy. hiirdjô.
kôrïdj'i, corriger.
kôrlôt , nf. , cime d'un
arbre. — Dessus de la tête
d'une personne.
kôrnîw, cornichon.
kôrô, nm., brique. — Lieu
dit : e siueyà î kôrô, ils fau-
chent au kôrô. D'après M.
Gauthier on a trouvé en ce
lieu des tuileaux datant de
l'époque gallo-romaine.
kôrvâ ou kôrve , corvée.
Voy. krûvâ.
kôs, courge. — Par com-
paraison, tête d'une per-
sonne.
kôsek, cosaque. — Terme
injurieux très familier. Dans
ce cas est synonyme de mal-
propre, aussi dit-on toujours
6âl kô^ek, sale cosaque. Cette
expression date certainement
de l'invasion des AUiés après
la retraite de Russie ; les
vieilles personnes ne ces-
saient de nous raconter, pen-
dant les veillées, combien le
genre de vie de ces hommes
était répugnant. (V. Les deux
invasions, Patel, Pontarlier.)
kof 171
' kô5t, nm., tige rampante
de la courge.
kôUïrô, nm., certaine
quantité d'aiguilles ou d'é-
pingles piquées dans un mor-
ceau de papier : / kôteïrô dé-
plu, un /co/^ïrô d'épingles.
kôteî, quartier, morceau
quelconque d'une chose.
kôt^Iâ (de kôtft), couper en
gros morceaux des pommes
de terre, des pommes, des
betteraves, des carottes, ou
toutes choses de même na-
ture.
kôteô ou khiô, carton.
kosîitm, costume.
ko, col. — Cou. — Tuyau:
lu kodîfûnô, le col du four-
neau. — Homme un peu
casse-cou. — Coup.
ko-d-kii(\ixi. coup de cul),
nm., rampe très rapide sur
une route et où un attelage
est obligé de faire tous ses
efforts pour marcher en
avant.
kodl pi (litt. cou-du-picd),
cou-de-pied.
kodj, corde.
kofr, coffre.
172
hbl
kofrâ, coffrer.
kôhâdj, cocarde : œ lu hô
vl, î' îôp €11 le kokâdj, vc ! heu
le bon vin, il tape sur la co-
carde, va ! — Oreilles : età,
biicjr dîirnâ, 7/ vct Un le ko-
Mdj, attends, bougre de ga-
min, je vais te tirer les co-
cardes (oreilles), va.
hbkrœy, coquille de coli-
maçon ou de mollusque.
Voy. krœU.
kol, colle.
kola, t, collant, e.
kolt'dj, collage.
kola, coller. — A défaut
de colle j'ai vu maintes fois
des femmes frotter avec une
gousse d'ail des objets déli-
cats qu'elles voulaient foire
tenir ensemble.
kolîk, colique. Quand on
a de fortes coliques, c'est
parce que les intestins se
tordent. On rit plutôt de
ce mal qu'on ne le plaint,
aussi dit-on souvent en
guise de consolation i\ celui
qui souffre : îe ma î vâtr? sa
le medj ko detrâp, tu as mal
au ventre ? c'est la merde
kot
qui détrempe, qui fermente,
autrement dit : ce n'est pas
dangereux, en allant à la
selle tu seras guéri.
kolu, j, colleur, euse.
kbm, couenne.
komè, nm., première ou
dernière planche qu'on fait
dans un arbre. — Gros bœuf
maigre et déjà âgé.
kbn, nf., corne mise en
usage. — Fichu de coton
ou d'indienne. — Champ
qui a la forme d'un fichu
plié en triangle.
kopedj, coupage.
kopâ, couper. — Castrer.
— kopâ rôpu, coupé rompu :
c ye tu bey'i copâ rôpu, il lui a
tout donné coupé rompu,
c'est-à-dire donné par acte
authentique et définitif.
kop!i,j, coupeur, euse. —
Charbonnier, ière.
kopur, coupure.
kot, côte : sa 1 perà d le kot
dâdà, c'est un parent de la
côte d'Adam, c'est parent A
un degré très éloigné. — de
kot, vers, à côté de : e ve d
ko lei âtr, et à d kôt /q âtr,
hôb
il va de côte (vers) les autres,
il est de côte (à côté de) les
autres. On dit d'un ouvrier
paresseux qui craint de se
baisser dans les travaux des
champs : el a hnà le lu, el e
le kot à là, il est comme les
loups, il a les côtes en long,
placées de façon qu'il ne
peut se baisser.
koû, celui qui habite, à
Bournois, dans la partie du
village située sur la côte. —
Bâton sur lequel on peut le-
ver des côtes pour foire des
paniers.
kotir, féminin de koti.
kotô, rejet. — Grosse tige
dure d'une plante herbacée.
kôb, combe. — Ce mot
entre dans la composition de
plusieurs lieux-dits. La liste
suivante suffit pour donner
une idée de la configuration
du sol de Bournois, pour
montrer combien il est acci-
denté : kôb de grâ vèn, Com-
be-des-grandes- Vignes ; —
kôb djà pi), Combe-Jean-Pe-
tit; — kôb bûteu, Combe-
Bouchue ; — kôb le ketl, Com-
kôb 173
be-la-Catin; — kôb le vête,
Combe-la-Vache; — kôb dû.
iiiènvà , Combe - de - Mené -
vaux ; — lé de kôb, Bas-des-
Combes ; — kôb tïnûdj, Com-
be-l'Image; dans tous les
autres cas image se dit îmâdj
dans notre patois ; — kôb
hèlse , Combe-Benecey ; —
kôb lovete, Combe-Lovache ;
— kôb de nûyœ, Combe-des-
Mailleux ; — kôb koll, Com-
be-Colin; — - kôb pyéin ku,
Combe-Plume-cul ; — kôb
dârôs, Combe-d'Auronce; —
kôb le UuUet, Combe-la-Cou-
chette; — kôb de ta nâlô,
Combe-des-Champs-Nolot ;
— kôbôt brènâ , Combotte
Brignard ; — kôb port, Com-
be-Porrey ; — kôb satâbl,
Combe-Satambin; — kôb à
lekey, Combe-belle-Ecuelle ;
— kôb à keble. Combe -au -
Cabelé ; — kôb a brèmlo ,
Combe-au-Brecholo; — kôb
a pïgè, Combe-au-Pigue}^;
— à le kôbôt, en la Combotte ;
— kôbbete, Combe-Berthe;
— kôb kiïlâ, Combe-Cou-
leau ; — kôb 6ev'ure, Combe-
174 i^ôf
Savurey ; — hôh le hUn, Com-
be-la-Beline; — hôh d1 fo,
Combe-du-Fol ; — kôb îeiha,
Combc-Chunbcaud ; — hôh
à lèvre, Combc-au-Levret;
— kôb gèm, Combe-Grenier ;
— kôb pweyôt, Combe-Poil-
lotte ; — hôb mercjô, Combe-
Margot.
kôbt', combat.
kôbetr, combattre.
kôbiîiâ, combiner.
kôbïnâjd, combinaison.
kôbregâsyô , congrégation.
kôhyâ, combler.
kôdânâ, condamner.
kôdânhyô, condamnation.
kôdïsyÔ, condition.
kôdisynuâ, conditionner.
kôdp, congé.
kôdjugâ ou kôjugâ, conju-
guer.
kôdu, conduit.
kôdii, /, conduit, c.
kôduktêr, conducteur.
kôdur, conduire.
kôduty conduite.
kôfesyô, confession.
kôfesyimel, confessionnal .
kôfîrmâ , confirmer. —
Rosser d'importance : ïl la
kôm
kôjlrmà sa paré, ve, In po, je
te l'ai confirmé sans parrain,
va, le porc.
hàfïrmâsyô, confirmation.
hôfïleôr, confitcor.
kôjîtur, confiture. Voy.
mtis.
kôfrâs , conférence reli-
"ieuse. Entre la messe et les
vêpres, les femmes et les
jeunes filles se réunissent à
l'église pour réciter des
prières et chanter des can-
tiques, c'est la conférence.
kôfrerî, confrérie.
kôfsâ. Voy. kômsâ.
kôfuieruj, fête que l'on fait
à l'occasion du premier mai.
C'est surtout la fcte des ber-
gers, lesquels se divertissent
en prenant au milieu des
champs un repas composé
principalement d'œufs.
kôfyâs, confiance.
kôfyâ, confier.
kôjec;yâ, congédier.
kôjesyô, congestion.
kôjîigâ^ô, conjugaison .
kôkèt, conquête.
kôkurââ, concurrence.
kôiiisâ, plus rarement kôfsâ,
Jiflp
confesser.
kômsu ou kôfsu, confes-
seur.
kôpàr, comprendre.
kôpàsâ, compenser.
kôpâsâsyô, compensation.
kôpcij, compagne.
Jcdpt'i/t, compagnie : bôdj'ù
djo:(e e le kôpenî, bonjour Jo-
seph et la compagnie. On
salue ainsi une personne à
qui l'on s'adresse directe-
ment et qui est accompagnée
d'étrangers. — Troupe de
perdreaux.
kôpènô, compagnon.
kôpetàs, compétence.
hdpcr\û, comparaison.
kôpt'râby, comparable.
kôpcrâ, comparer.
kôpâ, compas.
kôpàr, compère.
kàpâsyô, compassion.
kôplî, compiles.
kôplô, complot.
kôplôtâ, comploter.
kôpo^hyô, composition.
kôpoifL, composé, e.
kôprâtur, faculté de com-
prendre : e ne pe pu d kôprâ-
tur k n weyôt, il n'a pas plus
kàr 175
de comprenture qu'une oie,
il ne comprend pas plus fii-
cilement qu'une oie.
koprt'S, compresse.
kôprï, /, compris, e.
kôprûmetr, compromettre .
kôprûmctâ , compromet-
tant.
kôprninï, j, compromis, e.
ko pût £ à (i), se comporter.
kôpyen, complainte.
kôpyc, t, complet, ète.
kôpycjàs, complaisance .
kôpyetâ, compléter.
kàpytiiiià, complètement.
kûpyïkâ, compliquer.
kôpyïkâsyô, complication .
kôpyînià, compliment.
kôpyïmàtâ, complimenter.
kôpyîs, complice.
kôr, coudre : ne kôr, une
coudre.
kôre, nm., eau servant à
rincer les tonneaux et dans
laquelle on a fait bouillir
des feuilles de noyer ou de
pêcher.
kôrèyt, v., action fortifiante
du soleil sur les animaux
qui paissent au grand air.
Ne s'applique aux plantes
176 kÔ5
que dans le cas suivant : il
y a une vingtaine d'années,
on liait le plus souvent les
gerbes avec des liens de bois
vert, avant de s'en servir on
lesexposait pendant quelques
heures au soleil, ce qui avait
pour effet de les rendre plus
résistants.
kôri, coudrier.
kôsâtâ, t, consentant, e.
kôsàtï, consentir.
kôsâîmà, consentement.
kôsernây concerner.
Ivôsekàs, conséquence.
kôsekrâ, consacrer.
kôsepsyô (inûkule). Imma-
culée Conception.
kôservâ, conserver.
kôsesyô, concession.
kôsey, conseil.
kôseyiy conseiller.
kdseyu, j, celui, celle qui
donne des conseils.
kôsîderâ, considérer.
kôsîderâby, considérable.
kôsïl, concile.
kôsïii, consigne.
kàskn, conscrit. — Petit
raisin qui pousse au haut
d'un pied de vigne et qui ne
kôt
mûrit que très rarement.
kôspîri, conspirer.
kôskrîpsyô, conscription.
kôstetâ, constater.
kûstipâ, constiper.
kôslïpâsyô, constipation,
kôstruksyô, construction.
kôstrur, construire.
kôsultâ, consulter.
kôsultâsyô , consultation.
kôsulâhy, consolable.
kôswnà , consommer et
consumer.
kôsûmâsyô, co n so m m a t i o n .
kôsvâby, concevable.
kôsive, concevoir.
kàsyàs, conscience.
kôt, conte. — Compte. —
Comte, duand on veut cou-
per court aux obsessions
d'un enfant qui réclamme
un conte, on lui dit le sui-
vant : kôlJ, kôtô, fur tô nâ dâ
mô pâtô : kôtl , petit conte,
fourre ton nez dans mon
pantct.
kôlcl, comptant.
kôlâ, t, content, e : t ne pè
kôlâ ? c In vtr tô ku a va, tu
n'es pas content? eh bien
vire ton derrière au vent,
kôt
répond-on souvent à une
personne qui fait des re-
proclies, mais que l'on ne
craint pas.
kôtâpyâ, contempler.
kôlàtâ, contenter.
kôtàtinà, contentement.
kôtejyœ, ^, contagieux, euse.
kôth, comtesse.
kôtestâ, contester.
kôtestâsyô, contestations.
kôtâ, compter. — Conter.
Presque tous les contes, les
récits de la conversation
commencent par : e va fa
kôtâ k, il vous faut conter
que, etc.
kôtâby, comptable.
kôtâjyô, contagion. Voy.
léjôn.
kôtïdjâ, contingent.
kdtîniuel, continuel, elle.
kôtînïOâ, continuer.
kôthjwlmà , continuelle-
ment.
kôtnî, contenir. — Se con-
tenir, retenir ses vents : sâl
po, t n po pè t kôtni ! sale porc,
tu ne peux pas te contenir!
kôtnu, Û, contenu, e.
kôtnâs, contenance.
RoussEY. — Glossaire.
kôt 177
kôlôrsyô, contorsions.
kôtr , contre; s'emploie
souvent précédé de la pré-
position de : cl à d kôtr hû
iiiiirô, il est de contre (con-
tre) le mur.
kôlrùhàâ, contrebande.
kôtrùbàd'ï , r, contreban-
dier, ière.
kôtrèdàs, contredanse.
kôtrédïr, contredire.
kôtrêfor, contrefort.
kôtrêkœr (^), à contre-
cœur.
kôtrè-ko, contre-coup.
kôtrémàdâ, contremander.
kôtrètà, contre-temps.
kôtre, contrée.
kôtâ, contrat.
kôtrevàsyô, contravention .
kôtrtyà, t, contrariant, e.
kôtnyi , contrarier. — Ba-
diner.
kôtreyii, j , celui, celle qui
contrarie.
kôtrâr, contraire.
kôtrâritc, contrariété.
kôtiïhiisyô, contributions.
kôtrodr, nf. , contre-ordre.
kôtrolër, contrôleur.
kôtrolâ, contrôler.
178 hrà
kôtu, y, compteur, eiise.
kôtiir, contour.
kàvàsyô, convention.
kàvèkr, convaincre.
kàvêku, û, convaincu, c.
kûversàsyô, con versatio n .
kàvt'rtî, convertir.
kàvertï, t, converti, e.
kôvnl, convenir.
kàviiàs, convenance.
kôviiâby, convenable.
kôvnâbyèmà , convenable-
ment.
kôvôkâ, convoquer.
kâi'ôkâsyô, convocation'.
kôvul:(y5, convulsions.
kôiive , convoi . Quand
quelqu'un veut se faire cons-
tiuirc ou réparer une mai-
son, et qu'il fliut aller cher-
cher les matériaux dans les
villages voisins, il fait appel
à ses amis; ceux-ci partent
tous ensemble avec leurs at-
telages, c'est ce qu'on ap-
pelle un convoi. Au retour,
un copieux et gai repas est
la récompense du dérange-
ment.
krâ^à (de krâtr, croître),
nm., grosseur qui se mani-
krâ
fcste dans les articulations
au moment de la croissance.
— Enflure que l'on re-
marque sur le dos du bétail
à la suite de la piqûre de
l'hypoderma bovis . Les
paysans ne voient là que
l'effet d'une bonne nourri-
ture, du moment que la
peau se soulève, c'est que
l'animal croit.
kraeàs, croissance.
krânieyô (diminutif de krà-
mây^, pissenlit; ainsi nom-
mé parce que ses feuilles
dentelées ressemblent à de
petites crémaillères.
krài)iày, nm., crémaillère.
Donne lieu à la devinette
suivante : kuskè gris le dà
âeïto kân àtr dà le kujen ? —
sa lîi krâmây, qui est-ce qui
grince les dents aussitôt
qu'on entre dans la cuisine ?
— C'est (le) la crémaillère.
krâpàdu, capendu.
krâpe, beignet. On appelle
krâpc principalement les bei-
gnets que les enfants font
l'hiver avec des pommes de
terre coupées en tranches
Krù
minces et régulières. Pour
les faire cuire ils en tapis-
sent le dessus et la surtace
latérale du poêle.
krâpiilôt, lupuline ou mi-
nette dorée.
krâlô, nm., rampe courte
et très rapide sur une route.
Voy. ko-d-ku.
krâ, cran. Voy. ùkràii.
krânlâ, créneléj e.
kràp, crépi.
kràpi, crépir.
krâpï, i, crépi, e.
hràpUeâj, crépissage.
kràpUu, celui qui crépit.
krè, son du blé ou de
toute autre céréale. Les
vieilles personnes racon-
taient, du temps de mon
enfance , qu'elles avaient
mangé de la bouillie de son
pendant les dernières années
du siècle dernier. Elles par-
laient surtout des cruelles
privations endurées pendant
« l'année de misère » dont
je n'ai pas retenu la date
exacte (1816 ou 1817).
krênoles, l'une des grottes
de Bournois. Voy. bain.
krè 179
krcsï, croquer. Voy. ekrèsî.
krùsô , cresson; — nm.,
aspérités qui marquent sur
un bâton la place des petits
rameaux ou des épines. —
Chicot.
krùsyi , croquer. — Cra-
quer.
krêUt, cracher.
hrèteô, nm., crochet. —
Petite agrafe employée dans
les vêtements de femme.
hrct€ô ou krét^lô, crachat.
krci^ii, y, crochu, e.
hrct€u, /, celui, celle qui
a l'habitude de cracher.
krétentâ, crachoter.
krùtôn, cretonne.
krèv-kœr, crève-cœur.
krcvcn, nf. (de krèvà, cre-
ver). Enfant chétif qui a
toujours froid.
k rêves, crevasse.
krévesi, crevassé^ e.
krùvâ, crever. — Empê-
cher un joueur de continuer
la partie au jeu de bille par
ce fait qu'on a atteint sa bille.
Un joueur est encore crevé
ou se crève lorsque sa bille
s'arrête dans le triangle ou
i8o hrc
le carre. — Désirer ardem-
ment une chose : c krèv de
pt't€ï, il crève de sortir, il
crève du grand désir qu'il a
de sortir. — crciï'r de faim
de, désirer ardemment une
chose, — éprouver un grand
besoin : / krêv dêfè dy ôJâ : je
crève de faim d'y aller, je
meurs d'envie d'y aller : /
krê-v de fi d pïeî c po d teir, je
crève de faim d'uriner et puis
d'aller à la selle, je meurs
du besoin que j'éprouve
d'uriner et d'aller à la selle.
krèni, crème : sti{ k nicdj le
krèin ta lu ter, celui qui
mange la crème chie le
beurre, pour dire que celui
qui mange la crème ne peut
pas en avoir le beurre. Cette
expression s'applique en
maintes circonstances aux
gourmands ou aux pro-
digues.
krèiiiu, j, crémeux, euse.
krer, craindre, s'emploie
le plus souvent avec la pré-
position à : efàsfâ èkrèr, il
faut se faire (à) craindre.
krètif, craintif, ive.
kre
krct, ~, creux, euse. \'oy.
krœyi.
krdi€ ou ekrœt€, coquille
de noix ou d'œuf. Je n'ai
entendu ekrd't£ que dans une
famille dont la mère est
originaire d'Etrappe, village
situé à une lieue et demie
à l'est de Bournois.
knvvl, couvrir.
krd'vi, /, couvert, e.
krdyedj, creusage.
krdyf, creuser.
krdy'i, creux, euse.
krdyô, nm., moitié de noix
verte enlevée de sa coquille
avec un couteau.
kreâliir, créature : â le piir
kreâtur! ah la pauvre femme !
kredàs, crédence.
kredl, crédit : kredî a ino,
crédit est mort, réponse à
celui à qui on. refuse de
prêter. — Dette.
kredb, Credo. — Ronron
du chat : le mik dï sa kredb,
la chatte dit son credo, elle
ronronne.
krèâ, créer.
kmhyà, création.
krcâtêr, créateur.
M
krèjJâ, faire tourner une
crécelle. — Chantonner, en
parlant de la poule, lors-
qu'elle se promène quelques
instants avant de pondre et
en chantant d'une façon qui
imite assez bien le bruit de
la crécelle.
kir j lot, crécelle. — Cha-
riot peu solide qui crécelle
sous la moindre charge en
roulant.
kreledj, criblage du grain.
krelâ, nf., contenu d'un
crible.
krelâ, passer au crible.
krelôt, cuve sur laquelle
on place un crible en bois
pour écr.iser ou égrener le
raisin.
krelu, j, celui, celle qui
crible.
krelur, criblure.
kretyè, chrétien, enne. —
Synonyme de solide, exempt
de corruption; on dira, par
exemple, qu'un chevron
n'est pas bien chrétien lors-
qu'il menace de se briser soit
par suite d'usure ou d'un
défaut quelconque. — S'em-
krï i8i
ploie égalementj au hguré
pour apprécier la solvabilité
de quelqu'un.
kri'k, crac. — Craqueric.
krt'pa, crapaud. — Caillou
qui reste dans la chaux vive
quand on la détrempe.
krcptuij, féminin de cra-
paud.
krcpid, crapule.
knr, croire.
kics, crasse; — nf., mâche-
fer.
krhi, crasser. — Répandre
du mâchefer sur un chemin.
krhœ, ;(, crasseux, euse.
— Ingrat, e.
kreyâby, croyable.
krân, crâne : e fâ sô krân,
il fait (son) le kraiie.
krâp, crêpe.
kn, quérir; — cri; — cric.
knâdj, criarde.
krlâr, criard.
krij, crise.
krlk, nf., vieux cheval.
krll, crible.
kruii, crime.
kniHïiiel, criminel, elle.
krïjiolhi ou knnôJhi, cri-
noline.
i82 krb
krîst, Christ.
krislH, cristal.
krîyàt, nf. pi., criblurcs.
krîyâ, crier.
krt, crin.
kiîmî {s), se battre en se
prenant aux cheveux; ne
s'applique qu'aux femmes.
hrliûr, crinière.
hrô, croc.
krôkà, l, croquant, e.
krôhâ, croquer. — Cra-
quer.
krôkmâ, craquement.
krdkniïtè)i , croquc-mna'mc.
kroku, j, croqueur, euse.
krôt, crotte.
krôtiij , sorte de petites
pommes verdâtres à peau
un peu rugueuse.
kro dî bre (litt. creux du
bras), aisselle.
krolâ, crouler. — Branler :
sèdâkrolà, ses dents croulent
(branlent).
krolôt (fàr), faire kiôlot,
se dit d'une quille qui, légè-
rement atteinte par la boule,
oscille mais ne tombe pas.
Voy. hôkôt.
krpt, croûte.
km
krotà, crotter.
krolôt, diminutif de krot,
nf., morceau de brioche ou de
gâteau qu'on rapporte de la
fête pour ceux qui n'ont pas
eu le bonheur d'y aller. Sou-
vent les poches sont si adroi-
tement bourrées de krolôt que
l'amphitryon constate, non
sans regret, que sa pâtisserie
a disparu comme par enchan-
tement.
kru, H, cru, e.
kru€, cruche.
krufô, cruchon.
kriicl, cruel, elle.
kriib, nm. et adj., courbe.
kriibâ, courber.
kr-nhâ, courbé, e.
krubcy, corbeille.
kr-ûbeyi, corbeillée.
knijlyô, croisillon.
knipï. croupir.
knis, crosse. — Courbe
d'un champ : e ve c knis, il
va aux crosses, il marche
avec dts crosses.
knistiyâ, t, croustillant, e.
krfistïyf, croustiller.
kriipxô, croupion.
knivcu nf. , travail long et
lui
pénible que l'on fait sans dé-
semparer. — Plusieurs pièces
de terre se touchant et appar-
tenant au môme propriétaire.
kriiji , bifurcation d'une
route : î la ràkôtrâ e le krûjî
d le riit, je l'ai rencontré à la
(croisée) bifurcation de la
route.
krtijt, croiser.
krtijôt, croisette. Le jour
de la fête de la Sainte-Croix,
les cultivateurs font autant
de croisettes qu'ils ont de
champs de blé, d'avoine et
de seigle ; ils les portent à la
messe pour les faire bénir,
puis, après avoir passé dans
le croisillon un brin de buis
provenant du jour des Ra-
meaux, ils vont en planter
une dans chaque champ en
récitant à chaque fois une
prière.
krûk, grosse cruche ser-
vant à porter de l'eau aux
ouvriers dans les champs.
knue, croix.
h€Î, jardin.
ktەlo, diminutif de kt^L
ku, cul, — Qui.
kud 183
ku-rivedj (litt. cul-rouge),
enfant qui prend des oiseaux
au nid avant qu'ils aient de
la plume.
kiib, cube.
kiihâ, cuber.
kiil'KS, qui bus. — Quan-
tité de choses généralement
encombrantes.
kubyà, cul-blanc.
kud, mauvaise spéculation.
ktid-d-jet, cul-de-jatte.
ku-d-t€i lit. cul-de-chien;,
nèfle ou néflier.
ku-d-pidô (litt. cul-de-coq\
nm., sorte de prune qui
ressemble un peu au pru-
neau. — Faire le ku d pûlô,
serrer les doigts autour du
pouce et en les tenant allon-
gés le plus possible. Ce grou-
pement est impossible quand
on a froid, aussi dit-on : yâ
€l fre khi pÔ pc far lu ku-d-
piilô, j'ai si froid que je ne
peux pas faire le cul-de-coq.
kudô, homme qui se ruine
de sa faute par des spécu-
lations évidemment mau-
vaises, en faisant des kud.
kudôt, féminin de kudô.
184 ^uv
knjèii, cuisine. Se dit ku:;;ên
et M':;dn dans plusieurs villa-
ges au sud-ouest de Bournois.
kujnâ, cuisiner.
hijni, r, cuisinier, ière.
kidbut, culbute.
kulbutâ, culbuter.
kulir, culière.
kulô, culot.
kuJôt, culotte.
kiilôtedj, culottage.
kulôîâ, culotter.
kult, culte.
kultïvâ, cultiver.
kultivâtèr, cultivateur.
kultur, culture.
kur, cure.
kurî, curé. — Curygaster
maurus, ainsi nommé à cause
de la ressemblance de son
dos avec une chasuble.
kiiryâ, ;{, curieux, euse.
kuryo:(iû, curiosité.
kurh, cuirasse. — Nom
de la femme dont le mari
s'appelle curé, par sobriquet.
kuresî, cuirassier. En lan-
gue burlesque : kiikrhi, cul-
crassé.
kuv, cuve.
kiive, nm., grande cuve.
knk
— Cuvier.
kuvet, cuvette.
kuvlâ, contenu d'une cuve.
kuvldt, diminutif de cuve.
kuyâ, quia : el e dmwcrà e
knyâ, il est demeuré à quia,
il n'a plus su quoi dire.
kii, cuir. — Cœur, l'une
des couleurs des cartes à
jouer.
kû, cour. — Court. —
Caché.
kîidjèm, cordonnier. V03'.
6yôrfâr.
kûdjènir, femme du cor-
donnier.
kûdje, cordeau.
kîidjâ, corder.
kiidj'î, cordier.
kiidjîr, cordelière, lieu-dit.
kiidjJô (diminutif de cor-
deau), cordeau sur lequel on
étend le linge mouillé pour
le faire sécher.
kndr, coudre.
kûf, cosse de légumineuse.
kiik, nm., mente coq.
kîikû, coucou . La première
fois que l'on entend chanter
le coucou, vite on cherche
sa bourse, si elle contient de
hftl
l'argent on est sûr de n'en
pas manquer de l'année.
kûkîitâ (de kiihtt), manger
un œuf crû à la manière du
coucou, c'est-à-dire en fai-
sant un petit trou à chaque
bout pour en aspirer le
contenu.
kùkûtt, r, coquetier, ière.
Mîâ, Nicolas.
Mlà, t, coulant, e.
Mlà, Accolans.
kîllèr, colère.
kûlè, collet. — Col d'un
habit, d'une chemise.
knledj, coulage.
kûlâ, couler.
knlâ, np., Nicolas. Voy.
bèrnik et nïkîilâ.
knlâsyô, collation.
kûlâsynnâ, collationner.
kûlï, Nicolas.
kûlîs, tresse.
kîili, collier.
kûlôn, colonne.
kûlôni, r, qui est d'Acco-
lans.
kiilônôt, nf., arc-en-ciel.
On dit que :
kùlônôt dî metï
fâ ôlâ le mil,
kîir 185
kùlônôt dî 5zue
fâ egrèlî le tiue,
arc-en-ciel du matin
fait aller les moulins,
arc-en-ciel du soir
fait ébarouir les toits.
Souvent on voit en même
temps deux arcs-en-ciel : le
plus lumineux, le mieux fait
est celui du bon Dieu ; l'autre
est celui du diable.
k-ûlii, nm., couloire.
kûnierè, repas joyeux à
l'occasion d'un baptême.
kûmeredj, commérage,
kumâr, commère.
kûmî ou kômï, commis.
kûmhâr, commissaire.
kûnïîsyd, commission.
kûmtl, n, commun, e. —
Au masculin, lieux d'ai-
sances.
kûney, corneille. — Grande
femme noire et malpropre :
grâ kûney, grande corneille.
kîinâ, corner. — Dans
plusieurs villages des envi-
rons, donner des coups de
cornes. Voy. térâ
kûnô, cornet.
kwm, y, celui, celle qui
i8é
hîip
corne.
hnp, coupe. — Ancienne
mesure de surface valant
37 centiares. Voy. hipô. —
Ancienne mesure de capacité
correspondant exactement à
I litre I II.
hiipà (de kûp^, prendre un
certain nombre de mesures
de grain comme payement
pour le battage ou la mou-
ture du grain. Pour le battage
on prend le vingtième du
grain produit; les meuniers
se servent comme ils veulent,
aussi ils ont une réputation
de voleurs. — .5 kiipâ, se dit
d'une pièce de bois, surtout
d'une planche, qui se dé-
forme sous l'action d'une
charge trop lourde ou de la
chaleur.
kûpâby, coupable.
kiipô, boisseau. — Le bois-
seau vaut 13 litres 333. —
Mesure de surface équivalant
à 4 ares 44. Il y a une rela-
tion directe entre ces deux
sortes de mesures en ce sens
qu'on a Thabitudc de mettre
un kiipo de blé ou 13 1. 333
hit
pour ensemencer 4 ares 44;
la deuxième acception vient
donc de la première. Il en est
de même pour la kât€ et la
kfip. Voy. ces mots.
kiipot dl djnny, Mpôt du
genou, rotule.
hûpô, coupon.
kiipye, couplet.
kûrbet, courbette.
knrdjô, cordon de cuir.
kiirt'dj, courage.
kiiredju, j, ou kfirejcè, ^,
courageux, euse.
kiiniâr, mouton qui a des
eornes. — Bœuf ou vache
qui a des cornes un peu tor-
dues comme celles du bélier.
kiuiiïte, corniche.
hlrônâ, couronner.
kiirb, courroie.
kitrôn, couronne.
kiirs, course.
knrse, corset. — Gilet.
kiirsedj, corsage.
kiirlêpwèt, courtepointe.
kiirti:^, courtiser.
kùt, pierre que l'on met
sous la roue d'une voiture
s'arrètant dans un chemin
rapide pour l'empêcher de
kûv
reculer. — Poutre servant à
soutenir, par exemple, la
partie d'une charpente qui
tend à s'écrouler. — Abré-
viation de écoute : kfll, à Itx
àtà ! écoute, on les entend !
kûtâ, caller. — Buter : /■//
t€c hiit kôtrù n gros pîr, le char
bute contre une grosse pierre.
k{it£, courte.
kïtt€mà, courtement.
hnt£Ô, t, court, e. — Cour-
taud, e.
kùtè, couteau. — Sllique.
kiUîyô, cotillon.
Mtlî, r, coutelier, ière.
Mtô, coton.
hltr, coude. — Contre de
charrue.
kûtur, couture.
hiturtr, couturière.
kîivâ, couvent.
hûvàl, couveuse. Quand
une ménagère veut empêcher
une poule de couver, elle
l'attrape de temps en temps
ît lui trempe le derrière dans
i'eau fraîche.
hiivœ (litt. couveux), tas
de mottes de gazon bien sec
au milieu duquel on met le
hti 187
feu ; ce gazon reste allumé
pendant plusieurs jours, le
feu y couve, d'où le nom de
hiivœ. Yoy. finie.
knvâ, couver. — biivâ le
sèr, couver les cendres, pas-
ser son temps autour du feu
quand on devrait aller tra-
vailler.
kfivt, sorte de vase en bois
ou en fer que le faucheur
accroche à sa ceinture et
dans lequel il met un peu
d'eau ainsi que sa pierre à
aiguiser.
hûviij , couveuse. Voy.
kûvàl.
kfc^ïnâ, cousiner.
kiik, nm., menthe coq.
bitâ, mettre une pierre
sous la roue d'une voiture
montant un chemin rapide
pour permettre à l'attelage
de se reposer. — Buter
contre un obstacle quel-
conque.
kuvâ, couvée. Voy. nâ.
ku, queue : e 6 an a rôlâ le
kn kœt, il s'en est rallé (re-
tourné) la queue cuite, c'est-
à-dire attrapé, déçu.
i8S kvÂ
^fi-J-/^f', queue-de-chat. —
Prêle.
kvet€^ couverture. — Toi-
son épaisse sur Je dos du
mouton.
kiuè, coing. — Cognassier.
kwênà€â6, connaissance.
huenaeu, j, connaisseur,
euse.
hwènàtr, connaître ; à Fal-
lon on dit kunalr.
kzuênir, cognée.
kwhju, à, connu, e,
kwe, quoi ; s'emploie avec
la préposition de à la voix
interrogative : d kwe, (de)
quoi ?
kivefâ, coiffer.
kwefur, coiffure.
kwejî (j) , se taire. — Se
tenir coi.
kii'erèni, nm., carême. —
Nf. époque pendant laquelle
on fait les semailles d'a-
voine; cette époque con-
corde généralement avec le
carême. — Au pluriel, kiw-
rem désigne les avoines elles-
mêmes, mais surtout quand
elles sont jeunes.
kwet€, couche.
kye
kzvet^âî, nf., lieu battu et
caché où une bête sauvage,
un lièvre par exemple, a
l'habitude de se retirer pour
se coucher.
kiut'l^it, couchant,
kweteî, coucher.
kiuheô, coq. Ce mot est
peu employé et a été apporté
à Bournois par des gens ve-
nant de la haute montagne.
kwet€ôl, couchette.
kweynà, couillonner : e dî
s-file pu no kiueynâ, il dit cela
pour nous couillonner, pour
nous taquiner.
kweynu, j, celui, celle qui
couillonne.
kÏL'istr, cuistre.
kil'ivr, cuivre.
ku'hiâ, crier, en parlant
du cochon ; — saigner un
cochon; — par comparai-
son, saigner une personne
ou couper un fruit avec le
couteau ; — crier comme un
cochon que l'on saigne; —
pleurnicher.
kxh'lâ, chicorée sauvage.
— Maladie ulcéreuse de la
peau du cochon et qui se
guérit en le frictionnant avec
de la chicorée sauvage.
Il
kyervà, Clcrval.
livu, j, tueur, euse.
Jiwâ, t, tuant, e.
Jîû'â, tuer : stiik In n si'irpâ
fû son t'iiiin, celui qui tue
une (un) serpent tue son
ennemi.
Mya, mot pour appeler les
bœufs ou les vaches ou pour
chercher à les apaiser : Jcyâ
ro:^, llyà.
Jîyèie, cloche. Voy. liyùUôt.
Ryètei, n. et v., clocher.
liyèt€Ôt, clochette. — Pseu-
do-narcisus. — Jeu très dan-
gereux auquel se livrent les
bergers. Un bâton, d'un mè-
tre environ, est lichc dans
le sol ; ;i sa partie supé-
rieure on accroche une coif-
fure de façon que le moindre
frôlement suffise pour la
faire tomber. Placés à quinze
ou vingt pas, les sauteurs
s'élancent à tour de rôle pour
sauter le bâton. Le premier
kyâ 189
qui fait tomber la coiffure
se retire du jeu et se place à
quatre pattes par terre, c'est
la cloche'. Le deuxième qui
saute mal est le haltant, alors
deux ou quatre des plus
forts joueurs le saisissent
par les pieds et par les
mains, puis, après deux ba-
lancements, lui lancent le
derrière le plus vigoureuse-
ment possible contre le der-
rière de la cloche qui roule
à chaque coup, à la grande
joie des camarades.
liyevôt, clavette.
y^3'è;ï4 pencher légèrement.
Jcyerè (w), vin clairet.
lïyâ, clef. — Claie. — Clair.
Jcyâ, r, clair, e.
/é^wu (litt. clairer), éclairer.
— Flamber : /*// fœ lîyâr, le
feu claire, c'est-à-dire flambe.
— lîyârt le bct , clairer les
bêtes, faire un tour à l'écu-
rie avec une lanterne le soir,
avant de se coucher, afin de
s'assurer si tout va bien. —
Examiner sérieusement : efa
lîyâri te bct dcvà hc d Ic:^ cet à,
il faut clairer (examiner) les
1 90 kyï
bètes devant que (avant de)
de les acheter,
liyârmà, clairement.
kyârà , nm., broutilles
qu'on allume devant l'àtre
d'un four pour pouvoir en-
fourner et surveiller la cuis-
son. — S'emploie également
au singulier.
liyâriè, clarté.
Jîyâru, J, celui, celle qui
éclaire.
Jiyâs , classe, contingent
militaire.
kyâsî, classer.
Jîyâsmâ, classement.
Jîyâtr, crête d'un gallinacé.
Jiyî ou Myè, mot servant à
appeler ou apaiser les co-
kyiu
chons : lîyî retô (petit rat),
Uyï. Voy. liyà.
Hylinè ou klïme, climat.
Icyl-ddy, clin-d'œil.
kyo, clou. — kyo d djîro,
clou de girofle. — Claie.
lîyo, t, clos, e.
liyotur, clôture.
kyûledj, clouage.
kynlâ, clouer.
Jiyîilô, diminutif de clou.
Jlyûlu, y, celui, celle qui
cloue.
lîyiitî, r, cloutier, ière.
Hyfitn, clouterie.
Hyïâeyù, nm., petite nappe
servant à couvrir le panier
dans lequel on porte les
repas aux champs.
làt
làmo, contraction de la-
mwe avec c (oui), c'est donc
litt. hélas-moi-oui, a tou-
jours un sens affirmatif : c
no fâ far dîne phke ne pe nnue-
yl d far atremà. — làmo! il
nous faut faire comme cela
puisqu'il n'y a pas moyen
de faire autrement. — Hé-
las-moi-oui !
làmiue ou làmvJe ! hélas
moi ! exclamation très usi-
tée. Voy. làmo.
làu, r\î., nom collectif
d'une quantité de plantes
ayant de larges feuilles. — •
Mince tranche de pain des-
tinée à tremper la soupe : ne
làu de pè, une mince tranche
de pain.
Un
bàt€ôt, diminutif de late.
lâg, langue : le lâg mefûr-
Ui : la langue m'a fourché,
j'ai dit sans le vouloir une
chose que je tenais à taire.
làgedj, langage.
làgï, languir,
làgôt, diminutif de langue.
— Patte servant à serrer le
pantalon.
lâbri, lambris.
l abritai, lambrisser.
làlo, Jean-Claude.
làs, lance.
lâset, lancette.
Icw, lancier. — Lancer,
làten, lanterne. — Gros
bœuf maigre,
lâternâ, lanterner,
hu, nm., eau chaude qui
192 Un
sert à couler la lessive. Voy.
bu.
lù, nm ., ivraie. On attribue
à l'ivraie le brœlko qu'occa-
sionne le mauvais pain.
Uâjâby, logeable.
lèdjî, loger.
lèdjmà, logement.
lèdju, /, logeur, euse.
1er, solives sur lesquelles
repose le plancher d'une salle
au rez-de-chaussée.
Urdjàl, glissade.
lêi'djâ, t, glissant, e.
lêrdjt, glisser. — liirdji, à
Grammont et dans plusieurs
villages des environs.
lèrdju, y, celui, celle qui
glisse.
lêvrâ, levreau.
lên, lune. — Partie vide
qui se remarque sur un œuf
cuit dur : ce vide est dû à ce
que la Ste-Vierge a pris d'a-
bord sa part de l'œuf. — Le
derrière d'une personne.
/t'y, ligne. A Accolans, hUj.
lên, laine.
Jènâ, laine, é. — Ruiné, e
au jeu. — Mort, e.
lî'iiu, y, laineux, euse.
lèn
Je, t, lu, e. — Trié, e.
le, les. — Lit.
lèdjîtîm, légitime.
Iegelï:{t, légaliser.
lèju, j, liseur, euse, —
Trieur, euse. — Celui, celle
qui cherche la meilleure
portion dans un plat.
Icpr, lèpre.
leprâ, lépreux.
1er, lire. — Trier. On dit
par ironie : el a icvà, e se
dedje 1er de fevyol! il est sa-
vant, il sait déjà lire des ha-
ricots !
letù, laitue.
le, la; — là. — Précède
les noms propres employés
à la troisième personne : le
giislln, la Augustinc.
lek, lac.
lektur, lecture.
leli , Eulalie.
leiuè (litt. la-nuit), nm.,
celui qui a l'habitude de sor-
tir la nuit pour commettre
des actes d'indélicatesse. Il
n'y a pas de plus grave in-
sulte que de dire à quel-
qu'un : te 1 Iciid', tu es un la-
nuit.
lev
Icpï, II, lapin, ine. — Gail-
lard, e.
lennt, soupirail.
lèse, lait. — lèse prî , lait
caillé. — lesè frâ, lait frais.
— In lèse eu lu vï sa dï vlï,
lu vï £u lu lest sa le sàte : le
lait sur le vin c'est du venin,
le vin sur le lait c'est la santé.
lest, lacer.
/«/o (diminutif de lese^, suc
laiteux de certaines plantes.
leslu,j, laiteux, euse.
Ihô, lacet.
lest, leste : H a lest kiiul 1
krepà ddâ d le mêles, il est leste
comme un crapaud dedans
de la mélasse.
lestèmâ, lestement.
let, laite.
letâ, latter.
lelr, lettre.
levedj, lavage.
levés, lavasse.
leva, laver.
levmâ, lavement-
levr, lèvre. Voy. hôlifr.
levu, j, laveur, euse.
leuû, où : ûvû sk te cvn 1
où est-ce que tu as été ?
lèviuer, lavoir.
RoussEï. — Glossaire.
lâr
193
leyï, laisser.
le:(_nA
boue, de la peinture ou des
aliments : le bôrdjî à tudj
yœ pàtclô te^iiâ, les bergers
ont toujours leurs pantalons
le:{}iâ, c'est-à-dire couverts
de boue et de bouse.
la, lard : nfrûtâ d la, une
frottée de lard, ce qu'il faut
de lard pour frotter son pain.
lâ€, lâche. — Paresseux :
les bœufs deviennent lâches
à mesure qu'ils engraissent.
laite, lâcheté.
lâiii, lame. Voy. âlmel.
lâmâtâ (s), se lamenter.
lapida, lapider ; ennuyer
quelqu'un sans relâche.
lârdj, large : H a lârdj, me
sa de:{^epàl, il est large, mais
c'est des épaules, autrement
dit c'est un avare.
lârdjê, largeur.
làrdjùmâ, largement.
lârdjôt, nf., laiteron.
lann, larme. — Petite ra-
tion d'eau-de-vie. — t€àpA
de lâr m dâj : jeter des larmes
d'aise, verser des larmes de
crocodile.
13
1 94 ^'^
lârmôt, diminutif Je larme.
M/^l, lâcher.
lâv, lave. Autrefois les
maisons étaient couvertes de
lave ou de paille. La der-
nière toiture complètement
en laves a été celle de l'é-
glise. Il y a environ vingt-
cinq ans, le monument a été
restauré et les tuiles ont tait
passer pour jamais les laves
à l'oubli.
lâvâ, là-bas : iii lâvù, tout
là-bas.
liberté, liberté.
lîbcrthit'dj, libertinage.
lîbertl, n, libertin, e.
lïbrâr, libraire.
lîkér, liqueur des dragées.
îïli, soulier en langage en-
fantin.
lIiHït, limite.
llimiâ, limiter.
lîmûnâd ou lîmônâd, limo-
nade.
lîmô, nm., limonière.
Iî5, lis.
Iï6t, liste.
îlte, liteau.
lïthii, litanies.
lilr, litre.
liv
lîtri, literie.
lïtrô, diminutif de litre.
livr, livre. — Pis de la
vache, de la chèvre ou du
mouton.
livre, livret.
livra, livrer.
lî:^rn ou lii::;ern, luzerne.
li:;âdj, nf., lézard.
//, elle; — lie; — lieue,
la lieue ne désigne pas quatre
kilomètres, mais le chemin
qu'on peut parcourir dans
une heure. — né vey li : une
vieille lieue, une grosse lieue.
livr, lièvre : fâr 1 livr,
faire un lièvre. Quand un
jeune homme n'a pas d'ar-
gent pour s'amuser le di-
manche, il s'en procure en
faisant un lièvre, c'est-à-dire
en prenant du blé à ses pa-
rents pour aller le vendre à
un receleur ou au marché.
Ce larcin réclame à la fois
beaucoup de ruse, d'adresse
et surtout de vitesse. Si l'o-
pérateur est dérangé, c'est
dans la vitesse de ses jambes
qu'il trouve son salut. Si, au
contraire, il est parvenu à
hue
remplir un sac de blé, c'est
toujours très rapidement
qu'il le fait parvenir à des-
tination ; mais comme , en
cette affaire, le principal est
de n'être vu de personne, le
liévreur est souvent obligé
de faire de grands détours et
de fuir comme un lièvre au
moindre bruit.
livra, faire un lièvre. Voy.
livr.
//, lin; — lien. — //-//,
petit veau. Sobriquet.
lldj, linge.
Ugr, fluet, ette.
lujrô, t, diminutifs de lîcjr.
Uni, lime.
Umâ, limer : Umà le dà,
limer les dents, grincer les
dents avec colère en les fai-
sant craquer. — Grincer les
dents sous l'action de la
souôrance ou en réunissant
toutes ses forces pour faire
un effort physique.
hmu,j, limeur, euse.
hues, limace : el a aeï vï
kèn lèmh (ou hnè Inâs), il
est aussi vif qu'une limace;
le Imt'S trènâ, e :(ï vo pyor, les
lok 195
limaces traînent (se pro-
mènent), il y veut pleuvoir.
Ce signe de changement de
temps laisse bien loin les
meilleurs baromètres.
Imesô, limaçon. On pré-
tend que le bétail gonfle de
suite quand il avale des li-
maçons en paissant.
Imesur, inflammation qui
se produit entre les ongles
des ruminants et que Ton
guérit en entourant le pied
de la bête avec une emplâtre
de sulfate de fer ou de cuivre.
— Par comparaison, toute
inflammation qui se produit
entre les doigts de pied d'une
personne.
InÔ, ligneul. — gros fil.
lôbiueredj ou rôbweredj, la-
bourage; — le deuxième est
employé par les illettrés.
lôhiverâ ou rôhuerâ, labou-
rer.
lôbtuhi, r ou rôhweri , r,
laboureur, euse.
lôbzueni, j ou rôbiueru, j,
celui, celle qui est en train
de labourer.
lôlâ, loquet.
196 Ibv
lôkelUe, localité.
lôkà (onomatopée), v.,
bruit que produit un corps
dur mal assujetti dans un
autre.
lôkâlâr, locataire.
^ôkôiiwlïv, locomotive.
!ôpâ, laper. — Boire com-
me un ivrogne. Voy. lôtnâ.
lôpiiyj, celui, celle qui lape.
la, lot.
lôfr, grosse entaille taite
dans la chair.
lôryô, loriot : e leàt JciiiÙ 1
îôryô, il chante comme un
loriot, c'est-à-dire gaiement
et sans cesse.
lôio, loto.
ïôtrl, loterie.
lôvô, nm., l'une des deux
planches que l'on met latéra-
lement sur la voiture quand
on la prépare pour conduire
le fumier, par exemple.
lobivcrô ou rôhwerô, dimi-
nutif de laboureur.
loviuenô, nm., diminutif
de lôvô. Petite planche qu'on
place sur les terrines pour
pouvoir les étager l'une sur
l'autre.
lot
lôil, laudes.
loi}iâ , boire avec excès
comme un ivrogne.
loiiin, /, celui, celle qui
lôiii.
loii, femme bavarde. —
Radoteuse.
lôm'i, bavarder. — Rado-
ta'.
Ibiiit, j, bavard, e. — Ra-
doteur, euse.
lopi, lopin.
love, Lorrain.
Ibrcn, Lorraine. Voy. lo-
rct€.
Ibrete, nf., vent très froid
qui vient du côté de la Lor-
raine : sa le IbreU s iiietï, c'est
le vent qui vient de la Lor-
raine ce matin.
Ibrî, laurier. — Le plus
haut numéro au tirage au
sort. — Le conscrit qui a
amené le laurier orne son
chapeau d'un bouquet parti-
culier de même que tous
ceux qui ont de bons numé-
ros, ceux qui sont tombés
au sort portent des plumets
tricolores, ^''oy. bïdc.
Ibtà , logis : cl à ta mâjâ
lus
d ràtrâ e loin, il est temps
bientôt de rentrer au logis.
lovrà, veillée.
lovrôt, nf., colchique d'au-
tomne.
lô, dj, long, longue : 5-idc
à â^l lô kl djû sa pè, cela est
aussi long qu'un jour sans
pain.
lôdjé, longueur.
lôdjt, longer.
hu, drap de lit.
lu, lui. — A Grammont,
lui, eux, leur.
lubt, lubie.
luks, luxe.
liiimr, lumière.
liimro, numéro : fô lumrb
cl kiuenu, ton numéro est
connu, on te connaît.
lumrotâ, numéroter.
lunet, lunette; — linotte.
lunâtik, lunatique.
lurô, luron.
luron, luronne.
lusîfer, Lucifer. — Enfant
très turbulent.
lustr, lustre.
lustra, rendre brillant. —
Discipliner, éduquer, surtout
en parlant des jeunes bœufs.
Ivè 197
lustrhi, lustrine.
lut, lutte.
lu ta, lutter.
lutiî, lutrin.
/«, le; — loup : être loup,
être égoïste, se dit surtout
en parlant des enfants.
hfidjè , celui , celle qui a
l'ouïe dure. Cette infirmité,
comme toutes les autres
d'ailleurs, est pour ainsi dire
déshonorante.
In geril, loup-garou ; —
égoïste. — Pour les enfants,
le loup-garou est un loup
très redoutable dont les dents
supérieures sont accrochées
aux dents inférieures , de
telle sorte qu'il ne peut ou-
vrir la gueule qu'après avoir
frappé vigoureusement son
museau sur le sol.
lût 5, laiton.
lûv, louve.
lûvâdj, nf., ixode du mou-
ton.
Itijô, épidémie peu dange-
reuse, mais qui frappe beau-
coup de monde : l'influenza
est une Ittjà.
Ivè, levain.
198 hw
h'â, lever. — Enlever les
récoltes du champ pour les
rentrer à la maison. — Nf.,
espace libre attenant à une
maison et devant la porte de
la grange.
Ivâ, levée.
hvâdj, louange.
Iwàdji, louanger.
Iwe, loin ; — parti, e : el a
hve dâ lu medï, il est loin
(parti, sorti) depuis (le) midi.
hue, loi.
huedj'î, r, léger, ère.
hveUi, lécher. — huet€t se
rvènu, lécher ses revenus,
manger sa morve. — Iwt'U
te krof, lèche tes croûtes, dit-
on, le plus souvent d'un ton
narquois ou de reproche, à
lyà
un enfant qui vient de rece-
voir une correction bien mé-
ritée.
kvt'Uù , nm., graine ou
racine qu'on donne au bétail
lorsqu'il vient de boire, c'est
son friand dessert.
Iweyâr, lieur. Voy. hueyu.
hveyi, lier.
lu-eyu, j, lieur, euse.
huâ, louer.
lîvâby, louable.
huïdo, louis d'or : 1 hvldo
d dï frâ, d ve frà, un louis
(d'or) de dix francs, de vingt
francs; — sfiJea a djtiu h de
hui do, cela est aussi jaune
que des louis d'or.
lyôrûy Léonie.
lyd, lion.
m
m ah
ma, mal, maux : Icpùr djâ
à In de ma, les pauvres gens
ont bien des maux.
màdï, maudir.
màd"i, t, maudit, e : œ nit'Jî
gne peUîret dï hu d nôt àdrc !
On attribue ces mots à une
bonne femme, morte depuis
environ quarante ans, qui se
lamentait devant son enfant
constipé pour avoir mangé
trop de cerises.
màeviji ou mî'lh'lp, mala-
visé, e.
màgre, malgré.
màjnôt, maisonnette.
mâjô, maison.
mâkâduk, mal caduc; l£or
dî ma kâdiik.
mâkôtà, t, mécontent, e.
mâkdtâtâ, mécontenter.
nuld
1)1 a la, mêler. Voy. hiuedju
mâlâ, mêlé, e.
7nahl, mélange.
màmnâ, malmener.
Diâijnnià, maniement. —
Articulation d'un membre.
manibâ, manier. — Avoir
habituellement en sa posses-
sion telle ou telle chose.
màpopr ou mt'lprdpr, mal-
propre.
mapyejà, t, malplaisant, e.
inârli , r, chétif, ive. So-
briquet.
mâhr, membre. Sobriquet
d'un homme très fort.
màhrâ, membre, e.
màde, mandat.
màdj, nm., manche d'un
outil; — ■ nf., manche d'un
habit.
200 mùh
iiuidjôt, petite manche. —
Petit sac fliit avec la manche
d'un vieil habit et servant à
ramasser des noisettes ou
des noix.
mâdmà, mandement.
màdn (litt. mandrin), sy-
non3-me de faible, de chétif.
■iiiàdrln, mandrine, fémi-
nin de mandrin.
fuàcjyà, t, mendiant, e.
mâ^yâ, mendier.
màkâ, manquer.
mâmâ, maman.
mâserd, mansarde.
màserdâ, mansarder,
mâôerdâ, mansardé, e.
mât, nf., mensonge; —
menthe :ènfâ rà k d dlr de
mât, il ne fait rien que (de)
dire des mensonges.
mate, manteau.
màtï, mentir.
màUd, t, manchot, otte.
mâtu, j, menteur, euse.
màUô, manchon.
mt, me ; — mieux. V. /;//).
mèhy, meuble.
mêbyà, t, meublant, e.
mùhyây meubler,
mùbyâ, meuble, e.
mes
mèlse, Melcey : le mèlsty
les habitants de Melcey.
mènki, mannequin. — Vil-
lebrequin.
mènve, nm., petite gerbe
de chanvre : el a blto a bu d sô
mènve, il est bientôt au bout
de son mènve, il est bientôt
au bout de sa carrière.
mènvel, manivelle.
mènô, mignon.
ménôt, féminin de mignon.
mènin, diminutif de main.
mèrà, t, mourant, e.
mèrdp, gros tas de pierres
situé au milieu des champs
(v. fr. murgier) : Je p'ir va
itidj à mèrdji , les pierres
vont toujours au mèrdji, la
fortune va toujours à la for-
tune, un malheur est tou-
jours suivi d'un autre.
mèrdjèrô , diminutif de
nièrdjt.
nièrï, mourir; se terminer
en pointe, en parlant d'un
champ, par ex.
mes), musser : lu surey à
mèsl, le soleil est mussi, le
soleil est couché ; — s mes),
se mussir.
vien
mèsh'ô, mousseron.
mêsô, t (de mèsT), syno-
nyme de sournois, e.
mèUôt, diminutif de mi-
che.
mètn, meurtrir.
inètrï, /, meurtri, e.
mètrUur, meurtrissure.
mét-e, miche.
77iêye, t, moulu, e.
iiiè, main; — mais; —
hormis : incdj te mè , t leyre
làtr pn dniè, mange ta main,
tu laisseras l'autre pour de-
main, réponse que l'on fait
à un enfant pleurnicheur
qui demande à manger; M
fâ vàtr, mè k yàtr, tout fait
ventre, hormis ce qui y entre.
niè-dœvr, main-d'œuvre.
mèdjâby, mangeable.
mèdjây, mangeaille.
mèdj'i, manger.
mèdjî, mangé, e.
mèdj-tû, mange-tout.
niêdju, y, mangeur, euse,
mèm, même.
memmà, mêmement.
menî'dj, ménage.
menedji , ménager. Voy.
reprâdji.
med 201
iiicnfdjimJ, ménagement.
incnt'djd (diminutif de me-
nî'dj), petit ménage.
Dh'l, maint, e.
inctiià. Voy. mllnà.
inetiû, maintenir.
niètnu, H, maintenu, e.
mœjï, 1, moisi, e. — Sy-
nonyme de gamin, gamine.
fiidjï, moisir.
mdjîir, mesure.
md'juredj, mesurage.
nuvjuri, mesurer.
ijiœjiin, mesuré, e.
iiidjuni, j, mesureur, euse.
iiiœr, nf., purin. — Li-
quide sanguin qui se trouve
au fond du saloir : snle à sôlâ
hmà d le mœr, cela est salé
comme de la niœr.
iiuvrôt (diminutif de mœr),
nf., mélange de jeune crème
et de vinaigre qui sert d'as-
saisonnement dans la salade
de laitue.
me, mes.
medây, médaille.
■medâyô, médaillon.
medï, midi •.far mail, faire
midi, se reposer un instant
après le repas de midi ; el a
202 mcp
Iwe dœ kl nicdi, il est loin
(parti) depuis (le) midi.
medtbkr, médiocre.
imdïsinây médiciner.
medîsi, médecin.
medj, excrément de per-
sonnes.
mefyâs, méfiance.
7ni'fyâ (i), se méfier.
megdji, mercredi.
tnekènïk , mécanique. —
Machine à battre le grain.
mekhùkâ, battre le grain
avec une machine.
mdkenïsyè, mécanicien.
niclàdj, mélange. Voy.
huedj et malti.
imlàdji, mélanger. Voy.
bwedji.
mêles, mélasse.
melhy mélisse.
même, grand'mèrc ; s'em-
ploie généralement avec
l'ad). vieille : sa n vey même,
c'est une vieille grand'mère.
memwâr, mémoire.
mepàr (J) ou meprâr, se
méprendre.
meprï, mépris.
mcprïjà, t, méprisant, e.
meprïjâby, méprisable.
me
meprej'i ou mèprïji, mépri-
ser.
meprejî ou jnèprîjf, mépri-
sé, e.
mer, mère.
mèrît, mérite.
vûrîtâ, mériter.
mesedj'ir, messager, ère.
mes'i, Messie : kashè tetâ,
le vnù dî mesî? qu'est-ce que
lu attends , la venue du
Messie? Se dit à quelqu'un
d'indécis ou qui attend pour
agir une chose qui n'arrivera
jamais.
meli, métier : e ne pive d sô
vûti, il n'y a point de sot
métier.
met€â, t, méchant, e;
mauvais, e.
m}, ma; — mai. — Jeune
sapin que les conscrits plan-
tent au milieu du village pen-
dant la nuit du premier mai.
Indépendamment de cet ar-
bre, qui est planté à leur in-
tention, la plupart des jeunes
filles trouvent un mai à la
fenêtre de leur chambre à
coucher en s'éveillant. C'est,
pour celles qui sont jolies et
mek
par conséquent aimées, une
branche de laurier, de sapin
ou de charmille. Celles qui
ont failli trouvent une bran-
che de cerisier. Les intraita-
bles ont un bouquet d'hellé-
bore, etc.
nitrln, machine.
iiitrtôk, m as toc.
nit'dc m c , m a d a m e ; ne
s'emploie qu'en parlant à
une femme riche ou d'une
femme riche.
vûdje, étron. — S'emploie
souvent précédé de l'adj.
gros pour désigner une per-
sonne bien portante ou un
enfant encore à la mamelle
et d'une santé remarquable,
dans ce dernier cas, grô nicdje
est un terme de gentillesse
que les mamans se plaisent
à appliquer à leurs enfants.
megï, nf., abréviation de
Marguerite. — Jeune fille
peu intelligente.
megnîfikef, Magnificat.
lucgô, magot.
mejcr, majeur, e.
mejôrïte, majorité.
mekerônï, macaroni.
iiieni- 203
iiû'khjô, maquignon.
inckhjiiiicdj , maquignon-
nage.
iiû'kïijiind, taire le maqui-
gnon.
iiu'krô, maquereau.
niclcd, malade.
inclcdî maladie.
uiclcdrc, f, maladroit, e.
tiiclcdirfinà , maladroite-
ment.
iiu'lt'drôs, maladresse ,
niclh-, malheur.
DuJêrd' , ^, malheureux,
euse.
tMlèrœ:^}}! à , m a 1 h e u r e u se -
ment.
iiu'Jt'prï, y, mal appris, e.
Dicliinât ou 7uclonâf, mal-
honnête.
inel-itnâtmà ou iiûlôuâtmà,
malhonnêtement.
DieJnnâttc ou niclônâtte,
malhonnêteté.
iiicll, 11, malin, igné.
meJprôpr. Voy. mapopr.
iiicUrâÙ, maltraiter.
nicltrâti, maltraité, e.
ijihiiel, dent en bois d'une
roue à engrenage pour bat-
toir.
204 '"h^
mhiû, timbrée. Ce nom,
qui se donne très fréquem-
ment aujourd'hui à une fille
étourdie, était celui d'une
femme à moitié folle, morte
il 3'- a environ cinquante ans.
menedj ou menej, manège.
mhiœvrâ, manoeuvrer; —
manier.
menœvr, manœuvre.
menîgâs, manigance.
mhiigàsi, manigancer; —
enchevêtrer.
nienîgâsi, manigancé, e;
— enchevêtré, e.
menir, manière.
mhiushï , manuscrit, le
livre contenant cinquante
sortes d'écritures dans lequel
on lisait autrefois à l'école.
jiieiïek, maniaque.
7neftïfîk, magnifique.
mefiî, nm., crotte qui se
remarque dans le nez d'un
enfant malpropre. — Réta-
meur : cl à a sâl hl iiihjl, il
est aussi sale qu'un réta-
meur.
mhinâ, travailler comme
un nieiiï, c'est-à-dire raccom-
moder des objets, des outils.
mer
Voy. mhù.
iiicijnâ, mal arrangé, e.
mcnnu, /, celui^ celle qui
se plaît à faire des raccom-
modages.
mcrà, d, lourd, e, qui se
meut difficilement.
mer ad, maraude.
merâdâ, marauder.
meràdu , j , maraudeur ,
euse.
merâtr, marâtre.
merbr, marbre.
iiierbri, r, marbrier, ère.
merd-â-Ue (litt. merde-
au-chat), valériane.
merè, marais.
mh'djel, margelle.
mh-hcl , maréchal , aux,
grade dans l'armée.
mî'rgùAt, marguerite.
imrg)y~i, marguillier.
}}iergo , matou : not mik
mon le mergo, notre chatte
mène les matous. Voy. mnâ.
— Appeler les mergo, tous-
ser en imitant le cri du ma-
tou quand il court la nuit
sur les toits.
])iergfi\J, margouilli.
Hier), mari.
nier
nierïtm, maréchal, aux,
forgeron. Voy. nûreecl.
menteàuà (diminutif de
mmUa), nm., coccinelle.
Les enfants s'amusent à la
faire grimper au bout du
doigt et, pour l'engager à
s'envoler, lui chantent les
mots suivants : merïteàteà
Vïil, v-id, t\ ï frè teà dùniê,
petit maréchal vole, vole, il
y fera chaud demain.
nûrïnâ, mariner.
men, marin.
merkâ, marquer.
merkî, ^, marquis, e.
merkô, palonnier. — Jar-
rets d'un animal.
merkur, mercure.
merlï, merlin.
merlu, marlou.
mmnèlâd, m arm elade .
mennây, marmaille.
mennU, marmite.
nihït-eîilô , diminutif de
merlteâ.
mer mît ou niennïiâ , nf.,
contenu d'une marmite.
merrnitâ. Voy. mhiiut.
mermïtô, enfant qui est
toujours autour de la mar-
mer 205
mite pour voir ce qui cuit
dedans.
nierinô, marmot. — tôkâ lu
mer nid, taquer le marmot,
claquer des dents sous l'ac-
tion du froid.
mermôt, marmotte.
mhmîîtâ, marmotter.
mer util tu, j, marmotteur,
euse.
mersènâ, mercenaire.
merst, merci.
mersèri, mercerie.
mhsi, r, mercier, ière.
mertîne, martinet.
mertsà, d, marchand, e.
merteàdedj, marchandage.
mert^àdâ, marchander.
meteàdu, j, marchandeur,
euse.
mh-5, marron; — testicule.
merta, marcher; — mar-
ché. — Battre du grain au
fléau, mot exotique peu em-
ployé. Voy. merlan.
mert€u,j, marcheur, euse.
iiihi€ii, fléau servant à
battre le grain.
merûnâ, marronner. Voy.
rôviuènâ.
merûm, marronnier.
2o6 int't
niervey, merveille.
niervt'yd', :^, merveilleux,
euse.
nûryeclj, mariage.
meryâby, mariable.
meryu, j, marieur, euse.
merymût, marionnette.
mes, messe; — masse.
mhènn, maçonnerie.
mhekr, massacre.
mhekrâ, massacrer.
mhekr â, massacré, e.
. mesi , crottée; se dit de
l'état dans lequel se trouve
une femme dont le bas des
jupons est en même temps
mouillé et crotté par suite
d'une averse reçue au milieu
des champs : s mtsi, se crot-
ter.
mhtfy ïv, massif, ive,
mïsk, masque.
meskâ, masquer.
iiu'sô, maçon.
mesnedj, maçonnage.
mhnâ, maçonner.
mesnu, j, celui, celle qui
maçonne.
metèn, matines : aller aux
matines chaudes, se coucher
pendant la messe de minuit;
mel
par contre, on va aux ma-
tines froides en assistant aux
cérémonies religieuses de la
nuit. Pendant la nuit de
Noël les animaux parlent,
mais si on va à l'écurie pour
les écouter on devient muet
sur-le-champ.
melèryâ , matériel, elle,
aux. — Matériaux : â vtvele
dî meîeiyâ! en voilà du ma-
tériel !
mctir, matière.
mhl, matin : sa lu met! k
bcy levas, c'est le matin qui
donne (met en) l'avance.
metnâ, matinée : cl ci met-
ih'i, il est matinée, il est
l'heure à laquelle la matinée
prend fin, c'est-à-dire à peu
près dix heures.
mctm, r, mutineux, euse.
metlt', matelas.
nictaby, mettable.
metr, mettre.
mhu,j, celui, celle qui met.
Dih, adynamique.
victmà, adynamiquement :
si'tle vc bJ mctmà, cela va bien
doucement, en parlant d'un
malade.
mey
intilô, matelot.
i)iet€c , marteau; — Mo-
laire.
inclà , Martin. Ce mot
me rappelle comment un de
mes camarades d'école es-
sa3-a un jour de parler fran-
çais. Ayant à se plaindre de
Martin qui crachait dans ses
mains, il dit au maître : se
màei, màec kl à krèee dà se
mè pîir mê fer e rnàje, c'est
Martin qui a craché dans ses
mains pour me faire (à) re-
narder. Il y a à remarquer
dans ces mots Thésitation
pour dire Martin et rnâje
qui, en vrai patois, se dit
rnedjn.
tnetelô, diminutif de mar-
teau.
mevu, û, mûr, e.
nievurô, fruit du mance-
nillier.
inevim, mûrir.
7Heyô, maillot; — maillet.
— Bâton taillé en biseau à
un bout et servant à nettoyer
l'oreille de la charrue. On dit
de quelqu'un éprouvant de
grandes difficultés pour ter-
iiiaii 207
miner un travail conmiencé
facilement : el a knuï stiik teye.
le nieyô, sa àhû lu gro bu ka lu
dm, il est comme celui qui
chiait les maillets, c'est en-
core le gros bout qui est le
dernier.
ma, huche. — Mare d'eau
généralement située au mi-
lieu des prés.
inâdj, mage.
inâdjï, mardi.
niâgo, juron familier des
femmes.
màc/r, maigre.
màgrcnià, maigrement.
uiâgn, maigrir.
niâgrî, maigri, e.
niâjœ, maintenant : e n an
e viâjœ tûpye, il n'y en a
maintenant beaucoup, c'est
presque épuisé, terminé.
inâji, magie.
mal , mâle; — femelle du
chanvre; — malle.
mân, marne; — argile.
mâiiâ, marner.
uiâiiâ, marné, e : à mân le
vi'y vHe pu ke n kull pu, on
marne les vieux tonneaux
pour qu'ils ne coulent plus.
2o8 mât
mâr, maire; — mnre; —
mer.
lîiâras, femme du maire.
mark, marque.
mârn, mairie.
mars, mars.
mârt€, marche.
màsc, n, malsain, e.
rnâsiik, mastic.
mâitikâ, mastiquer.
mâtr, maître; — mètre :
ôlâ e mâtr, aller à maître,
aller servir de domestique
chez les autres. — Institu-
teur. — Vainqueur.
mâtràs, nom que l'on
donne quelquefois à l'insti-
tutrice, mais qui désigne le
plus souvent la femme qu
a le droit de commander
dans le ménage ou celle qu
sort victorieuse d'une lutte
maires, maîtresse. Voy
mâtrâs.
mâtreyi ou mâfrïp, maî-
triser.
mâtrijî. Voy. mâireyi.
mâtris, matrice.
mât£iy mâcher.
jnâteô, nm., quantité de
nourriture que la mère in-
mig
troduit d'abord dans sa bou-
clie pour la mastiquer ou la
refroidir avant de la donner
à l'enfant ; — faire les mâteô
à un enfant, lui faire toutes
ses volontés ou lui éviter les
moindres efforts, le gâter.
mâtai, j, celui, celle qui
mâche.
màteûr, mâchoire.
mây, maille.
mây'i, tordre un lien de
bois, par exemple, pour le
rendre plus résistant, s mâyî,
se tordre de douleur ou avec
effort.
mâyi, tordu, e.
iiiâyil, nm., partie bouclée
et tordue d'un lien de bois.
mâ:;jir, masure.
m"hf, lilas. — Personne
dont l'haleine répand habi-
tuellement une mauvaise
odeur.
mîgà, viser; — loucher;
— convoiter.
iiiïg-le-lèn (litt. vise-la-
lune), celui, celle qui louche
ou qui tient habituellement
un œil fermé comme s'il
s'aii issaitde viser.
mîn
mîgrèn, migraine.
mïgu, j, celui, celle qui
louche ou qui vise.
mîk, chatte ou femelle du
nîergo; — femme dont le mari
s'appelle inhiô par sobriquet.
mîkmek, micmac.
mil, mille.
milïmâtr, millimètre.
mîltm, millième
mU-pèt€u, mille-pertuis.
milîtàr, militaire.
mîlyâr milliard.
mîlyô, million.
mîlyunâr, millionnaire.
mîne, t, minet, ette.
mînér, mineur, e.
mînîstr, ministre.
mtnd , minon; — chaton
du saule. — Sobriquet.
niînut, minute.
mînutâ, minuter, se dit du
mouvement et du bruit que
produit à chaque oscillation
le pendule d'une horloge :
hl rlèdj ve, ï lâtà mînutâ, (le)
l'horloge va, je l'entends
minuter. Ce mot vient de
ce que les ignorants croient
que chaque oscillation mar-
que la durée d'une minute.
mît 209
mîr, mire.
nnrâbcl, mirabelle.
mïràbôlà, t, mirobolant, e.
mîrâHy, miracle.
niïri, mirer : 6 mïrî, se
mirer.
mïrlïtd, mirliton.
mïru, y, celui, celle qui
aime à se mirer.
mïrwe, miroir. — Morceau
de glace en forme de miroir :
el î fâ fre s nietJ, e ye de mï-
rwe, il y fait froid ce matin,
il y a des miroirs.
mïnuetâ, miroiter.
miTT^g, nm., terme géné-
ral pour désigner une bouil-
lie épaisse quelconque, mais
plus spécialement la bouilHe
de pommes de terre qui se
mange le matin en guise de
soupe; — par extension,
soupe très épaisse.
mïsyô, mission, fête reli-
gieuse.
mïsyûnAr, missionnaire.
înït, sorte de mitaines lais-
sant le bout des doigts à dé-
couvert.
mitrây, mitraille.
mîtrâyî, mitrailler.
RoussEY. — Glossaire.
H
210 mhn
mîtrâyuj ou mitrâyâ'^, mi-
trailleuse.
mïtwènâ, mitonner.
mîtwênâ, mitonné, e.
mltweyè,n, mitoyen, enne.
mï^er, misère. — Sorte
de grand râteau que l'on
traîne devant les faucheurs
pour remettre dans la môme
direction les blés qui ont été
enchevêtrés par le vent, l'o-
rage, ou lorsqu'ils tombent
également de tous côtés par
suite du manque de rigidité
de la tige , ce qui arrive
quand les blés ont trop souf-
fert, dans une année de mi-
sère, par conséquent.
imxr-âbyèmà , misérable-
ment.
mï:(erère, Miserere.
mïxerîkôrd, miséricorde.
mîxràby, misérable.
rm, miel. — Résine qui
découle du cerisier particu-
lièrement.
niïmwete, femme qui fait
des manières ridicules par ce
fait même qu'elles ne sont
pas en rapport avec sa situa-
tion.
mna
mhnweUrî, manièresd'une
mimwete. Voy. ce mot.
min, mine : el e n niln d
pcpi mât€Î, il a une mine de
papier mâché; el c n mm
kmâ lit ku dî vèy âm, il a une
mine comme le derrière d'un
vieil homme, il a très bonne
mine.
?nmâ, minuit : el à Ivâ dœ
le mïmi, il est levé depuis
(les) minuit.
mhiâ, miné, e.
jiilnâ, miner.
mlnu, j, celui, celle qui
extrait de la mine.
metî, maintien.
mttnà ou 7nctnà, mainte-
nant.
mlï, moulin ; mit de gâd,
moulin des gaudes, anus.
mlô, melon.
?nnes, menace.
7nnhâ, t, menaçant, e.
innhi, menacer.
iiinâ, nf., gros tas de neige
amoncelé par le vent.
iiniâ, mener. — On dit
que les animaux femelles
mènent lorsqu'ils sont suivis
par les mâles à l'époque du
rut; la vache mène les bœufs,
etc.
mtiânâ, miauler. — Pleur-
nicher.
mnânu^j, miauleur, euse;
— pleurnicheur, euse.
mnïn, main d'un enfant.
mijô, mignon.
miiôt, mignonnette.
mnôt, menotte. — Poi-
gnée du manche d'une faux.
mno, monnaie : nœs pe pÔ,
î t vo rbeyi Je mno te pis, n'aie
pas peur, je te veux rendre
la monnaie de ta pièce,
c'est-à-dire je te rendrai avec
usure tout le mal que tu
m'as fait.
mnu, meneur, euse.
mnu, u, menu, e.
mnujî, menuisier.
mniijô, petit morceau d'un
aliment quelconque.
m'alita ou mnôtâ, mignot-
ter : sa tûdj le teyàJè k 5ô le pu
mnûtâ, c'est toujours les
chienlits (derniers-nés) qui
sont les plus mignottés.
mtiîltâ ou mijôtâ, mignot-
té, e.
miiûtuj, ou iniiôtu,j, mi-
mor
211
gnotteur, euse.
niôbîl ou inôhlô, soldat mo-
bile.
môblô. Voy. môbil.
môblyt, mobilier,
mô£i, Savoyard ambulant
vendant de la mercerie.
mô€ô, méteil.
model, modèle.
modéra, modérer.
modem, moderne; em-
ployé dans l'expression belïvâ
modem, baliveau moderne.
môdh'â, modérer.
modéra, modéré, e.
môdt'st, modeste.
môdestî, modestie.
môle, mollet.
jnôlâjî, r, malaisé, e.
môlâjimà, malaisément.
môlïs, malice.
môlïsyu ou môllsyœ, mali-
cieux.
môlîsyuj ou môlï6yœ^ , ma-
licieuse.
mônerk, monarque.
mônereht, monarchiste.
mônerei, monarchie.
môrel, nm., moral; — nf.,
morale.
môrîUzi, moraliser.
212 uiôd
môrelï:{i, moralisé, e.
môrfôdr, morfondre.
môrfôdu, e, morfondu.
mortel, mortel, elle.
môrtifyâ, mortifier.
tnôrtuâr, mortuaire.
fnôru, morue.
môtïf, motif.
môtô ou màtô , menton.
Voy. rlév-î/mtô.
tno, mou. — Mort.
tnod, mode.
modr, mordre.
mol, meule. — Femme
nonchalante.
77iolès, mollesse.
mèmà. Voy. momô.
momt, momie.
moDiô ou momâ, moment.
mor, mors. — Moudre.
mordîkus, mordicus.
motâdj ou miith'd, mou-
tarde.
môt^, mouche. — Morte.
moteôt (litt. petite mou-
che), abeille.
inot-€6e:{ô, morte-saison.
mô, mon.
môd, monde : a tu posîby
à môd, est-il possible au
monde, expression très fré-
môt
quemment employée avec le
même sens que est-il possible.
mô-djœti , Mont-Justin ,
village de la Haute-Saône.
môdur, nf., synonyme de
vaurien. S'applique le plus
souvent aux femmes.
môni, meunier : mônî sa
Jerèn, meunier qui manque
d'ouvrage. — Synonyme de
cordonnier mal chaussé. —
Homme dépourvu de toute
ressource.
mônir, meunière ; — tau-
pinière.
môse, monceau.
tnôstr, monstre.
mô6truâ, ;(, monstrueux,
euse.
niôtâ, montant.
môtà, t, montant, e.
môtâ, montée : an e mî de
ph- lût e le môtà d le vî, on
a mis des pierres tout à la
montée de la voie, c'est-à-
dire tout le long de la partie
rapide du chemin.
môtedj, montage.
môtâ, monter.
môtèii, montagne.
môtciiôt, montagnarde.
mut
môtètîô, montagnon.
môthju, j, montagneux,
euse.
mot?-, montre.
môtrâ, montrer.
fnôtru, j, celui, celle qui
montre.
ftitèn, mitaine. — Non-
chalant, e.
mufy, mufle.
mul, mule.
Diule, mulet.
mulâtr, mulâtre.
înultlpyâ, multiplier.
multîpyïkâsyô ou multïplï-
Msyô, multiplication.
muni, munir.
muni, i, muni, e.
munîsîpâ, municipal, aux.
munhïpel, municipal, e.
Voy. munisipà.
munhyô, munition.
murây, muraille.
murî, nf., chair d'un ani-
mal mort de maladie. —
S'emploie comme terme in-
jurieux.
muré, mur.
musk, musc.
muske, muscat.
muîïnâ (j), se mutiner.
mit-e 213
mu:^'t, muselière pour les
bœufs.
mu^à, faire la moue, le
museau. — Réfléchir dans
un état de colère.
rnu^ïk, musique.
mw;^/^4fiiite delà musique.
mu:^sye, n, musicien, en ne.
mu:^Iâ, museler.
mti, mieux, n'est plus em-
ployé que par quelques
vieilles personnes. Voy. mè.
muku, j, moqueur, euse.
mû, mot : dire les mots
à quelqu'un, lui souffler ce
qu'il doit dire; cela a lieu
surtout à l'école entre cama-
rades.
miiee, morceau : U e kasa
5Ô ver à 6â mil brïk mnse, il
a cassé son verre en cent
mille briques (morceaux).
mûeet, nf., mouchoir de
poche qu'on attache aux ha-
bits d'un enfant dans la
crainte qu'il ne le perde; —
mouchettes.
mû-eâr, mouchard.
mîleèrdâ, moucharder.
mû-elâ, morceler,
nnUlô, diminutif de mii-ee.
214 fnût
miUtâ€, moustache.
mndjà, t, mordant, e.
mîidje ou niûrdje , nm.,
grosse morsure ou grosse
bouchée.
mûdjiir, morsure.
mûM (i), se moquer.
mûkri, moquerie.
nmku,j, moqueur, euse.
mille, ad) . , mollet :inukœ
mille, un œuf cuit mollet.
mulet, omelette,
mîilâ (de mol), aiguiser
un outil sur la meule ou au
moyen d'une pierre à faux;
— nf., surface que l'on peut
faucher sans aiguiser de
nouveau la fliux.
mûr, museau.
mûrdjè, nm. Voy. mûdje.
mûrnîfy, mornifle.
mûrnîfyâ, mornifler.
mùrvœ,j, morveux, euse.
mus, mousse. Sobriquet.
mîls'i, mousser.
mmlin, mousseline.
milt, nf., motte : le miit
de grâmô e mï se kal, t^^ î vo
pyor, la motte de Grammont
a mis son bonnet (est cou-
verte de brouillards), il veut
mwl
pleuvoir : e yt hl de djn den
le nuit de grâniô, il y a bien
des jours derrière la motte
de Grammont, expression
qu'on emploie pour dire
qu'on est encore loin de la
récolte, qu'il faut économi-
ser les vivres ou une chose
qui ne sera renouvelée que
dans un grand nombre de
jours. — Chèvre sans cornes.
jHîit, adj., sans cornes : «é
keb miii, une chèvre sans
cornes.
mute, nm., grosse motte
de terre. — Nom de bœuf.
mnterd. Voy. motàdj.
mnta, mortier.
mnteâj, mortaise.
mûtô, mouton. — Grosse
quille servant à un jeu parti-
culier que les conscrits orga-
nisent le jour de la fête pa-
tronale et dans lequel l'en-
jeu est un mouton.
nmvmà, mouvement.
mti, moue.
mtis, confiture faite avec
tout fruit autre que de la
groseille.
mivèdr, moindre.
mzue
nivuen, moine : td à grâ
kmà 1 miuèn , il est gras
comme un moine.
mweno , moineau. Voy.
Uirî.
Wïfê^ô, moignon. — Toute
pierre quasi ronde et très dure
nivuc, moi; — mois,
mwe^nâ (de mweenâ, mois-
sonner) : blé coupé à la fau-
cille et déposé très réguliè-
rement en andain. Voy.
6weyœ.
mvJedîllâ (de mois et de
août, litt. moisdaoûtler), V.,
changer subitement d'état,
en parlant du temps pendant
le mois d'août. Sans atta-
cher grande importance aux
variations du temps pendant
le mois d'août on dit : s na
râ, 6â lu mv do k i7iiuedûl,
ce n'est rien, c'est le mois
d'août qui moisdaoûtle.
miuer, mûre : lu ta à aei
mue kên miuer , le temps
(ciel) est aussi noir qu'une
mûre.
mwet, moite.
mzuetà, milieu.
muieU, mèche.
mwe 215
mwetei, mouché, e.
niwheî, moucher : muietei
le Uàdel, moucher la chan-
delle, couper la partie char-
bonneuse de la mèche avec
des mouchettes ou avec des
ciseaux ; 5 mweUi devû le pe
d 60 vàtr, se moucher d'avec
la peau de son ventre, avoir
le ventre vide à tel point
qu'on pourrait prendre la
peau de son ventre pour se
moucher. — Aux champs,
le paysan se mouche souvent
avec ses doigts. Si quelque
délicat lui fait observer que
ce n'est pas propre, il répond :
6â lu prèmt mweleu k -me 7ner
nâfâ, sa lu mweyu, ou e ^le
ràk le sâl k meta suie dà yœ
tâte , c'est le premier mou-
choir que ma mère m'a fait,
c'est le meilleur, ou il n'y a
rien que les sales qui mettent
cela dans leurs poches.
mwet£u, mouchoir : rnwet-
£u-d-nâ, mouchoir de nez,
mouchoir de poche.
mweteu, j, celui, celle qui
se mouche souvent.
mîveteû, charbon qui s'ac-
2i6 miuï
cumule au bout de la mèche
d'une lampe ou d'une chan-
delle.
mwcté, moiteur.
mwett, moitié.
mwey, eau sale qui coule
ou qui dort le long des rues,
viiuey'i, mouillé, e.
mîveyi, mouiller.
mweyi , moyen : e na
mzveyï, il n'est moyen, il y
a moyen.
niîveyînà, moyennant.
mweyinA, moyenner : e iic
pè mwey'i d miveylnâ, il n'y
a pas moyen de moyenner,
il n'y a rien à faire.
mweyô, sauce de fricot.
mweyû, û, meilleur, e.
miuâlô, moellon.
niivînâ, pleurnicher. Voy.
hwinâ.
myô
mvjinu, j, celui, celle qui
pleurniche.
mye. Voy. myô.
myâl, nf., merle.
myô ou mye, millet.
niyôe, mioche.
myol, moelle des os. Voy.
kd'lô.
myôt, mie, miette. — Ra-
masser ses miettes , jouir
agréablement des derniers
restes d'une chose. Le pa-
resseux ramasse ses miettes
quand il prolonge de quel-
ques instants son séjour au
lit après son réveil. Un en-
fant ramasse ses miettes sur
une balançoire quand il y
reste jusqu'à ce qu'elle s'ar-
rête tout à fait depuis la der-
nière fois qu'il a été poussé.
nèf
nànàt, nonante. Peu em-
ployé, tend à disparaître.
nàteyt, nettoyer.
nâteyi, nettoyé, e.
nàûyur, nettoyure ; — nf. ,
délivre d'un animal qui met
bas. Les vaches sont très
friandes de leur délivre ; on
prétend qu'elles sont comme
empoisonnées lorsqu'elles
l'ont mangé, qu'elles dépé-
rissent à vue d'œil, aussi les
sur\'eille-t-on constamment
lorsqu'elles font le veau.
ne, ni : ne lu n latr, ni
l'un ni l'autre; né fân, une
femme. — Une. Voy. en et
yen.
néf ou nu, neuf; — nm.,
la neuvième quille d'un jeu ;
nœt
elle est située au centre du
jeu et est généralement plus
lourde, plus difficile à abat-
tre que les autres.
nê^yî, noisetier.
nmî, nani. Les jeunes
gens n'emploient ce mot
qu'en riant et pour se mo-
quer du langage des vieilles
personnes ; nènî est remplacé
par nô.
nœrï, nourrir.
nœrî, i, nourri, e.
nœrïtur, nourriture.
nœtreyt (de nœ- , nuit),
troubler le sommeil de quel-
qu'un pendant la nuit. —
5é nœtreyt, se relever souvent
pendant la nuit ; — être nœ-
treyt, être réveillé habituel-
2 1 8 nh
lement plusieurs fois pendant
la nuit (c'est le cas de la
mère qui allaite son enfant),
ou se lever de trop bonne
heure.
jiœvèn, neuvaine.
nâvlm ou nàvim , neu-
vième. Les vieilles personnes
disent tiuvîm.
nœT^y, noisette.
nœ^yôt, oseille : nœ-^yôt d
krepâ, oseille de crapaud,
oseille sauvage.
neâ, néant.
nœ, nuit : el ïfâ n nœ kàn
vwe pe 60 dwe dvà lœy, il fait
une nuit qu'on ne voit pas
son doigt devant l'œil. —
Voy. lenœ.
ne^yîdjâ, t, négligent, e.
nè^yîdjt, négliger.
ne^yïdjî, négligé, e.
nègôsyà, négociant.
negr, nègre.
negrh, négresse.
negrô, t, négrot, négresse.
nej'î, rouir.
nèjî, t, roui, e.
neshàry nécessaire.
neshârmà, nécessairement.
fieshîte, nécessité.
net
nedj, nage.
naij'i, nager : se bu nedjà
dà le pey, ses bœufs nagent
dans la paille, ils ont une
litière abondante et fraîche.
nedju,j, nageur, euse.
neîf, naïf, ve.
fiekr, nm., nacre,
nenè, agneau, en langage
enfantin. Les grandes per-
sonnes se servent aussi de
ce mot pour appeler les bre-
bis : Myê nerièy Hyè, tiens,
nenè, tiens.
nep, nappe.
nerf ou nef, nef.
nerf, nerf. — Tendon.
nergâ, narguer.
nerï, nm., narine.
ntrvœ, ^, nerveux, euse.
nhâs, naissance.
net, net, ette; — nf.,
natte.
netel, natal, e.
netmà, nettement.
netîl, non plus : mwe miû,
moi non plus, netn est un
mot des vieilles personnes,
les jeunes disent no pu.
nt'tur, nature. — Organe
génitaux d'une femelle.
nâ
neturel, naturel, elle. —
Organes génitaux du mâle.
nelurelï^i, naturaliser.
neturelîz}, naturalisé, e.
neturelmà, naturellement.
nhJet , navette du tisse-
rand ; — sorte de petit vase
métallique dans lequel on
met l'encens pour les céré-
monies religieuses. Voy. nc-
vôt.
nevîgâ, naviguer. — Cir-
culer.
nh'lgâby , navigable , en
parlant d'une route, d'un
chemin.
nevîgâsyô, navigation. —
Circulation.
nevîgâtêr, navigateur.
nevtgu, j, celui, celle qui
navigue, qui circule.
nevîr, navire.
râvôt, navette (plante).
nâ, nez : en fa pe rgedjâ pu
Iwl k lu bû did nâ, il ne faut
pas regarder plus loin que
le bout de son nez ; nous ne
devons pas convoiter le bien
d'autrui ni nous efforcer
d'obtenir des choses qui ne
sont pas en rapport avec
mn 219
notre situation.
nâsyôno , nationaux. Ce
mot date de 1870.
nâsyô, nation. — Famille,
race : ke nâsyô sa d se djà le !
quelle nation c'est de (que)
ces gens là ! Dans ce dernier
cas se prend toujours en
mauvaise part.
nâsyûnel, national, e.
nâtîf, îv, natif, ive. — Les
illettrés n'emploient que la
forme masculine.
nativité, nativité.
nâtr, naître ; peu employé,
on dit de préférence venir
au monde.
nîgô, nigaud.
nîk, morve : el e le nik, il
a la morve, le nez sale.
nïke, nm., masse de
morve.
nïkâ, dj (de niï) , petit
garçon, petite fille; syno-
nyme de morveux, eu se.
niks, ail. nicht.
nini, nm., nom de gen-
tillesse donné aux petits gar-
çons ou aux petites filles.
nlni, Virginie.
nîp, nippe.
220 lïot
nipâ, nipper.
nipâ, nippé, e.
ms, nièce.
fiït£, niche.
nltet, nicher.
nît€Î, niché, e.
7iïve, niveau.
nîvlâ, niveler.
7iîvlâ, nivelé, e.
nîvélmà, nivellement.
nnâ. Voy. nô.
nne. Voy. nô.
nnpo nnpru (litt. ni peu ni
prou), ni peu ni trop.
nôby, noble.
nôbyes, noblesse.
nôfrt'dj, naufrage.
nô5, noce. — Etre à la
noce, être en train d'enlever
le fumier de dessous le bé-
tail. Voy. djtt.
7iôseyt, faire la noce.
nôseyu, j, celui, celle qui
est à la noce.
nôsu, j, noceur, euse.
no, nos; — neuf; —
nous; — noue; — Noyé,
nf., lieu dit.
710, V, neuf, neuve.
nor, nord.
7iot, notre. — 7Wtr, notre.
nûv
précédé de l'article.
notré-dèm, Notre-Dame.
novàbr, novembre.
nô, nom. — Dire des
noms à quelqu'un, l'insul-
ter en lui donnant des noms
peu flatteurs ou ridicules;
cela se passe entre enfants.
7iô OU 7ièm , non , avec les
personnes qu'on ne tutoie
pas. En tutoyant, on dit in-
différemment 7jà, 7i7ià, 7ine.
nôbr, nombre.
lîôbrœ, ^, nombreux, euse.
7iô}nâ, nommer.
7iôpet, n'est-ce pas ? Em-
ployé par les personnes
âgées seulement.
nôuHà, t, nonchalant, e.
nôtelâs, nonchalance.
niik, nuque : le nuk dî ko,
la nuque du cou. Voy. fosôt.
nnrîs, nourrice.
nûrîst, nourricier.
7iîît, note,
îiîitâ, noter.
7iîiîâr, notaire : t'I ekrï hnâ
1 7mtâr, il écrit comme un
notaire.
nûve, el, nouveau, elle.
nuvehnâ, nouvellement.
nvè, neveu.
niuè, nm., Noël.
nzvè, r, noir, e. — Sobri-
quet.
niuhï, noircir.
niueei, î, noirci, e.
nwcdj^ neige.
nvJedjî, neiger. Voy. chèpâ.
nivedju, j, neigeux, euse.
nwerô, t, noiraud, e.
nzvey, adj., se dit d'une
femelle quelconque qui n'a
pas fait de petits dans l'an-
née.
nweyî, noyer.
niutyl, noyé, e.
n
lia, nichet; — lit. — Ce-
lui, celle qui aime à rester
trop longtemps au lit : nà d
le.
nàl, nielle.
nâ, non. Voy. nô.
nerg, taloche.
nergâ, talocher.
tiêtjè, lit en langage enfan-
tin : fâr nène, faire dodo.
nâ, nichée. — Famille
tiwe 221
nombreuse.
liî, nid.
j;m, nf., timbrée.
t?î^o, petit garçon.
ifiiiot, féminin de myo.
lùiwl, femme peu intelli-
gente, molle et négligente.
liô, nœud. — Enfant ou
animal noué, chétif, de mau-
vaise venue. — Terme inju-
rieux.
nôfà (onomatopée), man-
ger avidement en produisant
un bruit comme les ani-
maux (les cochons ou les
chiens), qui se régalent
d'une nourriture en bouillie.
Iiôk, nf., torgnole.
liôkâ, appliquer une tor-
gnole.
nôlu,j, noueux, euse.
Iiu, Û, nu, e.
^u, nue.
nùvim. Voy. nœvïm.
liù, négation, personne : te
î ml, tu es un rien du tout;
e ne x^ù, il n'y a personne.
Iiïvâ, nouer.
nwâ, noué, e.
liwedj, nuage.
ôJe
ô, particule servant à for-
mer la plupart des diminu-
tifs : geeô, garçon, ghnô,
garçonnet.
ôberdj ou ôberj, auberge.
ôblîdjî, obliger.
ôbyidjàs, obligeance.
ôbyïdjî ou ôblidjî, obligé, e.
ôbyidji ou ôblîdjî, obliger,
ôlà, nm. pi., allants : le^^
ôlâ e le viià, les allants et les
venants.
ôlch, nf., substantif tiré
du verbe aller : yâ dmiucrâ
lôlâs dôlâ dïsï c îèglîs, je suis
demeuré l'allance d'aller d'i-
ci à l'église, c'est-à-dire le
temps qu'il faut pour aller
d'ici à l'église.
ôlètr, arête de poisson ; —
ôlî
barbes des épis, surtout de
l'orge.
ôlâ, aller ; — lôlâ e lu vnî,
Taller et le venir : ïn vo fâr
k lôlâ e lu vnî, je ne veux
faire que l'aller et le venir,
je ne veux mettre que le
temps qu'il faut pour aller
et revenir. — levîl sho^^ ôlâ,
levû 6kvo:(^ ôlâ, levû skvo vet,
où allez-vous? La dernière
forme est exotique, par con-
séquent très rarement em-
ployée.
ôlâ ou elè, allée.
ôlâ, nm., l'aller : lôlâ e lu
vnî, l'aller et le venir, ou
l'aller et le retour.
ôltvët, œillette; — nm.,
coquelicot.
ônô
ôlïvf, olivier.
ôiddr, hirondelle (aronde).
Les paysans aiment l'hiron-
delle et la respectent par
préjugé. En effet, on peut
dormir tranquille sous l'heu-
reux toit où l'hirondelle a
bien voulu faire son nid, cet
oiseau écarte, par sa pré-
sence, tout malheur pos-
sible ; mais si un cultivateur
blesse ou tue une hirondelle,
il est sûr qu'une de ses bêtes
sera boiteuse, et longtemps.
ôlmà, d, allemand, e.
ôlu, nf., alisier.
ôlwen, alêne.
ônèr, nf., honneur : lônèr
n s vâpe à tnerUi, l'honneur
ne se vend pas au marché,
quand on l'a perdu, l'argent
ne peut réparer le malheur.
ônât, honnête : 6ûle à dedje
hi ônât, cela est déjà bien
honnête, cela est déjà bien
satisfaisant, bien beau.
ônâtte, honnêteté : faire
honnêteté à quelqu'un, le
recevoir à sa table.
ônôrâ, honorer.
ônôrâby, honorable.
ôre 223
ônôrâbyèmà , honorable-
ment.
ôperâ, opérer.
ôperâ, opéré, e.
ôptrâsyd, opération.
ôpïiiô, nm., opinion.
ôpïtà, nf., hôpital. C'est
presque un déshonneur que
d'aller mourir à l'hôpital.
ôpozfl, opposer.
ôpo:(à, opposé,, e.
ôprhi, oppresser.
ôprhî, oppressé, e.
ôpresyô, oppression.
ôrâtér, orateur.
ôrdïnàr, ordinaire.
ôrdïnârmà, ordinairement.
ôrdônàs, ordonnance.
ôrdônâ ou ôrdunâ, ordon-
ner.
ôrdônà ou ôrdunâ, ordon-
né, e.
ôredj, nf., orage.
ôredjœ ou Ôrejœ, orageux.
ôrèmus, oremus : ôremus
pr à te pus, oremus prends tes
puces, dicton familier pour
dire qu'aussitôt après les
prières du soir il faut pren-
dre ses puces et aller se cou-
cher. Voy. àdjlu5
224 ^''^
ôrèr, horreur,
Ôre:^Ô, oraison ; — redites
interminables.
ôrfèli, în, orplielin, ine.
ôrgenî^hyô, organisation.
ôrgenÎÂ^, organiser.
ôrgenî:(î, organisé, e.
ôrgéyu, j, orgueilleux, se.
ôrïby, horrible.
ônbyêmâ, horriblement.
ôndjlnel ou ôrîjïnel , ori-
ginal, e, aux.
ôrmi, hormis : e sô tu
medjî, ôrml k yùn, ils sont
tous mangés, hormis que un.
ôrnâ, orner.
ôrnây orné, e.
ôrnènià, ornement.
ôrtàsye, hortensia.
ôrte^, herser; — trimer;
— nm., vieille femme vive,
infatigable. Se prend toujours
en mauvaise part.
ôrt€u, j, celui, celle qui
herse.
ôrvàlu, ;', adj., se dit de
tout ce qui se mange vite,
un peu par gourmandise, et
ne dure pas longtemps, les
confitures, par ex., sont
choses ôrvàluj, dans un mé-
nage où il y a beaucoup
d'enfants.
ôryàtâ, orienter; — sôryà-
fâ, s'orienter.
ôryo, loriot : e Uàt kmà In
ôryo, il chante comme un
loriot, dit-on souvent d'une
personne qui chante bien et
gaiement.
ôt-enô , ciel d'un berceau.
ôtôrtte, autorité.
ôlôrîzi, autoriser.
ôtônit, autorisé, e.
ôtorîxâsydy autorisation.
ôvwïn, avoine. — Donner
l'avoine à quelqu'un, le cor-
riger sévèrement.
ôviuènâ (de ômd'ii), nour-
rir copieusement.
ôlâ, aller : siile ve tu ? à tu
bâbiiâ, kmà là d dej, cela va-
t-il ? Ah! tout doucement,
comme les marchands de
cerises.
0, août; — oui, avec les
personnes que l'on tutoie;
— or : suie a et djan k d lô,
cela est aussi jaune que de
èfà
l'or; — os; — cri du la-
boureur pour faire arrêter
les bœufs; — oli.
obàdj, nf. pi., aubades :
beyï 11% obâdj e fêy, donner
les aubades aux filles, aller
chanter des aubades sous les
fenêtres des filles le soir de
la veille de la fête patronale.
obèn, aubaines.
obeyUàs, obéissance.
obeyi, obéir.
obje, objet.
obéi, obole.
observa, observer.
observâsyô, observation.
obstâHy, obstacle.
obstïnà (5), s'obstiner.
o/'«:(, nf., obus.
obyïgâsyô, obligation : en
ma 6e pwèdobyîgâiyô, Ugre, il
ne m'en sait pas d'obliga-
tion, l'ingrat.
odes, audace.
odr ou ordr, nf., ordre.
oe! ohé !
oe , comme 0, s'emploie
pour arrêter les bœufs, mais
surtout lorsqu'on est en co-
lère.
ofàs (etr an), être en en-
ROUSSEY.
Glossaire.
ovà 225
fance, à moitié fou : à! lu
pur ïnôsà, efà nnevwe pîdt, el
à an ofàs , ah ! le pauvre
innocent, il faut en avoir
pitié, il est en enfance.
ofâsâ, offenser.
ofàsâ, offensé, e.
ofh, office.
ofht, officier.
olâl, lambin, e.
olâlâ (j), se mettre en re-
tard.
okâ^yô, occasion : lokâxyô
fâ lit lurô, l'occasion fait le
larron.
okâ^yunà, occasionner.
okâ:(yîmâ, occasionné, e.
oktrwe, octroi.
okupâ, occuper.
okupâsyô, occupation.
oràdj ou oràj , orange.
Voy. pûm.
orâje, oranger.
ordj, orge. Voy. grl dordj.
ordjî, orgie.
otâ, nf., logis : efà râtrâe
Ibtà, il faut rentrer au logis.
oui, nf., hôtel. Voy. aûl.
otâ, ôter. Voy. rotâ.
ovâl, nf., travail manqué;
— mauvaise spéculation : el
15
226 ôbr
efân bel ovâl à s mer y à âhm
n fàn keve n kemâ defâ / il a
fait une belle aval en se ma-
riant d'avec une femme qui
avait une nichée d'enfants !
ovâ, pondre. — Aller à la
selle, en langage burlesque.
ovr, filasse etr an ovr,
être en ovr, être absorbé avec
curiosité et étonnement en
présence d'une chose nou-
velle, des faits et gestes d'une
personne inconnue.
ovrt, ouvrier : le pweràju
50 bwen ovrt e taby, les pares-
seux sont bons ouvriers à
table. — Nm., ouvrée.
ovrhy ouvrière.
o^â, oser.
ôbr, ombre. — Les ber-
gers se servent de leur om-
bre pour déterminer l'heure ;
quand ils peuvent enjamber
la longueur de leur ombre il
est environ dix heures, c'est
le moment où ils ramènent
habituellement leurs trou-
peaux.
ÔbredJ, ombrage.
ôbredjî, ombrager.
ôbrcdji, ombragé, e.
ôbredju , ; , ombrageux ^
euse.
ôbrU, ombrelle.
ôdcyi, ondoyer.
ôdâ, ondée.
ô^y, ongle : me bû sô €î grâ
kà le koprè devu lôgy, mes
bœufs sont si gras qu'on les
couperait d'avec l'ongle.
ô^yôt, nf., ongles d'un
ruminant ou du cochon.
ôgà, nf., onguent ; — terme
injurieux à l'adresse d'un
petit garçon : b-iigrê dôgâ ,
bougre d'onguent.
ôliyi ou dkyô, oncle. Les
grandes personnes disent
ôUyi ou ôkyô, mais les enfants
n'emploient que le premier,
c'est plus respectueux : yèm-
ro mé kîn an 6œ mon ôMyôpuiÔ
k dfârôîile, j'aimerais mieux
qu'un âne fût mon oncle
plutôt que de faire cela, dit-
on lorsqu'on tient à faire
bien comprendre qu'on a
pris une résolution inébran-
lable.
dt
ôJiyô. Voy. ôMyï.
03, once.
ôsôt, nf., sabot d'un rumi-
nant ou du cochon ; en lan-
gage burlesque, les pieds,
mais plus souvent les mains
d'une personne.
ôt, honte : vo ne pwè dot,
ô:(ï 227
vous n'avez point de honte;
expression employée très fré-
quemment pour dire qu'on
a trop d'audace, qu'on est
sans pudeur ou sans pitié.
ô{, onze.
ô:(èn, onzaine.
ôiîm ou ô^m, onzième.
pat
pâtelô ou pàtelô, pantalon.
pâ, pal; — palis : el a (a)
€1 rwe kï pâ, il est aussi raide
qu'un palis.
pàfê, nm., pelle à feu à
long manche. — Cloche au
son argentin : lu paft d grà-
mô, le pâfê de Grammont,
la cloche de l'église de Gram-
mont.
pàl, pelle : yâfutu d le pal a
ku, je lui ai foutu de la pelle
au cul, je l'ai chassé rapide-
ment avec colère et mépris.
pâlot, petite pelle; —
omoplate.
pàmel, équerre qui main-
tient la porte sur le gond.
pàt€, pêche aux poissons.
pàt£t, prendre du poisson
à la pêche. — Prendre avec
pà
la main des fruits, par ex.,
dans un sac.
pàt€u, j, pêcheur, euse.
pàtâ, aplatir avec le pàtô
ou de toute autre façon. —
Affermir le sol par la marche.
pàtâ, aplati, e.
pâtrivêin, pétrir salement,
barbotter : /!;( are n sô kôtà
k kà e pàtrwlt}à, les enfants
ne sont contents que quand
ils pétrissent, quand ils bar-
bottent. — Piétiner : le bet
à tûpatrvje]ii mô teà, les bêtes
ont tout piétiné mon champ.
pàtô, battoir servant à
unir, en la battant, la marne
pour faire l'aire d'une grange.
pà:i^lô, nm., gesse tubé-
reuse.
pà, pan.
pas
pàdàby, pendable.
pàdr, pendre.
pàdu, /, celui, celle qui
pend.
pàdu, û, pendu, e.
pàdul, pendule.
pàdur, nf., terme inju-
rieux, synonyme de chena-
pan. Ce mot date de l'inva-
sion de 1815, le sens qu'on
lui a donné indique de quelle
façon les Pandours se sont
conduits chez nous.
pàn, panne.
pànâ, essuyer.
pànà, mornifle; — mor-
nifler.
par ou pràr, prendre.
pas, panse.
pàse, pensée.
pàsâ, penser. S'emploie
souvent à la voie pronomi-
nale : / m pàsb, je me pen-
sais, pour je pensais.
pàsôt, panse du mouton.
Après avoir recueilli précieu-
sement le sang du mouton,
on le mélangeavecdes herbes
aromatiques hachées, le tout
est remis dans la pàsôt qui,
bien cousue, est introduite
pe 229
dans la marmite à soupe en
guise de poule au pot, c'est
un mets de roi.
pàsu, à, pansu, e.
pàsyô, pension.
pàku ou pàkur (mis pour
pe àku, pas encore), pas en-
core.
pàsyunâr, pensionnaire.
pàt, pente.
pàteà, penchant.
pàt€i, pencher.
pàtkôt, Pentecôte.
pè, t, laid, e : hl ta a pê e
:(î vo pyor, le temps (ciel)
est laid (noir), il (y) veut
pleuvoir.
pêdj ou pert, perte.
pêdrï, nf., perdrix, per-
dreau.
pênrâ, panerée.
pêpî, pépie ; avoir la pépie,
avoir très soif.
pêpy, peuple.
pépyâ, peupler.
pèpyâ, peuplé, e.
perlîpïp'i, nm., primevère.
pètyï, pétiller.
pè, pain.
pê dûjlô (litt. pain d'oisil-
lon), sedum.
230 pœr
pin, panne.
pin, pêne.
pe^, démêloir ; — alvéoles.
peni, sorte de berceau sus-
pendu au plafond dans le-
quel on met le pain.
pèV^, peigner; — ruiner;
— rosser.
pltiî, peigné, e ; — ruiné,
e ; — foutu ; — rossé, e.
penôt, diminutif de panne,
pièce du char reliant les
roues de derrière avec celles
de devant. — teàuî dcu le
penôt, presser sur la penôt,
appuyer sur le manche de la
faux afin de couper l'herbe
le plus près possible : an po
pe teàtei deu le penôt kâ swey
e làv, on ne peut pas pres-
ser sur la phiôt quand on
fauche à l'eau, c'est-à-dire
quand on a bu de l'eau à ses
repas.
pl^ôt, nf., peigne fin. —
Epi du carder à foulon. —
Homme faible et craintif.
plnu, j, celui, celle qui
peigne.
pœrâ, ^, peureux, euse.
On dit d'un peureux qu'il a
pîp
toujours peur que la merde
lui gèle au cul.
pœrï, pourrir. — Manquer
son coup à certains jeux, et
par suite être exclu de la
partie.
pœri, î, pourri, e.
pœrîtur ou pûrïtur, pour-
riture.
pœs, pouce (doigt).
pœsi, doigtier du pouce.
pœtur, nf., terrain livré
au pâturage.
pœîurî, pâturer.
pd'turi, pâturé, e.
pe, peau; — pis; — pire.
peeèr, pécheur.
phe, péché. — Les taches
blanches qu'on remarque
sur les ongles sont des pé-
chés.
phâ, commettre un péché.
pedr, perdre.
pénétra, pénétrer.
penïtàâ, pénitence.
pepe, grand-père : rôp dôdô,
lu pepe €u le même, frappe
dodo, le grand-père sur la
grand'mère. Dicton dont le
sens est à peu près : Allez,
boum ! à grands coups,
ped
comme le grand-père quand
il frappe sur la grand'mère !
pèr, père. — Le mâle chez
les oiseaux, Voy. pôpâ et
pûpâ.
perï, périr.
pèrî, î, péri, e.
perU, perche (gaule). —
Mesure agraire dont la va-
leur n'est plus connue que
par quelques vieilles per-
sonnes.
pèru, Pérou : s nà pe lu
peru, ce n'est pas le Pérou,
ce n'est pas grand'chose.
ph, passe.
phà, t, passant, e.
phedj, passage.
pèsâ, passer.
phâ, passé, e.
phptteû, passe-partout.
pestà^ passe-temps.
petrà, S3monyme de sour-
nois : bûgrè de pétrâ.
petrt, pétrin.
petrol, pétrole. Voy. gâ^.
pèy, nf., poêle.
pe, par.
peeè, échalas.
pe€Ï ou perkî, par-ci.
ped^u (lu) (litt. le par-des-
pîl 23 1
sus), le dessus d'une chose :
lu gûrmà, el e medjî lu ped^u
d 6e rd'tt, le gourmand, il a
mangé le par-dessus de sa
tartine !
pUj, page.
pedjnâ, pardonné, e.
pedjnâ, pardonner : sâkre
po, k lu bô du m pedj'èn, ït vo
ïïywâ! szcrh porc, que le bon
Dieu me pardonne, je te
veux tuer! — Que le bon
Dieu me pardonne est une
expression très fréquente
dans la bouche des femmes,
elles l'emploient chaque fois
qu'elles s'aperçoivent qu'elles
ont blasphémé.
pedjnâby, pardonnable.
pedjô, pardon.
pe dvè (par devers), du
côté de. — Environ : e yàn
è pe dvè mi, il y en a (par
devers) environ neuf.
pelé, palais.
pela, parler; à quelqu'un
qu'on ne veut plus écouter,
on dit : pel e tnô ku, me tet nà
vo pu, parle à mon cul, ma
tète n'en veut plus.
pela, parler.
232 per
pelto, paletot.
perâ^ pané : d lav phie, de
l'eau panée.
phiâd, panade.
pcp, pape. — Dans le lan-
gage burlesque, abréviation
du mot propre pt'ph
pepc, nm., bouillie faite le
plus souvent avec la pomme
de terre. — en po pu dïr pepe,
il ne peut plus dire pepe, dit-
on d'un homme ivre qui ne
peut plus articuler les mots
qu'il cherche à prononcer.
pepî, papier : eetnme d pe-
pt, estomac de papier, mau-
vais estomac : lii pepî 5 ley
ekrîr, le papier se laisse
écrire, disent les incrédules.
perâ, t, parent, e.
perâte, parenté.
perdî^ ou perdi, mais plus
souvent père, pardi.
perdjèmî, parchemin.
pcre, perdii^, perdi, pardi.
peredî, paradis; — reposoir
pcredj, parage.
perèlî:(î, paralyser.
perelï^î, paralysé, e.
peretr, paraître.
perevà, paravent.
pir
perfe, t, parfait, Q:e lie fiù
d perfe, il n y a personne de
parfait.
perfetDià, parfaitement.
pefiuè ou perfwe, parfois.
perî, pari. — Paris : te evu
e perî ? té n ye djemà pUï, tu
es allé à Paris ? tu n'y as
jamais pissé, tu n'as jamais
eu l'honneur d'y mettre les
pieds.
perïi^ye, n, parisien, enne.
perk, parc. — Champ
d'une étendue extraordi-
naire.
perkïiîsyô, perquisition.
perkîT^hyunâ, perquisition-
ner.
permetr, permettre.
pcrmi, j, permis, e.
permîsyô, permission.
permuta, permuter.
perôt ou pu'ôt, diminutif
de pierre.
perô, perron.
pcnel, parcelle.
persoley, parasol .
.persyen, persienne.
pertee, nm., perche (pois-
son).
pert^i, percher.
ptt
pht^t, perché, e.
pertîkulî, r, particulier,
ière.
perue, perruche.
peruk, perruque.
peruM, r, perruquier,
ière.
persiimdj, personnage.
persunel, personnel, elle.
pert, perte. Voy. pédj.
penike, perroquet.
pervénî, parvenir.
perwh, paroisse.
perwhyè, n, paroissien,
enne.
perây, parier.
peryu, /, parieur, euse.
pt'ské, parce que; à Etrappe,
peskè.
pht, peste.
pet, patte. — Vieux chif-
fon. — Lange (couche) pour
envelopper les enfants au
berceau.
pctàdjî, patauger.
petàt, patente.
petàtâ, patenté, e.
pct€î, î ou pertî, /, parti, e.
peUî, partir.
pti^t, partie.
peUifîi (litt. sortie dehors),
pey 233
nf., printemps : sfé peUifû,
ce printemps.
petàtâ, patenter.
petedj, partage.
petedj'î, partager.
petedjî, partagé, e.
pett'dj'u, j, celui, celle qui
partage.
petâr, pétard.
peti, r, chiffonnier, ière :
e djur kmà ï peti, il jure
comme un chiffonnier.
petb, pataud.
pt'trek, patraque.
petrïyer£, patriarche.
petwe, patois.
pevedj, pavage.
pevâ, paver.
pevâ, pavé, e.
pevtyô, pavillon.
pevô, pavot.
pevwe:(î, pavoiser.
peyice^t, pavoisé, e.
pey, paille.
peyà, t, payant, e.
peyè, n, païen, enne.
peyes, paillasse.
peyhô, paillasson.
peyâby, payable.
peyl, i, pays, se.
peyi^à, t, paysan, anne.
234 P^^
On dit aussi au féminin
peyÎT^n.
peyî^dj, paysage.
peyi, payer.
peyî, payé, e.
peyî, endroit où l'on serre
la paille.
peymà, payement.
peyu, j, celui, celle qui
paye.
peymà, payement.
pâ, paix. — Part : n pâ
d là, une part de lard, la
portion de lard qui revient
à chaque convive. — Viande,
mais surtout de la viande
salée. On dit toujours d le
vyàd de bwetei, de la viande
de boucher, de la viande
fraîche. — Silence, interjec-
tion : pa, le vzuhî ! paix (si-
lence), les voici !
pàjîby, paisible.
pâjîhyèmà, paisiblement.
pàkâ (litt. pâquer), faire
ses pâques.
pâl, pâle.
pAlî, pâlir.
pâma, pâmer : î pâm dswe,
je pâme de soif.
par, paire.
pàt
pâst, nf., but au jeu.
pâsîïy, pastille.
pâsiuâr, passoire.
pâsyà, t, patient, e.
pâsyàs, patience.
phyàtâ, patienter.
pAt, pâte.
paie, pâté. — Coup de ba-
guette appliqué autrefois par
le maître d'école dans la
main de l'élève ayant com-
mis une faute, ce qui faisait
dire aux écoliers, en parlant
d'un de leurs camarades : ià
t bô ekolî, tu le djû lu mâtr lî
bey de pâte sa jeren, c'est un
bon écolier, tous les jours le
maître lui donne des pâtés
sans farine !
pâter, Pater.
pâfi, pâtir : sa tûdj le pur
djà k pâtïm pu lez^ atr, c'est
toujours les pauvres gens
qui pâtissent pour les autres.
pâtd, pâton : e v^à kmà de
pâtô.
pâtr, paître; n'est em-
ployé que dans l'expression
envoyer paître.
pâtrïyôt, patriote.
pâtri, patrie; — espèce.
ptk
patron, patronne.
pâtrô, patron; — modèle
pour la coupe des habits,
pâtrunel, patronal, e.
pâtu, j, pâteux, euse.
pâturMj, pâturage.
pâyôt, nf., diminutif de ^^
dans le sens de part.
pî, pic (outil).
pmî, nm., pisseur. — Pe-
tit garçon.
pUâd, nf., pisseuse. —
Petite fille.
pî-eàle (litt. pissenlit), bou-
ton d'or. Les enfants croient
qu'ils pisseront au lit dans
la nuit s'ils cueillent des
boutons d'or.
put, pisser.
pUô, pissat : 6ûlè à €Ï î^a
k dîpUô, cela est aussi chaud
que du pissat, dit-on en par-
lant d'une boisson qui n'est
plus fraîche.
pUtule, pistolet.
pîdàs, pitance.
pîdt, pitié.
pîk, pique.
pîkà, t, piquant, e.
pîkér, piqueur.
pîke, piquet.
pîk 235
pïkâ, piquer. — Sonner.
— Atteindre : î là pîkâ dhm
ï keyo, je l'ai piqué (atteint)
d'avec un caillou. — Trésir :
le:(^ ôvwen pîkâ, les avoines
piquent, elles commencent
à germer hors du sol. —
Gagner : yâ pîkâ me trwâ fra
àjdœ, j'ai piqué (gagné) mes
trois francs aujourd'hui. —
pîkâ le pàsyô, piquer la Pas-
sion, sonner lentement les
cloches pendant que le prêtre
récite les prières de la Pas-
sion. — Battre seul au
fléau : e pîk le pâsyô deu dî
Sîvel, il pique la Passion des-
sus du seigle, il bat seul du
seigle au fléau. — etr pîkâ,
être enceinte. — pîkâ afâ,
piquer au feu, sonner les
cloches comme pour la Pas-
sion, mais aussi vite que
possible, pour demander du
secours lorsqu'il y a un in-
cendie.
pîkâyô, picaillon.
pîkô, picot.
pîkôt, nf., piquette. —
Coup de cloche pour appeler
les enfants à la classe du soir.
236 pu
pïkur, piqûre.
pïkîitâ, picoter. — Tache-
ter.
plkutâ, picoté, e. — Ta-
cheté, e.
pîkîitï, picotin. — Petite
corbeille pouvant contenir
la ration d'avoine d'un che-
val.
pïl, pile ; — rester pïl, res-
ter coi.
plledj, pilage.
pîlâ, piler.
pilâ, pilé, e.
pîli, pilier.
pîlôt, diminutif de pile ; —
nf., point culminant d'une
cheminée ou d'une mon-
tagne : û pïlôt d le mut d
gràmô, le point culminant
de la motte de Grammont.
pïlô, pilon.
pîlu, j, pileur, euse.
pîno, pineau.
pîliô, pignon.
pïp, pipe.
pïpôt, diminutif de pipe.
pîreï, persil.
pîsk, puisque.
pit^rol OM pUrol, nf., du-
vet qui couvre le corps des
pnr
oiseaux nouvellement éclos
ou qui s'aperçoit sur la fi-
gure des enfants, des ado-
lescents.
pïvô, pivot.
pîvuiâ ou pïvôlâ, pivoter.
pïyt'dj, pillage.
pîyî, piller.
pïyt, pillé, e.
pi, pied. — pî petu, pied-
bot. — pi S^'S^ (^)j à cloche-
pied.
pi-bndjô, pied-bot.
pî Uasi d sebô, loc, pied
chaussé de sabots. Quand un
fermier prend un domes-
tique, celui-ci a le droit de
réserver son pied chaussé de
sabots ; c'est-à-dire que son
patron devra, outre son
gage, lui fournir ses chaus-
sures, soit sabots ou souliers.
pî-d-bu (litt. pied de les-
sive), trépied sur lequel on
place le cuveau pour faire la
bu (lessive).
pir, pierre : sânpîrk ve ht
€u 5e fà, c'est une pierre qui
va bien sur sa faux, c'est
une chose qui arrive à point,
qui fait bien son affaire.
pis
— tu pet€Û le pir sd dur,
(tout) partout les pierres
sont dures, — Pierre, nom
d'homme.
pirôt. Voy. perôt.
pis, pièce.
pîthnà, marcher à petits
pas.
pitnà, piétiner.
pïtnà, piétiné, e.
pîtd, facteur (piéton). —
Chausson de laine.
pldjô, pigeon.
pldjuni, pigeonnier.
plfo, houx. On en met
des branches dans les écu-
ries pour préserver, dit-on,
les animaux des verrues ou
des dartres.
plnâ, crier comme un pe-
tit poussin : I n po pu pïnâ d
le ta kyâ tè£î stè nœ, je ne
peux plus pîner (parler, me
faire entendre) (de la) tant
(que) j'ai toussé cette nuit.
pluu, y, celui, celle dont
la voix imite le cri du pous-
sin.
phî, pincer : e ph dedje le
fèy, il pince (il courtise) dé-
jà les filles.
pô€ 237
pW, pincé, e.
pls-ku (litt. pince-cul), co-
lin-maillard.
plsô, pinson.
plsôt, pincette. — Embras-
ser quelqu'un à lapïsôt, l'em-
brasser en lui prenant les
deux joues entre les doigts.
phô, pinceau.
pïtâ, pinter.
plôtd, peloton,
pluniô, édredon.
plu^^yèr, plusieurs.
pnel, prunelle.
pfâli, prunellier,
pnAj, punaise; — lygée :
el à €î vœ kèn pènâj, il est
aussi vide qu'une punaise.
Voy. tà'fyô.
put, panier : el e t€Î dà mô
pnî juslâ lài, il a chié dans
mon panier jusqu'à l'anse,
c'est-à-dire, il a tellement
abusé de ma bonté que la
mesure est comble et que je
romps pour toujours toutes
relations avec lui.
pno, penaud, e.
pô, pet.
pô€, poche. Voy. tât€.
pôetûm, nf., pus.
238 pdl
pôel, percer. — Mouiller
un habit de façon que l'eau
le traverse.
pôei, percé, e. — Mouil-
lé, e, de part en part.
pôl^ bande d'écorce levée
d'un bout à l'autre d'une
tige de chanvre.
pôlàteî, soigner quelqu'un
pendant une longue mala-
die : ètr pôlàuî, être soigné
au lit pendant une longue
maladie.
pôlî, polir.
pôlïmà, poliment.
pôlîs, police.
pôlîsedjy polissage.
pôlîsâd^ palissade.
pôlith, politesse : faire la
politesse, faire un mouve-
ment particuher de la main
avant de prendre quelque
chose que tient une personne
à laquelle on doit le respect ;
les mendiants, les enfants
font la politesse.
pôlîtîk, politique.
pôlke, polka.
pôlô, palet : grô pôIô, gros
palet, enfant ou animal dans
un parfait état d'embonpoint.
pôt
pôltrô, poltron.
pôlône, ;(, polonais, e : el
à su kmà i pôlône, il est saoul
comme un Polonais.
pôpîyel, papillotte. C'est le
cadeau habituel d'un amou-
reux à sa future.
pôplinà, pomponner.
pôpUnâ, pomponné, e.
papules, populace.
pôpuîâr, populaire.
pôrey, pareil, eille.
pôrpweyô, papillon.
pôrtèfèy, portefeuille.
pôrtè-mône, porte-monnaie.
pôrtre, portrait.
pôsedâ, posséder.
pôsedâ, possédé, e.
pôsedâ, possédé, synonyme
de diable, possédé du diable :
sa lu pôsedâ, c'est le diable,
c'est très difficile.
pôsesyô, possession.
pôst, poste.
posta, poster.
posta, posté, e.
pôstur, posture.
pôtâ, péter. Quand quel-
qu'un pète en société on se
hâte de dire, pour l'excuser,
que les portes de derrière
sont faites pour l'aisance de
la maison. A celui qui trouve
que péter est une chose mal-
propre, on répond : te pu sâl
ké mwe, t renies dêvû tô nâ su
kî t-eàp le devû mô ku.
pôtô, poteau.
pôtô ou pêtô, peton.
pôtu, j, péteur, euse.
poli, î, poli, e.
pôr, port ; — pauvre. Voy.
ptir.
pôrsyô, portion.
pôrtî, r, portier, ière.
po, peu ; — peur ; — porc ;
— puis.
pôl, pôle.
poli, poulie.
popïlî, peuplier.
popir, paupière.
popr, propre.
poprêmà, proprement.
poprète, propreté.
ports, porche.
posîby, possible : a tu po-
sïhy à môd k le fàn à dî ma !
est-il possible au monde que
les femmes ont de mal !
pot£, porte.
po:(^, pause.
po^â, poser.
prê 239
po^â, posé, e.
po^îsyô, position.
po:(u, j, poseur, euse.
pô, pont. — Devant d'une
ancienne forme de pantalon.
pôp, pompe.
pôpâ, pomper. Quand il
pleut et que les bergers en
sont heureux ils chantent :
Pompez, pompez. Seigneur !
pôpî, pompier.
pôpd, pompon.
pds (ptr), pierre-ponce.
pràdji, prêcher.
pràdji, prêché, e.
pràdju, j, prêcheur, euse.
pràr. Voy. par.
prèdj, purge.
prèdjî, purgé, e : lu ta s
prèdj, le temps (ciel) se
purge, il pleut un peu, mais
c'est que le ciel a besoin de
se débarrasser, il ne tardera
pas à faire beau.
prèdji, purger.
prèlôdjî, prolonger.
prèlôdji, prolongé, e.
prèlôdjmà, prolongement.
prèim, r, premier, ière. —
Le premier des trois coups
de cloche qui appellent les
240 pre
fidèles à la messe du di-
manche.
prùnûrmà, premièrement.
prênôsf, prononcer.
prênôst, prononcé, e.
prènôsyâsyô, prononciation.
prtnâhy, prenable.
prêta, prêter.
p'ètâ, prêté, e.
prètu, j, prêteur, euse.
prèv, preuve.
prè:(à, t, présent, e.
prêtas, présence.
prè:(àtâ, présenter.
prè:(àtâ, présenté, e.
predî, prédir.
predî, i, prédit, e.
predîkâtêr, prédicateur.
prefektur, préfecture.
parferas, préférence.
préféra, préférer.
préféra, préféré, e.
preferâby, préférable.
prèfes, préface.
prejudïs, préjudice.
prekâsyô, précaution.
^/^^jjy'î/H^précautionnéje
prekasywiâ, précautionner.
prekôs, précoce.
prend, prénom.
prèperà, préparer.
pre
prépara, préparé, e.
prtph-âsyô, préparation.
preperâtîf, préparatifs.
prèlàdr, prétendre.
prètàdu, û, prétendu, e.
prheptér, percepteur : lu
prheptèr à vnu fàr se rset, le
percepteur est venu faire sa
recette.
prèsîph, précipice.
presfpitâ, précipiter.
presïpïtâ, précipité, e.
presï:(emà, précisément .
prest, presser.
prhi, pressé, e.
prhk, presque.
presyœ, ^, précieux, se.
prête, nf., fruit du pêcher.
preti, pétrir.
preti, t, pétri, e.
prevnï, prévenir.
prevnu, Û, prévenu, e : e
vo:i à prevnu k Ui prheptèr a
vnu fàr 6e rset, il vous est
prévenu (vous êtes préve-
nus) que le précepteur (per-
cepteur) est venu faire sa
recette; c'est en ces termes
que le garde champêtre an-
nonce au son du tambour
l'arrivée du percepteur.
prî
prevnà, t, prévenant, e.
prh'or, prévoir.
previueyà, /, prévoyant, e.
prèvwt'yàs, prévoyance.
pre:(àtâby, présentable.
prè:{ervâ, préserver : k lii
bô du yà pre^rv, que le bon
Dieu (l'en) lui en "préserve.
pre:i^.rvâ, préservé, e.
pre:(idà, t, président, e.
pre~jdâ, présider.
près, presse : c yc prcs, il y
a presse, il faut se dépêcher
aussi vite que possible.
prhà, t, pressant, e.
pr estas, prestance.
prhtâsyô, prestation.
pny^, prier.
preyu, j, prieur, euse.
prâ, pré.
prârî, prairie.
prâtîk, pratique.
prâtikâ, pratiquer.
prl, prix.
prî, j, pris, e.
prï, pris ; — caillé : dl Icse
prî, du lait caillé.
prïj, féminin de pris.
prïj, prise de tabac. Voy.
tmmâ et fœnâ.
priji, priser.
RousSEY. — Glossaire.
prô 241
prïjôt, ni'., diminutif de
prise.
prïjà, prison.
priju, j, priseur, euse.
prljnni, r, prisonnier, iére.
priniâr, primaire.
prlvA, priver.
priva, privé, e.
prïvâsyô, privation.
pris, prince.
prïsïp, principe.
prîycr, prière. Cérémonie
religieuse qui se tait le soir.
— - Pendant l'hiver, dans
presque toutes les familles,
on fait la prière en commun
aussitôt après le dîner.
prises, princesse.
prlsïpi'l, principal, e, aux;
— au ms. pi. on dit aussi
prlsîpd.
prôbâby, probable.
/)/-c)MZ'3'('w^, probablement.
prôblAm, problème.
prÔ€è, prochain.
prôfisi, prophétie.
prôgrt', progrès.
prôjt', projet.
prôkurâsyô, procuration.
prôhuri, procurer.
prôpôrsyô, proportion.
242 pro
prôpô (c), h. propos.
prôpi^â, proposer.
prôpo:{à, proposé, e.
prôpo:^isy5, proposition.
prôpntâr, propriétaire.
prôti'ksyô, protection.
prôiidji, protéger.
prôndj'i, protégé, e.
prôvcrb, proverbe.
prôvîdàs, providence.
prôvî:;wâr, provisoire.
prôvi^wârmà , provisoire-
ment.
prijvïiyd, provision.
prôvïs, province.
prôvnàs, provenance.
prôvnî, provenir.
prâvôkâ, provoquer.
prôvôkâ, provoqué, e.
profesér, professeur.
profcsyd, profession.
prôfï, profit.
profita, t, profitant, e.
profita, profiter.
profîtâby, profitable.
prolîr, chaîne servant à
attacher les bœufs à la char-
rue; — grosse chaîne de
montre.
pron, prône.
pronâ, prôner.
prû
pronâ, prôné, e.
proprite, propriété.
prose, procès : lit mwcyu
miueyl pu s rùnâ sa d gèifi de
prose, le meilleur moyen
pour se ruiner, c'est de ga-
gner des procès.
prbseyî, v., faire un procès
qui traîne en longueur.
prosesyô, procession.
prÔ:{, prose (chaut reli-
gieux).
prô, t, prompt, e.
prôtitiid, promptitude.
prôtmà, promptemcnt.
prudà, t, prudent, e.
prudàs, prudence.
prùm, prunier.
prùntènu r, printanier, ière.
prii, prou : e ye prû bô, il
y a prou de bois.
prnmes, promesse.
prïmietr, promettre.
prÛDÛ, j , promis, e.
pnniiuâ, promener.
priiDinâ, promené, e.
pritmuâd, promenade.
prûnmu, j, promeneur,
cuse.
priivâ, prouver.
prûvâ, prouvé, c.
ptô
prwcy, nm., pièce de bois
s'introduisant dans le joug
et après laquelle s'attache la
prblir.
psom, psaume.
ptcu, pertuis : pi€H dï Jeu,
pertuis du cul, anus.
pteuji, faire des pertuis.
pt€uji, pertuisé, e.
pic, t, petit, e.
ptètmà, petitement.
ptî-men, petit-mari; le
plus jeune de la troupe des
j'crcgï ; c'est à lui qu'incombe
la plus dure besogne, aussi
va-t-il toujours avec regret
au travail, c'est ce qu'indique
d'ailleurs la chanson sui-
vante dite du petit-mari :
Petit-mari lève-toi donc. —
Pour quoi faire, mon maî-
tre ? — Pour tirer In (le) ba-
tô — Oh! que j"ai mal au
ventre ! — Petit-mari lève-
toi donc, — Pour quoi faire,
mon maître ? — Pour man-
ger la soupe à l'oignon. —
Lon lan la je m'iève, je
m'iève, lon lan la i (je) va
m leva .
pfo, putois.
pii€ 243
pu, plus; — pus. Voy.
pôeUlni.
pubyïk, public, que.
puhyâ, publié, e.
pubyà, publier.
pubyikâsyô, publication.
pujî, puiser. — Prendre
l'eau en parlant des chaus-
sures : nie sebô pujà, mes sa-
bots puisent , ils prennent
l'eau.
puni, punir.
puni, i, puni, e.
punisyô, punition.
pur, pur, e,
piirà, t, dégoûtant, e.
purgâtwâr, purgatoire.
purïjyâ, purifier
punfyâ, purifié, e.
pnn, dégouttant, e.
puri, dégoutter.
purô (de purT), petit-lait,
piirfc, pureté.
pusi, épucé, e.
pu5Î , épucer; — s pusî ,
se pucer, prendre ses puces.
pusi, poussin.
puto, plus tôt; — plutôt.
pu:^'t, épuisette.
pii, pour ; — pouls.
pû£c, pourceau ; désigne gé-
244 M^'^
néralementun jeune cochon.
pii-elô, diminutif de p-iUc.
pîi-e^ô (/), diminutif de
peu, un petit peu.
piidkà (litt. pot-de-camp),
bidon dans lequel on porte
à manger dans les champs.
pfidr, poudre.
piidrâ, poudrer.
pùdrâ, poudré, e.
pfidri, poudrière.
pfifâ, pouffer. — S'em-
ploie le plus souvent à la
voix pronominale : e 5 piifl d
rïr, ils se pouffaient de rire.
— Emplir la bouche d'eau et
la répandre en pouffant sur
du linge avant de le repasser.
p-ujô, nf. , poison ; — en-
fant qui fait de l'esprit ou
qui veut jouer à la grande
personne.
piil, poule.
pûl pltel, pintade.
pûlè, poulain.
pîilè, poulet.
pûleyt, poulailler.
pnhU, pouliche.
pilla, coq.
pùlôt, diminutif de poule.
pnin, pomme : p-iiin d ho,
pur
pomme de bois, pomme
sauvage.
pfnne, nom donné à un
bœuf qui a, généralement,
une tache blanche au milieu
du front.
pîïmâ, pommer.
piiiiiâ, pommé, e.
piitnâd, pommade; — ré-
sidu des pommes ou des
poires broyées pour faire le
cidre.
pîiitû, pommier.
pûiiilâ, pommelé, e.
piimôt, diminutif de pom-
me. — Féminin de piime.
pùmô, poumon.
pùp, poupée.
pûpâ ou pôpâ, papa. Il n'y
a que les personnes âgées
ou peu respectueuses qui se
permettent de dire mon per.
pitrkwe, pourquoi.
pîtrïtur. Voy. pœnlur.
pfirpt, pourpier; on croit,
à tort, que quelques feuilles
de piirp'i suffisent pour mé-
tcoriser un animal.
piirsil'lt , poursuite.
piirswîvr, poursuivre.
pûrUht, pourchasser.
pra
pîirieh'i, pourchassé, e.
pîirt€Ô, porc frais.
pfts, glume.
/w/j, pouce (ancienne me-
sure). Voy. pâ's.
piisâ , pousser ; peu em-
ployé, on dit plutôt biirâ ;
— chasser quelqu'un en le
poursuivant.
pihâ, poursuivre à la cour-
se. — faire courrir quelqu'un
devant soi , comme la piis
s'envole devant le vent du
van.
p^sâ , poursuivi , e , à la
course.
pûsô, nm., poussière très
fine et très incommodante
qui se produit surtout pen-
dant le battage du grain bien
sec.
pîlstfy, poussif, ive.
pûsfr , poussière. Sobri-
quet.
p-fisôt, nf. , sorte de matelas
fait avec de la {pi^is) balle
d'avoine.
plUà, portail d'une porte
de grange.
pilU-âl (litt. porte-ailes),
nm., certaine quantité de
pfiy 245
plumes qu'on a soin de lais-
ser sur les flancs des canards
et des oies quand on leur
enlève le duvet afin que les
ailes aient toujours un point
d'appui et ne traînent pas
par terre.
p'ûtm, t, portant, e.
pùUâ, porter.
piiUâ, porté, e.
pitUâ, portée.
put€-kb (litt. porte-cou),
nm., longue pique munie
d'un crochet servant à por-
ter des fardeaux volumineux,
des fagots, par ex.
pnteu, j, porteur, euse.
pûtô, nm., pot; — en-
crier ; — creux fait par le pas
d'un animal lourd marchant
sur un terrain mou ; — pfitô
pUvô (litt. pot pisseret), vase
de nuit.
pur, pauvre.
pu ras, pauvresse.
pûrnià, pauvrement.
p-ûrtè, pauvreté.
pily, pou ; — pucerons qui
vivent sur certaines plantes,
comme sur le sureau , par
ex.; — tique du bœuf; —
24e pwe
ùiïy-byà, pou-blanc; on dési-
gne ainsi les poux qui se pro-
pagent non pas dans la tête,
mais sur les autres parties
du corps.
pûyî, épouiller.
ptiyi, épouillé, e.
péyu,j, pouilleux, cuse.
piuà, t, puant, e.
pwc, point; — poing.
piuèn, peine.
pwènâ, peiner.
pwènîby, pénible.
pîvèn, poigne.
piuènâr, poignard.
piuènhdâ, poignarder.
pwènerdâ, poignardé, e.
piuhii, poignée.
pwèsô, poinçon.
pwèt, pointe.
piaèlâ, pointer.
piuctu, //, y, pointu, e.
pwèfur, pointure.
pwe, nm., poil ; — poids ;
— pois; — nf., poix.
pwe-d-tel (litt. poil de
chien), létuque.
pwc£ô, poisson.
piuelu, j, poilu, c.
piuer e luve (litt. poire A
l'hiver), nf. , catillac.
pyâ
piL'cr, poire.
pwtrcy, paresse,
piueràju , j , paresseux ,
euse ; — beaucoup disent au
féminin pweraju:^.
piucrt, poirier ; — piucn-
fiirtd (litt. poirier-fourche),
faire le poirier-fourche, se
tenir en équilibre sur la tète
et les mains, les jambes en
l'air et écartées.
pwh'ô, poireau.
pweserd, poissarde; terme
injurieux s'adressant à une
femme.
pwest, poisser.
piui'su, j, poisseux, euse.
pwclrui, poitrine. On ap-
pelle aussi la poitrine le pfs
tnàtràs, la pièce maîtresse.
pivetrmâr, poitrinaire.
piuevr, poivre.
pivevrâ, poivrer; — ros-
ser d'importance.
pwcvnr, poivrière.
pii'h, poile.
pwà, puer.
piuï, puits; — pouah !
pwLui, t, puissant, e,
/>:c7.V(/.v, puissance.
pyà, plant.
pyl
pyà ou plày plan.
pyàl€, planche. — Ter-
rain en friche.
pyàld, plancher, — Cham-
bre située au dessus du pwey.
pyàt, plante.
pyàtâ, planter.
pyàtâ, planté, e.
pyàtii, y, planteur, euse.
pyèm, plume.
pyème, plumet. — Nom
donné par com.paraison à la
vipérine. «
pyèmâ, plumer; — peler;
— vaincre quelqu'un,
pyèmâ, plumé, e; — pelé,
e ; — vaincue, e.
pyèmu, nm., outil dont se
servent les femmes pour le-
ver l'écorce du chêne.
pyémur (litt. plumure),
pelure.
pytUedj, piochage.
pyèt-e, pioche.
pyètet, piocher.
pyttet, pioché, e.
pyét€u, y, piocheur, euse.
pyê, n, plein, e.
pyl-Uà, plain-chant.
pyêdr, plaindre.
pyenmà, doucement.
pyt 247
pyêiiôt , bonaventure.
pyct, plainte.
pyctdj, pluie.
pyâ'djôt, diminutif de pluie.
pyœdju,J, pluvieux, euse.
pyœr (lu), nm., le pleurer :
lu pyœr ne po pe m vùnï, e n
me rà beyt dà sô tt'stânià, lu po !
le pleurer ne peut pas me
venir, il ne m'a rien donné
dans son testament, le porc !
pyœrâ, pleurer.
pyœr A, pleuré, e.
pyœrnït€t, pleurnicher.
pyœnîUu, j, pleurnicheur,
euse.
pyœru, j, pleureur, euse.
pyt'di (5), s'engager à ser-
vir un maître pour un temps
déterminé.
pyèjî, plaisir.
pye, pouvoir.
pye-d-fôt (litt, plat de
fonte), cocotte.
pye, plat.
pye, t, plat, e.
pyejà, t, plaisant, e.
p)'tjàtâ, plaisanter.
pyck, plaque.
pyekâr, placard.
pyeno, piano.
248 pyâ
pyeret, Pierrette.
pyerô, pierrot.
pyh, place.
pyhi, placer.
pyhi, placé, e.
pyesmà, placement.
pyesu,j, placeur, euse.
pykhî, nf., petit recoin si-
tué derrière le fourneau et
servant à serrer le bois ; —
grande plaque de fonte des-
tinée à protéger le mur
quand on fait du feu dans
l'âtre. Ce mot s'emploie gé-
néralement avec l'adverbe
derrière : le bois est der-
rière la pycfin, alors même
que le bois est réellement
placé devant.
pyetlâ, platée.
pyctb ou plctb, plateau.
pyeyà, pliant.
pyeyà, t, pliant, e.
pyeyi, plier; — ployer.
/jy^y/, plié, e; — ployé, e.
pytyu, j, plieur, euse.
pyâ, plaie.
pyâdî, plaider.
pyâdî, plaidé, e.
pyâr, plaire; — Pierre.
pyâir, plâtre.
pyô
pyâtrâ, plâtré, e.
pyî, pli.
pyïs, pelisse.
pyïsedj, plissage.
pyhî, plissé, e.
pyhi, plisser.
pyisu, j, celui, celle qui
plisse.
pyt ou pli, nf., pli au jeu
de cartes.
pyofô, plafond.
pyôfu'ènâ, plafonner.
pyôlô, nm., pédale d'un
rouet.
pyo, serpolet : ï ni so kwet€t
€u kl pyo, savà vo i so fo, je
me suis couché sur le serpo-
let, sauvez-vous, je suis fou.
On prétend que la folie peut
naître d'un séjour prolongé
sur le serpolet.
pyor, pleuvoir.
pyô, plomb.
pyôhcdj, plombage.
pyôbâ, plomber.
pyôbâ, plombé, e.
pyôhii, j, celui, celle qui
plombe.
pyôdji, plonger.
pyôdji, plongé, e.
pyôdjô ou pyôdjô, plongeon.
pyô
pxàdjii, j, plongeur, euse.
pyô)i, vieille femme qui se
plaint sans cesse.
pyônâ, pleurnicher.
pyôiiN, j, pleurnicheur,
euse.
pyu 249
pyiidjiiâ, pleuvoir douce-
ment.
pynk, grosses billes dont
se servent les enfants pour
« caler ».
ràh
radjî, bouger.
ràdjî, bougé, e ; — dépla-
cé, e. S'emploie le plus sou-
vent à la voix pronominale.
ràtâ, arrêter.
râ, rang; — rien.
ràbâledj, remballage.
■ràberhùmà , rembarque-
ment.
râberkâ, rembarquer.
ràberhâ, rembarqué, e.
ràbâ, synonyme de rôfwe.
râble, remblai.
ràblcyî, remblayer.
râblcyi, remblayé, e.
ràbrîknâ (s), se replier sur
soi-même de taçon à se faire
le plus petit possible et en
faisant prendre au corps des
positions anormales. L'es-
ràb
cargot se ràbrlkên dans sa co-
quille quand on le touche ;
— ràbrîknâ, déformer un
corps pour lui faire occuper
un espace plus petit.
ràbrïhtâ, celui, celle qui
a le corps ramassé d'une fa-
çon anormale.
râbur , deuxième mise ,
double de la première, que
met un joueur qui a man-
qué son coup pour avoir le
droit de rejouer sur la partie
courante. — Deuxième ra-
tion de café que l'on reverse
séance tenante à une per-
sonne qui vient de vider sa
tasse.
ràbûa, rembourser.
ràbiia, remboursé, e.
ràf
ràbiirâ, rembourrer; —
refouler : /" ni soràbnrâlpœs,
je me suis rembourré (re-
foulé) un pouce.
ràbih'â, rembourré, e ; —
refoulé, e.
ràbntlâ, même sens que
bût la.
ràd-evû, rendez-vous.
rnd-glod, reine-claude.
ràdglûdî, arbre qui produit
les reines-claudes.
ràdmâ, rendement.
ràdôtâ, rendetter.
ràdôtâ, ren dette, e.
râdrémî, rendormir.
ràdrêmï, rendormi, e.
ràfermï, raffermir.
ràfcrml, t, raffermi, e.
râflâ, renfiler.
ràjîâ, renfilé, e.
râfo, renfort.
ràfôsî, renfoncer.
râfôsî, renfoncé, e.
râfôsmà, renfoncement.
râfràt€Uà, t, rafraîchis-
sant, e.
ràfrômâ, renfermer.
ràfrômâ, renfermé, e.
râfyâ, renfler.
râfyâ, renflé, e.
ràk 251
ràfyèmà, renflement.
ràgen, rengaine. Voy. ryà-
tbl et ryol.
ràgenâ, rengainer; — dire
des rengaines.
ràgedjî, rengager,
ràgt'dj'î, rengagé, e.
râgedjmà, rengagement.
ràgtyerdî, ragaillardir.
râgeyh'dî, i, ragaillardi, e.
ràgreeî, rengraisser; — re-
graisser.
ràgreeî, rengraissé, e; —
regraissé, e.
ràgzuï, galopin.
ràkokyt, recroqueviller.
râkokyi , recroquevillé, e.
ràkôtr, rencontre.
ràkôlrâ, rencontrer.
ràkôtrâ, rencontré, e.
ràkuju, j\ celui, celle qui
a l'habitude de dénoncer les
autres. — Ne s'applique
guère qu'aux enfants.
ràkujâ , dénoncer quel-
qu'un : 6Ûle à be pé d ràkujâ
Ie~ àlr, cela n'est pas beau
de dénoncer les autres.
ràkujâ, rapporter, dans le
but de leur nuire, ce qu'ont
dit ou fait des camarades.
252 ràp
ràkùn, rancune : el a kinà
le pu 1 y è ne pzvè d ràkùn, il
est comme les poules, il n'a
point de rancune. De ce que
les poules reviennent sans
cesse et presque de suite
dans un endroit d'où on les
a chassées et où il y a à pi-
coter.
râknnu, j ou ràJmnt, r,
rancunier, ière.
ràkiucyi, produire le bruit
du ràkzueyô.
ràhiucyô (onomatopée),
bruit particulier, râle qui se
produit dans la gorge d'un
mourant.
ràmàdjî, remmancher.
râmàdjî, rem manche, e.
râmeyîîlâ, remmaillotter.
râmeyiilâ, remmaillotté, e.
ràmnâ, remmener.
ràninà, remmené, e.
ràpâr, rempart,
ràpttâ, V., refaire le pied
d'un bas usé : ràpttâ, n par
dé teàs, rempiéter une paire
de chausses (de bas). — En
général, remettre du neuf
sur du vieux ; par exemple,
on ràpU du foin quand on
ras
entasse celui de la récolte
nouvelle sur un reste de
l'année précédente.
ràpiiieâ, remporter.
ràpîit^â, remporté, e.
ràpô£i, rempocher.
ràpô€4, rempoché, e.
ràpyèinâ, v., em plu mer et
remplumer.
ràpyémâ, remplumé, e.
ràpyh»ià, remplacement.
râpycsà, /, remplaçant, e.
ràpyhi, remplacer.
ràpyhj, remplacé, e.
ràpytyi, remployer; — re-
ployer.
ràpyeyt, remployé, e; —
reployé, e.
ràpyUt'dj, remplissage.
ràpylr ou ràpyar, remplir ;
ràpyar est considéré comme
étant moins élégant que rà-
pylr.
ràs, rance ; — bottes à
tiges très courtes.
ràsï, rancir.
ràsïmlc, rossignol.
ràsmàst, réensemencer.
ràsiucnmà, renseignement.
ràsivèiu, renseigner.
ràsiuèm, renseigné, e.
rav
ràt, rente.
ràtànâ, rentamer.
ràîànâ, rentamé, e.
ràteenâ, renchaîner.
ràteenâ, renchaîné, e.
rater, nm., redevance en
grain ou en argent du fer-
mier au propriétaire.
ràtâ, greffer de nouveau.
ràl'i, r, rentier, ière.
ràto, nm., entêté.
ràfrâ, rentrer; — remet-
tre des jantes.
râtrâ, rentrée.
ràtrâ, rentré, e; — pour-
vu, e, de nouvelles jantes.
rave, terrain moins grand
qu'une côte et en pente.
ràvh, nf., même sens que
rave. — e le râve£, à la ren-
verse. — Frapper quelqu'un
à la renverse, lui donner un
coup avec le revers de la
main.
ràvliipâ, renvelopper.
râvlûpâ, renveloppé, e.
ràvôeâ , renverser ; — re-
mettre à l'endroit une man-
che d'habit ou un bonnet de
coton qui était à l'envers.
ràvôdji, reverdir.
rhr 253
ràvôdji, î, reverdi, e.
ràviueyï, renvoyer.
ràvweyî, renvoyé, e.
ràvivîknâ, réveiller; — ra-
mener à la vie quelqu'un qui
n'est pas bien mort; — res-
susciter. S'emploie le plus
souvent à la voix pronomi-
nale.
ràviuïhnâ, ressuscité , e ;
— réveillé, e.
rhàdâ, rebander.
rbàdâ, rebandé, e.
rkùm, rbnî ou rêbnî, rebé-
nir.
rheitzi, rebaptiser.
rbetî:(î, rebaptisé, e.
rbetr, rebattre.
rbt'tu, n, rebattu, e.
rbtyt, redonner.
rbcjî, redonné, e.
rbâtï, rebâtir.
rbâtî, rebâti, e.
rbîfâ (5), se rebiffer.
rbodjâ, reborder.
rbodjA, rebordé, e.
rbrïdâ, rebrider.
rbrïdâ, rebridé, e.
rbrn-et , rebrousser ; —
brosser de nouveau.
rbrm~i, rebroussé, e; —
254 ^'^^'^
rebrossé, e.
rhu, rebut; — dégoût.
rbutâ, t, rebutant, e.
rbutâ, rebuter; lancer de
nouveau son palet ou sa
bille, par ex., vers le but
pour savoir dans quel ordre
les joueurs joueront; — re-
noncer à une chose : e rhut
dt€u le bloe, il rebute dessus
les prunes, il renonce à man-
ger des prunes, parce qu'il
en éprouve un dégoût à
force d'en avoir avalé.
rbutâ, rebuté, e.
rbûr (e), à rebours.
rbûrây (litt. rebourre [re-
pousse] œil), celui, celle qui
a des yeux si gros qu'ils
donnent à sa figure l'aspect
d'une personne qui fait les
gros yeux : gro rbiirœy.
rbîlrâ, repousser : rbilrâ
leX^ây, rebourrer (repousser)
les yeux, faire les gros yeux;
— rembourrer.
rbûrâ, repoussé, e; —
rembourré, e.
rhtttd, reboucher; — re-
couvrir quelqu'un qui s'est
découvert étant couché.
rço
rbiit£Î, rebouché, e; —
recouvert, e.
rbiucy~i, remuer peu délica-
tement une substance pâ-
teuse. Les cochons rhwey tout
ce qu'ils remuent avec leur
museau.
rbwcyi, remué, e.
rbwtymedj (litt, remueur
de merde), bousier. On dit
de quelqu'un qui commence
trop tard un travail quel-
conque : cl à kmâ le rbwcy-
medj, e hnâs se djûnâ kâ cl a
nœ, il est comme les bou-
siers, il commence sa jour-
née quand il est nuit. C'est
surtout vers le soir que les
bousiers s'agitent.
rhwâji, reboiser.
rbiuâji, reboisé, e.
rbwï:{t, renvoyer brutale-
ment un solliciteur. — Re-
jaillir : le pyà'djè ybiul:^^, la
pluie rejaillit.
rbyâla, reblanchir : s rbyà-
Ui, se reblanchir, mettre
des habits propres.
rbyàta, reblanchi, e.
rçb (de crço), cri du labou-
reur pour ordonner aux
rdï
bœufs d'aller à droite : t'ifô
= litt. à re raie, de nouveau
à la raie, de nouveau au sil-
lon. Pour les gens de Bour-
nois rço signifie tout simple-
ment à droile, personne n'a
pu me donner d'autre expli-
cation sur ce mot. J'en ai
trouvé le véritable sens en
entendant les laboureurs
d'Accolans, ceux-ci disent
en effet très franchement e
ro, à raie, rço s'emploie pres-
que toujours avec àt qui si-
gnifie aussi à droite : àt rço,
à droite !
nuâlcdj, ressemelage.
r€mt'lâ , ressemeler ; —
rosser de nouveau.
renielâ, ressemelé, e; —
corrigé, e, de nouveau.
r-eiuâ, ressuer.
rdémâdâ, redemander.
rdèmàdâ, redemandé, e.
rdèvâby, redevable.
rdévin, redevenir.
rdèvwe, redevoir.
rdèfâr, redéfaire.
rdèsâdr, redescendre.
rdîr, redire.
rdïgôt, redingote.
rdj 255
rç;yu,J, rediseur, cuse.
rdjàdrîÇsa), s'en ressentir,
en parlant d'une maladie :
dit kà i'I à vu lu fyè d sa e sa
à ttidj rdjàdrî, depuis qu'il a
eu le flux de sang, il s'en est
toujours ressenti ; — regret-
ter.
rdjîmâ, singer quelqu'un,
surtout un enfimt, en pa-
roles ou en actions et dans le
but de l'irriter.
rdjàsh Voy. ryàsi.
rdjiun, rejet, désignant la
nouvelle pousse d'une plante.
rdj'i, bande de terre qu'on
est obligé de laisser en friche
le long ou au bout d'un
champ , à cause des buis-
sons.
rdjïgàs, nf., savoir faire :
e ne pè pu dé rdîgâs kê nzueyôt,
il n'a pas plus de rdjïgàs
qu'une oie, il ne sait pas
plus se retourner qu'une
oie. ■ — Allure décidée et
distinguée : bngrê ele die rdjï-
gàs, lu btih, bougre, il a de
la rdjïgàs, le garçon !
rdjïgô, nm., changement
subit de la voix et particu-
256 n'^
lier aux chants de nos pays;
— sauts qu'on fait en dan-
sant.
rdjôlâ ou redjôlâ, regelé, e.
rdjwèdr, rejoindre.
rdjàr, rejouer.
rdôrâ, redorer.
rdôrâ, redoré, e.
rdrèmï, redormir.
rdrôsî, redresser.
rdrôsî, redressé, e.
rdrôsu,j, redresseur, euse.
rdîi byùmà , redoublement.
rdiibyâ, redoubler.
rdîibyâ, redoublé, e.
rèt£, riche : le rèt€ à PÙdj
le ket pt byâ e po le ro dï ku
muer, les riches ont toujours
les quatre pieds blancs et
puis la raie du cul noire ,
ils sont toujours excusés ,
reconnus innocents , quelles
que soient leurs fautes.
rêt€hy richesse.
rèUmà, richement.
rèiyâl[ret) {litt. souris ron-
geuse), souris des champs.
On appelle souvent les en-
fants des rh n\yàl pour dire
qu'ils dévorent, qu'ils sont
nuisibles autour de la table
red
comme les souris aux champs
rè^yt, ronger; — brouter.
rè:{y'i, rongé, e.
rél^yu, j, celui, celle qui
ronge ou qui broute.
rœbyâ, oublier : s nà pe In
an, lîi djûn àm ! — / vo kre
bl, el e rœbyâ, ce n'est pas un
âne, le jeune homme! —
Je vous crois bien, il a ou-
blié (sous-entendu) d'être
un âne, il est savant !
rœbyâ, oublié, e.
rd'byii, j, oublieur, euse.
rœt€nâ, faire des efforts
pour cracher en toussant.
rd'tenii, j, celui, celle qui
rϔۏn.
rd'ti, tartine; — grosse
tache de boue étalée par la
marche au bas des jambes
du pantalon ou des bas.
Voy. vas.
rœtî, î, rôti, e.
rd'vrî, rouvrir.
rdy, rouille.
rè, reins.
re, nm., ramilles. S'em-
ploie au singulier : l rè,
un(e) ramille.
rèdj ou rèdjî, rangé, e.
rêd
rèdjf, ranger.
rènt, régner.
rèit, règne.
rên, reine.
rènet, reinette : né pôin re-
lût, une pomme reinette.
rênur, rainure.
rètrî, ratatiner.
rètrî, î, ratatiné, e. Mot
fréquemment employé pour
désigner les petits enfants :
rgedj'â vor i po si bîigrè de ptè
rètrî le! Regardez- voir un
peu ce bougre de petit rata-
tiné-là !
rebôbvjinà, v., se dit des en-
fants qui répondent grossiè-
rement à leurs parents : e iie
rà d 41 pè kèd rehôbiulnâ se
mer, il n'y a rien d'aussi laid
que de répondre grossière-
ment à sa mère.
rébus, rébus.
resur, ressuyer : lu ta s vo
re-etir, le temps (le ciel) se
veut ressuyer, le temps va
s'éclaircir et la pluie cesser.
redjïm ou rejîm, régime.
redjlmà, régiment.
rèdjôlâ. Voy. rdjôlâ.
redjwï, réjouir : kà el l ton
RoussEY. — Glossaire.
ref 257
an evrî e fa s redjwï, quand
il tonne en avril il faut se
réjouir, car les beaux jours
sont proches.
redjiuïeà, I, réjouissant, e.
redjwUàs, réjouissance.
reduksyô, réduction.
redur ou redûnr, réduire.
rcdu'ï, t, réduit, e.
réel, réel, elle,
reelïtè, réalité.
reelmà, réellement.
refrèdî ou rfredî, refroidir.
refredï, I ou rfredî, 1, re-
froidi, e.
refredUinà ou rfredunià,
refroidissement.
refujyà, réfugier.
refy, sorte de règle ayant
la forme d'un segment et
servant à faire tomber le
grain qui dépasse les bords
de la mesure.
refyetsi, réfléchir.
refyet€i, réfléchi, e. — Sé-
rieux, euse : sa i bûb In re-
fyt't^î, c'est un garçon bien
réfléchi, bien sérieux.
refyâ, passer la refy sur
une mesure pleine de grain.
— s refyâ d^u kèkù, se refier
258 rej
dessus quelqu'un, avoir con-
fiance en lui.
regelâ, régaler.
7'egelâ, régalé, e.
regulerîtè, régularité.
regulî, r, régulier, ière.
regultrmâ, régulièrement.
re^yê, règle.
re^yèmâ, règlement.
re§yâ, régler.
rè^yâ, réglé, e.
rèji, régie.
rejî, raisin. — A Gou-
helans, râ:(ï.
rejur, nf., gratin. — Vieille
femme malpropre.
rejun, ramasser le gratin
dans la marmite. Lorsque
les gaudes sont dressées (ser-
vies dans les assiettes), la
marmite est livrée de droit
aux enfants qui, armés de
cuillers et de couteaux, la
nettoient en un clin d'œil.
Mais, hélas! quel sujet de
chicane que ce maigre et en-
vié partage ! et que de fois,
en même temps, pieu vent
les coups et les larmes !
rcjuru, y, celui, celle qui
rejur.
reH
rejyô, région.
rekèpâ, recracher quelque
chose.
rekôlmà, récolement.
rckôltâ, récolter.
rekôltâ, récolté, e.
rèkôpàs, récompense.
rekôpàsâ, récompenser.
rckôpâsâ, récompensé, e.
rckrîyâ (litt. récrier), ap-
peler quelqu'un qui se trouve
à une très grande distance.
reksèpe^yâ ou rekspegyâ, ré-
expédier.
rekupcrâ, récupérer.
rekuperâ, récupéré, e.
rekurcdj, récurage.
rekuri, récurer; — anéan-
tir; — ruiner.
rckuri, récuré, e; — dé-
truit, e.
relîu,j, racleur, euse.
rèHur, raclure.
rekyemà, réclamer.
rèlivcDiâ, réclamé, e.
rckyèiiiâsyô, réclamation .
rè}tyêmu,j, celui, celle qui
réclame.
reliycri (de ltyàr\ rendre
plus clair, plus propre, plus
brillant ; — rendre une bouil-
rep
lie moins épaisse en y ajou-
tant un liquide.
reHyâ, racler ; — nf. , ché-
lidoine.
rekyâ, raclé, e.
rèMyôf, nf., racloir.
relârdjï, rélargir.
relârdjî, rélargi, e.
remhyô, rémission.
repâdr, répandre.
repâdu, Û, répandu, e.
repàt€Î, V., se dit d'un li-
quide qui passe par dessus
les bords de ce qui le con-
tient : 5 ko kî le sùrsé sô rebré-
vâ, làv rèpàUpèdsu le merdjel
dé le fôtèn, ce coup-ci les
sources sont rabreuvées,
l'eau passe par dessus les
margelles de la fontaine.
répéta, répéter.
répéta, répété, e.
repétîsyd, répétition.
repéra, réparer.
repéra, réparé, e.
reperàsyô, réparation.
répérâby, réparable.
repereyi, rappareiller.
repî, répit.
repôdr, répondre.
répôdu, j, celui, celle qui
res 259
a l'habitude de répondre à
une observation.
repos, réponse.
répràdjî, épargner.
répràdjî, épargné, e.
répràdju, j, celui, celle qui
a l'habitude d'épargner.
réprïmâd, réprimande.
reprîmâdâ, réprimander.
réprîmàdâ, réprimandé, e.
répubyïk ou republïk, ré-
publique.
répubyïkè, n ou republikè,
n, répubhcain, e.
répunâs, répugnance.
repuiià, t, répugnant, e.
repuy-i, répugner.
repuni, répugné, e.
reputâsyô, réputation.
repyéyi (de epyéyî), atteler
de nouveau les boeufs pour
retourner au labour l'après-
midi un jour où l'on a déjà
labouré dans la matinée.
rèpyîk, réplique.
répytkâ, répliquer.
reiàtâ, sauter brusque-
ment sous l'influence de la
surprise ou de la peur.
reseyî, essayer de nouveau ;
— goûter une deuxième fois.
26o ret
résî, récit.
resïtâ, réciter.
résttâ, récité, e.
rèspe, respect : tè ve t far
màkâ d rhpe, tu vas te faire
manquer de respect, tu vas
recevoir un soufflet si tu ne
cesses pas tes importunités.
rcspektâ, respecter.
réspektâ, respecté, e.
rhpekîâby, respectable.'
rcspektâbyèinà, respectable-
ment.
rhpektuœ, ^, respectueux,
euse.
rèspîrâsyô, respiration.
rèspïrî, respirer.
respôsâbîlîte, responsabilité
rèspôsâby, responsable.
resusifâ, ressusciter.
rhusïtâ, ressuscité, e.
7-ètm, réchaud.
veteàrâ, réchauffer.
retmrâ, réchauffé, e.
retœnâ (de î€en, chaîne),
ribambelle; longue suite de
choses diverses : e yàn e ekrî
n bel reUïnâ, il lui en a écrit
une belle ret€cnâ, il lui a é-
crit une longue lettre dans
laquelle il lui parle de toute
ret
sorte de choses.
rèlèinedj, rétamage.
rètètnâ, étamer; — réta-
mer; — perdu, ruiné; —
rosser.
reièmii, y, rétameur, euse.
rètènî, resserrer; on verse
de l'eau chaude dans un ton-
neau pour le rèiènî quand il
a été disjoint par la chaleur;
— on prend des aliments
astringents pour se retênî le
corps quand on a la diarrhée.
rètènî, resserrée, e, en par-
lant d'un tonneau ou du
corps.
rèlè, râteau.
rèlipâ , réchapper ; — é-
chapper.
rctâbyï, rétablir.
rètâbyî, rétabli, e.
rètâbyUmà, rétablissement
retif, rétif, ive.
rètJâ, nf., quantité de foin
I amassée d'un coup de râ-
teau.
retlâ, ratisser.
rctlii, /, râtisseur, euse.
retr, être de nouveau : no
vyà rt'lr là no^ a nif-d), nous
voulons rètre (rentrés) chez
rev
nous au (à) midi.
rétrènâ, étendre de la li-
tière sous le bétail ; — éten-
dre sans ordre ; — disperser.
retrênâ, muni de litière
fraîche : le bel sa retrênâ, les
bêtes sont retrênâ, pourvues
de litière fraîche ; — étendu,
e, sans ordre; — dispersé, e.
retrênur, litière.
retresî, rétrécir.
retrhï, rétréci, e.
retrôsnâ, recouper un tronc
plus près du sol.
retulœ, champ de seigle.
Voy. retulâ.
retulâ (de re et de eiul),
semer du seigle dans un
champ où l'on vient de ré-
colter du blé, de sorte que
ce même champ se trouve
être couvert d'etul une deu-
xième fois dix mois plus
tard.
reunï, réunir.
reunî, réuni, e.
reund, réunion.
reusî, réussir.
reusï, réussi, e.
remît, réussite.
revelâ, révéler.
rl;^ 261
revôkâ, révoquer.
revôkâ, révoqué, e.
revôhâsyô, révocation.
revoit, révolte.
révolta, révoltant.
révolta, révolter.
revôlusyd, révolution.
revôlmyûnâr , révolution-
naire.
rèvwey-metï (litt. réveil-
matin), nm., euphorbe; —
nouveau-né.
revwtyi, réveiller.
reviueyi, réveillé, e.
re:(erv, réserve.
re:{ervâ, réserver; — pren-
dre possession de.
re:(ervâ, réservé, e.
re:^rvwer, réservoir.
re:^rvî5t, réserviste.
re:(îliâ6yô, résignation.
reiînî, résigner.
re:(înî, résigné, e.
reziper, érésipèle. V. bâr.
re:(îstâ, t, résistant, e.
re:(ï5tàs, résistance.
rexïstâ, résister.
rezjy't, résilier.
re:{îyî, résilié, e.
rezplu, Ù, résolu, e.
re^ôlusyô, résolution.
202 rh
re:(ôdnâ, résonner.
rextdte, résultat.
re:^uhâ, résulter.
rèiureksyô, résurrection.
re^iidr, résoudre.
re, rat.
ûbe, rabat. — Jouer au
rehe, jouer aux quilles en em-
ployant, en guise de boule,
une quille prise dans le jeu.
rebht, rabaisser.
rebe€Î, rabaissé, e.
rebetr, rabattre.
rebâUÎ, rabâcher.
rebâtit, rabâché, e.
rebât€u , ;', rabâcheur,
euse.
rebïkwâ, réhabituer.
rebiiwâ, réhabitué, e.
rebô, rabot.
rebuta, raboter.
rebîitâ, raboté, e.
rebîitnâ ou rbûtnâ, rebou-
tonner (boutonner).
rebyi, habiller de nouveau.
re€tâ, racheter.
rcetâ, racheté, e.
reêti, rasseoir.
rhtî, assis, e, de nouveau.
re€uri, rassurer.
rhun, rassuré, e.
rtg
redîkel, radical, e, aux.
redj, rage.
redjàlii (litt. rage-au-loup),
hellébore.
redjiy rager.
rediisi, î, radouci, e; —
adouci, e.
rcdju, y, rageur, euse.
redjustâ ou rejustà, rajus-
ter.
redjustâ ou rejmtâ, rajus-
té, e.
redii-ehmà, radoucissement
rt'dfisi, radoucir; — adou-
cir.
redjîitâ, rajouter.
redjiitâ, rajouté, e.
refinè, rusé, e.
refràteï ou ràfràuï, ra-
fraîchir.
regô, picot; — bœuf mai-
gre et d'un mauvais tempé-
rament.
regrâdî, ragrandir.
regrâdî, ragrandi, e.
reguji, enlever avec la
serpe l'écorce et les rcgô d'un
bâton pour en faire un écha-
las.
rt'gii, ragoût.
rcgfità, t, ragoûtant, e.
rel
regûtâ, ragoûter.
repitâ, ragoûté, e.
nkây, racaille.
rekîtâ, acquitter de nou-
veau. — Se racquitter, se
dit de deux joueurs qui arri-
vent à ne rien se gagner
après avoir joué longtemps.
rckrétei, raccrocher.
rèkrêUÎ, raccroché, e.
rekreUu, /, raccrocheur,
euse.
rekrô, raccroc.
rektïfyâ, rectifier.
rektîfyâ, rectifié, e.
rekôtedj, racontage.
rekôtâ, raconter.
rekôtâ, raconté, e.
rekôtu, y, raconteur, euse.
rek-ûdjâ, v., remettre d'ac-
cord des personnes ; — en-
seigner : sa t niâtré k rekiidj
bï, c'est un maître qui en-
seigne bien.
relâtî, ralentir.
relniâ, rallumer.
relniâ, rallumé, e.
relôdj, rallonge.
relddji, rallonger.
relôdjî, rallongé, e.
relôdjmà, rallongement.
rem 263
rem, rame.
rhne , nom d'un bœuf
pommelé.
rhnt'dj, ramage.
rhnedjt, loger quelque cho-
se; — perdre patience : e n
rhnedj pe dôlâ e le fet, il ne
ramage pas d'aller à la fête;
il lui tarde tant d'y aller
qu'il en est malade; — être
soucieux. — 6 remedjî, se ra-
mener au logis , rentrer au
logis.
remt'S, nf., balai.
remesedj, balayage.
remest, balayer.
remhi, balayé, e.
remest, r, celui, celle qui
fait et qui vend des balais.
rhnesu, y, balayeur, euse.
remâ, ramé, e.
remt, ramier.
remlô, diminutif de reme.
remnâ, ramener; — éclore :
le kûvàl e remnâ kî:{ pusi, la
couveuse a ramené (éclos)
quinze poussins; — tirer un
numéro : el e remnâ ï bô lum-
ro, il a ramené (tiré) un bon
numéro.
remnâ, ramené, e.
264 rep
rhnoU, ramollir.
remu, j, se dit de plantes
qui grimpent autour de la
rame.
rhniîlâ, rémouler.
rhnûlâr, rémouleur.
rhiïmâ, ranimer.
repàr ou repràr, rappren-
dre.
repereyi, apaiser de nou-
veau.
repâ, former des grappes :
lôvwen ve repâ, l'avoine va
grapper, les grappes vont
sortir de leur gaine.
npâ, grappe, e.
irpâtrîyâ, rapatrier.
repâtrïyâ, rapatrié, e.
repîâ, rapide.
repîdïle, rapidité.
repîdmà, rapidement.
repinâ, rapiner.
repïnâ, rapine, e.
replnu, /, rapineur, euse.
replâ, rappeler.
replâ, rappelé, e.
irpor, rapport.
repôdr, rattacher ; — mettre
une pièce au bout d'une
chose pour lui donner la
longueur voulue.
res
repôsur, nf., bourrelet tor-
mé par deux pièces d'étoffe
mises bout à bout; — une
de ces pièces.
reprêt€Î, rapprocher.
reprèîeî, rapproché, e.
repsàdu,j, rapsodeur, euse.
rtpsàd'cdj , rapsodage.
repsâdâ, rapsoder.
repsadâ, rapsode, e.
reptôlî, rapetisser.
reptêH, rapetissé, e.
repfitfâ, rapporter.
repiit£â, rapporté, e.
repyolri, chose de peu de
valeur. Se dit surtout des
champs de maigre rapport.
res, race; — rasse.
rhàbyèmà, rassemblement.
rhàhyâ, rassembler.
rhàhyâ, rassemble, e.
rhedr, saisir au vol, rece-
voir un objet lancé, une
balle, par exemple.
rhèn, racine.
rht, rassi, e.
rhnâl, nf., pied de pomme
de terre qui n'a que de nom-
breuses racines.
rt'sncdj, nm., tout produit
constitué par des racines
ret
telles que carottes, bette-
raves, etc.
rhnâ,-v., niciner; travail-
ler sans relâche et pénible-
ment : le pur djà à bce resnâ
ià iédj pn lè^ âtr kepivènà, les
pauvres gens ont beau (à)
raciner, c'est toujours pour
les autres qu'ils peinent ;
rhmî se prend souvent en
mauvaise part pour désigner
le travail de l'avare, son
acharnement à amasser à la
sueur de son front et en se
privant de tout.
rhnu,j, n., adj., racineur,
euse; misérable; — avare.
resotei, rassortir.
rhoUl, rassorti, e.
rhtôrà, restaurant.
rhtôrâ, restaurer.
rhtôrâ, restauré, e.
ret, souris.
ret£e, rachat.
reteM, rattacher.
retî'td, rattaché, e.
rt'fâ, faire la chasse aux
rats, aux souris.
retâ, coupé, e, en menus
morceaux par les rats ou les
souris ; — se dit aussi du
rev 26$
chignon mal tenu d'une
femme malpropre.
retelïnâ, ratatiner.
retetinâ, ratatiné, e.
reûtwey ou rt'tetîiy, rata-
touille.
retô, raton ; — petit co-
chon.
rt'tôt, diminutif de rt't ; —
petite pomme de terre de
forme oblongue.
retrepâ, rattraper.
reirepâ, rattrapé, e.
rt'tù (de ret), nm., cha-
plure que font les rats ou les
souris en rongeant la paille
ou toute autre chose.
retilr, souricière.
?'evàdâ, marchander à l'ex-
cès ; — ravaler.
rt'vàdrî, nf., mot très fré-
quemment employé pour
désigner tout objet ou chose
matérielle de peu d'impor-
tance. Les enfants préfèrent
les revâdri (fruits, pâtisserie,
sucreries) au repas régulier
et réconfortant. — not âm a
e le fiucr pfi hte du tra revà-
drî, notre homme est à la
foire pour acheter deux ou
266 rev
trois rhjàdrt, deux ou trois
petites clioscs, cravate, cou-
teau, fouet, sabots, etc. —
se vè}} à âpûjnà pe tilt soU dé
revâdrî, sa vigne est empoi-
sonnée par toute sorte de
revadrt, sa vigne est empoi-
sonnée par toute sorte de
revàdri , elle souffre parce
qu'il a rempli les espaces li-
bres par des choux, des ha-
ricots, des betteraves, etc.
nox_ à bïtofînî d vèfiî, no nà pu
k dn trâ rcvâdrt, nous avons
bientôt fini de semer, nous
n'avons plus que deux ou
trois revàdri, deux ou trois
petits coins à ensemencer.
revedj, ravage.
revMjî, ravager.
rhJedjî, ravagé, e.
revedju, j, ravageur, euse.
revht, c'est le mot rêvas-
ser, mais avec le sens uni-
que de délirer.
revîgûtâ, ravigoter.
revîgûtâ, ravigoté, e.
revîjâ (5) (se raviser), se
rappeler : în ma revîj pu, je
ne m'en ravise (rappelle)
plus.
rey
rcvîtâyi, ravitailler.
revu-, ravière.
revive, ravoir.
rey), radis. — tir'i e rèyî
(litt. tirer (arracher) à ra-
dis). Cette expression s'ap-
plique aux plantes potagères,
aux betteraves, à la pomme
de terre. Tirer^ par exemple,
des pommes de terre e rtyî,
c'est en arracher les pieds en
commençant à un bout du
champ et en n'en laissant
aucun derrière soi à mesure
que l'on avance, contraire-
ment à ce qui se fait avant la
récolte. Dès que les pommes
de terre sont bonnes à man-
ger, les ménagères vont en
arracher, non e reyî, mais
elles parcourent le champ et
prennent çà et là les plus
beaux pieds.
rtyô, rayon (planche).
reyûr, raccommoder : reyur
de Uàs, raccommoder des
chausses. Quand il s'agit de
refaire un lit, rtytir a le
même sens que tyn : î nâ
pà kû rtyti mô le, je n'ai pas
encore refoit mon lit.
râl
reyiir, raccommoder : rtym-
t /É, raccommoder un lit, le
refaire; — piocher des pom-
mes de terre ou du maïs pour
la première fois.
nyti, raccommodé, e; —
refait, e ; — repiché, e. Voy .
rsërsî.
rtxîy, résille.
re:(ô, raison.
rtxunâ, raisonner.
re:(unâby, raisonnable.
re^ûmi,], raisonneur, euse.
râ, rais.
râ, r, adj. mas., rare; —
adj. fém., rare.
râby, râble.
râbyâ, râblé, e.
râet, scier (onomatopée).
râet, scié, e.
râ£t, reste.
ràetô, diminutif de reste.
râ£u, j, scieur, euse.
râm, nm., sciure.
râl, râle,
râla, râler : le put efà ne
fxà ràk d râla, les petits en-
fants ne font rien que de râ-
ler.
râle, râlement : î beye de
râle kmà sa lève Riva, il don-
rfâ
267
nait des râlements comme
si on l'avait tué.
râlmâ, râlement. Voy. râle.
râlu, j, râleur, euse.
ràp, râpe.
râpa, râper; — détruire.
râpa, râpé, e ; — foutu, e.
râpur, râpure.
rârmà, rarement.
rârtè, rareté : le rârte fâ le
téîrte, la rareté fait la cherté.
râsyô, ration.
râsyunâ, rationner.
râsynnâ, rationné, e.
rât€, cuscute. — Maladie
du cuir chevelu analogue à
la teigne.
râv, rave.
râ:(, ras.
râ:(t, raser.
râ:^, rasé, e.
râ^bu5, rasibus.
râzwe, rasoir.
râ^^yè, razzia.
rfàdr, refendre; — ne pas
tenir compte d'une défense.
Voy, defàdu.
rfàdr, refendre;
du merrain.
rfâr, refaire.
rfâ, t, refait, e.
faire
268 rge
rfôrdjî, reforger.
rfôrdjt, reforgé, e.
rfôrâ, referrer.
rfôrâ, referré, e.
rfôdr, refondre.
rfrïji, refriser.
rfrïjî, refrisé, e.
rfrômâ, refermer.
rfrômâ, refermé, e.
rfu, refus : t ver d vî nà
djhnâ d rfu, un verre de vin
n'est jamais de refus.
rfudj ou rfuj, refuge.
rfujâ^ refuser.
rfujâ, refusé, e.
rfujàby, refusable.
rfujyâ, réfugié, e.
rfrl ou rfre, refrain,
rfûyi, refouiller.
rfîiyî, refouillé, e.
rfyœrî, refleurir.
rfyœrî, i, refleuri, e.
rgêiiî, regagner.
rgèiiî, regagné, e.
rgedjâ, t, regardant, e : â !
sa de bwln djâ, ensô pe rgedjâ,
ah ! ce sont de bonnes gens,
ils ne sont pas regardants.
rgedjâ, regarder; — re-
carder.
rgedjâ, regardé, e; — re-
rgi
cardé, e.
rgernî, regarnir.
rgernï, regarni, e.
rgâr, regard.
rgôfyâ, regonfler : le hij vo
rgôfyâ lu ta, e:^ î vo pyor, la
bise veut regonfler le temps,
il y veut pleuvoir. On dit
que la bise regonfle le temps
quand elle se lève le matin
par un temps clair, mais qui
bientôt se couvre et se met
à la pluie.
rgre, regret.
rgretâ, regretter; — re-
gratter.
rgrelâby, regrettable.
rgrhi (litt. regrincer),
chagriner, au sens propre
du mot.
rgrlsi, chagriné, e.
rgnrdji, regorger.
rï, riz.
rlbà, ruban.
rlhàhel, ribambelle.
rlbôt, ribotte.
rut'V, richard.
rUârd, féminin de richard.
rldïkul, ridicule.
rï^yà, rideau.
rlgâ, fatiguer ; — être ex-
rkà
ténue : wo^ à t'Vu le mekenîk
yt, nô sô rïgâ, nous avons eu
la mécanique (le battoir)
hier, nous sommes anéantis.
rîgol, rigole.
rïgolîs, nm., réglisse.
rîj , nf. pi., sujet de di-
vertissement. Ne s'emploie
que dans l'expression sui
vante fréquemment usitée :
s nâ pe de rîj, ce n'est pas des
rîj, il n'y a pas de quoi rire,
c'est triste.
rïk (tût e le), tout à la rie,
rie à rie.
rïkènâ, ricaner.
rîkènu, j, ricaneur, euse.
rîpôstâ, riposter.
rîr, rire.
rïsk, risque.
rïskâ, risquer.
rîv, rive.
rîvedj, rivage.
rîvelî^, rivaliser.
rî:^è, risée.
rlitelA, réinstaller.
l'htelâ, réinstallé, e.
rïvîtâ, réinviter.
rlvîtâ, réinvité, e.
rkasâ, recasser.
rkâôâf recassé, e.
l'kô 269
rkèmàdâ, recommander.
rkùinàdâ, recommandé, e.
rkèmàdâsyô, recom manda-
tion.
rkémâsî, recommencer. —
Voy. ràhnàsi.
rkémâst, recommencé, e.
— Voy. ràhnàsî.
rkémâsu, /, reco m m en ce u r ,
euse. Vo3^ râkinâsu, j.
rkèm , recogner ; — re-
mettre des coins au manche
d'un outil.
rkérî ou rkrî (de re et de
quérir), aller quérir de nou-
veau.
rkœ, t, recuire.
rkœr, recuit, e.
rkhtâ, recacheter.
rkhtâ, recacheté, e.
rkî^isyô, réquisition.
rkl, requin.
rkôpyâ, recopier.
rkôpyâ, recopié, e.
rkôndji, recorriger.
rkôrïdji, recorrigé, e.
rkôdur, reconduire : rkôdur
1 pur, reconduire un pauvre,
le renvoyer. Le mendiant se
présente sur le pas de la porte
en récitant une prière, si on
270 rku
ne peut pas lui faire l'au-
mône, on le reconduit (ren-
voie) par ces mots : k liî bô
du vo kôduj, que le bon Dieu
vous conduise, ou k lu bô du
vo7^ hîst, que le bon Dieu
vous assiste.
rkôsidà, reconsoler.
rkôsûlâ, reconsolé, e.
rkôtâ, recompter.
rlwtâ, recompté, e.
rkratr, recroître.
r^ré^^l, recracher. Voy. re-
kèpâ.
rkrœvi, recouvrir.
rkrœvt, t, recouvert, e.
rkrutâ, recruter.
rkruiâ, recruté, e.
rkrutfnày recrutement.
rkrti, recrue.
rkûjur, reprise; — cica-
trice.
rkiidjâ, recorder.
rkîidjâ, recordé, e.
rkndr, recoudre. Voy. reytr
et rsersï.
rkiilâ ou rkulâ, v., reculer :
rkîilâ lu tee, sortir la voiture
de la grange et la placer dans
un endroit commode pour y
attacher l'attelage.
rie
rkulâ ou rkulâ, reculé, e.
rkûlâd, reculade.
rkulô (e le) (litt. à la re-
culons), à reculons : el e mî
se sebô e le rkulô, il a mis ses
sabots à la reculons, il a mis
le sabot du pied droit au
pied gauche et vice versa.
rkûr, recours.
rkwenàeâ, t, reconnaissant,
e.
rkiveiiâeàs, reconnaissance.
rkwlnàtr, reconnaître.
rkivetei, recoucher; — re-
plier en terre un vieux pied
de vigne pour le rajeunir.
rkyiilâ, reclouer.
rliyûlâ, recloué, e.
rlàs'i, relancer; — attraper.
rlàst, relancé, e; — attra-
pé, e.
rlèdj ou èrlèdj, nm., hor-
loge.
rltvâ, relever; — attacher
la vigne à l'échalas au mo-
ment où le raisin est en
fleurs.
rlèvâ, relevé, e; — atta-
ché, e, en parlant de la vigne.
rler, relire ; — trier de
nouveau.
rmé
rie, relais.
rlt'vnr, eau qui a servi à
laver la vaisselle : Sîile à et
Uâ kùdle rlevur, cela est aussi
chaud que de la relavure,
dit-on en parlant d'une bois-
son qui n'est plus fraîche.
rlâsyô, relation.
rlâtm, relâcher.
rlâtd, relâché, e.
rlîdjyœ, ;{ ou rlljyœ, :^, re-
ligieux, euse.
rlîdjô, religion.
rlïk, nf., reliquaire.
rluà^ t, reluisant, e.
rlukâ, reluquer.
?-lur, reluire.
rlweyedj, reliage.
rlweyâr, lieur de gerbes
ou relieur de paille.
rlweyu, j, lieur ou relieur,
euse. Voy. rhueyâr.
rmàlâ, remêler.
rmàlâ, remêlé, e.
rmàniOâ, remanier.
rmaniuâ, remanié, e.
rmârh, remarque : el a bJ
dé rmârh, il est bien de re-
marque, il est facile à remar-
quer et à reconnaître.
rmèbyâ, remeubler.
rme 271
rmùhyâ, remeublé, e.
rrnènâ, remener; — être
de nouveau en route. Vov.
7nnâ.
rmedjî, remanger.
rmèdji, remangé, e.
rmâ'juri, re mesurer.
rmâ'juri, remesuré, e.
rmed (Jii), le remède. Pa-
nacée employée à Bournois.
Le remède s'emploie à tout
propos, surtout dans les cas
désespérés; il se prépare et
s'administre de la façon sui-
vante : on prend la chemise
d'une jeune fille robuste et
sage qui vient d'avoir ses
règles; on la met tremper
pendant la nuit dans un litre
de bon vin. Tout au matin,
on la tord jusqu'à la der-
nière goutte, et le liquide
exprimé est servi chaud au
malade à jeun ; on provoque
alors une forte transpiration,
après quoi la guérison s'im-
pose. Le remède se fait en-
core actuellement et toujours
avec succès.
rniegyâ, remédier.
rme-eyâ, remercier.
272 rnio
rnûeyâ, remercié, e.
rmeksïnà, revacciner.
rmeiià, raccommoder tant
bien que mal un objet quel-
conque.
rmey.nâ, raccommodé, e
grossièrement.
rmhjnu,], celui, celle qui
aime à essayer de remettre
à neuf des choses qui ne
peuvent être raccommodées.
rmerkâ, remarquer,
rmerkâ, remarqué, e.
rmerkâby, remarquable.
rmeryedj, remariage.
rmetr^ remettre.
rmâtei, remâcher.
rmàUi, remâché, e.
rmîj, remise.
rrmjî, remiser.
rnûji, remisé, e.
rmuyâ, remuer.
rmuyâ, remué, e.
rmn- mênedj , r e m u e- m é-
nage, femme active.
rmîimà, remuement.
rniivetii, remoucher.
rmodr, remordre.
rmor, remoudre.
rtnor^ remords.
rmôt, remonte.
rno
rmôtcdj, remontage.
ruiôtâ, remonter; — re-
monter l'horloge à quel-
qu'un, lui ficher une raclée.
rniôtâ, remonté, e.
rmdtràs, remontrance ; on
dit donner des remontrances.
nicdjâ, renarder.
rncdj'û, ce qu'a rendu un
enfant, un chat ou un chien.
nui, renard ; — ce qu'a
rendu un homme ivre ; —
brouillards qui remontent
et occasionnent souvent la
pluie.
rnîfyêmà, reniflement.
rnifye, bruit produit par
celui qui renifle; — grosse
quantité de morve que Hiit
rentrer dans son nez celui
qui renifle.
rnifyâ, renifler.
riiïfyu, /', celui, celle qui
a l'habitude de renifler.
niôkâ, rendre quand on
s'est enivré; — rendre de
force ce qu'on s'était injuste-
ment approprié; — reperdre
ce qu'on avait gagné au jeu.
rnô, renom.
mal lia, renommer.
rôk
rndmâ, renommé, e.
rndsî, renoncer.
rmlvlâ, renouveler.
rmivlà, renouvelé, e.
rnwhî, renoircir.
rmvhî, i, renoirci, e; —
sournois, e.
rmuey, grenouille.
rniueyôt , grenouillette :
kwejî vo, niiaeyôt, mdsyè vadre
do, taisez-vous, grenouillet-
tes, monsieur Vaudrey dort,
dicton se rapportant à l'an-
cien régime.
rnâ, renier.
rnâ, renié, e.
rii'wâ, renouer.
ry.wâ, renoué, e.
rôbîne, robinet.
rôfà (onomatopée), man-
ger en produisant un bruit
particulier comme les ani-
maux qui tondent avidement
l'herbe, — se dit surtout en
parlant des animaux; — 5
rôjâ, se gratter la tête à cause
de vives démangeaisons.
rôfu, j, celui, celle qui
rôf ou se rôf. Voy. rôfà.
rôfwe, bambin très chétif.
rôke, roquet; — petit gar-
RoussEY. — Glossaire.
rbl 273
çon.
rômà, roman.
rômàs, romance.
rôpâ (onomatopée), fer-
mer brusquement une porte
qui produit un bruit sourd;
— donner à quelqu'un des
coups derrière le dos.
m, rosse.
rôsî, rosser.
rôst, rossé, e.
rôvwenâ, grogner.
rôvu'ènu, j, grogneur, euse.
ro, raie; — nm., grappe
de maïs encore verte et que
les enfants font rôtir sur la
braise, c'est une vraie gour-
mandise, aussi dit-on il man-
ge cela comme du ro, avide-
ment. — Vieux cheval.
robï, terme injurieux, sy-
nonyme de sournois.
rôda, rôder.
rodu, y, rôdeur, euse.
roi, rôle.
rolà, t, roulant, e.
rolâ, rouler; — nf., ca-
deau consistant surtout en
œufs que les parrains ou
marraines donnent à Pâques
à leurs filleuls ou filleules.
274 '■^^
Voy. rolôt.
rolô, rouleau.
rolôt, nf., jeu spécial nu
jour de Pâques. Chaque
joueur, à tour de rôle, lance
délicatement un œuf cuit
dur sur un terrain bien uni
et en pente : tous les œufs
touchés par celui du joueur
appartiennent à ce dernier.
rot, adj., se dit d'un ter-
rain en pente rapide : Siila ە
rot kè no^ à vôeâ, cela est si en
pente que nous avons versé,
que notre voiture a versé.
rot€, nf., lien en bois ser-
vant à lier les fagots.
rot£mt, être battu, e, avec
une rot£.
rbtena, battre quelqu'un
avec unero/^, ou, par compa-
raison, corriger sévèrement
de toute autre façon.
rbteôt, diminutii de rote,
brioche.
rblâ, ôter de nouveau ; —
s'emploie concurremment a-
vec otâ, ôter : rot t d le, ôtc-
toi de là.
ro:^, rose.
■ ?-(;- t' bàtô (litt. rose à bà-
rôp
ton), alcée ou rose trémière.
ro:!:ft, rosée : siilc ti a tàr k
d le ro:(a, cela est aussi tendre
que de la rosée.
r(%/r, nm., réunion dans
laquelle les chrétiens récitent
des chapelets après les vê-
pres.
ro:(i, rosier. — Nom don-
né à un bœuf généralement
tacheté de rouge et de blanc.
ro:(ir, féminin de ro~i.
ro::pt, rosette.
rôde, rondeur.
rôdel, rondelle.
rôdl, rondin.
rôdmà, rondement.
rôdnâ, rondiner.
rôdô, t, rondelet, ette.
rôdôt, petite cuve.
rôfyà, i, ronflant, e.
rôfyèmà, ronflement.
rôfyâ, ronfler. Voy. sojyâ.
rôfyô, celui qui ronfle en
marchant, qui respire avec
peine.
rôfyn, j, ronfleur, euse.
rônâ, grogner.
rôuu, j, grognard, e.
rôpr, rompre.
rôpu, j, celui, celle qui a
rpe
une hernie. Se prend en
mauvaise part.
rôpyàtâ (litt. rond-planté),
plantain,
rôrô, ronron.
rôs, ronce.
rô5Ï , roussin; — foutre
les rôsï à quelqu'un, lui faire
un procès; — œufs cuits
avec du lait et de la farine
délayés; — mets qui se pré-
pare comme le précédent,
mais où les œufs sont rem-
placés par le lait jaunâtre et
visqueux que donne la vache
le jour où elle a fait le veau.
Voy. iôp hu.
rôsnâ (de rôs), faire un
procès à quelqu'un; — ros-
ser. Voy. rôsï.
rpât€Î, repêcher.
rpàtei, repêché, e.
rpàr ou rpràr, reprendre.
rpàtîÇs), se repentir.
rpédj'u, û, reperdu, e.
rpelâ, reparler,
rpêpyâ, repeupler.
rpépyâ, repeuplé, e.
rpedr, reperdre.
rphcdj, repassage.
rpesâ, repasser; — rosser.
rpo 275
rpesâ , repassé, e; — ros-
sé, e.
rpcsu, /, repasseur, euse.
rpcrctr, reparaître,
rpetd, repartir.
rpeta, reparti, e.
rpetcdjî, repartager.
rpctedjt, repartagé, e.
rpèvâ, repaver.
rph'â, repavé, e.
rpâ, repas.
rpïkâ, repiquer; — se re-
poser un instant au milieu
d'un travail pénible; — don-
ner à la même place un deu-
xième coup de faux pour cou-
per ce qui a été épargné la
première fois; — jouer une
partie à deux quand les autres
joueurs ont été éliminés; —
remuer avec un pic la ven-
dange soumise à une pre-
mière pression sous le pres-
soir. Après avoir repiqué ,
on verse sur la gêne un peu
d'eau et on serre de nouveau.
rpô£Î, repercer,
rpôlî, repolir.
rpôlî, repoli, e.
rpô, repos : fit à rpo, tiens-
toi en repos, reste tranquille.
276 rpy
rpo^â, reposer.
rpo:(â, reposé, e.
rpo:(wer, reposoir.
rprêdj,n{., reproche.
rprèdjî, reprocher; — pro-
voquer des hauts-le-cœur,
des renvois : e ne r à pu rprè-
djî kinà le bJo€, il n'y a rien
pour reprocher comme les
prunes.
rpré:(âtà, t, représentant, e.
rprè:(àtâ, représenter.
rprè^àtâ, représenté, e.
rprê^àtâsyd, représentation.
rprî, j, repris, e.
rpiiteây reporter.
rpfiteà, reporté, e.
rpyàtâ, replanter,
rpyàtâ, replanté, e.
rpyè (litt. replain), plateau
qui apparaît subitement en
arrivant au dessus d'une
côte.
rpytyî , replier ; — re-
ploycr.
rpyeyt, repHé, e; — re-
ployé, e.
rpyhi, replisser,
rpyîst, replissé, e.
rpyôdjty replonger.
rpyôdji, replongé, e.
rsâ
rsàhyàs, ressemblance.
rsàbyâ, ressembler : e lu
rsàhy lu, il le ressemble tout,
il lui ressemble absolument.
rsàsinà, recensement.
rsàtï, ressentir.
rsûiiâ ou érsônâ, hérissé, e,
en parlant des cheveux ou
du poil des animaux.
rsènâ (5), se hérisser. Les
dindons, les chiens se héris-
sent, hérissent leurs plumes
ou leurs poils quand on les
agace.
rsèvâby, recevable.
rsêVH ou rsèvèr, receveur.
rsèvwe, recevoir.
rse^iî, resaigner.
rsedâ, recéder.
rscdâ, recédé, e.
r6elà, receler.
rserây resserrer.
rserâ, resserré, e,
r6er6i, repriser.
rservî, resservir.
rstrvl, resservi, e.
net, recette : Iti prescptèr
à vnufâr se rset, le percep-
teur est venu faire sa recette.
rsâsf, passer de nouveau
au sas.
rts
rsâsi, ressassé, e.
nor, ressort.
rsotet, ressortir.
rsot€i, î, ressorti, e.
r6u, reçu.
rsîldâ, ressouder.
rsndu,j, ressoudeur, eusc.
rsîirSy ressource.
nweyi, refaucher.
rsweyi, refauché, e.
rtàdr, retendre.
rteàii, rechausser; — but-
ter des pommes de terre.
rt^àsi, rechaussé, e; —
butté, e.
rieàdj, rechange.
rteàdji, rechanger.
rteàpâ, jeter de nouveau ;
— renvoyer les boules aux
joueurs de quilles.
rt£âpu, celui qui renvoie les
boules aux joueurs de quilles.
rt€àtâ, rechanter.
rî€crdi, recharger.
rt€erdji, rechargé, e.
rt€ert£Î, rechercher.
rt^erUt, recherché, e.
rtet'si, rechasser.
rt^hî, rechassé, e.
rt£or, rechoir.
rt^ut, rechute.
rtr 277
rténï, retenir.
rtênu, Û, retenu, e.
rterdjt, retarder.
rterdji, retardé, e.
rtrhi, retracer; — régler
de nouveau.
rtètï, reteindre.
rtèti, î, reteint, e.
rtîjî, retailler.
rteyîy retaillé, e.
rtâr, retard.
rtïr, nm.. Heu où quel-
qu'un peut se retirer et vivre
tranquille.
rtîrî, retirer; — raccourcir.
rtïri, retiré, e; — rac-
courci, e.
r/(5^/, retercer.
rtôkîvènâ (de ré et de tôko),
rapetasser.
rtôkîvènâ, rapetassé, e.
rtôpâ, retaper; — revanner
le grain que l'on destine à la
semence pour en faire sortir
la poussière. On prétend que
la poussière engendre l'ergot.
rtôpâ, retapé, e.
rto, retors. Voy. ftrio.
rtodr, retordre.
rtôdr, retondre.
rtràpâ, retremper.
278 rà
rtràpâ, retrempé, e.
rtràte'i, retrancher.
rtràui, retranché, e.
rtreveyi, retravailler.
rireveyî, retravaillé, e.
rtrâr, retraire.
rirôsâ, retrousser.
rtrosâ, retroussé, e.
rtriivâ, retrouver.
rtrûvâ, retrouvé, e,
rtîlnâ, retourner, dans le
sens de revenir sur ses pas.
Voy. rvïri.
rtiir, retour, employé seu-
lement dans retour du che-
min de fer.
rtwet/i, retoucher.
rlweUÎ, retouché, e.
?-ubl, rubis.
rud, rude.
rudcyi, rudoyer.
rudmà, rudement.
rumina, penser fortement
à une chose.
rmlr, rustre.
nq, ruse.
rM:^É, rusé, e.
ru, roue; — tas de foin
amoncelé dans la prairie de
façon à être chargé facile-
ment sur la voiture.
rnt
rndjl, ronger; — ruminer.
rùdji, rongé, e.
rùn, ruine.
rùnâ, ruiner.
rûnâ, ruiné, e.
nib, robe; — nm., pelage
d'un animal.
rîigâsyô ou rdgâsyô, roga-
tions.
rfiJcâ (onomatopée), ma-
nier brutalement, en la fai-
sant choquer le sol ou les
murs, une chose lourde, un
tonneau, par exemple.
riim ou rôni, rhum.
nlinèii, romaine.
rmnerl, romarin.
n/5, partie de la tige d'un
arbre scié transversalement;
— gros étron solide et d'une
seule pièce; — rousse.
ruse, Roussey : ritsc, pe d
gruse, Roussey, peau degruse,
manière d'insulter un enfant
qui s'appelle Roussey.
rfiscl, féminin de Roussey.
viisï, roussir.
nhl, 1, roussi, e.
rîi, roux de farine.
riit, route.
I piilïn, routine.
rvî
rvàdj, revanche.
rvàdjt, rcvancher.
rvàdr, revendre.
rvàdii, j, revendeur, euse.
rvénà, revenant.
rvênï, revenir.
rvèiîôt (d) (litt. de petit
retour), expression qui s'em-
ploie surtout au jeu de quil-
les. On dit qu'un coup est
d rvêjtôt quand , après avoir
franchi le jeu, la boule frappe
un obstacle et revient en ar-
rière abattre une quille.
rvénu, revenu : Iwetd se
rvènu, lécher ses revenus,
lécher sa morve.
rveni, ressemer.
rvenî, ressemé, e.
rvetî^ revêtir; — habiller
de nouveau.
rvlri le keb (litt. revirer la
chèvre), aller cueiUir quel-
ques grappes de raisin dans
les vignes avant les ven-
danges.
rvîrî, retourner : rvirt le
het, revirer les bêtes, rame-
ner au troupeau celles qui
s'écartent ou qui vont paître
dans un lieu défendu.
rive 279
rvln (litt. reviré, e), nf.,
synonyme d'habileté : stiik
ne pwe d rvirî ajdœ à perdu,
celui qui n'a point d'habileté
aujourd'hui est perdu.
rv'ÎTiyô, révision.
rvir, rivière.
rvôeâ, reverser; — passer
de nouveau le linge i\ la les-
sive.
rvbniï, revomir.
rvor, revoir.
rvu, revue.
rv{dà, revoler.
rwen, rogne (chicane); —
rognures.
rweni, rogner.
riuènnâ, rogner en chica-
nant.
nvèiw, rognon.
rivenu, /, rogneur, euse.
nue, roué, e.
nue, roi; — adj. mas.,
roide : el e Uu a^i nue k bâl,
il est tombé aussi roide que
balle.
nue-d-gèy (litt. roi-de-
guille), roitelet.
nut'd, adj. fém. de nue.
nue dû, roideur.
nuedî, roidit.
28o ryu
riuedj, rouge : bet rwedj,
bête rouge, nom collectif de
l'espèce bovine.
rzvcdj-biilîydt , nf., rouge-
gorge.
rweU, nf. , roche ; — roc ;
— crèche.
ruieUô, coteau ; — surface
qui, entre deux sillons, n'a pas
été retournée par la charrue.
riueUu, j, rocheux, euse.
rweyelîst, royaliste.
rweyi, regain,
rweylâ, rayer.
rweylâ, rayé, e.
rweyom, royaume.
riveyote, royauté.
rwâ, rouer.
rycLsi, rehausser.
ryà6i, rehaussé, e.
ryâsedj, rinçage.
ryâsi ou rdjàsi, rincer.
ryàsu, j ou rdjàsu, j, rin-
ceur, euse.
ryàsur, rinçure.
ryàtol ou ryol, nf. , légende
ou dicton répété souvent par
tout le monde.
ryôt, ruelle.
ryol, nf. Voy. ryàtol.
ryu, j, rieur, euse.
r:{0
ryûkâ, jeter une deuxième
fois.
rytthi,], celui, celle qui re-
jette de nouveau une chose.
rywàlâ, nettoyer avec un
ryii'àlô; — marcher en ou-
vrant démesurément la
pointe des pieds ou en fai-
sant décrire une courbe au
pied avant de le poser à
terre. Voy. 6wcyi.
rywàlâ, qui a été nettoyé,
e, avec un ryiuàlô.
ryiuàlô, nm., sorte de
grand racloir en bois pour
nettoyer le four, quand on
vient de le chauffer, avant
d'y introduire la pâte.
ryimlu,j, celui, celle qui
ryiuàl. Voy. ryiOalâ.
ryû't'l, roue de la charrue.
/■;(()/)^ (onomatopée), nm.,
bruit sourd que produisent
les roues d'une voiture lour-
dement chargée lorsqu'elles
glissent à ° côté des pierres
sur lesquelles elles s'étaient
avancées.
r:(opâ, produire des rx^ope.
r:(opâ, secoué, e, par les
r:^ôpc.
Mr
sa, nm., saut; — nf., sel;
— c'est.
sàdj, sauge.
sà-e-dîr, c'est-à-dire.
sâkrêmâ, sacrement.
sâkrïfïs, sacrifice.
iàkrïfyâ, sacrifier.
sâkrïfyâ, sacrifié, e.
iâmnlâ, frotter avec du
sablon.
sâmftlô, sablon.
sânt , r, saunier, ière; —
celui, celle qui est de Saulnot.
sapndrâ, saupoudrer.
sàpildrâ, saupoudré, e.
sàrp, serpe.
sàrpe, nm., petite serpe
d'une grandeur intermé-
diaire entre la serpe et la
serpette.
6at
sârpâ, V., couper avec la
serpe.
sârpâ, qui a été coupé avec
la serpe.
■sârpôt, serpette.
■sas, nf., jeune pousse du
saule; — sauce.
sâs'i, saule.
sâtbiuhà (litt. saute-buis-
son), tabac de contrebande
auquel on a dû faire sauter
les buissons pour éviter les
douaniers.
sâtâ, sauter; — couvrir
une femelle.
sâtd':(, sauteuse.
sân, psautier.
ôâîrel, sauterelle; — fem-
me maigre aux grandes jam-
bes et qui marche en sau-
282 5às
tant : grâ 6âtrel, grande sau-
terelle.
sâvér, sauveur.
6âvâ, sauver.
sàvedj, sauvage.
6à sh, sans cesse.
6â, nf., côté : el a dû stè sa
kî, il est de ce côté-ci.
ià, cent; — sans; — sang.
5àbè (litt. cent-bas), nœud
que l'on fait après le tour
destiné à serrer une voiture
de gerbes ou de foin.
■sâbedî, samedi,
ôàbyà, semblant.
6âbyâ, sembler.
ôàbyâby, semblable.
sâdèl, sandale.
5à-fre, sang-froid.
6âgU ou 6lyâ, sanglier, slyâ
est le vieux mot; il n'est plus
que d'un très rare usage.
sà-kœr, sans-cœur.
sàhlfyà, sanctifier.
6àktus, Sanctus.
5â«, nf., sommeil. Ce mot
devient masculin dans l'ex-
pression : drèmi ï bo son, dor-
mir un bon sommeil. Voy.
sûmey.
sas, sens.
sèm
sâse, sensé, e.
sâsè, censé, e.
sàshnà, censément.
sâsîby, sensible.
sâsïbyémâ, sensiblement.
sâsu, sangsue,
sâ-sîisï, sans-souci.
sàtê, senteur,
sâte, santé,
sàtï, sentir,
sàtïbô, thym. Le nom de
la plante vient de son agréa-
ble odeur : pu'è d bô b-ûdl sa
sàtïbô, point de bon boudin
sans thym.
sàtim, nf. , centime : ? nyâ
beyro pc n sàlhii, je ne lui en
donnerais pas une (un) cen-
time.
San ma, sentiment; — in-
telligence,
sâtimâtr, centimètre.
sàtînel, sentinelle,
sâtlm, centième.
sàtr, centre,
sàtôrt', centaurée.
se, se; — ce; — si. Voy.
eyâ et st.
sèl, seul, e.
séimà, seulement.
sènièn-hôtre, semeu-contra.
ses
sânilcr, cimetière.
sênc , nm, esprit. — In-
telligence : tiUi pb pc par sènc,
tu ne peux pas prendre sûnc,
dit-on à un dormeur, c'est-
à-dire tu ne peux pas éveil-
ler ton esprit. — è ne pc pu
d série k niueyôt, il n'a pas
plus de série (d'esprit), d'in-
telligence qu'une oie.
sefwe, sainfoin.
sèn-nâ (litt. saigne-nez),
mille-feuille. Les petits ber-
gers s'amusent à s'introduire
des feuilles de cette plante
dans le nez, puis à se frap-
per a\ec les deux mains jus-
qu'à ce que le sang coule :
de là le nom de saigne-nez.
sènsô, séneçon.
sérur, serrure.
sèrvïjà, f, celui, celle qui
aime à rendre service.
sês1, sucer.
sêsi, sucé, e.
sûsô (litt. suçoir), nm.,
consoude. Comme la fleur
contient des traces de liquide
sucré, les enfants s^amusent à
en arracher et à en sucer la
corolle, de là le nom de sèsô.
sep 283
sùsu, j, suceur, euse.
sêvrâ, nf., ce que l'on
peut mettre de fumier sur
une civière.
séy, seuil.
sêyî', t, suivi, e.
se, sein ; — saint ; — sain.
se, f, saint, e.
sé-djordj (litt. Saint-Geor-
ges), nm., cardamine des
prés; — giroflée. Georges
ne se prononce djordj que
dans se-djordj; dans tous les
autres cas, on dit yory.
sèdo, nm., permission que
demande un joueur de billes
pour avoir le droit d'enlever
les obstacles qui séparent sa
bille de celle qu'il veut at-
teindre, c'est le « dégrouille »
du Parisien.
shjà, t, saignant, e.
seni, saigner.
sêm, saigné, e; — rigole
pratiquée sur la rive d'un
petit cours d'eau.
sènu, y, celui, celle qui
saigne.
sè-per, Saint-Père.
sèpïtemel (litt. simpiter-
nel), diable; — intrépide.
284 i(^t
sèr, nf. pi., cendres: sfilè
ne pe Uu e sèr, cela n'est pas
tombé dans les (dans la)
cendres, il a dit une chose
que tout le monde s'est em-
pressé de répéter. — vt Uàpâ
de sèr à ku d te mer, va jeter
des cendres au cul de ta mè-
re. Ces paroles s'adressent à
un enfant que l'on envoie
au diable tout en riant de
ce qu'il ne comprend pas.
Quand on châtre les petits
agneaux ou les chats , on
arrête le sang avec de la cen-
dre. Au moment de la mens-
truation , la cendre serait
aussi utile à la femme, d'où
l'expression : va jeter, etc.
sera, cendré, e; — répan-
dre de la cendre sur un ter-
rain,
slri, cendrier ; — acheteur
de cendre.
slt-bârh, Sainte-Barbe.
setur, ceinture.
6œ, ceux.
sœr, suivre; — sœur (re-
ligieuse.
6œsâ'. Voy. 6ii.
sœt€, suie : siile à {ti^ci
sel
enâ h d le sœte, cela est aussi
amer que de la suie.
sœy^, froisser une étoffe
telle que de la soie, par
exemple, et sur laquelle les
plis restent.
5œy~i, froissé, e.
se, ses; — ces.
seda, céder.
sedâ, cédé, e.
sedjîir ou sejnr, séjour.
sedjûrnâ ou sejîirnâ, se
journer.
sckel, séquelle.
sekhirâ (litt. séquestrer),
détruire; — dépenser.
sekâtèr, sécateur.
sekurtte, sécurité.
sele, scélé.
selebr, célèbre.
selebrâ, célébrer.
selebr à, célébré, e.
selert', t, scélérat, e.
selibe, célibat : i vo dnnverâ
dà lii sellbe, je veux demeu-
rer dans le célibat, je veux
rester célibataire.
schbâtâr, célibataire.
sclrî, céleri : vey pî d selrî,
vieux pied de céleri, injure
s'adressant à une vieille
seb
femme.
6elul, cellule.
semhtr, semestre.
semïnAr, séminaire.
semînerîst, séminariste.
sene, sénat.
sènâtêr, sénateur.
seperâf séparer.
seperâ, séparé, e.
seperâby, séparable.
■seperâsyd, séparation.
ôèremônî, cérémonie.
6ert, série.
sePiipâ, s'étrangler, faute
de boire suffisamment, en
mangeant quelque chose de
très farineux.
sev, sève.
severïte, sévérité.
sevârmâ, sévèrement.
se, sa; — sac; — soit. —
5e 6â ku, sac sans cul, man-
geur insatiable.
sebô, sabot : 6ebô e bot, sa-
bot à botte, sabot qui peut
se porter sans le secours de
bride; dans le cas contraire,
on dit : sebô e brid, sabot à
bride.
seb'ùtâ, marcher en faisant
beaucoup de bruit avec les
6ep 285
sabots; — faire un travail
en dépit du bon sens.
6ebntî, r, sabotier, ière.
6edj, sage : sedj e twe, sage
à toi, garde à toi.
sedjt'S, sagesse.
ôekedj, saccage.
sekedjt, saccager.
sekedji, saccagé, e.
sekrïstt, sacristie.
st'hyô, section.
6Î'liy, cercle.
sMyâ, sarcler; — cercler.
st'Jiyedj, sarclage.
6cJlyô, sarcloir.
selîyu, y, sarcleur, euse.
sellyntâ, v., diminutif de
sMyâ.
sel, selle.
selâ, seller.
6elîn, saline.
6elîv, salive.
6elô, salaud.
6elôp, salope.
6elôprt, saloperie.
selu, salut.
selîi'â, saluer.
6enèr, seigneur.
ôtpèr sapeur.
6epi, sapin : e sa lu sept, il
sentie sapin, le cercueil, il
286 sh
est très malade.
st'ptàt, septante.
septâthi, septantaine.
serbâr, cerbère.
ierdjà ou serjâ, sergent.
6erâ, serrer.
sera, serré, e.
5(t/, cerf. Beaucoup de
personnes, des femmes sur-
tout, gardent précieusement
les cornes du cerf, lesquelles
ont la propriété d'éloigner
la foudre.
serfâ, cerfeuil,
6ergô, cachot; — accident
du chemin qui produit des
cahots.
sergîdâ, cahoter.
sergûlâ, cahoté, e.
5ergûlmâ, cahotement.
5erkéy, cercueil.
serniô, sermon.
5ernâ, cerner,
6ernâ, cerné, e.
6ertê, n, certain, e.
sertlnmà, certainement.
serlîfïke, certificat.
6ertïfyâ, certifier.
6erun, r, serrurier, ière.
servât, servante.
servâby, servable.
scv
serve, cerveau; — front.
servi'l, cervelle : htrôpyâ cl
serve!, n. des deux genres,
estropié de cervelle, timbré.
scrvî, servir; — couvrir
une femelle.
servïs, service.
servïtèr, serviteur ; — ter-
me de salutation qui n'est
plus employé que par quel-
ques vieilles personnes.
scrvyet, serviette.
set, sept. — On dit sou-
vent j'y suis allé, je l'ai vu,
je lui en ai donné plus de
sept fois, pour un grand nom-
bre de fois.
st't€, nf., sac court et très
large ser\'ant ordinairement
pour mettre la farine.
set£ô, sachet ; — scrotum ;
— se prend en mauvaise part
pour désigner un homme
lourd et trapu.
seten, septaine.
set^e, nm., secousse dans
le genre du cahot.
set'i, satin.
sevà, t, savant, e.
sevâmâ, savamment.
sei't't, savate; — terme in-
scU
jurieux; — dans quelques-
uns de leurs jeux , les ber-
gers passent à la savate celui
d'entre eux qui a perdu la
partie. Placés sur deux rangs,
armés de leurs mouchoirs
noués et dans lequel souvent
ils ont mis une pierre, ils
font passer et repasser le pa-
tient entre les files un nom-
bre variable de fois sous une
pluie de coups.
6evtî, r, savetier, ière.
sevtu, j, celui, celle qui,
comme les savetiers, a l'ha-
bitude de faire mal la beso-
gne.
5evtc, sureau.
seviue, savoir.
5eyT, saindoux.
6c:^ô, saison.
6âbr, sabre.
sabra, sabrer.
sâbrâ, sabré, e.
■sâbrit, j, sabreur, euse.
sâby, sable.
sâbyœ (sableur), ouvrier
qui prépare le sable pour le
moulage dans une usine.
iàby'ir, sablière.
6âl, sale; — salle.
■sgo
287
sâU, salir.
sâlï, sali, e.
sâlUà, t, salissant, e.
■sâllgô, saligaud.
sâliiiâ, salement.
sâltt', saleté.
sânnà, sarment; — ser-
ment : yâii à bl lu sânnà,
j'en ai bien le serment, je
sais bien que c'est à moi
qu'incombe la responsabilité
de cette chose dont je con-
nais toute l'importance. —
A quelqu'un qui insiste pour
que l'on jure ce qu'on af-
firme, on répond ironique-
ment : / fâ sârmâ €u lu ku
dèn djcniâ, s le djèmâ lèv lu
ku, Diô sânnà a fûtu, je fais
serment sur le cul d'une ju-
ment, si la jument lève le
cul, mon serment est foutu.
sârpà, serpent.
sâsô, sas.
sâ:(, seize.
sâ:(èn, seizaine.
sâ:(i, saisir.
sâ:(ï, saisi, e.
sâ:^ini, seizième.
sgô, à, second, e; — le
deuxième coup de cloche an-
288 5111
nonçant que la messe va
bientôt commencer.
6gôd, seconde.
sgôdâ, seconder.
6gôdâ, secondé, e.
6îbwâr (j'), Saint-Ciboire.
5ïby, cible.
6îgeret, cigarette.
6îgâr, cigare.
6îgu, ciguë.
6lgwêii, cigogne. Nom in-
jurieux pour une femme.
dkâtrïs, cicatrice.
stkâtrî^i, cicatriser.
6îMtn:(j, cicatrisé, e.
6îl, cil.
ôllàs , silence : sîlâs , not
t€e dàs , silence, notre chat
danse. Se dit en riant aux
enfants pour les inviter à
faire silence.
6ilà5yu,j, silencieux, euse.
sllldr, cylindre.
6ïmâ, ciment.
6îmàtâ, cimenter.
6îmàtâ, cimenté, e.
ôîmulkâr, simulacre.
ôinâtur ou shjâtur, signa-
ture.
6Ïti, signe.
5/y?/, signal.
5lt
sïlielâ, signaler.
sïlielâ, signalé, e.
sîtiehiây signalement.
5/y^. Voy. 6tnâ.
sïnâtur. Voy. iinâtur,
sïr, cire ; — sire.
siredj, cirage.
iirt, cirer.
6irî, ciré, e : pi sïri, pain
ciré, pain fait avec de la
mauvaise farine ou beaucoup
de pommes de terre; ce pain
ne lève pas et présente ab-
solument l'aspect de la cire.
ôtrî, scierie.
6irhô5tàs, circonstance.
sîrkulâ, circuler.
sïrkulâéyô, circulation.
sïrô, sirop.
sïstèm, système.
iïtàdel, citadelle.
slteni, citerne.
sïtâ, citer.
5îtâ, cité, e.
6îtâsyô, citation.
sïlr, cidre.
6Urâ, faire du cidre.
6ïtrô, citron.
sitweyè, citoyen.
5îtïvâ, situé, e.
sîlû'âsyd, situation.
sm
■sïvîl, civil, e.
sîvîlîte, civilité.
6mlï:(âsyd, civilisation.
5îvîlï:(i, civiliser.
sivilï^i, civilisé, e.
sï^, ciseau. S'emploie tou-
jours au singulier : le Mtunr
e bdju sô sï:(e, la couturière a
perdu son (ses) ciseau.
■sîxJâ, ciseler.
5î^lâ, ciselé, e,
■sî:(ô, cumin.
si, scie.
6ÎJiy, siècle.
6il, ciel; — paradis.
sîrdj, cierge.
6Ï, cinq.
sîdj, singe.
5Ïdjrî, singerie.
sl^yâ (cingler), fouetter
avec un 6Î^yô.
5Îgyô, hoquet.
slgyô, petit rameau très
flexible servant surtout à
faire les balais.
slkàt, cinquante.
iîkàtèn, cinquantaine.
sîkim, cinquième.
sikimmâ, cinquièmement.
simâ, suinter.
iina ou 5inâ, signer. Le
ROUSSEY.
Glossaire.
sic 289
premier est maintenant à
peu près oublié.
sipy, simple.
sïpyéiiià, simplement.
sipyïsite, simplicité.
slyâ. Voy. sàglî.
skàdel, scandale.
skàdclï:j, scandaliser.
skàdelt'^i, scandalisé, e.
skcpiilâr , scapulaire ; —
capillaire (herbe).
skôdo, secundo.
skre, t, secret, e.
skretmà, secrètement.
skrupul, scrupule,
skrutt, scrutin. A l'ouver-
ture et à la fermeture du
scrutin, on sonne les cloches
à toute volée.
■skûr ou skiuâ, secouer.
■skûr, secours.
shh, secousse.
skwâ, secouer. — skûst à
Gouhelans : â! lu notr sa prii
skûsu, ah ! le nôtre (mon ma-
ri) s'est prou secoué, il a as-
sez crié.
slej, nf,, cerise. Yoy. -elej.
sltjî, cerisier. — Rosser;
faire de la filasse grossière en
se servant du slt. V. ce mot.
19
290 6Ôl
slèjôt, diminutif de cerise.
sli, affinoir.
slô, selon,
5?nâ6, semence.
6mèn, semaine : le smhi h
VI, la semaine qui vient, la
semaine prochaine. — le
smèn de ketrè djàdî, la se-
maine des quatre jeudis, ja-
mais.
smôs, semonce.
6mûy, semoule.
smdjïy présager : sûle n
6fiedj râ d bô, cela ne présage
rien de bon.
snel, cenelle.
snôrdjà, Senargean.
67iâv, nom collectif des
moutardes.
60, t, sot, te.
60, sot; — sec : 6ûlè a €l
60 k dî gréyô, cela est aussi
sec que du gréyô.
6ôkô, chétif; — malingre.
6ôlâ, salé, e.
6olpètr, salpêtre.
6ôlu, saloir.
6Ôf, sauf.
6ôk, soc.
6ôkiuènâ, dessécher.
6ôkwenâ, desséché, e.
60f
6ôled, salade; — sévère
correction. — 6eled, à Fallon.
6ôledi, saladier.
6ôledu, j, grand, grande,
mangeur, euse, de salade.
6ôlâ, saler.
6ôlîr, salière.
6ôlu, y, celui, celle qui
mange beaucoup de sel.
sôlvâ, soulever.
6ôlvâ, soulevé, e.
6ôlvAby, solvable.
6Ô6tte, société.
6ôtU, scottish.
5ofq, sottise.
50/qf, dire des sottises à
quelqu'un.
6ÔVÔ, savon. Voy. etrô.
6ôviuênet, savonnette.
6ôvwènâ, savonner; — cor-
riger quelqu'un.
6ôz'weyâ, dj, savoyard, e.
6ôvivènedj, savonnage.
50, sou; — fatigué, e.
Voy. 6oL
60, l, fatigué, e.
6Ôfy, souffle.
6ofyâ, souffler; — éteindre
une chandelle.
6ofyii, soufflé, e ; — éteint,
e.
sôd
5ofyô, soufflet (ustensile).
sofyu, j, souffleur, eusc.
6olâ, fatiguer.
6olîd, solide.
solidité, solidité.
■solidmà, solidement.
solitâr, solitaire.
solitud, solitude.
sor, sort.
50t£:, sorte.
6Ôtm, t, sortant, e.
6oUÎ, sortie.
6otei, /, sorti, e.
6ott, soutien. Le mot pa-
tois fait place au français
dans 6îityè d femiy, soutien
de famille.
5Ôtnî, soutenir.
5Ô, son. Voy. kré.
6ôbr, adj ., sombre ; — n m .
pi., jachères : ve yônâ €u le
sôbr, va glaner sur les som-
bres, va-t'en au diable. Dans
bien des cas, c'est l'équiva-
lent de la réponse de la four-
mi : vous chantiez, eh bien !
dansez maintenant.
6ôbrâ, sombrer (labourer).
sôbrâ, sombré, e (labouré, e)
5ôd, sonde.
6ôdâ, sonder.
stâ 29 1
sôdj, songe,
sôdjt, songer; — rêver.
3ôdju,j, songeur, euse; —
rêveur, euse.
5ônà, t, sonnant, e.
5Ônâ, sonner; — rosser;
— dormir en faisant de
temps en temps des mouve-
ments de tête analogues à
ceux du sonneur.
5ônâ, nf., coup donné de
telle sorte que le corps
sonne ; un coup de poing
derrière le dos, par exemple;
— correction,
5ônrî, sonnerie.
s5nu,j, sonneur; — dor-
meur, euse.
spekulâ, spéculer.
■spèkulâsyô, spéculation.
spektâHy, spectacle.
Sri, nm., musaraigne; tire
son nom de son cri. — On
dit des dents de srî pour dé-
signer de belles et fines dents.
srlg, seringue.
6té, cette.
stè, celle.
6tèki, celle-ci.
stèr, stère.
stâby, stable.
292 5uk
slâsyô, station.
stâsyîinâ, stationner.
stâsyfniâr, stationnaire.
itâtû, statue.
6tt, setier; — sentier.
stuk, celui qui.
6tuki, celui-ci.
stuû, celui-là.
subt, subir.
subi, t, subit, e.
subitmà, subitement.
subito, subito.
sudâ, soldat.
sudje, t, sujet, ette.
sudjesyô, sujétion.
suj), suffire.
sufîjà, suffisant.
sufôkâ, suffoquer.
sujôkâ, suffoqué, e.
sufredj, suffrage.
suk, suc.
sukôbâ, succomber.
sukr, sucre.
sukrâ, sucrer.
sukrâ, sucré, e.
sukrî, sucrier.
surkrut, choucroute.
surkrutî, outil servant à
faire la choucroute; — ou-
vrier qui fait la choucroute.
suksèdâ. succéder.
6Û
siiksc, succès.
sukshêr, successeur.
sukshyô, succession.
superyêr, supérieur, e.
suphyâ, supplier.
supo^â, supposer.
supo^isyô, supposition.
supurâsyô, suppuration.
supuri, suppurer.
supnUâ, supporter.
suput€â, supporté, e.
supyis, supplice.
supyikâsyô, supplication.
surdje ou surjc, surjet.
surfâr, surfaire.
surmena, surmener.
surpli. Voy. surpyï.
surpàr, surprendre.
surprènà, t, surprenant, e.
surpyï ou surplî, surplis.
surtmrdj, surcharge.
surUerdji, surcharger.
surUerdjî, surchargé, e.
survènt, survenir.
survweyà, t, surveillant, e.
survideyi, surveiller.
survwtyi, surveillé, e.
Sîi, 1, saoul, e.
sii-e, souche : gros sue, per-
sonne lourde et endormie.
Sii-€cf, sous-chet.
5iip
5'ndâ, souder. — Céder
(capituler).
sîidiir, soudure.
Si1fr, soufre.
Sîifrà, t, souffrant, e.
sfifràs, souffrance.
5îlfrâ, soufrer,
sfifrl, souffrir.
Sîikî, ceci.
Sîtkwe, quoi ? Voy. kiue.
mû, ça, cela.
mlâ, saouler.
6îilâ, sou lé, e.
sûlâdjt, soulager. — Se
soulager, péter.
siilâdp, soulagé, e.
sûlâdjmà, soulagement.
snlâr, d, soulard, e.
suit, soulier; — fenil. —
■snlî dï bô du (litt. soulier du
bon Dieu), anthyllide vul-
néraire.
siiiii, somme.
S'unâtr, soumettre.
snmâsyô, sommation.
iù-mâtr, sous-maitre.
sû-niâtrh, sous-maîtresse.
sîimty, sommeil. Rare-
ment employé. Voy. sàii,
sfimeyi, sommeiller.
snp, soupe. — drôsi le sfip,
sus 293
dresser la soupe, la mettre
de la marmite dans la sou-
pière ; — tïrî d le sîip, tirer
de la soupe, en mettre de la
soupière dans son assiette.
siiptp, soupape.
sfipâ, souper.
sûpîr, soupir.
snpiri, soupirer.
sûpïni, j, celui, celle qui
soupire.
sû-pî, sous-pied.
snpîr, soupière.
sûphvt, diminutif de sou-
pière.
sit-prcfe, sous-préfet.
sfi-prcfehnr , sous-préfec-
ture.
sûpsô, soupçon.
sùpsiinâ, soupçonner.
S'i'ipy, souple.
sfipyes, souplesse.
siir, sourd, e.
sûrdln (e. Ic^, à la sourdine.
sftfnîsyô, soumission.
sûrs, source.
siirsèln, sorcellerie.
sfirsï, sourcil.
siirsï, r, sorcier, ière.
snsl, souci.
sfistreksyô, soustraction.
294 ^'^^
sîitèn, soutane.
sûterè, souterrain.
Sîitïredj, soutirage.
sûtiri, soutirer.
sûtîri, soutiré, e.
sûsyà (5), se soucier.
snvm (5), se souvenir.
snvrê, n, souverain, e.
6û-yœtnâ, sous-lieutenant.
6nyô, souillon.
6u, — sœsœ, — 6érô, sœur.
su est le terme général ; —
sœsœ est un mot gentillet
qu'emploient les enfants
entre frères et sœurs; —
5itrô appartient spécialement
aux personnes âgées.
sékâ (ail. suchen), cher-
cher.
6uku, y, chercheur, euse.
5Ûrô. Voy. 5Û.
svir, civière.
6wè, soin.
5îvè^œ:{)nâ, soigneusement.
swèfit, soigner; — signer
(faire le signe de la croix).
sumô, nm., marque que
le teinturier attache sur
chaque pièce à teindre afin
d'en reconnaître le destina-
taire. — Nom de bœuf.
swèiiu, ;, soigneux, euse.
siue, soir; — soif.
6wcdîjà ou siuedï^à , soi-
disant.
swedj'î, choisir.
swcdjî, î, choisi, e.
swel, seigle.
6welô, diminutif de 5w^/.
6iuerâ, soirée.
swernâ, rongé par les mi-
tes.
swh'ô^ nm., mite.
swhàtln, soixantaine.
Sîvhâtlm, soixantième.
su'et£ , sèche. Sobriquet
qui se prend toujours en
mauvaise part.
swcternà, sèchement.
■siuet€ôt (litt. séchette),
nf., gâteau sec et délicat que
l'on fait surtout à l'occasion
de la fête patronale.
swheù, nm. s., fruits sè-
ches pour être gardés pen-
dant l'hiver.
6whâ, souhaiter.
swetâby, souhaitable.
6weti, sécheresse ; — soif.
5wey, seille.
swtyt'dj, fauchage.
sîveyâr, faucheur. V. sweyu.
6iue
siveyi, nf., contenu d'une
seille.
6iucyi (de nuey, seille),
sorte de buffet où l'on dé-
pose les seilles et aussi la
vaisselle.
sweyî, faucher. — Marcher
en faisant décrire à la jambe
une courbe analogue à celle
que trace la faux.
sweyi, fauché, e.
sweyœ, nm. (de sweyi,
faucher), désigne toute cé-
réale qui a été coupée avec
la faux,
6weyô, nm., diminutif de
seille.
sweyu, j, faucheur, euse.
sweyiitâ, faucher comme
un enfant qui débute.
5weyûtu, mauvais faucheur.
syu 295
6wà, soie.
iwârî, soierie.
6zvâttk, sciatique.
syàs, science. — Avoir de
la science, être adroit, ingé-
nieux en toute chose.
syâsu, /, celui, celle qui a
de la science.
syedj, sciage.
5yâ ou râsî, scier.
6yâ, scié, e.
sytdjî, siéger.
syôrfâr, savetier. Ce mot
est une contraction de « sou-
liers à refaire » ; pour avoir
de l'ouvrage, le savetier par-
court le village en criant
« souliers à refaire », d'où
le mot syôrfâr.
syu, j, scieur, euse.
syur, sciure. Voy. nuù.
iàb
tàby, table; — dalle.
tabyâ, tabler.
tàbyâ , nf. , tablée ; — adj . ,
tablé, e.
tàbyôt, tablette.
tâl, talle.
tàlâ, taler; — frapper
quelqu'un de coups qui lais-
sent des marques, des talles.
tàlâ, talé, e; — battu, e,
en parlant de personnes; —
pousser.
làlnr, blessure qu'on se
fait en se talant.
ta, temps; — tant.
tàbîl, tambour : le bet sa
pyen hnà de tàbn, les bêtes
sont pleines comme des tam-
bours, elles sont rassasiées
et rondes comme des tam-
tap
bouts, pleines comme des
œufs; — cercle mobile mon-
té sur un pied et sur lequel
les brodeuses étendent une
pièce de mousseline pour
broder.
tàbîiniA, tambouriner.
tàbnnû, r, celui, celle qui
bat du tambour.
tàdô, arrête-bœuf. S'em-
ploie comme injure envers
les vieilles personnes , vèy
tàdô.
tàdr, V., tendre.
tàdu, h, tendu, e.
tà-môlà (litt. temps-mon-
té), orage qui se produit
subitement à l'époque des
grandes chaleurs.
tàpcràmà , tempérament.
tâph'âtur, tem pcratu re .
tàpk, tempête.
tâpètâ, tempêter.
tâpô, tampon ; — couver-
cle du poêle.
tâpy, nm., temple; — nf.,
tempe.
iàr, adj., tendre : 5'ùle a
(Jf)€l târ hù d le ro:((i, cela est
aussi tendre que de la rosée.
tàretr, lierre.
tàt ou tàfl, tante, lâtl a-
joute au mot tante une idée
de gentillesse; c'est le mot
des petits enfants.
tâtâ, tenter.
tàtâ, tenté, e : cl a tâtâ d)
gyâl, il est tenté du diable, il
est possédé du diable.
tàfâsyô, tentation. Em-
ployé comme sobriquet.
tâtè, Florentin.
tàtl. Voy. tàt.
tàlo, tantôt.
t^â, d, chaud, e. A un
sens négatif dans les phrases
ironiques suivantes : el ctàde
dix '^P^Lh "^^ d y an e hcyî de
tedd, il attendait des épin-
gles (un pourboire), mais
on lui en a donné des chau-
teà 297
des! mais il n'a rien eu.
i€à , chaud; — chaux.
tm-d-le-ml (chaud de la
main), le creux de la main.
teà, chaloir, ne se dit plus
aujourd'hui. Il y a une tren-
taine d'années , quelques
vieilles personnes emplo-
yaient ce verbe seulement
dans les expressions suivan-
tes : en m tmpe ku, il ne me
chaut pas qui, il m'importe
peu que ce soit celui-ci ou
celui-là. — en ni tm pe kiue,
il ne me chaut pas quoi ,
j'aime autant ceci que cela.
tfâdh-, chaudière.
teàdnut, chaudement.
t^àdô, diminutif de chaud.
— Faire le teadô, aller se
coucher pour chauffer les
draps en attendant son ca-
marade de lit. — Faire teàdô,
présenter ses mains au feu et
prendre de suite celles d'un
enfant pour les réchauffer.
tiàdrô, chaudron.
t4'àfA, chauffer.
t€afâ, chauffé, e.
teàfedj, chaufîage.
teàledj, chaulage.
298 Uâ
Uàlâ, chauler.
t€âs (chausse), bas : el à
ttidj deri me teài, il est tou-
jours derrière mes chausses,
il me suit continuellement.
teàst, chausser.
teàsi, chaussé, e.
teàsô, chausson.
îeàsôt, chaussette d'enfant;
— bas d'enfant.
teàsur, chaussure.
teàUe, tas de choses qui
se pressent.
teàtet, presser.
t-eàuî, pressé, e.
Uàteu, /, celui, celle qui
presse.
tmvUrï, nm., chauve-
souris. En voyant des chau-
ves-souris, les enfants leur
chantent les mots suivants :
teàvîen, pes phï, tere dî pe
tmt'j'î, chauve-souris, passe
par ici, tu auras du pain
moisi. On prétend que le
pain moisi est un régal pour
les chauves-souris.
t£â, champ; — chant.
t€âbô (de Uàb'), croc-en-
jambe.
teàbd y jambon. Voy. djà-
teà
bd. Employé comme sobri-
quet.
teàbr, chambre,
teàbrôt, chambrette.
t^àdcl, chandelle ; — masse
de morve qui sort des na-
rines d'un enfant malpropre;
— aigrette du pissenlit, ainsi
nommée parce qu'elle dispa-
raît devant le souffle comme
la flamme d'une chandelle.
Uàdlèr, Chandeleur.
Uàdjî, changer ; — échan-
ger : t€àdj'i sô kûtc hôtr n àl-
mel, échanger son couteau
contre une allumelle, faire
un échange désavantageux
d'objets ou de situation.
tۉdjii, j, changeur, euse.
têâdli, chandelier.
Uàkr, chancre.
teàpeno, champignon.
t^âpetr, champêtre.
t€àpâ, jeter : t€âpâ le, jeter
là, jeter une chose dans la
rue ; hi fa rà Uâpâ le , tu
servi, il ne faut rien jeter
(là), tout sert. — Vendre
trop bon marché : el e Uâpâ
le se bu, il a jeté là ses bœufs,
il les a vendus pour rien.
m
Uâs ou ^à5, chance.
t€àsô, chanson. — teàsô dï
rwedj pnlô (chanson du rou-
ge-coq). Scie interminable
que l'on se plaît à monter
aux enfants. — Veux-tu que
je te chante une chanson ?
— Oui. — Il ne faut pas
dire oui si tu veux que je
chante. — Comment faut-il
dire ? — On ne dit pas com-
ment faut-il dire. — Est-ce
qu'il faut dire non ? — Il ne
faut pas dire non. Et la
chanson continue sur le
même ton jusqu'à ce que,
rouge de colère comme un
coq, l'enfant se venge sur le
chanteur ou s'en va en pleu-
rant.
UâsUyj, chanceux, euse.
Uâtè, chanteau.
Uâtâ, chanter.
Uàtî, chantier.
Uâtr, chantre.
Uâtu, /, chanteur, euse.
Ué^yô, bout de bois passé
dans la jointure, par exem-
ple, pour la retenir dans le
joug. _
?^é/4 (onomatopée), téter.
sucer en produisant un bruit
particulier avec les lèvres et
la langue.
t€élu, j, téteur, euse.
teéinnâ, cheminer ; — che-
minée ; — maisonnette con-
tiguë à une maison. Ce qui
distingue tout d'abord la
cheminée, c'est qu'elle a meil-
leur aspect que les maisons
de cultivateurs proprement
dites. Construite avec une
certaine coquetterie, elle se
compose de deux pièces,
une au rez-de-chaussée et
une au premier. C'est la de-
meure d'un petit ménage
aisé, des vieux parents que
l'âge oblige au repos, et as-
sez souvent d'un jeune cou-
ple pendant les premières
années de ménage. — Nm.,
t'I e bdju lu Uèmnâ dœ kâ el
(ï) vu ma lu pur pêté, il a
perdu le cheminer (le mar-
cher) depuis qu'il a eu mal,
le pauvre petit, il ne peut
plus, il ne sait plus marcher
depuis qu'il a été malade.
Uémnô, diminutif de che-
min; — sentier.
3 00 t£ê
tfênnm,j, chemincur, euse.
Uènvœy, chènevotte : î In
biïj'ro kmâ n teènvœy, je le
briserais comme une chène-
votte.
t€énvâ, chêne vis.
t€ènvir, nf., champ planté
de chanvre. Voy. ûte.
teérlnucm, r, charbonnier,
ière,
Uèi'lu, j, chevelu, e.
teêvliir, chevelure.
Utvrèy, nf., chevreuil.
t€èvn, chevreau; — gi-
boulée.
t£tjrôt, chevrette. Voy.
kebôt.
teèvrîinâ, munir de che-
vrons.
teû-vrntin, chevrotine.
teùvyô (de t€vùy), bœuf
dont les cornes sont droites
et horizontales.
teêvyôt, chevillette.
Uln, chaîne.
Uen, chienne.
îeênet, chaînette.
teènô, chaînon qui attache
l'âge à l'avant-train de la
charrue.
tcêtr , nf. , chacune des
t£e
extrémités d'un champ et
qu'on laboure en travers
afin de ne pas piétiner le
champ de l'aboutissant. On
fait également des teètr au
bout d'un champ qui s'ar-
rête sur un obstacle quel-
conque, un buisson, par
exemple. — t€â-d-tnU r,
champ sur lequel plusieurs
autres viennent aboutir.
teetreyi, labourer un champ
sans faire de t€ètr, c'est-à-
dire en marchant à chaque
sillon sur le champ aboutis-
sant. — Aboutir sur : mon
champ teètrty sur le sien,
inon champ aboutit sur le
sien.
ted'fyà, trognon de pomme
ou d'un fruit semblable.
t-ee, nm., char de cultiva-
teur. On dit il est à t-ee,
comme on dit il est à cheval ;
— nf., chair.
t£er, chaise; — chaire.
ieerôî, diminutif de chaise.
ifetc, château : an crc d'cdje
vu pu (jrà t€cte derwet£~i, on
aurait déjà vu plus grand
château s'écrouler. On au-
tee
rait déjà vu des choses plus
extraordinaires que cela.
teek, chaque.
Uehèn, chacune.
teekn, chacun : tu t^ekù,
tout chacun.
î^ètlô, diminutif de châ-
teau; — petit tas de 4 noix
ou de 4 noisettes disposées
pour le jeu^ trois sont réu-
nies à côté les unes des autres
et la quatrième est placée des-
sus.
teetèfj, châtaigne.
Ue:(a, nm., friche; — es-
pace vide plus ou moins
considérable au milieu d'un
champ ou d'une vigne en
rapport.
t€e, chat; — être chat de
quelque chose, avoir pour
cette chose une gourman-
dise et une avarice exagé-
rées ; c'est le cas de quelques
fumeurs auxquels d'ailleurs,
cette expression est spécia-
lement consacrée en parlant
de tabac : â)i a tu Ue d sa
tebe ! il est-il chat de son
tabac !
Ue-dâvr, chef-d'œuvre : te
tee 301
fâ i bè tse-dœvr, ve, bfigré de
po, tu as f;iit un beau chef-
d'œuvre , va , bougre de
porc, c'est du propre ce que
tu as fait.
t^edjô, chardon.
teegrl, chagrin.
teegnnâ, chagriner.
t^egrlnâ, chagriné, e.
t€ekô, parties d'épis non
débarassées du grain et qui
tombent au déchet en triant
ou en vannant.
teemâyi (5), se chamailler.
teepèlrt, chapellerie.
t€epe, chapeau. — têèvsî.
t-eepel, chapelle.
tsepîtr, chapitre.
tet'pîtrâ (j) (litt. se chapi-
trer), se chamailler.
teepli, r, chapelier, ère.
t€epujî, abîmé, e, par des
entailles faites avec la hache
ou le couteau.
téepujî, façonner un mor-
ceau de bois avec la hache
ou surtout le couteau; —
abîmer un objet en bois en
le coupant maladroitement.
tecpyâ, chapler; — crevas-
ser.
3 02 t€e
Uepyâ, chaplé , e ; — cre-
vassé, e.
Uepyur, chaplure.
Uerbô, charbon.
teerbwènâ, charbonner : le
mweU d le fۉdel tecrhiuen, la
mèche de la chandelle char-
bonne.
Uerbwlnây charbonné, c.
Uerdji, charger.
Uerdjî, chargé, e.
t€erdju,j, chargeur, euse,
Uereyî, charrier; — nf.,
trace que laissent sur un ter-
rain mou les roues d'une
voiture.
Uereyu, /, celui, celle qui
conduit l'attelage en char-
riant.
Uerîte, charité.
teerîtâby, charitable.
Uerîvcrî, ch arivari .
Uertr, place située au mi-
lieu du village de Bournois
et où l'on se réunit le di-
manche pour causer.
teerkutâ, charcuter.
Uerkutâ, charcuté, e.
Ucrlcntî, r, charcutier,
ière.
teerlètày charlatan.
tee
t4:erm, charme.
teennâ, t, charmant, e.
téernie, charme (arbre).
t€ermâ, charmer.
Uerniâ, charmé, e.
Uerinu, ;', charmeur, euse,
téernir, charnière.
teerpàt, charpente.
teh-pàîâ, ch arpenter.
letrpâtâ, charpenté, e.
teerpâtî, charpentier.
teerpàlir, femme du char-
pentier.
teerpè}}, nf., sorte de pa-
nier fait le plus souvent avec
de la clématite.
Uerpèyi , nf. , contenu
d'une iihphj.
t€erpî, nm., charpie.
Uerô (litt. chariot), petite
voiture faisant partie des
jouets d'enfants.
!€erôt, charrette.
teertei, chercher.
t€ert€u,j, chercheur, euse.
t^h'ti, charretier.
teeru, charrue. — t^crfi-d-
ta, charrue de chien, se dit,
au propre et au figuré , de
toute chose mal organisée
dont les diverses parties
td
fonctionnent à l'inverse de
ce qu'on attendait. Ce mot
doit son origine à la situa-
tion bizarre dans laquelle se
trouvent un chien et une
chienne en rut lorsqu'ils
sont surpris et tirent en vain
chacun de leur côté.
Uerûtâ, charretée.
téerive, charroi; — dis-
tance parcourue en char-
riant.
t€es, chasse.
uhiy chasser.
Uhi, chassé, e.
Uhu, j, chasseur, euse.
Uhu, chasseur de gibier.
tûty chatte. Voy. mîk.
Ueta, celui, celle qui est
du Neufchatel.
Uetnîr, chatière; — fente
en forme de poche pratiquée
en haut, sur le côté ou le
devant d'un jupon.
Uetô, chaton.
Uâlè, chaht; — Charles.
Uâlô ou Uâlè, Chariot,
Charles.
t€ân, chêne : 5epï à là, t€ân
dèhû, sapin en long, chêne
debout, ce qui signifie que
tel 303
c'est en étant disposé hori-
zontalement que le sapin a
la plus grande résistance, de
même que le chêne résiste
mieux lorsqu'il est placé
verticalement.
Uâne, chênaie.
t-eârdj, charge.
UârÔ, charron.
iۉiuby, chasuble.
telfr, chiffre.
Uïkàdlî (de teike), nm.,
petite mirabelle jaune.
t£îkenu,j, chicaneur, euse.
Uîkè, nm., groupe de
fruits réunis sur l'arbre, à
l'exemple des cerises, des
noix, des Uîkàdlî, etc.
UîJâl, nf., rameau portant
des t£îkè.
Uïken, chicane.
Uïkhiâ, chicaner,
Uïkô, chicot.
teipûtâ (5), se chipoter.
Uîpûtu,j, chipoteur, euse.
Uîrî (onomatopée), moi-
neau. — Sobriquet.
Uït€, chiche.
t€t, chez.
M, r, cher, ère.
tdrmày chèrement.
304 t€0
tetrtè, chèreté.
t€tvr, chèvre; — sorte de
trépied en bois servant sur-
tout à couper le bois de fa-
got. Voy. keb.
t€t , nm,, chien; — tur-
génie. Les mauvais champs
de Bournois en sont empoi-
sonnés.
Unnj, chemise.
Umijôt, chemisette.
Umî, chemin.
Unéy, chenille.
Uni, nm., brin de pous-
sière. Toute chose qui com-
pose les balayures; — les ba-
layures elles-mêmes ; — pe-
tit enfant rusé, éveillé.
Umv, chanvre.
t€nu, y, chenu, e.
Uôfèrlt, jeune bœuf d'une
mauvaise venue.
Uôk, choc.
Uôlê ou €elêr, chaleur.
Uôhuên, aveline.
Uôpô, plançon de la vigne.
Uùvwènâ, mourir de mi-
sère et de froid.
t€0, chou. — t^o-vasu
(litt. choux-vesseux), bro-
coli violet. Se mange de
tev
préférence l'hiver quand la
gelée a déjà passé.
t£or, choir : / lu vo fàr e
t€or, tu le veux faire (à)
choir.
/^o:^, chose.
l€ut, chute.
teuî€îità, chuchoter.
t£uUîitu, j, chuchoteur,
euse.
teûy cri pour chasser les
brebis : tm berbl, t€u!
t۔ike, nm., houppe d'un
bonnet de coton.
teiimâ, priser; — prise de
tabac. A Bournois, ce mot a
perdu son véritable sens qui
est sentir. Je l'ai retrouvé in-
tact à Eix , canton d'Etain ,
arrondissement de Verdun
(Meuse), où l'on dit entuây
pour sentir : cela €um bon,
cela sent bon.
teûpnâ (onomatopée),
glousser d'une façon toute
particulière comme la poule
couveuse.
leva, cheval, aux.
levù, cheveu.
/riv'v, cheville.
tevïrô, chevron.
tét
t€vôlô, chevalet.
Uwe, toi ; n'est plus guère
employé que par quelques
vieillards : sa pu t€-wc, c'est
pour toi; — choix.
t€yâlè ou t€yàlî (litt. chien-
lit), le dernier né d'une fa-
mille ou d'une couvée.
Uyô, nm., chiasse.
t€yô-d-po (litt. chiure-de-
porc), pinson.
teyôt, chouette.
tè, te ; — tu .
tè£, féminin de îè£e, mê-
me sens.
tè€e, tas de gerbes, de
paille ou de foin.
iè€î, tousser ; Usl dans les
villages sud-ouest de Sour-
nois.
U^nâ, toussailler.
tè€ô ou dè€ô, nm., enflure
résultant de la piqûre d'un
insecte venimeux.
tèeu, y, tousseur, euse.
tèrâ, donner des coups de
tête, en parlant des bêtes à
cornes. Voy. kûnâ.
tèru,j, animal qui a l'ha-
bitude de tèrâ.
tétî, teint, e.
RoussEY. — Glossaire.
têt 305
têtï, teindre.
lêiur, teinture.
lèturâr, teinturier.
tœfyà, nm., punaise. C'est
en quelque sorte un déshon-
neur que d'avoir des pu-
naises chez soi.
le, teint.
ien, nf., parcelle de chè-
nevotte qui reste collée à la
tille; — teigne.
tèn, tine.
tènebr, ténèbres.
te, tes ; — tel, elle ; — thé.
teâtr, théâtre.
tèlegref, télégraphe.
telegrefyâ, télégraphier.
temwè, témoin.
ter, terre. — fo-ter (litt.
fort-terre), terre argileuse
difficile à labourer : sa nfo-
tir, efâ ketrè bu pii pye lôbwe-
rà, c'est une fort terre, il
faut quatre bœufs pour pou-
voir labourer. Voy. fo-ml.
teru, y, terreux, euse.
tet, tête. — tet-dl-tée, tête-
du-char, pièce du char dans
laquelle s'enchâssent les é-
chelles. — tet-dé-t^è, tête-
de-chat, sobriquet.
3o6 ter
tetô, têtard ; — vieux vase
fêlé et ébréché. — 6Ônâ lu
tetô, sonner le tetô, se dit
d'un objet fêlé qui rend un
son analogue à celui d'un
vase fêlé. Un sabot fendu,
par exemple, sonne le tetô si
l'on marche sur des dalles
ou une route bien empierrée,
— vey tetô, vieux tetô, dési-
gne une foule d'objets pres-
que usés.
te, ta.
tebe, tabac : sa sô tebe, c'est
son tabac , son plaisir, suie
fâ bl sô tebe, cela fait bien son
tabac, son affaire.
tefte, taffetas.
telâ, talent.
telmà, tellement.
telu, talus.
temî, tamis.
teniizi, tamiser; — rosser
d'importance.
thm^, tamisé, e.
tepi, tapis.
terà, sorte de fossé dans
lequel on plante les boutures
de la vigne. — Par compa-
raison, sillon très profond.
teràdedj, taraudage.
ttt
teràdâ, tarauder.
teràdà, taraudé, e.
tere, terrain.
thés, terrasse.
terhtr, terrestre; employé
seulement dans paradis ter-
restre.
ttrî, tarir.
th'î, i, tari, e : le vêts à
teri, la vache est tarie, elle
n'a plus de lait.
teriby, terrible.
teribyémà, terriblement.
terïtwâr, territoire.
terir, tarière.
ttnn, terme.
termina, terminer.
termina, terminé, e.
testâmâ, testament.
tet£ , tache ; — taie de
l'œil, se guérit par la barre ;
— endroit caché : î 6e n têts
dfrèj, je sais une tache de
fraises, je connais un en-
droit caché où il y a beau-
coup de fraises. Le berger
dit également : î sen bel tête,
je sais une belle tache, c'est-
à-dire un endroit peu connu
et qui n'a pas encore été
pâturé.
tâs
ûû, téton ; — sein de la
femme.
fevl, taon. On en garantit
les animaux en les enduisant
de graisse.
ûy^ taille.
ûyér, tailleur. Les tailleurs
ont une réputation de pares-
seux.
teyt, tailler.
ûyi^ taillé, e.
ta, tas; — tard.
tàbli, tablier fait de toile
grossière. Voy. dvàti.
tâblo, tableau : vey tàblô
devernt, vieux tableau dé-
verni, vieille femme.
tare, taré, e. Ne se dit
que pour les animaux : 6ô
bu à tare, son bœuf est taré.
târi, race, en parlant des
poules : ià n pîil d le gros
târt, c'est une poule de la
grosse race.
târp, grosse main : el e dé
târp d ml kmà ï bu, il a des
târp (mains) de mains com-
me un bœuf.
tâi, tasse; — pot de
chambre.
tâsi, tassé, e.
tîr 307
tâsî, nf., contenu d'une
tasse
?
tasï, tasser.
tât€, poche d'habit.
tâi€Î, tâcher est souvent
actif; — nf. , le contenu
d'une poche d'habit.
tâtâ, pomme de terre, dans
le langage des enfants : tâtâ
màzà pem , tâtâ mâzà kûrnet.
tâtî, tâter.
tâtî, tâté, e.
tâtôQe), à tâton.
tâtunmâ, tâtonnement.
tâtiînâ, tâtonner.
tîd, tisser.
tî€Î, tissé, e.
tUrà, tisserand.
tïdj, tige.
tïdjôt, tigette.
tîgr, tigre.
tîgrèlâ, tigré, e.
tîgrh, tigresse.
tîk, tic.
tîmîd, timide.
tïiîiô, timon.
tînes, tignasse.
tïr, tir.
tïr-e-^ye, fauchât.
tïr à, tirant.
tîredj, tirage.
3o8 tir
tïrâyt, tirailler.
th-âyf, tiraillé, e.
tïrâymâ, tiraillement.
tîrâyu, y, tirailleur, euse.
tïrt, tirer; — arracher :
tlrt le pwerôt, tirer (arracher)
les pommes de terre.
tîrî, tiré, e.
tîrlirlîr, lu pwe r€5Ô, 6tuk
à mweyi na pe trû sô, stuk a
trû 50 nà pe tnweyt, tirelire-
lire, le poil roux, celui qui
est mouillé n'est pas trop
sec, celui qui est trop sec
n'est pas mouillé. Ces mots
se chantent ironiquement en
cadence au passage de ceux
qui ont été trempés par une
averse, quand on a eu la
bonne fortune de trouver à
temps un abri.
tîrôt, nf., tiroir.
tîr5èlè, tiercelet.
tîrtèn, mauvaise viande
qui se tire, qui se déchire
sans qu'on puise la couper.
— vey iïrtèn, vieille tïrtên,
nom injurieux pour une
vieille femme.
tîru, j, tireur, euse.
tîrwêyi, tirailler; — im-
tnô
portuner.
lu-wer, tiroir. Voy. Cirôt.
tïsedj, tissage.
/;//, téton ou mamelle des
animaux. Voy. tête.
tïtè , Justin, en langage
enfantin. C'est le masculin
de Titine (Justine). — Se
dit tâtï à Eix.
iîtr, titre.
ti:^èn, tisane.
ti, tiers.
t'î, d, tiède.
til, tuile.
tilt, r, celui, celle qui fait
de la tuile.
////'I, tuilerie.
tïbr, timbre.
tïbrâ, timbrer.
tlbrâ, dj, timbré, e.
tinâ, laisser tomber du li-
quide d'un vase plein qu'on
porte maladroitement.
tnâby, tenable.
tnâyt , tenailler; — corri-
ger sévèrement. Voy. etuây.
tiiâyî, tenaillé, e.
tnï, tenir : tnît vo bl, te-
nez-vous bien; ttf bl, tiens-
toi-bien.
tiiot, tinette.
top
tnu, u, tenu, e.
inu, tenue.
tôM, toquer; — trinquer;
— tisser; — serrer les mailles
en tricotant. — tôhâ lu nâr-
mô, toquer le marmot, cla-
quer des dents sous l'influ-
ence du froid.
tôkô (onomatopée), nm.,
silène. Vient de ce que l'on
fait toquer, éclater la capsule
de la silène en la frappant
sur le revers de la main.
tôhsl, tocsin.
tôlô, talon.
tôlu ou telu, talus.
top, tape : el e t€u top à pi
d lârb, il est tombé tape au
pied de l'arbre, c'est-à-dire
en produisant un bruit
sourd,
tôpt'dj, tapage.
tôpedju,j, tapageur, euse.
tôpâ, taper; — éclater.
tôpâ, tapé, e; — éclaté, e.
tôpâ, tapée.
tôpku (litt. tape-cul), nm.,
sorte d'omelette dans la-
quelle on met de la farine.
Cuite dans la kakel couverte,
elle soulève le couvercle,
tôs 309
d'où le nom de tôpku, mais
qui devrait plus justement
être tape-couvercle.
tôpô , nm. , canonnière
faite avec une branche de
sureau; — sorte de mail-
loche dont on se sert pour
enlever l'écorce des menues
branches du chêne.
tôpô, nm., cheville de bois
ou de fer et servant h l'at-
telage; — homme trapu, so-
lide, résistant.
tôpûr, nf., battoir affectant
différentes formes.
tôpiueyî, pétiller sous l'ac-
tion du soleil. Se dit surtout
en parlant du blé fauché,
mouillé et exposé brusque-
ment aux rayons d'un soleil
brûlant.
tôrtu, tortue : vey tortû,
vieille tortue, injure.
tôsï, téter.
tôsrô, nm., animal encore
à la mamelle. Voy. vclô.
tôsu, j, téteur, euse, —
Sobriquet.
tôsér, téterelle.
tôstirôt , nf., biberon; —
téterelle.
310 tor
tôtèl, totale, e, aux.
tôtehnà, totalement.
tôhuerâ (onomatopée),
produire un bruit sourd en
frappant contre une cloison
en planche, c'est ordinaire-
ment le cas des animaux at-
tachés à l'écurie. On dit
aussi tôbwerà à la porte,
frapper fortement et long-
temps à une porte.
tôbweru, j, celui, celle qui
tôhider. Voy. tôberâ.
to, taie de lit. Dans les Hts
il n'y a qu'un seul drap sur
lequel on se couche, on se
couvre au moyen d'une sorte
de gros édredon enfermé dans
une to; — tort; — tôt.
todr, tordre.
toko, pivert.
toi, tôle.
toit, bancal.
tort€, torche; — coussi-
net; — coup donné sur la
tête avec la main. On est
fort pour donner des tÔrt€
aux enfants. C'est peut-être,
de tous les moyens de cor-
rection, celui qui est le plus
employé.
trâ
tô, ton.
tôb, tombe.
tôbo, tombeau. Mon père
et mes oncles appelaient les
raves des tombeaux, malheu-
reusement, je ne puis plus
savoir pourquoi.
tôdu, û, tondu, e. Aux
frais tondus on chante les
mots suivants : tôdu, bcrbèlu,
let's le rit eva le prâ, kâ le prâ
6?'â nievu ti virt btkâ a ku,
tondu barbelu (barbu),
chasse les souris aval les
prés, quand les prés seront
mûrs tu iras leur baiser au
cul.
tônâ, tonner. — Voy. bèr-
dônâ.
tônâr, nm., tonnerre : lu
tônàr e teu le, le tonnerre (a)
est tombé là.
tônâr, tànâr ou tônâr, ton-
nerre dans le sens de juron.
tôsur, tonsure.
tôtô, genou, dans le lan-
gage enfantin.
tràjhn, troisième : lu tra-
jim ko fà lu dre, le troisième
coup foit le droit, c'est ordi-
nairement le troisième coup
trà
qui réussit ou qui est fu-
neste.
trà, trois. Voy. tro.
trâpt, trépied.
trâs, nm., étoffe très so-
lide, pour pantalon, faite de
fil de chanvre et de coton.
trâblâ, chanceler en état
d'ivresse.
tràby, tremble.
trâbyà, t, tremblant, e.
trâbyémâ, tremblement.
trâkîl, tranquille : diinucr
trâkîl, demeure (reste) tran-
quille.
trâkîbnà, tranquillement.
trâkîlîîè, tranquillité.
tràktll^^i, tranquilliser.
trâkîlî^i, tranquillisé, e.
tràpâ, tremper.
trâpâ, trempé, e.
trâpôt , trempette; — col-
lation consistant ordinaire-
ment en vin chaud et que
les gens de la noce vont of-
frir aux jeunes mariés quel-
ques heures après leur cou-
cher. Cette visite est accom-
pagnée d'une foule de farces
très désagréables pour les
nouveaux conjoints, aussi
trœ 311
prennent-ils toutes leurs
précautions pour que per-
sonne ne sache dans quelle
maison ils vont passer la
nuit nuptiale.
iràpii, j, celui, celle qui
trempe.
tràs, transe.
trâspo, transport.
trâspûtm, transporter.
trcispûteâ, transporté, e.
trât, trente.
tràte, tranche; — pioche.
trâtee, tranchet.
tràteî, trancher.
tràUÎ, tranché, e.
trâtèn, trentaine.
tràvee, traverse.
tràvô-eî, traverser.
trâvôeî, traversé, e.
trà^îdjî, transiger.
tréUÎ ou trètd, état gra-
nuleux par lequel passe la
crème battue quelques ins-
tants avant de se transfor-
mer en beurre; — tourner,
en parlant du lait.
trœy, pressoir.
trœyèdj, pressurage.
trœyi, pressurer; — (ono-
matopée), boire en aspirant
312 trê
fortement tout en serrant les
lèvres. Il se produit alors un
bruit particulier qui a don-
né naissance au mot tniyt.
Se dit surtout des animaux
qui s'arrêtent le long des
rues pour boire de l'eau sale,
A tout prix on évite de leur
laisser contracter cette habi-
tude qui, au dire de tous,
les fait affreusement maigrir.
trœyu, j, celui, celle qui
trœy.
tri, train.
trenà, t, traînant, e.
trènâ, traîner.
trènâ, traînée; — quan-
tité de bois, généralement
des épines, que peut traîner
une personne.
trlnâr, traînard.
trenu, /, traîneur, euse.
tre, très.
trepâ, trépas.
trèphâ, trépasser.
trepèsâ, trépassé, e.
trèt, traître.
tertlâ, chanceler par (ai-
blesse venant du besoin de
manger.
trevîrî, détourner légère-
trà
ment. — s trevîn, se dé-
tourner légèrement.
treyi, train, avec le sens
de ramage.
tre:{or, trésor.
tre:(on, r, trésorier, ière.
trt'djt', trajet.
trt'f, trèfle.
trefîk, trafic.
treflM, trafiquer.
treke, tracas.
trèk'e (de trôk^ , gros sa-
bots. Parce que l'on marche
comme si l'on avait le trôk
quand on a mis de gros sa-
bots. Voy. trôk.
trèkhî, tracasser.
trep, trappe.
trh, trace.
trhî , tracer ; — régler du
papier.
trêve, travers.
trevey, travail, aux.
treveyi, travailler.
treveyî, travaillé, e.
treveyu,j, travailleur, euse.
trey, nf., treille; — nm.,
triolet.
trâ, nm., chaîne servant
à attacher le cheval à la voi-
ture ; — solive.
M
trâ, t, trait, e.
trâjti, j, celui, celle qui
trait.
trâr, traire.
tràt , traite; — quantité
de lait que donne une vache
chaque fois qu'on la trait.
trâti, traiter.
trâti, traité, e.
trâtmà, traitement.
trc^, treize.
trâ^èn, treizaine.
tnbunel, tribunal.
îrïhô, tricot; — trique;
— gros morceau de pain.
tnkôlôr, tricolore.
trîkûtedj, tricotage.
trikûtâ, tricoter.
trîkûtâ, tricoté, e.
trïkûtu, j, tricoteur, euse.
trhnestr, trimestre.
tnmâ, trimer.
trïnïtè, trinité.
trîpe, nm., empreinte que
laisse le pied dans la boue
ou toute substance ayant
même consistance.
trïpet (aie n va pe) , cela
ne vaut pas tripette.
trïpâ, piétiner un terrain
mou ; — marcher, mettre le
trï 313
pied dans quelque chose de
mou : el e trepâ dâ le niedj, il
a marché dans la merde.
trîpây, tripaille.
trîpôt, diminutif de tripe;
— nouilles.
trïpùtedj, tripotage.
tripiiiâ, tripoter.
trîputâ, tripoté, e.
trîputu, y, tripoteur, euse.
tnpiuenî (de trtpa), trépi-
gner. Quand la vache trî-
pivèn et qu'elle ne se couche
pas à l'heure habituelle, c'est
un signe infaillible qu'elle est
sur le point de faire le veau,
alors on la suit (on la sur-
veille).
trîpiuètit, trépigné, e.
trîs (onomatopée), nf.,
excrément de l'homme ou
des bœufs ayant le corps
dérangé et qui s'échappe du
tube digestif en produisant
le bruit produit par le mot
trîs.
trhî, faire de la trîs. — Se
dit de tout ce qui s'échappe
à la manière de la trîs.
trlst, triste.
tristèmà, tristement.
3 14 tro
trhûs, tristesse.
trhu, y, celui, celle qui
fait de la tris.
trïyedj, triage.
trïycdj, trajet.
trlgbàlâ, trimbaler.
tngbalà, trimbalé, e.
trôh , nm., trac; — ma-
ladie des cochons caractéri-
sée par un grand engour-
dissement des jambes; —
chasse donnée au sanglier
par les chiens ou les tra-
queurs dans le but de le
conduire à l'endroit où l'at-
tend le chasseur.
trôM, traquer; — corder
en employant plusieurs to-
rons; — pour chasser le san-
glier.
tfôs, tresse.
trot. Voy. trût.
trôtâ. Voy. trûtâ.
trôtu, y. Voy. trûtu, j.
tro ou ira. Le premier
n'est plus guère employé ;
croupion : lu tro dî ku, le
dessus du cul; — tronc du
chou. — Sobriquet : lu tro
d td bœre, le tro de Chez-
Beuret.
trô
tron, trône.
trosà, trousser; — fouet-
ter : ît vb trôsâ, ve, gârs, je te
veux trousser,, va, garce !
trosâ, fouettée.
trôpct, trompette.
trôpetây jouer de la trom-
pette.
trôpett bon (dju dï), jeu du
trompette borgne. Ce jeu est
une attrape qui consiste en
ceci. Pour faire le trompette
borgne, on choisit une bonne
tête parmi ceux qui ne sont
pas encore initiés. Placé à
cheval sur un de ses cama-
rades, pendant que d'autres
lui tiennent les bras et les
jambes, on lui bande soHde-
ment les yeux , cette der-
nière condition est essen-
tielle pour que la musique
marche bien. Cela fait, on
invite le trompette à ouvrir
une grande bouche pour
souffler dans l'instrument ,
lequel lui est aussitôt intro-
duit jusqu'au fond de la
gorge : la trompette n'est
autre chose qu'un bâton que
l'on a trempé dans un étron
trû
qu'on a toujours su tenir
prêt.
trôpt'tu, y, celui, celle qui
joue de la trompette.
trôpà, tromper.
trôpâ, trompé, e.
trôpu, y, trompeur, euse.
trôte, tronche. — trdte d
mue, tronche de Noël; grosse
souche destinée à entretenir
le feu pendant la nuit de
Noël. Pendant la nuit du
25 décembre, on ne doit ja-
mais laisser éteindre le feu.
trôteô, tronc; — billot.
trulô, nm., ruelle; — pe-
tit chemin.
truyà, J, truand, e.
truyâdâ, truander.
truyôt, diminutif de trû.
tru, truie; — petite boule
en bois servant à un jeu fa-
vori des bergers. Voy. tru au
supplément.
trû, trop.
trûski, trousquin.
trût ou trot, trotte.
trûtâ ou trôtâ, trotter.
trûtu, y ou trôtu, j, trot-
teur, euse.
trûvàl, trouvaille.
tut 315
trûvâ, trouver.
trîivâ, trouvé,e. En jouant
à cache-cache avec son bébé
la maman dit : kûkîl, trûvà !
coucou, trouvé !
trûvu, y, celui, celle qui
trouve.
triis, nf., dépôt qui se pro-
duit au fond d'un vase con-
tenant de l'huile ou tout
autre liquide qui dépose.
trwey, même origine et
même sens que trh. Voy.
ce mot.
triueyt^, même sens que
trlsi.
trweyu, j, celui, celle qui
fait de la trwey.
tul, tulle.
tulip, tuHpe.
tunel, tunnel.
tunâ, chercher. Voy. sûkâ.
tunîk, tunique.
tunu, y, chercheur, euse.
turk, Turc.
turkô, turco.
turJïphiâ, turlupiner; —
rosser.
turlîpïnâ, turlupiné, e ; —
rossé, e.
tutel, tutelle : î n 60 pe â
3 1 6 tûn
tiitel d twe, je ne suis pas en
tutelle de toi, je ne dépends
pas de toi.
tuiivcyi, tutoyer,
tîi, tour; — tout. — Pour
faire peur aux petits enfants,
on leur dit qu'on va leur don-
ner i dme tu, un demi-tour,
c'est-à-dire les castrer à la
manière des veaux ou des
moutons.
tédj ou tédjû, toujours.
/«/, adj., synonyme de
lourd, en parlant de la tem-
pérature : H î fâ fîif, il (y)
fait lourd; — nf., touffe.
tîifé, lourdeur, en parlant
de la température.
tùk, touffe d'herbes.
tûkâ, V., se dit de toute
plante herbacée qui se déve-
loppe en formant des touf-
fes. Voy. tûrUi.
tûnâl, cheville de bois ou
de fer qui sert à fixer (tour-
ner) la vervel à droite ou à
gauche afin de donner à la
charrue l'une ou l'autre di-
rection
c
tnna , tourner; — castrer
un veau ou un mouton, par
tûr
ex. — Placer la tûnal de
façon que la charrue puisse
approcher le plus près pos-
sible d'une haie en labou-
rant.
tîuià, tournée. A la char-
rue on appelle tournée l'al-
ler et le retour d'un bout du
champ à l'autre.
t-ûnô, nm., sorte de pelle
sans manche servant pour
étendre les gâteaux et les
transporter.
Hipt\ toupet.
tnphm, tout partout; —
partout.
tûpye, beaucoup.
îûr, tour (partie élevée
d'un monument).
tûrb, tourbe.
tnrbïyô, tourbillon.
lurmà, tourment.
tîirmâtây tourmenter.
tmmâià, tourmenté, e.
tûrniir, tournure.
tiirUi, torchis.
tnrt€'i, touffe d'herbe.
tfirt^t, V., devenir touffu,
e; — torcher.
turt€Ôt (diminutif de tor-
che), nf., bâton muni d'une
m
fente à un bout et dans la-
quelle on place une poignée
d'herbe. On plante la iùrteôt
dans un chemin interdit au
public ou dans un champ
qui ne doit pas être pâturé;
— torche de paille ou de
chiffon qu'on enfile dans la
corne du bœuf avant de le
joindre et pour le garantir
des blessures que pourrait
faire la jointure.
tiirt£d, torchon; — femme
malpropre.
tûrtmnâ, torchonner.
tîîrtmnâ, torchonné, e.
tîîrtèrel, tourterelle.
turtir, tourtière; — injure
s' adressant à une femme :
vey tûrtîr, vieille tourtière.
tûrtîyi, tortiller.
tûrtîyî, tortillé, e.
tûsè, Toussaint.
tu, t, tout, e.
tût, toute. — Retour d'un
soldat qui a fini son congé :
el à rvènu pu le tût, il est re-
venu pour la toute, pour
toujours.
tût-ee, gâteau; — coup de
baguette appliqué autrefois
twe 317
par l'instituteur à l'intérieur
de la main de l'élève Voy.
pâte.
tût€Îô, diminutif de tût€e.
tûvô, nm., saillie osseuse
du front de certains rumi-
nants et sur laquelle s'ap-
plique la corne; — bras qui
a subi l'amputation de la
main.
tûyi, rosser.
tûyt, rossé, e.
t'ûdîjô ou tôdîjô, toison.
tûn ou ton , ni. , bâton
muni d'un fort nœud à sa
partie inférieure ; c'est le
bâton préféré des bergers et
des fwereyu.
tûnâ ou tdnà, tonner : lu
tônâr ton dœ nèr, le tonnerre
tonne depuis une heure; —
battre quelqu'un aussi fort
que si l'on frappait avec une
ton.
twe, toi; — toit.
tiuel, toile. Faire (à) faire
la toile à un enfant, c'est
l'attraper de la façon sui-
vante : on le fait coucher
sur le dos, puis, lui prenant
les pieds, on les frappe l'un
3 I 8 twt
contre l'autre avec le rythme
du tisserand et en alternant
ces frappements avec un coup
de pied au derrière.
twclèt, toilette.
tzverè, taureau; — gros
cumulus dont le ciel se
charge en temps d'orage.
tîuertr, génisse qui a man-
qué son veau.
tweUÎ, toucher.
twetsi, touché, e.
twetur, toiture.
tweyôt (diminutif de to),
petite taie qui enferme le
tyu
traversin.
twe:(^, toise.
twe:(}, toiser; — rosser.
twe^î, toisé, e ; — rossé, e.
îwlyo, tuyau.
fyt, tiller. Un des plus
agréables travaux des soirées
d'automne. Pendant qu'elles
brisent la précieuse tige, les
jeunes filles sont toujours
sûres d'avoir la visite de leur
amoureux.
tyî, tillé, e.
tyô, tilleul.
tyu, y, tilleur, euse.
um
uja, user.
ujâ, usé, e.
ujrâl, nf., érable.
uju,j, celui, celle qui use.
Voy. ru€tà.
uniektâ, humecter.
mnektâ, humecté, e.
umêr, humeur.
wnïd, humide.
unûdîte, humidité.
umîlîte, humilité.
mmlyâ, t, humiliant, e.
umïlyâ, humilier.
uniïlyâ, humilié, e.
umîlyâsyô, humiliation.
unï, unir.
uni, î, uni, e.
unïk, unique. Employé
seulement dans fils unique.
unlhnà, uniquement.
unîve, univers.
universel, universel, elle.
«î?ô, union.
urïn, urine.
urinâ, uriner.
urn, urne.
usi, huissier.
uU, outil; — s'emploie
comme injure.
util, utile.
utilité, utilité.
utlll^i, utiliser.
utUl:(î, utilisé, e.
utihnà, utilement.
uve, nf., hiver.
u:^dj, usage.
u:^djt, usager.
u:^djî, usagé, e.
u:(in, usine.
à, œuf, œufs : hmâ e u^
320 îigr
avoir à œuf, avoir un œuf prêt
à être pondu. Tous les ma-
tins, la ménagère attrape ses
poules et s'assure, au moyen
de tâtonnements , si elles
pondront dans la journée;
si oui, elle les enferme jus-
qu'à ce qu'elles aient pondu ;
— par comparaison, avoir
besoin d'aller à la selle.
ûgnô, t, huguenot, e.
un, adj. num., un. Voy.
yû.
Ù£nâ, pleurnicher.
û€nu , j, pleurnicheur,
euse.
adjô, groupe d'ouvriers
occupés à un même travail
aux champs. — Ce que
chaque ouvrier doit faucher
ou piocher pour sa part en
travaillant en commun.
ûyt
fip-, nf. pi., orgues.
iiregà, ouragan.
ùrcyâ, qui a les oreilles à
moitié coupées; c'est le cas
assez fréquent du chien ou
même du mouton. — Sobri-
quet.
nreyâdj, féminin de ûreyâ.
îircyôl, les parties d'une
coiffure qui couvre les o-
reilles.
nrs, nf., ours.
lit, hotte; — injure à l'a-
dresse d'une vieille femme :
vey îlt, vieille hotte.
nt£ (vieux fr. ousche),
chènevière.
î'it-eîy nm., ortie. Avec des
jeunes orties et des pommes
de terre on fait une excel-
lente soupe.
îîvredj, nf., ouvrage.
ûvredjî, ouvragé, e.
ûyir, houillère.
vàd
va, val : e va, à val, en
aval. — iïr-e-vâ, tir-à-val, ce-
lui ou celle qui tire, qui met
tout en bas ; ce mot s'appli-
que souvent aux enfants.
vâ-e, vache, en vrai patois
vei€. En plaisantant, ou dans
la conversation familière, les
femmes se traitent volon-
tiers de gros vhe, c'est une
monnaie qui a cours en
bonne compagnie. Au con-
traire, và€ est très injurieux.
vàdrà (litt. vaut-de-rien),
terme du jeu de billes. En
jouant sur une surface en
pente, le joueur dit vàdrà,
ce qui lui donne le droit
d'arrêter sa bille au plus haut
point de sa course au lieu de
RoussEY. — Glossaire.
vàl
la laisser revenir dans la di-
rection du point de départ.
vàkà, t, vacant, e.
vâkâs, vacances.
vâlâ, vallée : e le vâJâ de,
à la vallée de, à la descente
de. — On dit , en parlant
d'un arbre : t'I à vï e le vâlâ,
il en vient à la vallée, il y a
tellement de fruits dessus
qu'il en plie, qu'il en casse.
Voy. denuetei.
vâlô, valet; — tout objet
dont on se sert comme aide
dans un travail. — Petit do-
mestique. Dans ce cas, l'âlô
est rarement employé à
Bournois, le mot nous est
venu d'Accolans où il est
d'un usage fréquent.
322 vàcl
vàprâ (vesper), nf., l'après-
midi.
vàrà, vaurien.
vâs-d-lû, vesse-de-loLip.
vas, vesse. — Grosse tache
de boue au bas d'un vête-
ment de femme.
vâsf, vesser; — être crotté.
Voy. nih'i.
vâsii, y, vesseur, euse; —
celui, celle qui se crotte.
va, van.
vâht', nm., grande oscil-
lation que produit, par
exemple, une grosse voiture
de foin roulant sur un che-
min raboteux.
vâbâ, osciller. Voy. vàbc.
vâdâby, vendable.
vâdâdj, vendange.
vàdàdji , vendanger ; —
disperser quelqu'un ou quel-
que chose en frappant à
grands coups.
vàdàdji, vendangé, e; —
dispersé, e, par des coups.
vàdàdju, j, vendangeur,
euse.
vàdr, vendre; — dénoncer.
vàdjàs, vengeance.
vàdjï, venger.
vàt
vàdjf, vengé, e.
vàdii, j, vendeur, euse.
vàdu, û, vendu, e.
vànâ, vanner.
vàiiâ, vanné, e. — Le con-
tenu d'un van; — grande
écuellée de soupe ou de
bouillie.
vàiu, vannier.
vànu, j, vanneur, euse.
vàittir (de vànâ'), nf. , ta-
blier en peau de mouton que
l'on met pour vanner; —
synonyme de vaurien; dans
ce cas, s'emploie générale-
ment avec l'adj. grand : grà
vânur.
vàrdî, vendredi.
vàlâ, vanter.
vàtâr, vantard.
vàt, vente.
vàtr, ventre.
vàtrà (litt. ventrer), dé-
passer ou rentrer en faisant
un ventre, une courbe, ainsi
un champ ayant la forme
d'une demi-couronne ventre
des deux côtés.
vàtrà, ventrée : cl an à prï
n biucn vàtrâ, ils en ont pris
une bonne ventrée, ils s'en
sont empli le ventre.
vâfrây, nf., tout ce qui est
contenu dans le ventre.
vàtru, j, ventru, e.
vt', vingt : lu hyâ fâ €c
d'ttby lu vè, le blé fltit six
doubles le vingt, vingt ger-
bes donnent en moyenne
six doubles décalitres.
vè, friable. Cet adj. ne
s'applique qu'aux champs
cultivés : sûle à [â] €î vè k dàn
il le, cela est aussi friable que
dans une chènevière, parce
qu'une chènevière est tou-
jours située dans un terrain
sablonneux et très bien culti-
vé.
vèkœr, vainqueur.
vèkr, vaincre. — Céder :
ei â te tu kinâ In an, en vo pc
vckr, il est têtu comme un
mulet, il ne veut pas vaincre,
pas céder.
vcku, vaincu, e.
vèn ou véij, vigne : cl e in"i
lu pî dà le vcij, il a mis le
pied dans la vigne, il est un
peu en ribote.
vèm , semer; — disper-
ser.
vH 323
vcn'ï, semé, e ; — disper-
sé, c.
vcnrô ou vhirô, vigneron.
vcijrôt ou vùnrôt, vigne-
ronne.
venu, j, semeur, euse.
vèt'un, vingtième.
va', vœu.
vœ, adj. masc, vide : cl a
pyè d vd'd, il est plein de
vide, il ne contient rien, il
n'a rien dans le ventre.
vd'd, féminin de vœ.
vd'di, vider : s vœdî, se
vider; — aller à la selle; —
péter.
vd'di, vidé, e.
vœdii,], videur, euse.
vœfyâ (litt. vide-flanc),
flanc d'un animal ; de ce que
le flanc marque un creux, un
vide sur le corps de la bête.
ve , ver ; — vers ; — pa-
naris.
velâ, vêler.
vt'h, diminutif de velô.
velô, veau déjà d'un cer-
tain âge. Le velô peut être
attelé. Voy. vya et velï.
vclô-tôsrô , veau qui tète
encore.
324 veg
vèpr, vcpres : bôvi'pr, bon
vêpres; salutation que l'on
fait à quelqu'un l'après-midi,
ne se dit plus guère.
vctïfyâ, vérifier.
vcnfyâ, vérifié, e.
vèrîtèy vérité,
ventâbx, véritable.
Z'^;'//^//)^;;^, véritablement.
vetertnâr, vétérinaire.
veti, vêtir.
veliy î, vêtu, e.
vey, vieil, eille, eux.
veyh, vieillesse.
vèyt, nf., clématite; —
nm., liseron; — scamonée.
C'est avec les iryt (cléma-
tite) que les jeunes filles de
nos villages se fabriquaient
des crinolines il y a vingt-
cinq ans. Les petits bergers
s'essayent à faire les grands
garçons en fumant des « ci-
gares » de clématite sèche.
vèyô, t, vieillot, otte.
veyri, vieillerie.
vhè , tonneau. — Voy.
àvhlâ.
vhlô, diminutif de vt'fc.
vegcbô, d, vagabond, e.
vegcbôdedj, vagabondage.
ves
vegebôdâ, vagabonder.
vegô, wagon.
veksà^ vexant.
li'ksâ, vexer.
veksâ, vexé, e.
veks'uhî. Voy. tneksïnâ.
velêr. Voy. veyueàs.
veh, valse; — vesse.
velsâ, valser ; — vesser,
velsu,j, valseur, euse; —
vesseur, euse.
vepœr, vapeur. Voy. bni€è.
Vi'r. Voy. vôr : sûle lèrdj
kinâ deu di ver, cela glisse
comme dessus du verre.
verdx, vareuse.
verliip, varlope.
l'crJftpâ, varloper.
verliipâ, varlope, e.
vtrnUedj, vernissage.
veriuîît, vermout.
verp), brisé, e, de fatigue.
vcrtti, vertu.
z'crvcl, pièce de l'avant de
la charrue qui donne à celle-
ci, et à volonté, après avoir
été fixée par une cheville
(iiiiiâl), une direction à
droite ou à gauche.
vt'ryc'iby, variable.
vht, veste ; — vaste.
var
vt'le, vache. Voy. vtie :
3nle krol hnà Je hû dèn vetc,
cela croule (est agité) com-
me la queue d'une vache.
vet£ri, vacherie (saleté).
veyà, t, vaillant, e.
veyàs, vaillance : te fâ n
bel vtyâs, tu as fait une belle
vaillance, tu as fait une bê-
tise ou un travail si facile
que tu n'as pas à en être
fier.
veyè. Voy. veyô.
veyô ou veye, valoir.
veyusàs , valeur compara-
tive : yâ In fâ le vîyueàs dl ho
viil d ru'tyl, j'ai bien fait (ré-
colté) la valeur (quantité)
d'un bon mille de regain.
Voy. ôlàs d ôlâ.
vâdj (de vôdjâ), nf., rede-
vance en grain que chaque
ménage donne au berger du
village et proportionnelle-
ment au nombre de bêtes
qu'on lui a confiées.
vân, changer de couleur,
en parlant des raisins qui
passent à maturité.
vân, i, état du raisin sur
le point d'être mûr.
VI r 325
vârô, vairon : ay vârd,
yeux vairon.
vâti, voir. N'est employé
sous cette forme que dans
l'expression vâtî vor 1 pÔ,
voyez-voirun peu, voyez un
peu. A Accolans, ce verbe
est encore employé dans
tous ses ten]ps et se dit
vweti à l'impératif et à l'infi-
nitif.
wf:^, vase.
vï, V, vif, ive. Avec iro-
nie : San à ï vï, c'en est un
vif, c'est un bêta.
vï, iif., cep de vigne.
v"i£Î, vessie.
vïdjîl ou vïjll, vigile.
v)hâr, vicaire.
vihôt, vicomte.
vlkôtes, vicomtesse.
vlhiin, victime.
vlJctôryœ, :^, victorieux,
euse,
vïktîuer, victoire.
vil, ville.
vïlè, n, vilain, e.
vïlnî, vilenie.
vlrôl, virole.
vlrôt, nf., partie supé-
rieure d'un bas.
326 :'//
vïrIÔlô, gros morceau de
pain coupé dans le croûton
de la miche,
vïrn, j (litt. vireur, euse),
celui, celle qui tourne une
manivelle ou qui voyage en
tournant de droite et de
gauche. Dans ce dernier cas,
on dit souvent à quelqu'un
et en terme de reproche :
Ih'ûsht î dévl d viri iô. kti ?
d'où deviens-tu de virer
(tourner) ton cul, d'où
viens-tu courir?
vis, vis; — vice. — Ser-
rer la l'is à quelqu'un, cher-
cher à l'étrangler.
vïsïnel, vicinal, e, aux.
vîth, vitesse.
vïïmâ, vitement.
l'itr (Grange du Tillet),
Vitres , hameau de Bour-
nois. S'emploie toujours pré-
cédé de l'article les ou aux.
Bien que les Vitres soient
situées sur le territoire de
Bournois, les habitants ne
parlent pas notre patois ,
mais celui d'Abbenans.
vilr'î, vitrier; — vïtrt, r
(litt. vitrier, ière), celui.
VI
celle qui est des \'itres.
v'ilnii, vitrine.
vllnyol , sulfate de fer ou
de cuivre. Les cultivateurs
lavent leur semence de blé
dans un bain de vilriyol afin
d'empêcher l'épi futur de
tourner à l'ergot.
vUrlyolâ ou àvïlnyôlâ ,
tfemper la semence de blé
dans un bain de sulfite de
ter ou de cuivre.
vïtrïyolâ, vitriolé, e. Voy.
vïinyol.
vïvà, !, vivant, e.
vlviiià, vivement.
vïvr, vivre : e fa h~i kà vik,
il faut bien qu'on vive.
vî:^'dj, visage.
vl:(iby, visible.
vïzjt, visite.
vl:(iiâ, visiter.
vl^ttâ, visité, e.
l'I, voie : v'i dî pcredï, voie
du paradis, chemin détes-
table du territoire de Bour-
nois.
v'i, vie : t' fa far v'i k dur,
il faut faire vie qui dure, il
faut user de telle ou telle
chose avec ménagement.
économie, de sorte que cela
dure longtemps.
vtr, virole servant à assu-
jettir la faux sur son manche.
vtrdj, vierge : sï't virâjù
niert, Sainte Vierge Marie,
exclamation.
viyâr, vieillard.
in, vin : Jû bô vl rcpùl Itvv,
le bon vin rappelle l'eau, on
a soif d'eau en s'é veillant
quand on s'est mis en ribotte
la veille avec du bon vin.
vl ditsô (litt. vin doucet),
moût.
vïnâ, produire du vin en
parlant du raisin.
vînâgr, vinaigre : ï z} vo
fiitr n sôled kè n vo pe cti fat
sa innâ(;r, je lui veux foutre
une salade qui ne veut pas
être faite sans vinaigre, je
veux le rosser d'importance.
vnà, t, venant, e : cl à hl
vijâ, il est bien venant, il
grossit et grandit à vue
d'œil.
vlâlevel, Villerlaville, vh.
vlâsnse, Villersexel. Le
plus souvent on abrège et
l'on dit simplement vJâ.
327
vod
vli'dj, village.
vlî, venin : neprètet pe de.
krepâ, mtx efà, e vyà vol £àpâ
di vil, n'approchez pas des
crapauds, mes enfants, ils
veulent vous yV/t'r du venin.
vlii, velours.
vnï, venir.
vnu, u, venu, e : kas kê
tcUl ? le vnû d hâku ? qu'est-ce
que tu attends ? la venue de
Bacchus ? Même sens que la
venue du Messie.
vijoby, vignoble : ^11 lu
vijoby, sur le vignoble, dans
le pays vignoble.
vô, vert. Voy. vôdj.
vôeà, verser ; — couler la
lessive.
vôdj^ féminin de vô.
vôdjâ, V., garder : vôdjâ le
pfil, garder les poules, signi-
fie être mort, parce que les
morts tiennent compagnie
aux poules qui vont en
grand nombre picoter sur
le cimetière; — conserver.
vôdjâ, gardé, e.
vôdjî, verdir.
vôdjl, verdi, e.
vôdjô (de î'o) , sorte de
328 vôr
poires toujours vertes, bon-
nes ;\ manger en automne.
vôdj'ii, j, gardcur, euse.
vôrdjii, verjus. Voy. hàshn.
vôdjur, verdure.
vôdjér, nf., verdicr.
vôlèr. Voy. vnlu.
vôlmô, gros tas de foin gé-
néralement disposé pour être
chargé focilement sur la voi-
ture.
vôltijùr, voltigeur.
vôr ou ver, verre.
vôrdj, verge; — membre
viril des animaux ; — partie
du fléau qui frappe la gerbe.
vôrdji, verger; — terrain
en friche.
vôre, goret.
vôrh, vorace.
vôrniûn, vermine; —
troupe de petits enfants.
vorniilnâ , miné, e, par la
veimine.
vos, vesce. Voy. bô^yô.
vâv, veuve.
vôvrè, veuf.
vo, vos; — vous.
voinï, vomir.
vomltïf, vomitif.
vor, voir : / / va far t' vor,
Vill
je te veux faire à voir, je te
veux faire voir; — / vor e ver,
tu verras voir, tu verras; —
ht' f^' vor In siilc, qu'il faisait
voir bien cela, qu'il faisait
bien cela ; — vo ne là d vor,
vous n'avez qiià devoir, vous
n'avez qu'à voir. Voy. vâtî.
vôniià, vraiment, vonnâ
n'est plus guère employé,
il disparaît peu à peu devant
vrâiiià.
vol, votre. Voy. voir.
vbt, vote.
vol à, votant.
voir (Jii, le), le vôtre, la
vôtre.
vrâinà ou brâiiiù, vrai-
ment.
vil, vue.
Vill, vol. Voy. evill.
viilà, nm., faucille; —
fétu qu'on enfonce dans l'ab-
domen d'un taon pour l'en-
voyer en moisson. Quand
l'insecte a le bout de paille
au derrière, c'est-A-dire sa
faucille, on le laisse envoler
en lui disant de partir faire
la moisson.
viilii, voler.
■mue
villa, volé, e.
vûJh, j, voleur, euse.
viiliucr, vouloir. Encore
peu employé.
vîlt, voûte.
vwèn, veine.
vwe. Voy. vwî.
vide, ouais. — Abréviation
de vivt'Ie.
viut'le, voilà. — Mot em-
ployé pour arrêter ou apni-
les bœufs; souvent on le ré-
pète en l'abrégeant la deuxiè-
me fois : vwelt', viuc.
viucsi, voici. Voy. vwt'kl.
viuet, ouate.
viot'tâ, ouater.
viuetâ, ouaté, e.
vîuctiir, nf., chargement
d'un tec ; — voiture d'agré-
ment, carrosse.
vîut'tiin, voiturier; — voi-
turer.
viuey, nm., veillée : / vf' a
viuty, je vais (au) à la veil-
lée. Voy. viueyt.
viueyî , veillée : viuele n
hivlnviutyi, voilà une bonne
veillée. Voy. vivty.
viueyâ, nm., prunelle de
l'œil. '
vun
[29
vivtyedj, voyage.
vweycdjt, voyager.
vii'tycdJH, y, voyageur,
eu se.
viucyi, veiller.
viueylnâ, maigrir momen-
tanénient pour reprendre
ensuite un état de santé
prospère, c'est particulière-
ment le cas du veau et du
petit cochon nouvellement
sevré.
viutyu, /, veilleur, euse.
vivtxi, n, voisin, e.
viue\inâ, voisiner.
viuâ, voix.
vwî-vîuï ( onomatopée ) ,
jeune oie ou jeune canard,
ainsi nommés à cause de leur
cri.
viL'î, oui, quand on répond
à une personne qu'on ne
tutoie pas^ dans le cas con-
traire on dit vwe, viuey, ao,
0, ây, indifféremment.
vwlk, petit gâteau en
forme de croissant.
vwïMr , celle qui fait et
vend des vit'ik; ce mot est
injurieux pour une femme.
Voy. vfy vwllâr.
330 vivï
v-ivïiîâ, hennir,
vwïvr, nf., animal imagi-
naire aN'ant la forme d'un
serpent volant et portant
sur sa tète un gros diamant.
La viuwr de nos pays venait
boire à la fontaine dite du
Zw, située sur le finage de
Grammont. Pour boire, elle
est obligée de se défaire de
sa parure; si on venait à lui
prendre , elle ne pourrait
plus voler. Les vieilles per-
sonnes croient à l'existence
de la vwivr et affirment que
leurs ancêtres l'ont vue plu-
sieurs fois.
viul-vivî (onomatopée),
cousin (moucheron), ainsi
nommé à cause de cette mu-
sique qu'il produit en volant
et dont les variations sont
dues à rapprochement com-
te'?/
me à l'éloignement subits de
l'insecte autour de l'oreille.
muïnâ, pleurnicher en imi-
tant le bruit du viul-viul.
\'oy. kiuhiâ.
viuïnu , j, pleurnicheur,
eu se. Voy. znvlnâ.
vyàd, viande. Voy. pâ.
vye. Voy. vyo.
vyô ou vye, vouloir.
vyol, nf., terme injurieux,
synonyme de rosse.
vyôrdjà, Villargeant, vh.
vyûle, t, violet, te.
vyilli't, violette : vxiilct fti-
riij (litt. violette foireuse),
violette sauvage.
ib
û'ïl, huile.
luïlî, huilier; — celui qui
fabrique de l'huile.
yêt
ya, t, haut, e.
yâd ou cjôdo, Claude.
yàdïn, nf., sorte de mau-
vais fromage fait avec du pe-
tit-lait recuit.
yàdôt ou glodôt , femme
d'un homme qui s'appelle
Claude.
yâs, hausse.
yâsi, hausser.
yâst, haussé, e.
yntc, hauteur.
yàdr, glande, qui a son
siège autour du cou.
yân, glane.
yânâ ou yônâ, glaner.
yânu, j ou yônu, /, gla-
neur, euse.
yèt ou yétr, leur; on dit
yèt devant un mot commen-
çant par une voyelle et yètr
yfik
dans le cas contraire. Voy.
yd'.
yùtr. Voy. yèt.
yen ou en, adj. num., une.
yœ, leurs.
)'4 glui.
yâ ou lyà, liard. La der-
nière des vieilles personnes
(Pierre Perriguey, Daudon)
qui prononçaient / est morte
en 1878 à l'âge de 90 ans.
yâ-ya, iris. — Colchique.
Voy. kôku.
yt, hier.
yu, hue. S'emploie seule-
ment pour faire marcher les
chevaux. Voy. ey.
yù, yùn ou un, adj. num.,
un. Voy. yen.
yfikâ, jeter.
:i;ero, zéro,
lig,z'mc.
^igà, couvrir de zinc.
:(igà , couvert, e, de zinc.
:Cisieg, zigzag.
:j~etu, zizanie.
;^/^/ ou ;^('^(', synonyme de
clampin.
;^f;^()/, féminin de :j:^ï.
:;pbet y jeune fille qui a un
amoureux. Il y a 25 ans,
l'almanach k Messager boi-
teux de Strasbourg publiait,
en patois des environs de
Ronchamp, un long dialogue
amoureux entre un jeune
homme et sa promise , la-
quelle s'appelait lobti. Pen-
dant 4 ans, on a raconté ce
dialogue dans les veillées; il
est à peu près oublié aujour-
d'hui, mais ::iobet et resté et
s'emploie souvent.
:(ok (fiitr), foutre :^ôk à
quelqu'un, lui donner un
coup de jarnac.
:^ôbâ (onomatopée), nf. ,
coup qui produit une réson-
nance.
:^ôbâ, donner à quelqu'un
de forts coups de poing der-
rière le dos.
-tt'ifiv-, zouave.
SUPPLÉMENT
àp'e
àl'tif, ar., cochon.
à d£u d fuôvâdô, Id., Au-
dessus-de-Monvaudon.
ad'ik'û, Audincourt, vd.
âdrï:(à, Adrisans, vd.
âd:(à, Athesans, vh.
âht' , sàv , lu lu , 6àv : àhc ,
sauve, le loup, sauve. En
faisant semblant de se sau-
ver, on crie ces mots à une
chèvre pour lui faire peur et
la faire descendre d'un lieu
escarpé où l'on ne peut pas
aller la chercher et où elle
persiste à rester.
à mwetà d môvadô , Id.,
Au-Milieu-de-Monvadon .
àpeti, appétit; — valeur :
av
s nà pe pu làpetî dhi ckii là fa
sa pesa , ce n'est pas pour
l'appétit (valeur) d'un écu
qu'il faut s'en passer; — e
yàn e làpetî dî sa, il y en a
l'appétit d'un cent , à peu
près un cent.
âtrè, Autrey-le-Vay, vh.
âlrè le sâr, Autrey-les-
Cerre, vh.
âft^â, Autechaux, vd.
^àv, eau : e fà leyï kùlâ lav
lu bê, il faut laisser couler
l'eau le bas, il faut supporter
avec résignation tout ce qu'on
ne peut pas empêcher; — sâd
lâv iutâv, c'est de l'eau toute
eau, de l'eau pure. On dit de
334 ^^ô
niùme di pc tii pc, du pain
tout pain, du pain sec.
à vledj, Id., Au-Village.
àbêrâ (litt. embeurré), se
dit d'un habit taché de grais-
se, de beurre; mon paletot
es.t àbêrâ.
à bol ké bol, de pi, pàrdô, (7r^
à, de:{iueiw,fu ta dô, en bou-
le que boule, de pis, pardon,
des aulx, des oignons, fuis
t'en donc. Avant de com-
mencer certains jeux, les en-
fants , placés en rond , se
comptent en disant un mot
pour chacun d'eux, celui sur
lequel la formule se termine
est délivré, il se retire et on
continue à compter, celui
qui reste le dernier est oblige
de servir, c'est-à-dire de jouer
le rôle le plus désavantageux
dans la partie. — Delà même
manière on compte encore en
disant : ne pwerôt pœri dâ 1
st'bô, kôkô! — Une heure,
deux heures, trois heures,
quatre iieures, cinq heures,
agr
six heures, sept heures, huit
heures , neuf heures , dix
heures, onze heures, midi.
*àbresi , embrasser : àkrh
pftpâ k ne kln œy, embrasse
papa qui n'a qu'un œil, em-
brasse mon derrière.
âbrù , àbrùr, àbruyâ, im-
primer un mouvement ra-
pide à une chose, lancer une
boule, par ex.; — sàbniyâ, se
ràbruyâ, se mettre et se re-
mettre au travail avec ardeur.
àbà le bu ou àhwâ, mettre
le linge dans le cuveau pour
le lessiver.
à dàvô£e, Id., En-Damp-
vaucher.
àdrôgôfyâ , adj., engorgé.
Se dit du pis de la vache lors-
qu'il est dur et enflammé par
suite de la trop grande abon-
dance du lait.
àfatc^i, enfauchcr, fixer la
faux sur son manche.
àfi'ffUlâ (litt. enfagotter),
arranger du bois sur un lien
pour en faire un fagot ; —
être mal atifïé.
à gribiile, Id., En-Gribou-
let.
à le
àJcrôkâ, v, Voy. gel t.
à kriibô, Id., En-Courbot.
à le hènsh- , Id. , En-la-
Quenecièrc.
à le hôbôt, Id., En-la-Com-
botte.
à Icfèy'î, Id., En -la-Feu illie.
à le hiâpr, Id. , En-la-
Cordière.
à le lêdj, Id., Aux-Loges.
à le lôryôt, Id., En-Li-Lo-
riottc.
à le Dielârir, Id., En-la-
Malatière.
à le iiiijdt, vyôt ou vijdt, Id.,
En-la- Vignette.
à le nôtre dem, Id., En-ki-
Notre-Dame.
à le pî, là., En-la-Pye.
à le pyàtê sa pè, Id., En-
la-Planche-sans-Pain.
à le pyàt^ tcàpe, Id., En-la-
Planche-Champêne.
à le pyàt£ à mil, Id., En-
la-Planche-au-Moulin.
à letelôt , Id., En-l'Eche-
lette.
à le ti'tytr, Id. , En-la-
Treille.
à le in dehûlà, Id., En-la-
Voie-d'Accolans.
aie 335
à le vî d gràmô, Id., En-la-
Voie-de-Grammont.
à le VI d kùrt€eiô, Id., En-
la-Voie-de-Courchaton .
à le vi de^ egrâ, Id., En-la-
Voie-des-Egrès.
*âi)i, homme :fâr ni dm,
faire un homme, se coucher
sur le dos, les bras en croix,
dans la neige, et se relever
avec précaution afin de lais-
ser intacte la forme du corps,
l'homme.
à niùnvti, Id., En-Menevaux.
à màvâdà , Id., En-Mon-
vaudon.
àii ôlâ, en aller : an ôlâ-vo:(_
à, en allez-vous en ; — î mân
âve, vo^ an ôlâ? je m'en vais,
vous en aller? vous vous en
allez ? — marcher ou courir
très vite : el an ôle! ël an ôle!
il en en allait, il en allait!
Voy. à vnh
ànibà, t, ennuyant, e.
ànklkî , partisan de Hen-
ri V, royaliste.
à sàsne, Id., A-Saussenay.
âsèiji (litt. enseigner), ta-
cher avec du sang.
àscni (/), se couvrir de
336 bdr
sang; — se faire une bles-
sure insignifiante de laquelle
ou laisse couler le sang sans
essayer de l'arrêter.
àseylnâ, graisser une cho-
se , des souliers , par ex. ,
avec du saindoux.
â sô le bar (litt. en son la
barre), Id., A-la-Barre. Voy.
bâr.
àsii'tyôt, \d., En-Soyottc.
à Uât myâl, Id., En-Chan-
te-Merle.
â t£ete, Id., En-Château.
àtœy, Anteuil, vd.
à îôhvJènô, Id., En-Tacon-
not.
bal
à Iràbyt', Id., En-Trcmblet.
àtrènû le du kro , Id. ,
Entre-les-Deux-Creux.
(ïvhJâ (de en et de vhe,
tonneau), mettre dans un
tonneau toute chose autre
qu'an liquide.
àvd'Uy~i, entortiller.
*àv\ , envie : yà le'{ àvi d
yôlâ , j'ai les envies (envie)
d'y aller.
àvïrtolâ, entortiller.
âvnï (litt. en venir), venir :
cl à vl kinà 1 Ifvr, kmà n knih,
il en vient comme un lièvre,
comme une limace.
bdrkà , assez. Voici com-
ment j'ai appris ce mot ara-
be. Un jour, en 1871, j'étais
autour des turcos au moment
où ils préparaient leur man-
ger. L'un d'eux se mit à ver-
ser tout doucement de l'eau
dans la marmite pour fliire le
café. Pendant que l'eau cou-
lait, tous les veux des noirs.
et les miens bien entendu,
étaient fixés sur le vase. Tout
à coup plusieurs s'écrièrent
bdrkà l en faisant avec la main
signe d'arrêter. Je compris
sur-le-champ que barka vou-
lait dire assez, et en effet, j'ai
pu constater plus tard que
j'avais deviné juste.
biil, balle : porter à la bâl
bïin
c kôinhjl , porter à h balle à
cotnagiiiii, porter quelqu'un
derrière son dos (comme une
balle), en lui tenant les jam-
bes et en a3'ant le cou en-
touré par les bras de celui
que l'on porte.
bâm, Baume-les-Dames.
bâni, baume. Nom de l'une
des deux grottes de Bour-
nois. A trois kilomètres sud-
est de Bournois se trouve la
Baume. Cette grotte mérite
d'être visitée. On y descend
par une ouverture en forme
de puits de cinq mètres de
profondeur sur six mètres de
diamètre horizontal. Dès
l'entrée on remarque deux
longues galeries qui se pro-
longent vers le fond de la
grotte. La première de ces
galeries a 150 mètres de
long et s'incline insensible-
ment de l'est à l'ouest. Sa
largeur, presque égale d'un
bout à l'autre, est de 7 mè-
tres. Le terre-plein en est
très accidenté à cause des
parties qui se sont détachées
de la voûte et des stalagmites
RoussEY. — Glossaire.
bâm 337
qui recouvrent ces débris.
Le sol s'abaisse vers le fond
de la grotte, il se relève en-
suite de quelques mètres par
une pente douce. La hauteur
de la voûte varie de 4 à 5
mètres. Dans certains en-
droits elle est cintrée, dans
d'autres elle présente l'aspect
d'un plafond régulier. Cette
grotte, remplie de stalactites
brillantes de formes très va-
riées, est d'un aspect agréa-
ble. On y remarque des co-
lonnes volumineuses qui ,
vues de quelques pas, repré-
sentent de grandes statues.
A chaque station on a lieu
d'examiner une foule de con-
figurations nouvelles et sin-
gulières. On ne voit d'autre
eau dans cette galerie que
celle d'un petit réserv'oir for-
mé par les gouttes qui tom-
bent de la voûte. A l'est de
cette galerie, il existe une
salle assez spacieuse dans la-
quelle on peut s'introduire
en rampant sous un rocher
et d'un accès difficile, on dit,
à tort, que les lumières s'y
338 bhm
éteignent. Le sol est parsemé
de débris qui présentent des
inégalités fatigantes et dif-
ficiles à franchir. Toutefois
on ne peut aller au delà de
14 mètres; on est arrêté par
une excavation que Ton ne
saurait franchir. On entend,
du bord de ce précipice ,
le murmure d'un ruisseau
abondant qui semble rouler
avec rapidité.
La seconde grotte, à gau-
che de la précédente , est
plus grande que la première.
Sa longueur est la même ,
mais ce n'est qu'à 50 mètres
de l'entrée que l'on rencon-
tre de fort belles stalactites.
A ce point, la voûte s'élève
à 12 mètres environ et forme
un dôme presque régulier.
A environ 35 mètres de
cette grotte, à l'entrée de la
forêt, on trouve une autre
caverne (la krèmles) , dont
l'ouverture, formant un por-
tail remarquable, a 70 mètres
de long; sa largeur est égale
à celle des précédentes; hau-
teur , 3 mètres environ.
bel
Comme on y entre avec fa-
cilité, attendu qu'elle est au
niveau de la terre, les habi-
tants de Bournois s'y sont
réfugiés pendant les guerres
du wn" siècle, pendant les
invasions de 1814-1815, et
vraisemblablement aux di-
verses époques historiques
précédentes. Les vieillards
du pays assurent que cette
grotte communiquait avec
les précédentes, et que l'in-
terruption a eu lieu par l'é-
boulement d'une masse de
rochers tombés de la voûte.
Les grottes de Bournois ont
été vendues il y a deux ans
pour une cinquantaine de
francs à M. KœkHn, de l'Isle-
sur-le-Doubs.
bàbJâ, balancer.
bàbybl ou bcbyol, babiole.
bôbè, mot de la maman à
l'enfant pour l'avertir qu'une
chose sur laquelle il va met-
tre la main sans défiance est
brûlante.
bûJ^ dî Ihe : bùJï du lait, le
faire chauff"er, pour le con-
server, jusqu'au point où il
ber
va entrer en ébullition. Voy.
pùrhdh
hùml€. Quand un petit en-
fant éternue, sa maman dit
hiiute ou hùnit€ôt , que Dieu
to bénisse.
bénît€ôt. Voy. bèniU.
bèrdln, nf., pataud, e.
bèsâ ou bcsii (de bùs), têtu.
bùsâ, bouder.
bèsâdj ou bcSHJ, féminin de
bùsâ.
bcylà ou buliï, bulletin.
bc:(L'f, ar., beaucoup.
ben , adj . : H à bcii , il est
bcn , la terre est humectée
par une bhiâ.
bèfo, Belfort.
bevo, Belvoie, vd.
belârb, Belleherbe, vd.
*berâ, barrer. On barre le
rèx^ïper (l'érésipèle) de la
façon suivante. Faisant le
tour de la tumeur avec le
pouce, le barreur dit : de 9,
de 8, de 7, de 6, de 5, de 4,
de 3, de 2, de i, de point,
va-t'en! De 8, de 7, de 6,
de 5, de 4, de 3, de 2, de i,
de point , va-t'en ! Ainsi de
suite en diminuant à chaque
bât 339
fois d'une unité. Arrivé à
zéro, le guérisseur répète de
point, va-t'en! et fait un signe
de croix sur la plaie.
bt'rt'Jâ, r, barraquier, ière,
gens de Lajux , hameau
(Doubs).
*berlâ, grosse chique qui
emplit complètement la bou-
che.
btitirô , piston d'une ba-
ratte.
*bâtl, bâtir. Lorsqu'un père
de famille fait bâtir une mai-
son, l'aîné de ses enfants pose
la première pierre et frappe
dessus trois coups de mar-
teau. Après cette cérémonie,
les maçons passent la jour-
née en fête chez celui qui les
occupe. — Bientôt vient le
tour des charpentiers. Quand
ils ont posé les deux princi-
pales colonnes, ils font inter-
venir adroitement le proprié-
taire dans un travail soi-di-
sant difficile, son rôle est
d'enfoncer à coups de mar-
teau une cheville dans un
trou trop petit : pendant
qu'il s'évertue en vain, les
340 bru
ouvriers comptent les coups
frappés, chaque coup de mar-
teau représente une bouteille
que le brave homme est obli-
gé de payer sur-le-champ.
hâ'tà, Beutal, vd.
*bœld (de bœt£), nm., celui
qui fait face à la gerbe en bat-
tant au fléau à trois.
biyô, chevreau.
*bl:{biy ou bè^bèy, bisbille.
b):^gû, besaiguë.
bobïU, nf., femme dont le
mari s'appelle Boby.V. bobln.
bôbàsiy faire bombance ; —
gaspiller.
bôksô, bec-sec, celui qui
a la figure très maigre.
bôi'biut'yt , barbouiller; —
bouillir avec bruit, comme
la bouillie en ébullition.
bôje::ji, bon-Jésus, estomac
du porc.
bôteiïxti. bon teint), café.
bràl, Branne, vd.
brâjr), brasier.
brêtiu, Bretigny, vd.
brhtyt, v., mettre en ja-
velles.
bruyen, nf., ondée; — ef-
fort violent et momentané.
biir
bruycnâ , brouillasser; —
donner un coup de collier.
briib ou hûrb, bourbe.
bîifr, juron familier des
femmes.
biike duvè (litt. bouquet-
d'hiver), toute fleur artifi-
cielle.
bîikedj, nm., pierres que
l'on met au rebut dans une
carrière; — réunion de cho-
ses diverses assez volumi-
neuses mises au rebut.
bîikl kcb (litt. bouc-chèvre),
hermaphrodite.
*bnrâ (5), se pousser, se
surmener; — b-îîrâ In twn,
pousser un ouvrier, le forcer
à travailler plus que de rai-
son. En fauchant, par ex.,
un bon faucheur en pousse
un autre moins habile que
lui en le suivant de très près.
bîirnel, Bournel : ï so evu à
bitniel , je suis allé (en) à
Bournel, au château Bournel
(Doubs).
btttm, tabatière.
*biiru ou bîirà, celui qui est
chargé de lancer son palet
pour abattre la c/Un.
M^à, faire de la bouse.
hvd'dj, Beveugc, vh.
hue {jtiô d), nom de bois,
juron familier.
bluen (bonne), le contraire
de vàdrà au jeu de billes.
bwenàl, Bonn al, vd.
bwlb-wï, nm., femme vieil-
€U 341
le, laide et sale.
byàniû, Blamont, vd.
byèSLi, Blussans, vd.
byùsàdjà, Blussangeaux,vd.
bynl , nf., bouleau. Voy.
by-ûlt.
by-ûli, nm., bouleau. Voy.
bynl.
febrek , sciiabraque ; —
s'emploie comme injure :
gros €ebrek.
€erlèmèn , Charlemagne :
eerUmèn ke vàdu se fàn pu
htâ t ptè t€và, In t€và e krévâ,
£erkmèn a bï niôtâ, Charle-
magne qui a vendu sa femme
pour acheter un petit cheval,
le cheval a crevé, Charlema-
gne est bien monté. Les en-
fants chantent ces mots en
cadence autour d'un de leurs
camarades qui s'appelle Char-
les pour le faire endiabler.
£îdû (hiousse, en patois
briard), mot que doit dire le
joueur en lançant sa bôd sur
la gel t.
*£ïk, chique : né bel €lk, une
belle, une grande quantité;
se dit souvent par ironie;
— 7ié biuen €ïk , une bonne
chique, un lourd chargement.
eit, sifflement pour chasser
les poules.
enek, escargot.
enïk^ nm., eau-de-vie.
€tûl {Jzro dï) , creux du
Chtoul, creux en forme de
puits qui donne accès dans
la bâi)i.
eu kôbgèni, Id., Sur-Combe-
Guenier.
£u kôb pore, Id. , Sur-
Combe-Porrey.
£u le ma, Id., Sur-les-
Mays.
342 dôii!
€11 le hldr , IJ. , Sur-hi-
Lande.
€11 le périr, Id., Sur-la-
Carrière.
€u lîi bb d legràdj, Id., Sur-
le-Bois-de-la-Grange (sous-
entendu de Monthietru).
dèui
€u lu hb d fôlô, Id., Sur-
le-Bois-de-Fallon.
€u lîi kbte inèyô, Id., Sur-
Ic-Cotez-Maillot.
€yâr, chiard; — poltron.
Voy. Uyâ.
€ycrd, féminin de €yâr.
dâ, àcnt: medjî e drne 6e dà,
manger à demi ses dents, sa-
tisfaire à moitié son appétit.
dàblï, Damblin, vd.
dàbne, Dambenoît, vd.
data, cep.
dé bô n d m'cteà, de bon ou
de méchant, bon gré malgré.
*dhnnôt, devinette : visa iiiï
lân dà l prâ e po visa dà In air,
kôbt 6 kê Sîllèfâ dpî epb dnrey ?
Vincent mit l'âne (vingt cent
mille) dans un pré et puis
Vincent (vingt cents) dans
un autrc^ combien est-ce que
cela fait de pieds et puis d'o-
reilles? — si bîirà, a tïrâ k
môtàlevtdpôtrôt, cinq pous-
sants, cinq tirants qui mon-
tent la voie de péterette (la
voie péteuse), les doigts de
pied et les doigts de la main
lorsqu'on met un bas. — hu
£u hu, vàtrè d liôtr vàtré, niôsyè
pie dà lu vàtrè d mcdciii , on
veut parler du tonneau , du
robinet et de la bouteille. —
k nâ pe pli grb kèn retôt e po k
râpyà tilt nt teàbr, qui n'est
pas plus gros qu'une souris et
puis qui remplit toute une
chambre, c'est la chandelle.
— Imrbt viè mcdjï lu sa dî pàdu
û bl lu bè pté kerkélï ka dhi
le pote ? — yemrb mê medjï lu
kerkêll , ptrdix^! aimerais-tu
mieux manger le sang du
pendu ou bien le petit cro-
quignol qui est derrière la
porte? — J'aimerais mieux
dhn
manger le croquignol, pardi !
— Eh bien ! tu aimes mieux
manger un étron qu'une ce-
rise ! — eye ketré ptê hatnô dx^l
nôt siveyô lit n sa ni vô nî sô, il
y a quatre petits bâtonnets
dessous notre siucyô qui ne
sont ni verts ni secs. On veut
parler des quatre mamelles
de la vache. — kâskti rô
h)ià î hiipô e po là kinâ i
hndjlô ? Qu'est-ce qui est
rond comme un boisseau et
puis long comme un cor-
deau ? — C'est un puits. —
kushè ve e le mh deii se tet ?
Qui est-ce qui va à la messe
dessus sa tête ? — Les clous
de souliers. — kiiska mue lu
djn e po hyà le nœ ? Qui est-ce
qui est noir le jour et puis
blanc la nuit ? — Le curé.
— pu el làn e, jmue el pê:( :
plus elle en a , moins elle
pèse; il s'agit d'une planche
percée de trous, plus il y en
a, moins elle est lourde. —
k nà pe pu gros k le trîp dî srî
e po kfâ e djhiH le nœ lu djn ?
Qui n'est pas plus grosse que
la tripe d'une musaraigne et
djè
343
qui fait à gémir la nuit et le
jour ? — L'aiguille.
dé dng de drôg, de cà et de
là.
debrêtcllâ , celui, celle qui
est affublé et d'une mauvaise
prestance.
defnedji (s) (de finage, litt.
se définager), se débrouiller;
— s'orienter.
dègr étala, tomber comme
la pluie, en parlant de fruits
que l'on abat à la gaule.
*dèrdjt, derïdjî, derâdfi, dé-
ranger.
dérot té (litt. dérôte-toi),
ôte-toi.
dêryokâ ou delrôkâ, détra-
quer; — déranger quelqu'un
dans son travail.
deri le ma, kl., Derrière-
les-Mays.
dert mdvàdô, Id., Derrière-
Monvaudon.
*dn, dire : dîr depre /!;( atr,
dire d'après les autres, dire
du mal des autres.
djérdjéy ou djérdjéyn, ziza-
nie.
djcrpe , nm., voix criarde
d'une femme ou d'un enfant.
3 44 ^/"
djcrli, nm., bancale.
djertir, jarretière ; — coup
de fouet appliqué aux jarrets
d'un animal ou d'une per-
sonne et de façon telle que
le fouet entoure la jambe.
djervâ, nm., S3monyme de
vaurien.
djevltr, rangée de javelles.
djïdjï, Joseph.
djmôvà, Germonval, vd.
djnè, Geney, vd. le djne,
les habitants de Geney.
djntiy, genou \ele le djntiy
rô, e po ôla vor lefèy, il a les
genoux ronds, il peut aller
voir les filles, se dit en plai-
santant d'un jeune homme
qui a la jambe bien faite.
djnnyô (c) (litt. à genouil-
lon), à genoux.
dj'ofre, Jouffroy.
djofret , féminin de djofrc.
djbrdj (se) (litt. St-Geor-
ges), giroflée; — Georges,
nom de personne, se pro-
nonce en patois comme en
français.
dj-fi, jour.
djiirviàdi, germandrée.
d^l
djiâr, joueur : t djùre In hu
dà lav, il jouerait le cul dans
l'eau , dit-on d'un joueur
passionné.
d kol (litt. de côte), à côté
de; — ôlâ d kot le^ atr, aller
vers les autres.
dlcyïd, Adélaïde.
*dre , droit : a drc d, au
droit de, en face de.
*du, deux : û tu du, les tous
deux. ï le:{ à kwâ le tiîdu, je
les ai tués les tous deux.
dvà le ma, Id., Devant-les-
Mays.
dvà lu ru'ctere, Id., De-
vant-le-Rocheret.
dvà In bo, Id., Devant-le-
Bois.
*dvàn , devantier : trôsâ sô
dvàt'î, trousser son devantier,
aller mendier.
dwcyô , t, douillet, ette ,
très sensible à la douleur; —
celui, celle qui est difiicile
pour le manger.
d^û le kot, Sous-la-Côte,
hameau dont les habitants
s'appellent herehi (Doubs).
ébô
(;yiV, diables, sobriquet par
lequel on désigne les gens
d'Accolans. Ce nom leur a
été donné parce qu'ils répè-
tent le mot c;yàl à tout pro-
pos.
*f;yâl, diable. Quand les en-
fants ont perdu quelque cho-
se qu'ils ne parviennent pas
à retrouver, ils ont recours
au moyen suivant et dans
lequel ils ont une foi abso-
lue, ils pendent le diable.
Satan est représenté par une
branche d'épine noire; on
l'accroche à un buisson en
m 345
disant : ç;yâ/, ï t pà, ta k tùn
lucre pc fâ erlnivâ su k yâ bdjii,
ï t leyrâ pàdu , diable, je te
pends, tant que tu ne m'au-
ras pas fait à retrouver ce que
j'ai perdu, je te laisserai pen-
du. Tout le monde se remet
alors à chercher en répétant :
f^yâl , te pàdu , ta k t nere pt
rtpïivasùk nô t€h't€à, no t leyrà
pàdu, diable, tu es pendu,
tant que tu n'auras pas re-
trouvé ce que nous cher-
chons , nous te laisserons
pendu. La confiance et la
persévérance font que sou-
vent le recours au diable est
couronné de succès.
e berdjù, Id., Ez-Berjuns.
*ebcyl, ébahi : / nà so pe mal
ebeyï, je n'en suis pas (mal)
ébahi.
ebônâky ou ebàiiâlly, nm.,
désigne toute chose qui est
plus lourde et de forme plus
grossière que d'habitude ;
ex., un manche d'outil, un
habit, un meuble, etc.
t'brâjeyi (de brâj, braise,
litt. ébraiser), enlever avec
un râcloir la braise du four
chauffé pour cuire le pain.
ebrôdnâ , enlever les brôd
d'un chou; — élaguer.
e£trèfèy, nf., brin : e ne pe
n htrèjèy de bârb, il n'a pas
3 46 t'/cr
un poil de barbe.
è dô (litt. hein donc) ,
n'est-ce pas : vo vyi vnï dcvn
miut', ê dô? vous voulez venir
(d') avec moi , hein donc ?
— Allons donc : ê dô, met vo
ifds , niô plè, allons donc,
mettez vos chausses , mon
petit.
egrâUà, là., Aux-Grands-
Champs.
ekàt-eî, éhanché, e; — boi-
teux, euse.
*èJây : yèni atà mon e.key vœd
k rà ddà, j'aime autant mon
écuelle vide que rien dedans;
s'il me faut une somme con-
sidérable, par exemple, j'aime
autant ne pas posséder un
sou que d'avoir deux ou
trois francs dans ma bourse.
*ehô, nm., plume encore
enfermée dans son tuyau sur
l'aile d'un jeune oiseau ou
d'un gallinacée qui vient de
muer.
ekô, Ecot, vd.
ekôlniàdrâ, même sens que
ehôlmœêî.
ekrêsnà , enlever les kn'sô
sur un bâton.
epy
ekrd'tei (litt. écoquillcr) ,
casser une noix ou un œuf
cuit dur et en enlever les
coquilles.
ckrïyàlâ, séparer les krîyàt
du grain en vannant.
èkiivô, nm., poule qui a
perdu ses plumes.
elâdji (etr) : être cladjl ,
aller facilement à la selle.
~ê lâvir, Id., Aux-Lavières.
ehlnâ, crier, en parlant de
la jument lorsqu'elle voit
l'étalon.
elwt'djî, rendre plus léger.
e pâgr, Id., Ez-Paigres.
èpnâ, épiner, entourer un
arbre d'épines, surtout un
cerisier, pour empêcher les
maraudeurs d'y grimper.
epiè, Esprels, vh.
e pu Uà, Id., Aux-Petits-
Champs.
epyœt€t, passer son temps
à une foule de détails insi-
gnifiants dans un travail; —
faire des économies de bouts
de chandelle ; — marchander
pendant des heures pour se
faire diminuer quelques sous
sur un achat important.
epyœt£ii, j, celui, celle qui
epyœfe. Voy. epyœla.
eràtff, nom injurieux que
l'on donne à un enfant qui
tente de faire un travail au
dessus de ses forces.
erôsiiâ, égratigner avec une
ronce.
eskiôpâ, éclopé, e : / m 6o
esklôpâ.
espedrnnâ, chasser à coups
de bâton.
eUàlô, nm., noix; donne
lieu à la devinette suivante :
e ye ketré ptét dêmwâiel k 60
àprïjnâ dà n tmhr, el làn à le
Myâ , ml el nà pyâ pe petsî, il
y a quatre petites demoisel-
les qui sont emprisonnées
dans une chambre , elles en
ont la clef, mais elles n'en
peuvent pas partir. Il s'agit
des quatre parties composant
la noix.
e tm hyàteâ , Id, , Au-
Champ-Blanchard .
e t£à d le no, Id., Aux-
Champs-de-la-Noye.
e t€à d le pot£ , Id., Aux-
Champs-de-la-Porte.
e Uà d le vï , Id., Aux-
kî 347
Champs-de-1 a- Vy .
e t€à djà inônî, Id., Aux-
Champs-Jean-Meunier.
e iۈ djt'lce , Id. , Aux-
Champs-Jacoupe.
e t€Ù kittô , Id., Aux-
Champs-Coutot.
e Uà le gèy , Id., Aux-
Champs-la-Guille.
e te à mot à , Id. , Aux-
Champs-Montants.
c teà nâlô , Id . , Aux-
Champs-Nolot.
i' teâ rôln , Id. , Aux-
Champs-Robin.
è teerbiiti , Id., Ez-Char-
boutiers.
e teerôt, Id., Aux-Charret-
tes.
etenâ , épine dorsale du
cochon.
ètîk, étique. Quand un en-
fant est étique, on lui atta-
che au cou une noix à moitié
vidée dans laquelle on a en-
fermé une araignée. Si au
bout de neuf jours l'insecte
est encore en vie, l'enfant
vivra, dans le cas contraire,
il est voué à une mort cer-
taine.
348 ebn
eloim , nf., personne mai-
gre, sans énergie, maladive.
etrâdj, étrange : être étran-
ge, être honteux, embarrassé
en présence de quelqu'un
que l'on ne connaît pas.
ètrcp, Etrappc, vd.
etrùd/ôlcu, Etroiidontamc,
vh.
èiiivâ, Etouvans, vd.
etzvel. On dit que les étoiles
baignent lorsqu'elles sont
très pâles, c'est un signe de
pluie.
q he, Id., Aux-Essarts.
c:^ èkêinnedj , Id., Aux-
Equemenages.
ebiiâ, bénà, bnà, Abbenans,
vd.; — le:{cbnà, les habitants
d'Abbenans. On appelle les
gens d'Abbenans lesfrâr, les
frères , les Uetrè-frèmï , les
châtre-fourmi , parce que ,
dit-on , un jour, trente ou
quarante des plus courageux
de la commune se réunir pour
châtrer une fourmi. Ce fut
toute une affaire. Ils durent
prendre les plus grandes pré-
cautions, déployer autant de
courage et de force que s'il
se fût agi d'un tigre ou d'un
lion. — En se moquant des
Abbenans , on leur attribue
la lamentation suivante : â
frâi-y lev-n a lu ià h nû bvï dà
de djet de tàr Ipok nû nû bett e
ko d pà! heu frères, où est le
temps que nous buvions le
vin dans de grandes terrines
et puis que nous nous bat-
tions ensuite â coup de palis !
C'était le beau temps. Alors
nous avions du vin à discré-
tion.
e^yôpî, gagner au jeu en
trichant. On dit aussi que le
chat c'^yôpî la souris.
*egh : eges, prà û pet, l't ta
el e mh, agace, prends ta
patte, va-t'en à la messe. Les
enfants prétendent que l'a-
gace est vexée lorsqu'on lui
crie les mots ci-dessus.
egii'ïi, ar., eau.
^hèdvy faire marcher des
bœufs en les excitant de la
voix ou en les fouettant.
t'hî'yu, j, celui, colle qui est
frk
chargée dckùdr. Voy. t'kùdr.
cnedji ou emfi , apaiser
quelqu'un qui est vif, ner-
veux , en le fatigant par le
travail ; — shûji, se calmer.
epiià, Appenans, vd.
ep'ùtcdp , économiser, en
calculant une chose ( du
beurre, par ex.) qui ne peut
pas être renouvelée et qui doit
durer jusqu'à une époque dé-
terminée.
erègnôt , diminutif d'arai-
gnée.
ergônî, vaurien.
*erkul, hercule : djà d ler-
kul, jeu de l'hercule. Pour
jouer à ce jeu^ il faut être
quatre, dont trois le con-
naissant, plus un destiné se-
crètement à être le dindon
de la farce. L'un des trois
compères se dit doué d'une
force herculéenne, il peut,
avec sa bouche , soulever
trois hommes liés ensemble.
Pour en convaincre celui qui
ne connaît pas ce tour de
force, on le fait coucher sur
son dos en même temps que
les deux qui doivent être
ery 349
soulevés avec lui, mais ceux-
ci l'enlacent avec leurs jam-
bes croisées de façon telle
qu'il ne peut faire aucun
mouvement. Alors , grave-
ment et avec cérémonie ,
l'hercule déboutonne son
pantalon, puis passe et re-
passe son derrière sur la fi-
gure du patient.
erlàpyd, synonyme de ga-
min .
ennînet, erminette : levûs-
kèt ve ? — e le tees e^ crniînet,
où vas-tu ? — à la chasse aux
erminettes, répond en riant
celui qui est interrogé, s'il
ne veut pas dire où il va.
t'rpénà, Arpenans, vh.
erpet, nf., se dit de tout
être chétif et malingre; —
champ de peu de valeur et
dont le sol est aride,
crôt', Arcey, vd.
eriïbî, nm., synonyme de
erto.
ertibiL'ezi, faire rapidement
une besogne.
hîo, mauvais garnement.
ery ci, malheur : he erya el à
evu le, le pér djà, el dju yèt
350 fé
vhe, quel malheur ils ont eu
là, les pauvres gens, ils ont
perdu leur vache.
*ii€-e-ine , hache-à-main ,
hache à manche court et un
peu courbé que le charron
fol
manie d'une seule main.
*d'y : cl c pu grà œy k grà
vâîr, il a plus grands yeux
que grand ventre, il met tou-
jours plus dans son assiette
qu'il ne peut manger.
/
*fe, fer : fe âgr, fer aigre,
de mauvaise qualité, qui se
casse quand on le plie.
*fèyïy nm. (feuille), bœuf
tacheté.
fèb, Faimbe, vd.
*fœ , feu. Le plus grand
plaisir des bergers est de
faire un bon feu autour du-
quel ils se réchauffent et s'a-
musent. Mais lorsque l'herbe
sèche et le bois sont humi-
des, et qu'ils éprouvent de
grandes difficultés pour les
allumer , ils chantent les
mots suivants : claire, claire
mon petit feu pour chauffer
les pieds de Dieu, quand les
pieds de Dieu seront chauf-
fés mon petit feu sera allumé.
fœse on f ose. Yoy.fôse.
flh, mauvaise viande.
Jhi, j, fileur, euse. Il y a
30 ans, une fîleuse gagnait
deux sous par jour pour filer
de 7 h. du matin à 8 h. du
soir. La même journée se
paye aujourd'hui 75 c.
*fb€, force : H a fï fos d
yôlâ, il est fin force (absolu-
ment force) d'y aller.
fofîlâ (5), se faufiler.
*fôlôiu, Falonnier. âfàd pnl
muer, tô perfu à trêve dé inôtên
pu Uetrâ le hnkô , te vïer fu
dipre pu rhnesâ le kwty, el ta
fâ dî biveyô grâ, kmâ t nièdj
suit', sâl pb! enfant de poule
noire, ton père fuit à travers
des (les) montagnes pour
châtrer les boucs ^ ta mère
fuit d'après pour ramasser
fur
les c , elle t'en fait du
bouillon gras , comme tu
manges cela, sale cochon !
fôtèn, Fontaine, vd.
fôtnî'I, Fontenelle, vd.; —
le fôtnelî, les gens de Fonte-
nelle.
frêair, nf., synonyme de
santé de fer. Se dit surtout en
parlant des vieillards qui ont
une vigueur extraordinaire
et dont on désire la mort :
en rïskê rà pu teôvwcnâ , lu
vt'.y ràto, el e lejrê£ur dï f,yâl,
il ne risque rien pour périr,
le vieux ràto (la vieille rosse),
il a la santé du diable.
frèf,yôt (fâr), faire frê^yôt,
agiter rapidement des bâtons
sur la taidtr pour empêcher
la trà d'y rentrer.
fre:(î, Euphrasie.
frây, friable, se dit surtout
en parlant du bois.
*fitr; — djùr e fur, jouer à
courir, jouer à chat; — ///;'
fyô
351
c grà Ictir, courir à grand
quatre, au galop.
*y«, four ■.fârâfu, foire au
four, cuire une fournée de
pain.
fûltènâ ou fûltènht, état
des céréales enchevêtrées par
\q. fiillô.
farté enfin ou simplement
fûrt = partez ! filez ! chemi-
nez ! On emploie ces mots
pour chasser les enfants en
essayant de parler comme les
Allemands.
*fzucr, foire. Avant de par-
tir pour la foire, on a soin
de se passer le peigne sur la
tête ou de faire un signe de
croix avec de l'eau bénite ,
de cette façon on est garanti
contre les sorts que les mau-
vaises gens, fréquents dans
les foires, peuvent jeter.
fyâr, fuyard.
fyd, nm., surprise très dé-
sagréable.
gêl
*gà, gant; mettre des gants
à un enfant, lui prendre le
poignet entre l'index et le
majeur, puis serrer en sciant.
gàspe, Gaspard.
gènlir (litt. grainelière) ,
nf., partie de la courge au-
tour de laquelle sont attachés
les grains.
gèyvàôi (litt. guille-vessé),
saveter une besogne; — mal
nourri dans une maison où
l'on travaille à la journée.
^^:(^, gros morceau de pain.
*gelui ou gelhi, petite quille
dont la hauteur varie de 6 à
10 centimètres et qui rem-
place le bouchon au jeu de
bouchon. La cjcUn est le jeu
de prédilection des petits
garçons. Ils y jouent à la
ferraille, aux vieux clous,
aux boutons. Plus d'une fois
le bambin enlève un à un,
jusqu'au dernier, les boutons
de sa culotte et en est réduit
à attacher ses bretelles avec
des chevilles de bois. Mais
les enfants jouent surtout à
gelin aux vingt-quatre. Ils se
divisent en deux camps. Du
point où la gî'lïn était debout
à celui où elle se trouve quand
elle a été abattue, on mesure
la distance en prenant pour
unité de longueur le pied
du joueur, si elle y est con-
tenue 24 fois ou plus, la par-
tie est gagnée. Les perdants
reçoivent un nombre déter-
miné de coups de poing qui
leur sont envoyés sans pitié
à grand tour de bras derrière
le dos. Ou bien le gagnant
met la gcllii sur le bout de
son pied , la lance le plus
loin possible et se sauve en
courant à reculons. Le per-
dant se précipite sur la gclïn,
la rapporte à sa place et se
met à la poursuite du gagnant
qu'il est obligé de rapporter
sur son dos du point où il
l'a rejoint jusqu'au jeu.
gt'lt, les enfants désignent
ainsi une grosse pierre pou-
vant se tenir debout sur l'un
de ses côtés et qui leur sert
pour un jeu des'plus dange-
reux. Ayant chacun une pier-
re appelée bôd, aussi ronde
que possible et assez lourde
pour pouvoir abattre h gelt ,
ils la lancent du but contre
celle-ci en disant eidîî. Après
avoir joué, chaque enfant
doit aller chercher sa bôd en
courant, afin d'éviter de se
laisser attraper par celui qui
a été désigné pour relever la
gelt. Ce dernier, au milieu
d'une grêle de projectiles,
doit la remettre debout si
elle a été abattue, avant de
poursuivre ses camarades.
Celui qu'il arrête est obligé
de le remplacer. Mais il ar-
rive que les bôd restent au
pied de la gelt après l'avoir
RousSEY. — Glossaire,
gôv 3 53
atteinte sans la f:iire tomber,
de sorte qu'il est presque im-
possible aux joueurs de ve-
nir les ramasser sans se faire
prendre. Alors le plus brave
se dévoue, il àkrôk, c'est-à-
dire s'engage à abattre lîigth
deux fois en jouant trois
coups, s'il ne réussit pas, il
prend la place du servant. —
Depuis quelques années, ce
jeu est complètement mis de
côté.
girge, nm., gamin mala-
droit.
*gà^t , gazette. Quand les
chevaux sont attelés et qu'ils
restent seuls pendant plu-
sieurs heures à la même place
au miheu de la rue , on dit
qu'ils lisent la galette. Cela
arrive souvent aux chevaux
des meuniers.
gônnà le mil, Gouhenans-
les-Moulins, vd.
gôrgûtâ (onomatopée), v.
se dit du bruit que produit
une bouilhe en ébullition.
gôrje, engorgé, e.
gâviue, nm., mot injurieux
qui s'emploie le plus souvent
354 F/^
en plaisantant entre amis.
cjvàdji (granger), terme du
jeu de quille. Lorsqu'un des
premiers joueurs a abattu un
nombre de quilles tel que la
partie est considérée comme
perdue pour les autres, ceux-
ci font entre eux une nou-
velle mise , cela s'appelle
granger.
grèdl, gredin; — pou.
grèmnô ou grùmyô , gru-
meau. Voy. grèmôt.
gnHy'i, travailler en grattant
un peu la terre certaines
plantes comme le maïs ou la
carotte ; — travailler douce-
ment, sans efforts, en pre-
nant son temps, pour son
plaisir; c'est le cas de celui
qui vit de ses rentes.
rûvyî, taquiner; — grêvyf
ses dents , chercher à les
ébranler avec la pointe d'un
couteau, par ex., lorsqu'elles
sont douloureuses.
*grêyô , grelot. Avoir les
grêyô , avoir mal à la tête le
lendemain d'un jour où l'on
s est enivre
'grêiî, grésil, M el î tco de
grô
ç;-('-/ an cvn, sa dîfi)û d bcrbJ,
quand il tombe des grésils
en avril, c'est du fumier de
brebis. Les grésils engrais-
sent le sol quand ils tombent
en avril.
grè, grain ; — maladie de
la chèvre qui consiste en un
bouton appelé grain qui lui
vient dans la bouche; on le
fait disparaître en le brûlant
avec un fer rougi. Par com-
paraison, au jeu de marelles,
quand un joueur n'a plus
qu'un grain (un jeton), on
dit qu'il a le grain et qu'il
faut chauffer le grcpl.
girlrl, nm., bouillie de riz
sucré.
grevi, gravier.
grtynà , crayonner ; —
rayer un objet avec quelque
chose de pointu , la pointe
d'un couteau, par ex.
*gnim-s, grimace : efâd gri-
mes kiiià 1 l€l h inddj de vwepr,
il fliit une grimace comme un
chien qui mange des guêpes.
*gyo, gros : c nà râ gro, il
n'est rien gros, il est tout
petit.
ï
35>
gii, Goux, vd.
gûdô, nm., trou dans lequel
chaque enfant met son bâton
en jouant à la petite truie (à
Marie-Margot).
gtilà, Gouhelans, vd.
gn leyôt , d i m i n u ti f d c gii la,
goulée.
giilïte, ouverture en fente
par laquelle s'échappe l'eau
de la cuve d'une fontaine ou
d'un évier.
gfilît-eot, diminutif de gû~
lïte.
h i; — y; —au; —lui;
— pr. leur, / ve î bo, je vais
au bois ; — hey ^i 1 sô, donne-
lui un sou ; — t^âpâ zj -sûle,
jetez-leur cela.
î be de kôb, Id., Au-Bas-
des-Combes.
îfûnè d teà, Id., Au-Four-
neau-de-Chaux.
ï grâ pt£ii, Id., Au-Grand-
Pertuis.
i kôrd, Id., Au-Carron.
ï kotè de pûje , Id. , Au-
Coteau-des-Pouezets.
l kote djlt, Id., Au-Coteau-
Gelin.
/ kro le vet€, Id., Au -Creux-
la- Vache.
ï krôtî, Id., Au-Crotier.
t Ixurti a liyâ, là., Au-
Curtil-au-Clerc.
7 iiwèyi goda, Id., Au-
Noyer-Godard.
/ prâ kênô, Id., Au-Pré-
Cugnot.
î prâ knneyâ, Id., Au-Pré-
Corneillard.
îprâ rô, Id., Au-Pré-Rond.
/ pté:u à t€e, Id., Au-Per-
tuis-au-Chat.
/ piinn rzueyô , Id,, Au-
Pommier-Ro3'Ot.
ï riuetêre, Id., Au-Roche-
ret.
î s fi d mûrvà, Id. , Au-Sen-
tier-de-Morvan.
ï sti rosô, Id., Au-Sentier-
Roussot.
/ /^a /'Ort, Id. , A ux-Champs-
au-Borgne.
356 kâp
i t€â di riuet^ô, Id., Au-
Champ-du-Rochot.
î /^rt^/ ATé,ld., Au-Champ-
du-Creux.
/ Uà dïpo, Id., Au-Champ-
du-Porc.
î t€à di t€và , Id., Ali-
Champ-du-Cheval.
i tm d lepùn, Id., Au-
Champ-de-l'Epine.
î teàfevr, Id., Au-Champ-
au-Faivre.
î tm kïkâ, Id., Au-Champ-
Quiquard.
M
î tmpetr, Id., Au-Champ-
Prètre.
/ teà rebô, Id., Au-Champ-
Rabot.
/ tm t€epii , Id., Aux-
Champs-Chapuis.
î teârâ, Id., Au-Chanois.
t téèn de mii'crà, Id., Au-
Chcne-de-Moireau .
î tenu d fold , Id., Au-
Chemin-de-Fallon .
î trulô kôlï, Id., Au-Trulot-
Colin.
/ va, Id., Au- Val.
;
jénrel, général, aux.
jènî, Eugénie.
jèremïe , Jérémie, est un
nom de femme à Bournois.
jerdî d£^ ôlïvî, Jardin des
Oliviers. Voy. kt£Ï.
jtji, gésier.
jnbâr, Humbert.
jnr d ^yœ! jour de Dieu !
exclamation.
*kâkwâr, à dire là medj dc^
al d kàkwâr, on dirait qu'il
mançe des ailes de hanneton,
tant il est maigre.
kàp)iôt, anémone.
*kàbr, kïbr, kt'b, kcbôt, kob,
kôbôt, bôbôt, bôbôn, bïk, biyet,
bïyô, teivr, chèvre.
ki^bn, Cubry, vd. : dû kèbrî
t' kùbrlyà lu ^yâl ne fâ kl sa ,
de Cubry à Cubrial le diable
n'y a fait qu'un saut. Ces
deux villages sont très rap-
prochés l'un de l'autre.
hèbrïyà, Cubrial, vd.
*kcb , chèvre , petit tas de
foin. — le keb du:(el, les chè-
vres d'Uzelle, les gens d'U-
zelle.
khiU, pomme de terre.
JcepHl, mort, e, ou tué, e :
c'I à kepût ; ï lu vû far kcp-fit ,
il est mort; je le veux faire
mort ou tué, je le veux tuer,
kepûtâ, tuer en coupant la
tête. — Nous n'avons ces
deux mots que depuis 1870-
1871.
kcrïkôl , nf., champ dans
lequel il y a beaucoup de
contours.
keyebô, nm,, grosse mira-
belle jaune.
kôkô, œuf et noix, en lan-
gage enfantin; — sobriquet.
kôldbî fôtcii , Colombier-
Fontaine, vd.
kôlàbî t€ctlô , Colombier-
Châtelot, vd.
kopcs, coupure.
*^'ô/M:(_yô (confusion) : e yàn
ku 357
e n kôjux_yd, il y en a une con-
fusion, une grande quantité,
un grand nombre.
*kôt; — e niïfâ l kôt, il m'a
fait (dit) un conte.
*kôtr, contre; — t n va dî
pè kôtr, je ne vous dis pas le
contre, le contraire.
Virepà, crapaud : e le teat^ ,
e le t£àte e krepa .^ à la presse,
à la presse aux crapauds !
cri d'appel de quelques en-
fants à leurs camarades pour
les inviter à venir presser
avec eux un souffre-douleur
adossé contre un mur ou
étendu sur le sol; dans ce
cas, tous s'entassent sur lui
à la façon des crapauds à
l'époque du frai.
krévà, Crevans, vh.
krûb, nf., bâton servant à
pendre le cochon tué afin de
pouvoir l'ouvrir facilement.
*ku , cul : tehl d le pe dî ku
d nuf, tu as bien de la peau
du cul de reste. On emploie
cette expression dans une
foule de cas , toutes les fois
que l'on reproche à quel-
qu'un d'être prodigue de
358 hn
choses qui lui sont utiles :
te bl d le pe dî ku d râu d beyî
ic7^ ebi è:{ air ; — ûi 6& ku pu
ôlâ deu lu môd, tu as un sale
cul pour aller dessur le mon-
de (chez les autres) , se dit
en riant à celui qui pète.
*hun, curé. Qiiand le temps
est très noir, on dit qu'il veut
tomber des curés à cheval
sur des rétameurs.
ku:(j Cuse, vd.
*ku, queue. Aussitôt que
le cochon est tué, les enfants
réclament la queue, elle leur
revient de droit; mais celui
qui tient absolument à l'avoir
est obligé d'embrasser l'anus
du cochon.
ku à lu, queue au loup,
jeu communément appelé à
la queue de mon loup. Un
enfant représente le loup, un
deuxième la mère (la brebis)
et les autres les agneaux.
Ceux-ci se placent derrière
la mère en se tenant par leurs
habits. Le loup se met à ge-
noux et fait semblant d'allu-
mer du feu. La brebis s'a-
vance suivie de ses agneaux
h'i
et dit au loup : hàs kù tfâ ? —
î fâ dï fœ. — pu hwe jAr ? —
pu mûlâ me kûte. — pu kioe
far ? — pîï sent lu pu be d iex_
hje. ' — kàs là te fâ ? — el e
iiièdjî lu pu be d me t€0. — té
dvo bcrâ ta kêî. — î levé berâ
juskà ta kàn ère pe pyu lî pesa
sùlmà lepwet dèn egêy. — e bl !
môtrè mè stuk e medj'i tô t£0.
Que fais-tu ? — Je fais du
feu. — Pour quoi faire? —
Pour mettre chauffer de l'eau.
— Pour quoi faire ? — Pour
aiguiser mes couteaux. —
Pour quoi faire ? — Pour
saigner le plus beau de tes
agneaux. — Qu'est-ce qu'il
t'a fait ? — Il m'a mangé le
plus beau de mes choux. —
Tu devais barrer ton jar-
din. — Je l'avais barré jus-
qu'au temps (jusqu'aux nues)
qu'on n'aurait pas pu y pas-
ser seulement la pointe d'une
aiguille. — Eh bien ! montre
moi celui qui a mangé ton
chou. Le loup ne bouge pas
de sa place et tous les agneaux
mettent à leur tour le pied
gauche hors du rang en di-
Mr
sant : est-ce celui-là ? Le loup
répond non jusqu'au dernier
qu'il reconnaît enfin. Alors
il se précipite pour l'attraper,
et la mère et les autres a-
gneaux font tous leurs efforts
pour l'en empêcher. La mère
répète sans cesse : tournez ,
tournez bien, mes agneaux.
Quand le coupable est pris ,
le loup fait mine de le sai-
gner et de le croquer.
kfiecl, Courcelles, vd.
*kiikû, coucou : être mars e
cvrï , lu hûkû î-eâi sel a vï ,
entre mars et avril, le coucou
chante s'il est vif. — le hùhû
dctrcp, les coucous d'Etrappes
gens d'Etrappes.
*kîlney , corneille : hûncy ,
Miity, te majô hrœl! corneille,
corneille, ta maison brûle!
Les enfants crient ces mots
aux corneilles pour les exci-
ter à croasser.
hûp, coupe; — avoir de
la coupe , se couper faci-
lement, en parlant des céré
aies.
hirdjônâd Çdé Mrdjo , litt.
cordonnade). Parfois, pen-
kût 359
dant un orage, la grêle ou la
pluie passe rapidement dans
une vallée en balayant une
surface très étroite. Cepen-
dant il ne tombe pas une
goutte de pluie sur la côte,
d'où l'on voit l'averse comme
composée d'une myriade de
cordes fuyantes qui consti-
tuent ce que l'on appelle une
hûrdjènâd.
hûrUhô, Courchaton, vd.
knâ-hedjô (couteau-bajot),
un des jeux des petits ber-
gers; on y jcue de la façon
suivante. Après avoir débuté,
le premier enlève dans le ga-
zon et au couteau une motte
de terre en forme de cône.
Pendant l'opération , il doit
dire une seule fois, sans res-
pirer, kîitè-bedjô, commencer
le mot en enfonçant le cou-
teau dans la terre et pro-
noncer la dernière syllabe en
détachant la pièce de gazon.
Dans les mêmes conditions,
le deuxième agrandit le trou
formé par le premier en cou-
pant tout autour, et ainsi de
suite. Mais bientôt il est im-
3 6o Uyè
possible d'arriver jusqu'au
bout sans perdre la respira-
tion; le premier auquel cela
arrive passe à la savate (voy.
ievci), ou fait le tour de tous
les joueurs avec, entre les
dents, le plus gros morceau
de gazon détaché.
liyà , cri pour appeler un
chien ou chasser des poules :
Uyâ ! isï, kyâ !
*Jiyèt€, cloche. Pendant les
jours de la semaine sainte on
ne sonne pas les cloches et
on en fait disparaître les
cordes. A la question des en-
fants, qui ne manquent pas
de demander où sont les
cloches, pourquoi elles ne
sonnent plus , on répond
qu'elles sont allées à Rome
se confesser, mais qu'elles
reviendront. A ce moment,
on peut toujours voir quel-
ques enfants crédules écar-
quiller leurs yeux du côté de
Soye pour voir rentrer les
cloches volant et traînant
leur longue corde. Quand
tout à coup elles se font en-
tendre dans le clocher, c'est
kzve
une véritable déception pour
les curieux, auxquels on fait
comprendre qu'ils se sont
mis en observation trop tard
ou que les cloches ne sont
pas rentrées par le chemin
habituel. Bien rares sont
ceux qui n'ont pas attendu
le retour des cloches.
liyârgîit , Clairgoutte, vh.
Jiyervâ, Clerval, vh.
Jiyôsnâ, menacer un enfant
en riant, quand on joue avec
lui.
hui'Iô, /, qui n'a plus de
queue. Se dit des moutons
et des chiens auxquels on a
coupé la queue, des poules
en train de muer et des grap-
pes de maïs qui manquent
de feuilles pour les accro-
cher.
hutiôt , diminutif de M,
n'est employé que d:\.ns pcs le
niôt.
hwhjâdj, confitures gros-
sières que l'on mange aussi-
tôt faites.
kiuhjâdjn (de hve^iâdj^ ,
toute chose qui inspire du
désioût.
m
làbâr, Lambert. En s'amu-
sant à danser, les enfants
chantent : a kè no dàsà hl no
du làbâr ! kù d keb, ku d keb !
Ah que nous dansons bien
nous deux Lambert ! queue
de chèvre, queue de chèvre!
lâdrôs, Landresse, vd.
*làg, langue. On fait sou-
vent peur aux enfants en fai-
sant semblant de leur courir
après en soufflant dans ses
mains et en disant : età, ï ve
t mfâ me îâg pu t lefnrâ a ku,
attends, je vais chauffer ma
langue pour te la fourrer au
cul.
*latnà, Lanthenans, vd.
le menï, les Magny , vh .
ïèx, enà, les Aynans, vh.
le prctîr, la Prétière, vd.
levrèdjèn, laVergenne, vh.
ïïdju, Laj ux, ham. (Doubs) .
Voy. berekt.
lôn
Icbeyl, l'Abbaye des Trois-
Rois (Doubs).
letetpel, Lachapelle, vh.
lâvir, lavière ; s'emploie
le plus souvent au pluriel.
Jïbr âbït, libre arbitre : el e
kïtâ d 60 bô lïbr âhit, il a quitté
de son bon libre arbitre, parce
que cela lui plaisait de le faire.
///, risle-sur-le-Doubs.
l\. Elise.
Uzi, ghsser sur quelque
chose en l'aplanissant, en la
rendant brillante : l'oreille
de la charrue lï^ dans une
terre argileuse.
Ugen, nf., surface longue
et étroite; — mince morceau
de pain coupé en languette.
lïgnôt, diminutif de lïgên.
Ihiâ, Léonard.
lôdjvel, Longevelle, vd.
lonn, nf., discours d'une
Ion .
362 mat
l(\t', nm., grosse motte de
terre; — gros morceau de
pain.
lur, Lure.
lA, nf., traîneau servant à
conduire aux champs la
mer
herse et la semence.
liigr, Lougres, vd.
Jiikâ (onomatopée), v.,
ballotter avec bruit comme
un œuf pourri que l'on se-
coue.
m
*mâ, mal, maux. On dit,
en parlant d'un effet : e ne n
ma n iiiolïs, il n'a ni mal ni
malice, il est absolument
neuf.
*mâ, mal, aux : sfiJe va fâ
ma In d vo Jvâ, cela vous fait
mal bien (de la peine) devons
lever.
mâkzvîklJà , mot que l'on
chante en tournant les gau-
des dans l'assiette lorsqu'elles
sont trop chaudes pour les
faire refroidir un peu avant
de les manger.
màmc , mot de gentillesse
que l'on répète aux enfants
en les caressant, en les em-
brassant.
màtà, Mathay, vd.
inàlfà (litt. mal te fait).
c'est évident; — c'est à juste
titre; — je crois bien.
iiiàdùr, Mandeure, vd.
màsnâ, Mancenans, vd.
mdfr, Médière, vd.
*}nt'd"i , midi : dd' lî nicdî ,
depuis à midi, depuis midi.
meU, Amélie.
*mct€à, méchant : // v'ire d
hô il d nicteà , tu y iras de
bon ou de méchant , bon
oré malgré.
nu^àdà, Mésandans, vd.
mcn-djàii , marie-jeanne ,
bouteille d'une contenance
de deux litres et demi.
mcrlfàdïj , marchandise :
cir c le mh-t€àdîj, être à la
marchandise, travailler à une
besogne que l'on est con-
venu de foire à forf:ut; — ■
me
se dépêcher comme si l'on
avait traité à forfait.
mtrUô, nm. pL, chantier
sur lequel on met un ton-
neau.
*mh, messe : rmôtâ d le mh,
remonter de la messe, reve-
nir de la messe.
*mcten, matines : kà le hij
hey à peteUà de nictèn , cl bey
tût lànà, quand la bise donne
(souffle) en sortant des ma-
tines, elle donne toute l'an-
née; — Hyâr tnetèn, râr djevcl,
claires matines rares javelles,
la récolte est mauvaise quand
la nuit de Noël est claire.
mho, caseum.
metrô , nm. pi., planches
disposées pour recevoir la
vaisselle ou le pain.
*;;/^, main. On dit que du
grain a la main lorsqu'il est
bien sec, qu'il passe entre les
doigts quand on le prend par
poignées. Le blé qui a la
main est très estimé ; aussi
souvent le cultivateur graisse
avec de l'huile ou une couen-
ne de lard le van dans lequel
il repasse le grain avant de
miue 363
le conduire à la halle.
*i)icdji , manger : mèdjî à
dm , manger en derrière ,
manger en cachette comme
un gourmand.
*midô ou emldô, amidon.
milàdû milàdèn, milandou
milandaine. Ces deux mots
se chantent dans le conte de
« l'âne de Brôto », mais per-
sonne, à Sournois, n'en con-
naît le sens.
mîlô, diminutif d'Emile.
mhlfm, enfant malingre,
chétif.
mnâfâ, Mignafans, vh.
mofà, Moffans, vh.
môbyâ, Montbéliard.
niôdjd't}, Montjustin, vd.
mdmheï, Montmartin, vd.
niôtne, Montenoy, vd.
mîilâr, ar., fille, femme.
mnt , adj., se dit du blé
dont la paille est humide au
moment du battage.
mivend, moineau, employé
comme sobriquet. Voyez
miL'enb.
mzumâs, féminin de miuenà
ou la femme de celui qui
s'appelle mivenà.
3 64 Mfi
7nu'hnâ, Moimay, vh.
nnucrà , Marast ( Haute-
Saône).
*i)iyâl , nf., merle : M Je
myâl Uàt à fèvrî efà rtnôtâ le
brû-e su lu sûlï, e ye à hû se
nos
smcn duve, quand la (le) merle
chante en février, il faut re-
monter les déchets (les res-
tes) du foin sur le grenier, *
il y a encore six semaines
d'hiver.
ml, Nans, vd. Sur le ter-
ritoire de ce village se trouve
une montagne sur les flancs
de laquelle se montrent de
gros rochers à nu, et Ton dit
de quelqu'un qui fait le ma-
lin, l'orgueilleux : leyl lûfâr,
e 11 vo pè tïrt e va le nueU dé
nâ, laissez-le faire, il ne veut
pas tirer à val (à bas) les ro-
chers de Nans, il se calmera
bien, son orgueil sera vite
remplacé par la modestie ou
la honte.
nâgive, nf., synonyme de
nigaude : grâ nâgué.
nânt'l, Annette : nfinet, lî-v
Je pt't, Annette, lève la patte.
ne nm ne. rhn (^nhwc') ,
n'avoir ni rime ni rame ,
remuer sans cesse.
*nâ, nez : /« bû dî nâ Ji kroJ,
le bout du nez lui croule, on
voit sur sa figure qu'il dit un
mensonge.
*7îœ, nuit : e ro nœ : à raie
nuit, à la limite, à la tombée
de la nuit.
*no, ad)., neuf : fn5 Jcùrse à
lu frôpà no, tu bel à no, mon
corset (gilet) est tout frap-
pant neuf, tout battant neuf,
absolument neuf. Voy. jna.
nôiiôt, chose de peu de va-
leur et de mauvaise qualité.
nos, fille peu respectable.
pâk
pèr
365
ôfyâdjdt, nf., gâteau délicat.
*ôgà, injure, synonyme de
gamin.
onâ, Onans, vd.
opiià, Oppenans, vh.
0 vïrô (litt. os virant) ,
nm., tête du fémur.
*pàrmekro, paume au creux,
Dalle au pot. Pour y jouer,
on fait sur une même ligne
autant de creux, de pots qu'il
y a de joueurs, et, par le
sort, on en attribue un à
chacun. A tour de rôle, cha-
que joueur lance la balle sur
les creux ; si elle s'arrête dans
un, celui qui en est le pro-
priétaire court la ramasser et
la jette sur ses camarades
fuyant à toutes jambes. Ce-
lui qui est atteint passe à la
savate. Voy. sevet.
pâtnây, nf., panais des prés.
pâk, Pâques. Le matin du
jour de Pâques, à jeun, on
prend les deux remèdes pré-
ventifs suivants : une gorgée
d'eau bénite, cela garantit
contre la morsure des ser-
pents. Afin d'être exempt de
coliques pour toute l'année,
on gobe un œuf cru pondu
le Vendredi saint.
pèrhèlî d le pâ, pèrbùJï de
la viande fraîche, la faire re-
venir pour pouvoir la conser-
ver pendant quelques jours.
pèrlï petôt (litt. perlin-pat-
tottes), jeu dans lequel on
évolue rapidement et tou-
jours accroupi sur les ridelles
d'un char en répétant : pérlï
petàt râpyî d medjôt, perlin-
pattottes remplies de petite
merde. On est pris si on se
566 pe
laisse toucher le bout du pied
par celui qui sert , qui court
après les autres.
pè (djn de), jeu des peaux.
Pour jouer aux peaux, les
enfants en désignent trois
d'entre eux pour faire le mar-
chand, la Sainte Vierge et le
diable. Le marchand réunit
les joueurs autour de lui et
leur donne, à voix basse, un
nom de peau. Pendant ce
temps, la Sainte Vierge et le
diable s'en vont chacun dans
un coin à quelques pas. Tour
à tour ils se présentent près
du marchand en -disant : tic-
tac. — Q.ui est là ? — C'est la
Sainte Vierge avec son bâton
d'or. — Qu'est-ce qu'elle
veut? — Une peau. —
Quelle peau ? — de chat,
par ex. Si ce nom a été donné
à un joueur, la Sainte Vierge
l'emmène au paradis, c'est
un saint. Le diable se pré-
sente ensuite en disant :
C'est le diable avec sa grande
fourche de fer. Il demande
une peau d'animal immonde
qu'il emmène en enfer.
pes
Quand toutes les peaux sont
vendues, la Sainte Vierge se
sauve avec les saints en criant
aux démons : enfer, enfer,
brûle ! Et ceux-ci de pour-
suivre les saints, s'ils les at-
trapent, ils les mettent en
pénitence dans un coin, en
enfer, où ils doivent expier.
pcfiueyi, contrarier des en-
fants en se moquant d'eux.
pes Je retôt, passe là, petite
souris. Pour amuser un en-
fant, surtoiat pendant la veil-
lée, on lui fait pes le retôt.
Tout en lui tenant une main
ouverte dans laquelle on lui
passe et repasse l'index du
poignet au bout des doigts,
on dit, sur un ton lent et
tout particulier : pes le retôt,
tren le kwetôt, el le pesa hi, el
le pesa, leepo el l(e) âku pesa
le. vwelè s tuk le vu, vwele 5
tuk le (e)trepâ, vivele s tuk le
ml kdr, vwelè s tuk le medj, e
ne râ leyi es pér pété glîglî k
sàn (a) olâ ve se même à fzà
miiârcn , mnâreû , passe là
petite souris, traîne là petite
queue, elle a passé ci, elle a
pes
passj là, et puis elle a encore
passé là. (Puis, prenant les
doigts les uns après les au-
tres en commençant par le
pouce), voilà celui qui Ta
vue, voilà celui qui l'a attra-
pée, voilà celui qui l'a fait
cuire, voilà celui qui l'a man-
gée, il n'a rien laissé à ce
pauvre petit auriculaire qui
s'en est allé vers sa grand'
mère en faisant niijârcfi ,
innnrcn. Ces derniers mots se
répètent en chatouillant l'en-
fant du bout des doigts jus-
qu'au cou. — En procédant
de la même manière, on dit
encore : kondè bu, kondéveU,
jemâ lu niertsi n 6é defre kè;i
6e tût de vey trû d vet€, etc.,
corne de bœuf, corne de
vache, jamais le marché ne se
défera que ce ne soit toutes
des vieilles truies de vaches,
etc.
pes petm, passe-partout ,
grande scie sans monture ,
munie seulement de deux
manches à chaque bout et
qui sert pour scier les gros
arbres.
per 367
pesa tilt ntr, passer tout
outre , passer à travers sans
rien toucher. Une boule, par
ex., touche tout outre dans
un jeu quand elle ne touche
pas les quilles.
*perôt, diminutif de pierre.
Nom d'un jeu ressemblant
beaucoup à celui des osselets.
Chaque enfant se procure
douze phvt et les mélange
avec celles des autres sur un
mouchoir étendu par terre,
mais plus souvent sur le gi-
ron d'une bergère. Celle-ci
prend un certain nombre de
petits cailloux dans sa main,
les compte sans être vue et
dit : kôbl 5 kyâ d perïperôt dà
mô ket-el ket-eô ? combien est-
ce que j'ai de pen, petites
pierres dans mon kkel, ca-
chette ? Chacun nomme un
nombre, celui qui approche
le plus de la vérité est le pre-
mier. Il s'agit, maintenant,
pour chaque joueur, de reti-
rer sa douzaine du tas. A
tour de rôle, ils prennent une
poignée de pcrôt, les jettent
en l'air de façon à en rece-
368 pc
voir le plus grand nombre
possible sur le revers de la
main qui les a lancées. Celui
qui en saisit au vol un nom-
bre pair ne gagne rien, dans
le cas contraire, il a le droit
d'en retirer, pour lui, autant
qu'il y a de nombres impairs,
soit 4 sur 7. Lorsque [le dé-
pôt commun est épuisé, on
compte , celui à qui il en
manque est obligé d'en ra-
cheter aux gagnants ; ceux-ci
mettent les pcrôl une à une
sur leur genou , et chaque
fois que le perdant s'appro-
che pour saisir le caillou, il
reçoit un coup sur la main.
peru (litt. pareur), sorte
de colle faite de farine dé-
layée dans de l'eau et que le
tisserand met sur la toile à
mesure qu'il l'a tissée pour
lui donner du lustre et de la
rigidité.
pervœy, nf., petit copeau
«ait au couteau pour allumer
le feu.
*pc, pain. Lorsque de jeunes
mariés quittent, par suite de
mésintelligence, leurs beaux-
pik
parents avec lesquels ils vi-
vaient, on dit qu'ils se mettent
à leur paui ou qu'ils /(;«/ pain
tous seuls.
ptdpo(\itt. pied-de-porc),
chicorée sauvage, d le sôlcd
dé pî d pu.
plgt'l , petite fille gaie et
mignonne.
pîk djà djâ, pique-Jacques-
Jacques, nom d'un jeu qui
se joue entre bergers quand
ils vont aux champs dans les
prés. Tous ayant un bâton
pointu, chacun le fiche dans
le gazon en le lançant le plus
vigoureusement possible. Le
premier reprend son pieu ,
le plante de nouveau, mais
cette fois à côté du bâton
qu'il croit le moins solide et
de façon à le faire tomber.
S'il réussit et que la pointe
du bâton soit visible, il le
prend et l'envoie le plus loin
possible d'un coup de pieu.
Celui qui a perdu la partie
court le ramasser et dit tout
le long du chemin : pik djâ
djâ, pïk djâ djâ.
*plkûll, picotin : (jcnl sô pî-
pût
kûtï, gagner son picotin, se
rouler, en parlant des ânes
et des enfants.
pîijâr (de peigne, litt. pei-
gnard), même sens que feregl.
pdph', Pompière, vd.
prèvàtetr , Provenchère ,
vd.
près, presse : e yï près, il y
a presse, c'est très pressé;
— se tirer de presse, se tirer
d'embarras, de la misère.
ptsnJô, diminutif de pt€U,
pertuis.
pus, puce. Un enfant en
attrape un autre en lui di-
sant : 0 ! ke pus te deu lu nâ,
oh ! quelle puce tu as dessus
le nez. Au moment où celui
qui a soi-disant une puce sur
le nez s'arrête tout étonné ,
son camarade s'empresse de
lui appliquer une pichenette
sur le nez en lui disant grehus !
*pu€e, pourceau :fârdepû€e
grive, faire des pourceaux gri-
velés, faire un travail en dé-
pit du bon sens.
*pîlfâ; — tousser, en par-
lant des animaux.
*pul , poule. Quand une
RoussEY. — Glossaire.
pûl
369
poule « chante le coq », c'est-
à-dire comme un coq , c'est
un très mauvais présage, sous
peu il arrivera un grand mal-
heur, et comme si la poule
en était cause, on s'empresse
de lui tordre le cou.
*pfil : sa le prèmir pûl kè teàt
keovâ, c'est la première poule
qui chante qui a œuvé (pon-
du) , se dit à celui qui se
plaint le premier dans un
groupe où l'on sent les pets;
— e n fâ pe kôtâ ic^ h a hi d
le pûl, il ne faut pas compter
les œufs au cul de la poule,
il ne faut pas vendre la peau
de l'ours avant de l'avoir tué.
*pûlôt grïj, nom de la ber-
ceuse suivante : sa le pûlôtê
grïjè k sa ve tu pe le vïlè, el sa
ve rlyà , teàtà , far i kôkô , t
hôhô, 7 kôkô pu noté (nom de
l'enfant que l'on endort), hl
pu be de tu «J:^ efâ, c'est la
poulette grise qui s'en va
tout par la ville, elle s'en va
riant , chantant , faire un
coco, un coco, un coco pour
notre X, le plus beau de tous
nos enfants.
370 pivè
pîipA, iif. , certaine quantité
de filasse enroulée en forme
de poupée par \qs fcregl. Y oy.
plLp.
pûrêtru, Porentruy. Donne
lieu au dicton suivant : kà
(a) ve e pîirêtru, kaskà viue?
— ïn îijè h pyèm 6ô ku, quand
on va à Porentruy, qu'est-
ce qu'on voit? — Un oiseau
qui plume son cul.
*puUà ou spfiUâ, pourtant.
pîit^ky mot que dit le joueur
dont on a arrêté la bille, cela
lui donne le droit de la poser
à l'endroit où elle serait pro-
bablement allé.
pîltrùvek, kerkèlï.
*pî~iy, pou. Pour faire périr
les pous, les tiques du bœuf,
on le frictionne avec de l'u-
rine dans laquelle on a fait
macérer du tabac et de l'ellé-
bore.
*pzuèn, peine : pere,grà pwcn,
ke n vopè rôlà ve twe, t le betu !
pardi, grand peine (je crois
bien), qu'il ne veut pas (r)
aller vers toi , tu l'as battu !
— ià bl le pwln kl ni 60 pôlA
(pc olâ), c'est bien la peine
piue
que je n'y suis pas allé (j'y
suis allé).
*piue , pois : pwe frï , pois
frits. Le dimanche des pois
frits (La^tare), tous les ma-
riés de l'année emplissent
une grande marmite de pois
qu'ils font cuire avec très
peu d'eau et une poignée de
sel, c'est ce qu'on appelle les
pois frits. Aussitôt après la
messe, les enfants accourent
chez les nouveaux mariés
pour avoir des pois. On les
voit au travers du village,
allant d'une maison à l'autre
tout en mangeant par poi-
gnées les pois qu'on leur a
mis dans leurs coiffures ou
dans leurs tabliers. Mais mal-
heur à ceux qui, par oubli
ou par avarice, n'ont pas fait
de pois frits ! bientôt toute
la marmaille entoure la mai-
son, se met à crier en vouant
à tous les diables ceux qui
sont dedans. Il y a 30 ans,
le dimanche des pois frits
était pour nous un jour de
fête; longtemps à l'avance
nous comptions les jours ,
ra
et à rheure dite nous étions
tous prêts à faire notre petite
tournée. Cette coutume est
en train de disparaître, beau-
coup d'enfants ne savent plus
ce que c'est que les pois frits.
piue vûlô (litt. poil-duvet),
pïtsrol. Voy. ce mot.
pyhâ (litt. plaçant), celui
qui, au jeu de bouchon, lance
son palet de façon qu'il s'ar-
rête, qu'il se place le plus
près possible du bouchon.
Voy. bûrà et Mru.
m 371
pyœdjnu,j, pluvieux, eusc.
*pyœr (pleur), nm., tube
terminé à l'une de ses extré-
mités par une pomme percée
de trous. On s'en sert pour
verser du vin dans un ton-
neau qui en contient déjà.
De cette façon les liquides se
mélangent bien et ne se trou-
blent pas.
pyôkè, nm., gros flocon de
neige ; — couche épaisse de
neige.
m. Rang, vd.
*rà, rien :e ne pe m, il n'a
pas rien, il est riche.
râbâ, synonyme de nigaud;
s'adresse surtout à un petit
garçon.
rabœnâ, casanier, ère,
râbru , ràhrûr, ràbruyâ ,
remettre en mouvement ,
ràbruyâ une horloge.
râdu, bâton pour rddâ une
voiture.
ràjîôt , nf., petit bout de
fil de fer crochu au moyen
duquel la fileuse fait repasser
dans le trou de la bobine le
fil qu'elle a lâché ou qui s'est
brisé en filant.
râfwmâ , casanier, ière ;
— 5 ràfwïnâ, rentrer dans
son trou , se cacher sous
quelque chose , comme la
fouine.
ràgwï, synonyme de ga-
min.
râkœnî , vêtu , e, d'habits
noirs et sales.
*ràsïnîilc, rossignol. On ra-
372 reg
conte qu'un soir de juillet le
rossignol fit le paresseux et
s'endorniitnuhautd'unécha-
las au coucher du soleil. Pen-
dant la nuit, la vigne poussa
si vite qu'elle s'entortilla au-
tour des pieds du rossignol
qui, à son réveil, ne put
s'envoler. Depuis ce temps,
il répète sans cesse : ta k le
vèn bûrre, ï n màdrùnurà pu,
tant que la vigne poussera,
je ne m'endormirai plus.
Depuis cette aventure , le
rossignol chante la nuit pour
ne pas s'endormir.
rMî, au jeu de ptrot , on
dit rbôs pour avoir le droit
de remettre sur sa main une
phvt tombée avant que l'on
ait commencé à jouer.
rèbôlâst, V., se dit d'une
chose trop lourde qui fait
monter au dessus de la ligne
horizontale le corps destiné
à lui faire contre-poids. 3 kil.
de viande , par ex. , placés
dans une balance, font rcbô-
làsi un poids de 2 kilos.
refrê:(nâ, frissonner.
règàgyî ou repâgy^, en par-
reb
lant d'un arbre ployé sous
le poids des fruits.
*re^y, règle. Quand on tue
le cochon, on attiape les en-
fants en les envoyant cher-
cher, dans une maison située
le plus loin possible, la règle
nécessaire pour ouvrir le porc
exactement par le milieu.
Arrivés à l'endroit indiqué,
la règle , qui naturellement
n'existe pas , n'est plus là ,
on l'a prêtée à des gens qui
demeurent à l'autre bout du
village. Les pauvres diables
se promènent ainsi jusqu'à
ce qu'une bonne âme leur
fasse enfin voir qu'on s'est
moqué d'eux.
*rclcydt , nf. , racloir; —
homme peu intelligent et
sans énergie morale ni phy-
sique.
rellyù, nm., boue ramassée
sur le chemin avec une reliyôt.
irpcrii, épargné, e : sa îédj
1 so d repery., c'est toujours
un sou d'épargné.
rcpcnji, épargner.
rt'bodjâ (litt. raborder), re-
venir avec liésitation quand
rkœ
on :\ été chassé ou lorsqu'on
est sorti d'une façon insolite.
irdu, printemps; — temps
doux après un temps froid.
regnitâ, radoter.
rf'pUÔ, mot injurieux qui
se dit à un vieillard, vey rc-
pîtô.
reyû, piocher pour la pre-
mière fois des pommes de
terre ou du maïs.
rhlâ ou rlslôt , nf., fouet-
tée.
l'ttâ , courir; — frapper
des épis contre un mur ou
sur un bâton que l'on tient
à la main pour en faire sortir
le plus beau grain.
rïbàbcn, ribambelle.
rij-nlâ, rire comme un fou
à propos d'une chose insigni-
fiante.
*rïr, rire : e pût-e lu rir, il
porte le rire, il provoque le
rire par sa tenue ou par ses
paroles.
rîjîilu, j, celui, celle qui
rijûL
*rk(f', t, recuit, e : cl à a b'ito
evu rkœ, il en a bientôt été
recuit, fatigué, rassasié.
rfo 373
rh'icjâ (litt. relanguer), se
dit d'un enflmt qui rapporte
les paroles d'un autre pour
le faire pu nr .
rhucyâr, rhufyu , rhûtlu ,
celui qui met la paille en
bottes.
rnân (litt. renarder) ,
tromper quelqu'un en se
moquant de lui : cl a evu bï
rnâre , il a été bien renarde,
il a été bien attrapé, il s'en
est retourné tout penaud.
rosôt, girolle.
roiemi, picolo.
rôbnîA, corriger en bour-
rant des coups.
rôgddïnâ, vadrouiller.
rôpâ, frapper des coups qui
produisent un son sourd.
rôvô, Rahon, vd.
rôtm, Ronchamp.
^rsàbyâ, ressembler : e In
rsàby tu, il le ressemble tout,
il lui ressemble tout à fait.
rsôrteî, herser d'abord un
champ, le semer, puis herser
de nouveau.
*rtôpa, retaper de la graine,
la revanner pour en faire sor-
tir la poussière quand on veut
374 rvi
l'employer comme semence.
On prétend que la poussière
engendre l'ergot.
ruetà , rustaud; — celui ,
celle qui use beaucoup.
rnnù, Romain, vd.
rilnâ. On dit de celui qui
est absolument ruiné : el a
rùnâ, e m pu râ n îïrà n bûtâ
n^yâl nérâ dî tii, il est ruiné,
il n'a plus rien, ni tirant ni
boutant, ni diable ni rien du
tout.
*rût^ route; — troupe : ne
gros mtdâre, une grosse route
(troupe) de gamins.
rvènâbô (litt. revenant-
bon, pourboire; — héritage.
rvh-bêiiô , retourne-bei-
gnet, un des jeux auxquels
se livrent les bergers. Deux
d'entre eux se mettent par
terre en sens inverse sur les
mains et sur les genoux ;
deux autres, dont l'un la tête
en bas, se saisissent par la
taille et se couchent sur les
deux premiers avec élan, de
façon que celui qui avait la
tête en bas se retrouve sur
ses pieds tenant toujours son
riue
camarade , et ainsi de suite.
*rvln , retournée : el e tiit
sot€ d rvïrî, il a toutes sortes
de retournées, de bons mots
pour égayer la société.
*rvïri, nf., retournée; —
violente émotion causée par
une bonne ou mauvaise nou-
velle.
*rvïrô (litt. petit retour),
le dimanche qui suit celui
de la fête patronale. Au rvîrô
on fait moins bien la fête que
le dimanche précédent. Nos
fêtes de villages se perdent,
et dans beaucoup de localités
on ne fait plus le rvhv.
*rwt', roi :
rive d pyô,
pes à là.
nue derdjà,
pes à mwetà.
Roi de plomb,
passe au long (àcôté).
Roi d'argent,
passe au moitan (au
milieu).
Ces phrases se répètent entre
joueurs de geUn. Celui qui
joue dit : roi d'argent, etc.,
c'est-à-dire, roi d'argent, fais
5en
que mon palet frappe la gclln
au milieu. De môme, l'ad-
versaire répond : roi de
plomb, fais que son palet
passe à côté.
rwcdjàku ou vivedjàkû ,
sû 375
Voujeaucourt, vd.
riuedjmô, Rougemont; —
le rivedjmô, les Rougemont,
les habitants de Rougemont.
rweU, crèche : être à une
bonne riutte, être bien nourri.
sâkrèiiô, sacré, juron.
■sànô, Saulnot, vh.
*sâtâ, sauter : el à vo iàtâ lé
pïk, il en veut sauter les pi-
ques, il en veut mourir.
*6âtï, sentir : 6ûlè sa tu
lîL bûkô, cela sent (tout) le
bouc.
sàtot£, Santoche, hameau
du Doubs.
sésnâ, Secenans, vh.
6m, cercle lumineux qui
entoure la lune à une dis-
tance variable. On dit du
5en :pre d le Un, hue d lepyœdj,
Iwl d le Un , pre d le pycêdj,
près de la lune, loin de la
pluie, loin de la lune près
de la pluie ; c'est-à-dire ,
quand le 6en est près de la
lune, c'est un signe de beau
temps, et la pluie est proche
dans le cas contraire.
senmlA, se réjouir d'avance.
6efôrdjn, St-Fergeux, vh.
se spyî, St-Sulpice, vh.
snâd, nf. Se dit des poules
qui ne veulent plus rentrer
à la maison quand elles sont
encore sous le coup d'une
grande frayeur, lorsqu'elles
viennent d'être poursuivies
par un chien, par ex., on dit
alors qu'elles ont perdu la
snâd.
sôpâ , blé court , malade
sur pied et très difficile à
faucher.
'^stéki, celle-ci : sa prû stekî,
c'est prou celle-ci, il n'est
pas nécessaire d'examiner
davantage si la chose que je
376 tee
tiens est bien celle que je
cherchais.
sil ! interj. qui s'emploie
pour inviter un animal à se
lever ou à lever le pied quand
il marche sur une chose que
l'on veut retirer, un bâton
ou du fumier, par ex., su!
6U !
sîihnhe, sobriquet.
st'iM, celle-ci. Voy. 6teki.
sîikdt, nf., vieille femme
laide et bavarde.
■swt'rà, Sourans, vd.
6wez^ , szue^ôt , fràswei ,
Françoise.
6wâ , Soye, vd.; — les
Soye, les habitants de Soye.
ta ke prû, tant qu'à prou,
grandement, assez.
Uâdîr, chaudière; — trou
où l'on doit ramener la balle
(la truie) au jeu de Marie-
Margot.
teàtne, Chatenois, vd.
ieàpc, Champey, vh.
tۈphjc, Champagney, vh.
t€âpsÔ, Chamesol, vd.
t€âvà, Champvans, vd.
tecpiiji, façonner du bois à
la serpe ou au couteau. Il est
défendu de teepuji le diman-
che; toutes les attelles et tous
les copeaux que nous aurons
faits ce jour-L\ nous seront
brûlés sur la langue dans l'au-
tre monde.
i€ctrèUï (litt. châtre-chien),
vieux couteau qui ne coupe
pas.
lfc:(d, Chazot, vd.
îci':(C>!ô, Chazelot, vd.
leî'py, bande de cuir qui
relie le fléau à son manche.
tet-rïmàd. Lorsque les ber-
gers sont assis en groupe, si
l'un d'eux vient à péter et
qu'il oublie de dire 1699,
ses camarades lui tombent
dessus pour lui tirer sans pi-
tié les oreilles et les cheveux
tout en criant : l' le tdrhndd,
kl rwt' no::^ ï niàd, stu k nî vere
pe src In tarlmàdâ, à la t€hï-
mâd, le roi nous y mande,
celui qui n'y viendra pas sera
bien teerïmàdâ. Si un enfant,
pour une raison quelconque,
n'accourt pas à la ieh-imàd,
il est Uenmàdâ lui-même.
Uenmàdâ, tirer les oreilles
et les cheveux à un enfant.
Voy. teérïmàd.
Uepyntâ, faire de la cha-
pelure très fine.
t-eerîmàdn. Quand les en-
fants veulent se faire une
trompette avec le chalumeau
d'un pissenlit, pour qu'elle
marche bien, ils répètent
plusieurs fois tdniiiàdiî.
*t€et , chatte : îiotè téei e fâ
de tee tu pye ne i£er pènè, e sô
bîisu, e 6ô tûdju, el à lu nâ deri
Ui ku, notre chatte a fait des
chats tout plein un panier,
ils sont bossus, ils sont tor-
dus, ils ont le nez derrière
le cul. Ce couplet se répète
sans cesse sur un air de polka
en dansant ou en faisant sau-
ter sur ses genoux un enfant
que l'on amuse.
Uetâ, habitant de Neuf-
châtel.
Itr 377
t^âràvln, Chalonvillers, vh.
Uôvîocn, Chavanne, vh.
t€ôhuêni, avelinier.
teûUet, nf., tire-bouchons
(cheveux) ; — huppe de la
poule.
t€iihâ, faire sauter la bille
sur laquelle on joue.
teyn (chiard), sorte de pe-
tit pressoir dont le fond est
percé de petits trous et qui
servait autrefois pour broyer
les pommes de terre que l'on
mêlait à la farine pour faire
du pain.
tetir, têtière.
tertufî'l, ail. der teufel.
Pour les gens de Bournois,
ûrtufel ne signifie pas le dia-
ble, ils l'emploient soit pour
faire peur aux enfants qui
passent, soit comme sobri-
quet très vague. C'est d'ail-
leurs le cas de la plupart des
mots étrangers qui ont été
introduits dans notre patois
par les soldats depuis 23 ans;
comme on n'en connaît pas
exactement le sens, on les
emploie à tout propos dans
une foule de cas différents.
378 ubâ
tcnbustâ, taribuster,
tîtîyô, nm., petite mamelle.
tôno (jiô dé), nom de ton-
neau, juron familier.
tônâr, tonnerre : leml e tô-
îiâr à tu ? là où aux tonnerres
est-il ? où tonnerre (diable)
est-il ?
tôp-tât€ (litt. tape-poche),
homme grand qui marche
en baissant le dos et en flé-
chissant les jambes à chaque
pas. De cette façon, les po-
ches, les tâU de son paletot
lui tapent sur les fesses, d'où
top tâu.
totâ, mourir : lu vey ve totâ
yù d se ketrè meti epo e vyà tu
eviue sô butï, le vieux va mou-
rir un de ces quatre matins
et puis ils veulent tous avoir
son butin.
uhâ
*tn1, truie ; — Marie-Mar-
got : djûr Î'I e tru, jouer à la
truie, à Marie-Margot.
trûtô (etr a), être en trâtô,
être frappé d'une frayeur su-
bite.
tu bà tu just , tout beau
tout juste, c'est cela, juste-
ment.
tîirteènà (htt. tourchon-
ner), battre quelqu'un.
tûrt€i, nf., soufflet.
tûrtir, tourtière; — injure
cl l'adresse d'une femme.
tut unînià, tout uniment,
tout bonnement : yâ dî Siile
tût laiîmà, je lui ai dit ou j'ai
dit cela tout bonnement.
twendo, Tourdenoz, vd.
twerlâ, battre quelqu'un
en lui donnant des coups
violents : î Jâ bl hutrlâ.
u^I , Uzelle, vd.; — le:^
u^'lt, les gens d' Uzelle.
ûbâ. Ce mot s'emploie
dans une foule de cas où l'on
menace : 7 1 ve jâr ûbâ, ve, je
vais te faire ûbâ, va, je vais
te faire marcher, hier, tra-
vailler, etc.
my
ve€
379
vâdôvô, Valdahon , vd. :
e 50 kmà le bu dï vàdôvô , lu
mvÂyii n va pe lu niàrli, ils
sont comme les bœufs du
(de) Valdahon , le meilleur
ne vaut pas le plus mauvais,
pour dire que deux person-
nes , deux choses ne valent
pas mieux l'une que l'autre.
vàrœt€, Vaureuche, ferme
sur le territoire d'Uzelle.
vey menu, vieille grand'
mère-, jeu d'enfants. Une
petite fille ou un petit garçon
prend un bâton et s'appuie
dessus en marchant pénible-
ment comme un vieillard in-
firme et brisé. Tous se pré-
cipitent sur son passage en
lui disant : levûs k V02^ ôlâ,
vey menie ? — ï màn âve preyî
e lèglï^. — vyî vo k no':{ ôlî
devû vo? — nënî, vo pôtrï trû.
— fiènî, vey menie, no n pôtrâ
pe sélmâ î pô d pus. — e bl !
el à bl , elô , vent, me:(^ efâ,
ou allez-vous, vieille grand'
mère ? — Je m'en (en) vais
prier à l'église. — Voulez-
vous que nous allions avec
vous ? — Nenni, vous péte-
riez trop. — Nenni, vieille
grand'mère, nous ne péte-
rons pas seulement un pet
de puce. — Eh bien ! il est
bien, allons, venez, mes en-
fants. A l'entrée de l'église,
qui, bien entendu, est ici un
lieu quelconque , la vieille
grand'mère fait semblant de
donner de l'eau bénite à tout
le monde avec son bâton ,
aussitôt les faux dévots se
sauvent en imitant avec la
bouche le bruit des pets, et
la même de courir après en
frappant à tort et à travers
avec sa béquille.
ve€e , tonneau : vvrî à vïr
vhè, viré en vire tonneau ,
placé en travers; se dit sur-
tout de la gelïn lorsqu'elle
tombe à droite ou à gauche
par rapport au joueur.
380 vlâ
velUèvrâ\ Vcllechevreux,
vh.
veràd, nf., sorte de com-
pas dont se sert le charron.
vcràdâ , tracer des lignes
avec la vcràd.
verkèlur, chose de peu de
valeur; — personne sans mé-
rite.
veUâ, nm., vachard, vache,
pris comme insulte,
va, impératif, vois.
vUlôt, diminutif de vî€i.
vitre y Viéthorey, vd.
vîkà, nm., vivant liàibô
vivâ, c'est un bon vivant, un
franc et joyeux garçon.
*vï, vin -.fàr de vJ, faire des
vins. Quand une personne
vend son bien aux montes ,
aux enchères, elle augmente
le prix d'achat de quelques
centimes par franc, avec cette
augmentation , le vendeur
paye à boire à tous les ac-
quéreurs : c'est ce qui s'ap-
pelle/^t/rt' du vin; — elr àtrè
du vl, être entre deux vins,
un peu en ribotte,
vlàtîitt, Valentigney, vd,
vlâ le vt'l, Villers-la-Ville,
vh.
vyô
vôrdju , verjus.
vrèdjen (/è) , Vergranne,
vd.
vûlà, t, volant, e : lt':( il je
dï m 5Ô lu villa, les oiseaux
du nid sont tout volants, ils
ont les plumes assez déve-
loppées pour pouvoir voler.
vwekt ou vwesi, voici.
■vvjèpr, guêpe. Quand on
est piqué par une guêpe ou
une abeille, on se frotte la
partie piquée contre l'anus ;
cela calme la douleur instan-
tanément. D'après un de mes
amis, professeur à Kristian-
sund , ce remède est aussi
employé en Norwège.
*vwty, veille : s le siveîi rvt
âkii stànâ , an a pe ^u le vwy
detr ârâ, si la sécheresse re-
vient encore cette année, on
n'est pas sur la veille d'être
heureux,
iOïl, huile : e fâ lilnl tM le
nœ , il fait l'huile toute la
nuit , il remue sans cesse
quand il est couché.
vyàja, Villafans, vh.
vyodj, nm., serpe à long
manche pour couper les épi-
nes.
yw
xà
381
y, je, dans une phrase in-
terrogative : pcy, vôy, puis-je,
veux-je.
yïiHôihl, Hiémondans, vd.
)"//)"//, cochon, en langage
enfantin.
ywâ)!, Huanne, vd.
^enô, Zénobie.
:(îdôr, Isidore.
:(ï:^t, nm., chose de peu de
valeur ; — enfant chétif.
:(pkô, bœuf maigre et sans
force; — personne laide et
sans énergie ; — terme in-
jurieux.
2'^ SUPPLÉMENT
âpûô, nm., sorte de poin-
çon servant à percer le cuir
et le fer-blanc,
ânioîlâ (litt. enhuiler),
huiler.
*âbnîti, carde à foulon.
L'eau qui séjourne dans les
feuilles des âbnîtî a la même
propriété que l'eau bénite de
pâk et de la pàlkôt, en outre,
elle fait devenir beaux les
jeunes et rajeunit les vieux
qui se lavent avec,
ânïyœ, litt, en nul lieu :
leviiskè te evu ? — à fiîyœ.
Où es-tu allé ? — En nul lieu,
je ne suis pas sorti de chez
moi.
bârbàr, barbare ; — barbu,
dans le jeu suivant. Se pre-
nant réciproquement par le
menton, deux enfants tien-
nent ce dialogue : je te tiens
barbare. — Moiz aussi, bar-
bare, — Le premier qui rira
de nous deux aura une bonne
mouchette (mouchée, souf-
flet). Et tous deux de se
regarder l'un essayant de
faire rire l'autre par des
gestes, des grimaces, des
folî, etc, le premier qui rit
reçoit instantanément un
soufflet,
*bâve, désigne le garde-
champêtre dans plusieurs
locahtés des Vosges. Voy.
bave.
384 bét
bèrdûf ou brèdûf (onoma-
topée). Mot qui exprime le
bruit sourd que produit en
tombant un corps lourd et
volumineux. Interjection :
berdnf! viucle le muetiir de
fiuè ke vôeâ, bèrdûf! voilà la
voiture de foin qui a versé.
bèrm, rendre brun sous
l'action du feu. Pour les
rendre plus résistants et les
empêcher de gercer, on bhiii
les tîmô, les jougs, les essieux,
les pènôl, etc., faits avec du
bois encore vert.
bérnî, t, adj., bruni, e.
bèrnô, t, brunot, ote; —
nom de bœuf et de vache au
pelage brun.
bet bête. Avant de faire
entrer à l'écurie les bètcs
que l'on a aciietées, on les
bénit. Les femmes et surtout
les enfants guettent le retour
du papa lorsqu'il est allé à
la foire pour acheter des
bêtes, s'il en ramène, aus-
sitôt qu'on l'aperçoit, tout le
monde crie : vil, de làbiiït!
et l'on accourt chercher l'eau
bénite que tous les ménages
bru
conservent dans un vieux
vase. Une fois aspergés (^si-
i^nés) les animaux ne sont
plus di's étrangers et on leur
donne place à l'étable.
bet, bête. Les enfants ap-
pellent bét dî bô du, bêtes du
bon Dieu, les mouches, les
coléoptères aux ailes dorées ;
par contre, bêtes du diable, les
insectes noirs.
bet rwedj, bête rouge, bête
qui appartient à l'espèce bo-
vine.
bûâ Je ter, baiser la terre.
Il y a une trentaine d'années,
lorsqu'un enfant avait com-
mis une faute grave, après
avoir reçu une sévère cor-
rection, il était obligé de se
mettre à genoux, de réciter
le Pater en pleurant et de
baiser la terre ensuite en
demandant pardon. Aujour-
d'hui les enfants sont élevés
beaucoup plus librement et
ne connaissent plus la dure
et humiliante punition de
bikâ le ter.
*bru, bru. Autrefois, lors-
qu'une jeune mariée allait
der
bru, c'est-à-dire habiter avec
ses beaux-parents, en arri-
vant sur le seuil de la porte,
le jour de la noce, on lui
remettait sur une assiette les
clefs de la maison entourées
de bonbons, puis la pwete.
Cet usage a disparu depuis
une cinquante d'années, d'a-
près les souvenirs de la Marie
Daudon (actuellement âgée
de 65 ans).
bus, bosse; — bourgeon
djâ
385
en train de s'ouvrir, se dit
surtout en parlant de la
vigne.
biilH, boutoir.
*hyèii ou b:(èn, besogne : 5
nà pe d le b:^n deglî^, ce n'est
pas de la besogne d'église,
dit-on pour s'excuser d'un
travail trop grossièrement
fait ou pour engager quel-
qu'un à aller plus vite dans
une besogne à laquelle il
apporte trop de soin.
€ekey, chacal. Ce mot a été
introduit dans notre patois
par les soldats ayant fait leur
congé en Afrique. On l'em-
ploie surtout comme sobri-
quet.
dérota, ôter : derotâ vo, mô
ghô, lèyî pesa le bet (dérôtez-
vous) ôtez-vous, mon gar-
çon, laissez passer les bêtes.
Voy. roiâ. Les jeunes gens
tournent en ridicule la ma-
RousSEY. — Glossaire.
nière dont les vieilles disent
dhotè tê, rotè tè, été té, au lieu
de la forme actuelle dérot té,
rot tè, ot tê, ôte-toi.
djàdârin ou jàdâriii, gen-
darme ; — lygée. Voy. pnâj.
25
386 chè
djekô ou djàk, Jacques.
djâkôt, femme dont le
mari s'appelle djâk ou djekô.
djevlâ (litt. javeler). Lors-
que les céréales sont fauchées,
on ne les met pas tout de suite
en gerbes, on les hisse Javeler
pendant quelques jours en
ekè
endains, c'est-à-dire sécher
et achever de se mûrir sur le
sol. Les graines qui n'ont
pas assez djei'iâ sont très
difficiles à battre.
djwûfrâs ou djîvfrh, témi-
nin de juif.
ekèdr, faire marcher les
bœufs en les fouettant ou en
les excitant par la voix, prin-
cipalement au moyen du mot
ey. Dans aucun pays je n'ai
entendu les gens crier autant
et aussi fort qu'à Bournois
pour ekàlr. Plusieurs se font
entendre à plus de trois kilo-
mètres et cela pendant sept
ou huit heures sans s'arrêter.
En ekèyà, toutes les épithètes,
tous les noms possibles et
imaginables sont donnés
à l'attelage. Quelques-uns
tiennent avec leurs bœufs de
véritables et très curieuses
conversations. A la charrue,
c'est généralement un enfant
qui est chargé de guider les
bœufs et d'ekêdr ; on l'entend
crier d'une voix traînante,
lamentable : cy ! ey ! Avec ce
simple cri répété sans cesse
il y aurait déjà de quoi l'épui-
ser, mais cela ne suffit pas,
il faut quil cause les bœufs,
qu'il fouette, qu'il débourre
(voy. *dcl>iirâ), etc. Quand
cela va mal tout retombe sur
celui qui ekê et souvent, en
même temps que les bœufs,
il reçoit sa part de coups de
fouet ou le nityô dans les
jarrets. Le bambin a mille
sujets de distraction : les
oiseaux qui suivent la char-
rue et auxquels il s'amuse à
/
jeter des cailloux, les vers
blancs qu'il aime à écraser
dans le sillon ou à jeter en
l'air au moyen d'une ba-
guette, puis les noisettes,
les baies, etc. Mais, quand il
lui arrive de se livrer à ces
plaisirs, cela ne dure pas
longtemps, une motte de
terre, un caillou, un coup
de fouet, le incyô, viennent
vite lui faire retrouver son
cri : ey ! ey !
f
387
ennut'ta (litt. amècher),
tirer avec une épingle la
mèche d'une vieille lampe
à huile à mesure qu'elle
s'use.
*et£lâ (échellée), quantité
de fourrage que peuvent
contenir les échelles d'un
char : neUlâ d fivc.
ernî (de erèii, araignée),
nni., toile d'araignée.
t'y, cri pour faire marcher
les bœufs. Voy. yii et ekédr.
f
*fêy, fille. En principe, les
filles du village appartiennent
aux garçons du village. Si un
étranger se permet d'en venir
courtiser une, il s'expose aux
plus désagréables aventures.
Les garçons de l'endroit,
après s'être déguisés, vont
attendre l'amoureux à l'en-
droit le plus désert du che-
min qu'il doit prendre en
s'en retournant. Aussitôt
qu'il arrive, tous lui tombent
dessus^ et, après l'avoir érein-
té de coups, le déshabillent
complètement, lui font ré-
citer ses prières à genoux,
demander pardon, etc., puis
ils le vernissent et le ren-
voient ainsi les mains solide-
ment attachées derrière le
dos et après lesquelles ils lui
lient ses habits en paquet.
Un jour, un jeune homme
Çyôdô) s'en revint tout nu,
verni, les mains liées derrière
le dos, portant en ceinture
de vieux flacons en fer rem-
388
gàh
plis de cailloux, et sur la tète
un vieux chapeau enruban-
né, puis de grosses lunettes
bleues. En le voyant, tous
ses parents se sauvèrent, le
prenant pour le diable. Bien-
tôt vingt personnes accouru-
rent avec des fourches de fer,
des bâtons, etc.; heureuse-
ment yôdô put se faire recon-
naître assez tôt : plusieurs
voulaient qu'on lui tirât
dessus. Cependant, quand la
jeune fille courtisée par un
étranger n'est pas jolie, on se
contente de faire quelques
niches à celui-ci, pour rire.
Par exemple, on s'habille en
fantôme et, avec des courges
transformées en masques à
l'intérieur desquelles on met
une bougie, on poursuit le
gei.
galant.
fora, ferrer : fbrà e byà,
ferrer à blanc. Habituelle-
ment on ne met de fers aux
bœufs que sous les quatre
doigts intérieurs. Quand les
bœufs ont de mauvais pieds
et qu'on est obligé de leur
mettre huit fers au lieu de
quatre, on dit qu'on les ferre
à blanc.
*fos, fosse. Quand une per-
sonne meurt, sa fosse est
creusée par deux hommes
auxquels on donne chacun
deux francs et un bon repas.
Les fossoyeurs ne doivent
pas être parents avec le dé-
funt, le cas contraire serait
regardé comme une profa-
nation.
gâb, boiteuse, s'emploie
toujours avec un sens de
mépris ou de moquerie.
gâbï, nm. et f., même sens
que gâb; ne se dit qu'en par-
lant des femmes.
gchnU, sobriquet ou injure
qui s'adresse à un enfant peu
intelligent et toujours accou-
tré.
grà-ete (grand-hache),
hache dont se servent les
charpentiers et les scieurs
de long pour équarrir.
grà-vâ ou 5ofyô (grand-van
ou soufflet), tarare.
1er 389
gréyô, rhinanthus minor.
île, l'opposé de ïkî.
jàdârm. Voy. djàdârin.
*jô:(ef, dôde, duia, djîdjl,
djo:[e, djoxiyô, Joseph.
////, Jules.
jitlô, diminutif de Jules.
k
hèyrot, diminutif de liyh
kî, ci : e nâ pc hi, il n'est
pas ci (ici). Voy. 6Ï.
*krèsî, fêler.
krésî, î, fêlée, e.
*km>â, couver. Lorsque la
ménagère met couver une
poule, elle a toujours soin
de déposer au fond du nid
un morceau de fer, cela pour
que le tonnerre ne tue pas
les poussins dans l'œuf.
kyî ou kéyî, cuiller : btyîin
ne Hyt. î nâ pwè d kêyî, don-
nez-moi une cuiller. Je n'ai
point de cuiller.
kyû, mot pour chasser les
cochons.
/
lêrdje, nm . , endroit où cela
glisse; — empreinte que
laisse sur le sol le pied quand
on marche, surtout avec des
sabots, sur un terrain mou,
argileux et en pente.
390 nU
Icsl'ir (de /f\v), adj., lai-
tière, en parlant d'une vache
on dit qu'elle est bonne ou
mauvaise Ihlîr.
*Icslii, j, celui, celle qui
aime beaucoup le lait.
m
ma byà (litt. mal-blanc),
muguet. Ce mal se barre
avec une pièce de vingt francs
ou des joncs cueillis avant le
soleil levant.
*inol€ôt (diminutif de luote,
mouche), abeille. Au mo-
ment où l'on prévoit que les
abeilles vont essaimer, on
fait surveiller les ruches par
les enfants ou par les vieil-
lards. Aussitôt que ceux-ci
voient les abeilles sortir en
nuées, ils donnent l'alarme.
Alors tout le monde accourt
en frappant sur des faux, des
casseroles ou des plaques de
tôle; ce bruit fait que les
abeilles ne s'éloignent pas.
On les empêche également
de se sauver en leur jetant
des poignées de sable ou de
terre.
niûsîû, moustique.
ntèy, lentille. Les enfants
s'amusent à dire à tour de
rôle chacun sept fois : ntèy
frêgèy, ntùy frègèy, lentille
freguille, sans debôgeyi (débé-
gailler), c'est-à-dire sans
reprendre haleine. Celui qui
respire avant d'avoir répété
sept îoxsnètùyfrûgèy reçoit sept
coups de poing derrière le
dos.
*/,//, nid : ifi d fihiï-huhô,
nid de fonnr-foi-aii-hiiissoii.
Les enfants attrapent les tout
petits en leur disant qu'ils
vont leur faire voir un nid
d'oiseaux ayant un plumage
de toutes les couleurs, ces
pas
oiseaux s'appellent fûrtî-
biue€ô. Conduisant le novice
devant un buisson très épi-
neux, au moment où il écar-
quille ses yeux pour voir le
nid imaginaire, ils le pous-
sent brusquement au milieu
des épines d'où il sort en-
sanglanté, et le tour est joué.
m d pïk-tolô, nid de pique-
per 391
talon. Le nid de pique-talon
est la môme attrape que le
nid de fur lî-bwhô (y oy. y/),
avec cette différence qu'on
pique l'enfant au talon quand
il ouvre le buisson pour voir
le nid.
mpute, n'importe; nlpût-e
ku, n'importe qui.
P
pal, vanne.
*pâtkôt ou pàiikôt, Pente-
côte. — Pour ne pas être
mordu des serpents et même
pour ne pas en voir dans
l'année, il suffit de boire un
peu d'eau bénite à jeun le
jour de la Pentecôte. Voy.
pâk et àbnifî.
pàtô, pantet : sâgedjî dà le
pàtô rô, s'engager dans les
pantets ronds, se marier.
pâsyô, passion. Pendant les
mois de mai et de juin, tous
les matins, avant la messe,
le prêtre récite la Passion
(voy. pïkâ) pour demander
à Dieu de protéger les ré-
coltes. Après la moisson,
les sacristains font le tour
du village avec une voiture
et entrent chez chaque culti-
vateur prendre une gerbe de
blé que celui-ci donne au
curé pour le remercier des
prières de la Passion.
*peredl, paradis. Pour voir
s'ils iront en paradis, en
purgatoire ou en enfer, les
enfants prennent une tige de
graminée encore verte, qu'ils
font passer le plus verticale-
ment possible entre le pouce
et l'index, tout en la serrant
392 pir
de façon à en faire sortir une
goutte de sève par le bout
coupé. Si la gouttelette se
présente bien formée sur le
bout du chalumeau, sans
pencher ni à droite ni à
gauche, c'est le paradis pour
celui qui fait l'expérience, le
purgatoire si elle penche, et
l'enfer si la sève n'est pas
assez abondante pour former
une goutte.
pe b}iï, pain bénit. Voy.
teàtlô. Les fidèles prennent
deux ou trois pains bénits,
en mangent un et mettent
les autres dans leur poche
pour les petits restés à la
maison ; ceux-ci accourent
au devant des grandes per-
sonnes revenant de la messe
pour avoir des pains bénits,
une véritable friandise, c'est
du pain blanc! Voy. fiuh.
*pœrî, î, pourri, q : el a
part grâ, il est pourri gras,
gras à l'excès.
ptr, pierre. Afin de pré-
server le bétail des maladies,
des sorts que pourraient lui
jeter les sorciers, on suspend
pyœ
au plancher de l'étable une
pierre trouée naturellement.
p?-h, nf., levier en fer em-
ployé surtout par les carriers.
prhô, nm., petite prh.
Voy. prh.
pfielô d set àtiuen (litt. pe-
tit porc de saint Antoine),
cloporte. Les enfants le re-
gardent comme une bète
sacrée à laquelle on ne doit
pas faire de mal.
*pîijô, nf., poison. Nom
donné à toutes les plantes
vénéneuses, telles que la bel-
ladone, l'aconit, le datura,
etc.
*pyc'in, plume. Q.uand un
malade est à l'agonie, on
s'empresse de lui enlever
ses oreillers : on ne peut pas
mourir tant que l'on a la
tête sur de la plume, et sur-
tout si c'est de la plume de
pigeon.
*pyœdj , pluie. Quand la
pluie se fait trop longtemps
attendre l'été on va la cher-
cher. Toute la paroisse part
en procession, jusque dans
les villages voisins, auprès
res
d'une vierge, d'un saint ou
d'une croix célèbres. Chacun
a soin de mettre sous son
bras un gros parapluie, bien
qu'il n'y ait souvent pas un
nuaiïe au ciel. Le long du
fôg 393
chemin on chante les lita-
nies, on récite le chapelet,
tout en regardant sans cesse
de tous les côtés si quelque
gros nuage va apporter la
pluie.
*râ, rien : l râ In no dàn
vey bé2;et£, un rien tout neuf
dans une vieille besace. Lors-
qu'un enfant demande ce
qu'on lui donnera, ce qu'on
lui rapportera de la foire ou
de la fête, on lui répond,
pour s'en défaire, se moquer
de lui ou lui dire qu'il n'aura
rien : î râ tu no dàn vey
hè^te. On dit aussi d'une
chose de peu de valeur qu'elle
ne vaut pas un rà tu no dàn
vey bè7^t€.
ràkvey, nm., rien qui
vaille : vey ràkvty.
regrûtâ, chanter très mal.
resnâ, cep portant quelques
racines et que l'on emploie
de préférence lorsqu'on fait
une vigne.
re:;ôiunà, écho.
*rUvâ, relever.
rnâ, renard : lernâ de vïtr,
les renards des Vitres. On
appelle renards les gens des
Vitres parce qu'ils vivent
solitairement dans leur ha-
meau comme les renards
dans leurs tanières.
rôgâsyô, rogations. Pen-
dant la procession des roga-
tions le prêtre bénit les fon-
taines elles puits pour qu'ils
ne tarissent pas et pour que
l'eau soit saine. Tout en
récitant des prières, il jette
dans l'eau du sel, de l'eau
bénite puis une petite croix
Elite avec de la cire du cierge
pascal. Auprès de chacune
des croix qui ont été déco-
394 ^01
rées on fait une station. En
s'en allant, le prêtre colle
une petite croix du cierge
pascal sur un caillou et la
jette dans un champ ou dans
un jardin. Cette croix est
bien vite ramassée par les
mamans qui ont des garçons
qui vont tirer au sort ; on en
met un petit morceau dans
les habits du conscrit, et //
ramène un bon numéro.
ro:( dé jerîkô (rose de Jéri-
cho), anastatique hygro-
mètre. Depuis plus d'un
siècle, la famille Voitot pos-
sède une rose de Jéricho.
Le jour de Noël on la met
fleurir dans un verre d'eau
et tout le monde vient prier
autour. Quand la rose s'épa-
nouit bien, qu'elle remplit
le verre, l'année qui va com-
mencer sera une année
d'abondance ; l'année mé-
diocre est annoncée par une
ouverture moyenne de la
riue
rose, et quand celle-ci fleurit
tout à fait mal on est sûr
d'avoir une année de misère.
Dans les cas désespérés on a
recours à la rose de Jéricho
pour sauver un malade. Il y
a une trentaine d'années un
jeune homme (jeôfet^ se noya
dans une rivière; comme on
ne parvenait pas à retrouver
le cadavre, quelqu'un eut
l'idée de recourir à la rose de
Jéricho. Elle fut mise dans
un verre d'eau et promenée
sur la rivière; au moment
où elle fut ouverte on s'ar-
rêta et à l'endroit même on
repêcha le noyé : la rose avait
fait un miracle de plus.
*ro^, rose, Rosalie.
ro:^Jî, Rosalie. Voy. ro:^.
*roiôt, diminutif de rose et
de Rosalie ; — nom de vache.
*rôdô, rondelet; nom d'un
bœuf au corps ramassé.
ru't'djôt, nf., melampyrum
arvense.
âb
seh
395
6âmûlâ, nettoyer des us-
tensiles avec du sàmnlô.
sâvwèiid, nm., sorte de
viorne à peau lisse et quel-
quefois rougeâtre; on s'en
sert pour clôturer les jardins.
sa te, santé : evotsàtc, kfila.
— tu mô kâr e le votr, djo-
Zïyô, à votre santé, Nicolas.
— Tout mon cœur à la
vôtre, Joseph. — Quand
une personne est occupée
ou qu'elle se trouve trop
éloignée pour trinquer avec
la société, elle répond à la
salutation qu'on lui fait en
disant : eld, cl ï vè, allons, il
y va.
*sebô, sabot : metr le me dà
lu sebô, mettre la main dans
le sabot. Lorsque, dans un
groupe de grandes personnes
se trouvent un petit garçon
et une petite fille qui s'ai-
ment, on s'amuse à les ma-
rier. La cérémonie est très
simple : on leur fait mettre
ensemble la main gauche
dans un même sabot, lors-
qu'ils la retirent ils sont ma-
riés. Cette plaisanterie a
souvent des conséquences
très sérieuses, et plusieurs
sont unis officiellement un
beau jour parce qu'ils ont
mis le ml dâ lu sebô en étant
petits.
Si une jeune fille est
aimée par un niais dont elle
se moque, on s'arrange entre
jeunes gens pour jouer un
bon tour à l'amoureux en
lui faisant mettre la main
dans le sabot. On le fait pas-
ser seul derrière une porte
que l'on tient solidement
fermée, et c'est par la cha-
tière, condition exigée par la
jeune fille, qu'il doit passer
la main pour la mettre dans
le sabot. Au moment où son
bras est engagé jusqu'à l'é-
paule dans le trou, deux
ou trois solides gaillards le
396 5/
saisissent pendant que d'au-
tres lui introduisent la main
dans un sabot plein de char-
bons ardents. A défaut de
charbons, on lui racle le bras
avec le sabot, on le lui ba-
digeonne avec ce que l'on
peut trouver de plus sale,
etc.
*5ênt, saigner : el c scni se
hyâ, il a saigné ses blés, ses
blés n'étaient pas suffisam-
ment mûrs lorsqu'il les a
fauchés.
*ser, cendre : e fà medji fra
kîipô d sir pu ôlâ à peredî, il
faut manger trois k-ùpô de
cendre pour aller en paradis ;
c'est ainsi que répond celui
dont on se moque parce
qu'il mange quelque chose,
du gâteau par exemple, cou-
vert de cendres. Ce dicton
est aussi l'excuse de la cuisi-
nière lorsqu'on lui reproche
d'avoir laissé tomber de la
cendre sur ou dans les ali-
ments.
serfé-vnlâ, cerf-volant.
si, si ; -ci : e na pe si, il
n'est pas ci (ici).
sur
*sm, cirer. Il y a trente ans
le cirage était une chose rare
dans les ménages; il était
remplacé par l'oing pour les
souliers (voy. we), et puis
lorsqu'on voulait cirer ses
sabots pour aller à la messe
le dimanche on renversait le
couvercle du poêle sur le-
quel on versait quelques
gouttes d'eau ; après avoir
bien délayé la suie au moyen
d'une brosse, on se servait
de cette eau noire en guise
de cirage.
sî^e-e-fre (litt. ciseau-à-
froid) ou biirt, ciseau ser-
vant à couper le fer.
sqfyô. Voy. grà-và.
Siikiue (litt. ce quoi) quoi ?
ne s'emploie plus guère, on
dit plutôt kiui. Voy. ce mot.
sûrey, soleil. Voy. epxlî.
sûrcyô, diminutif de soleil.
Les bergers ne ramènent
leurs troupeaux que lorsque
le soleil est couché. Quand
la faim et la soif leur font
trouver la journée longue,
ils chantent les mots sui-
vants au soleil pour le prier
de descendre vite au dessous
de l'horizon : sûreyô, snreyô,
fîrt'và te Mdjlôpû fâre ràlrâ
In ptê bôrdjèrô k nâ pu râ ddà
yœ6et€ô, soleillet, soleilkt, tire
aval tes cordeaux pour faire
à rentrer les petits bergerets
qui n'ont plus rien dans leurs
t-eê 397
sachets. — Les enfants ap-
pellent cordeaux les rayons
lumineux qui se dessinent
souvent sur les nuages vers
la fin du jour, et ils croient
que le soleil est tiré en bas
par ces cordeaux.
Uâtlô, diminutif de tmtè,
chanteau. A tour de rôle
chaque ménage de la pa-
roisse est obligé de balayer
l'église pour le dimanche et
de fournir une miche de
pain blanc pour le pain bé-
nit. Environ les quatre cin-
quièmes du pain sont décou-
pés en menus morceaux, en
pè bnl, en pains bénits, et
distribués aux fidèles. Dans
le reste on fait deux tmtlô ;
le plus gros est vendu aux
enchères par le marguilHer
devant la porte de l'église à
la sortie de la messe. Les
quelques sous de la vente
sont pour la fabrique. Après
la messe, le petit Uàtlô
est remis à la personne
qui a offert le pain bénit ;
celle-ci passe le Uâtlô, c'est-
à-dire le porte au voisin pour
l'avertir que c'est à lui de
balayer l'église le dimanche
suivant et de fournir le pain
bénit, — Les conscrits ont
l'habitude de faire tous en-
semble la fête pendant plu-
sieurs jours et de parcourir
le village en chantant au son
du tambour. Le dimanche
qui suit le jour du tirage,
ils passent le tmtlô aux cons-
crits de la classe suivante et
font la fête avec eux.
t^èmnûtâ , diminutif de
398 i€v
t€êninâ, cheminer, teèmnûtà
se dit en parlant des enfants
et des vieillards,
*t€'epe, chapeau ; — nom
de bœuf.
t€ôfvJeyt, V., manger d'une
chose en n'en prenant que
le meilleur; se dit en par-
lant des malades, des gour-
mands et des bêtes qui
mangent mal.
twfiueyrî, nf., restes de
celui qui Uôfwey. Voy. Uô-
fiueyrî; — déchet.
î^ôfweyu, j, celui, celle
qui UôfvJey. Voy. Uôfiveyî.
t€vè, cheveu. Les vieillards
prétendent qu'un sorcier peut
faire arriver toutes sortes de
malheurs à une personne
quand il a de ses cheveux,
aussi ont-ils bien soin de
ramasser les leurs quand ils
les font couper, de les brûler
ou de les porter dans le trou
d'un mur après avoir craché
dessus.
tûb
ûnbèsnci, même sens que
ergœsiA.
terîb&snu,j. Yoy.ergœsiiuJ.
*te, nm., salamandre. On
croit à tort que sa morsure
est mortelle. Il n'y aurait
qu'un moyen d'échapper à la
mort quand on a été mordu :
tuer le tl et en appliquer la
peau sur la plaie.
*lrcf, trèfle. Lorsqu'on
trouve une feuille de trèfle
divisée en plus de trois
lobes, c'est un bon augure :
on aura du bonheur.
trbse, trousseau.
tuàni (litt. tue-homme),
nm., travail très fatigant;
— outil ou machine dont le
maniement accable, tue
l'homme : Je mekenïk e brc sa
de ttiâin, les batteurs à bras
sont des tue-homme. Dans
les mêmes cas, quand il s'agit
des animaux, on dit tâbet.
tûbet (litt. tue-bêtes). Voy.
ttiàm.
îve^i
vyo
399
*vyô ou vye, vouloir : / nâ vo
pwè npo npû râ, npfi râ npîi ak,
je n'en veux point »i pour
peu ni pour rien, ni pour
rien ni pour quelque chose.
luè, nf., oing. Dans chaque
ménage, lorsqu'on tue le
porc, on a soin de mettre
de côté environ une livre
d'oing que l'on suspend au
plancher après l'avoir roulé
et lié. Cet oing sert pour
graisser les chaussures.
wèiw, oignon. Le soir du
25 décembre on coupe un
oignon en douze tranches
qui représentent les douze
mois de l'année. La pre-
mière, janvier; la deuxième,
février, etc. Ces tranches
sont disposées en rond au-
tour d'une assiette. Au bout
d'une demi-heure on les
examine. Celles qui sont
alors mouillées indiquent
que les mois dont elles por-
tent le nom seront des mois
pluvieux, celles qui sont
sèches annoncent des mois
de sécheresse. Beaucoup de
personnes affirment que.cest
la vérité, que les oignons ne
mentent jamais.
idennô, diminutif de luenô.
îueyôt, oie : el a a €i het kèn
■wtyôt, il est aussi bête qu'une
oie.
vyâdiilâ, signifie, en géné-
ral, imprimer un mouvement
giratoire à un corps attaché
au bout d'une ficelle; on
vyâdûl un fouet en le prenant
par la mèche et en le faisant
tourner ; quand le chien saisit
un serpent, pour éviter d'être
mordu, il le vyâdûl, c'est-à-
dire que tout en le tenant il
fait avec sa tête des mouve-
ments rapides à droite et à
gauche.
vyônâ (onomatopée), v.,
se dit du bruit, du sifflement
que produit un petit caillou
qu'on lance en l'air au moyen
d'un fouet, après l'avoir atta-
ché à la mèche de celui-ci.
400
yûk
yùk
*yûkâ, jeter : ynkâ à tîr-
pwe, jeter au tire-poil. Lorsque
plusieurs enfants demandent
une chose qui ne peut être
donnée qu'à un seul, pour
ne pas faire de jaloux, on la
leur jette au tire-poil, c'est-à-
dire que celui qui ramasse ce
qu'on a jeté est obligé de se
laisser tirer les cheveux, sans
se révolter, par tous ses ca-
marades lorsqu'ils lui tom-
bent dessus. ♦
ERRATA
âge
78,1
))
106, 1
»
119, 1
»
128,1
»
137, 1
»
138,1
))
I79>1
»
244,1
))
253,1
. 26, au lieu de drov, lire dorv.
.12, » edivê, » cdjiue.
. 9, » âgrênnvèm, » àgrèmwèn.
.11, « fuier, » fmir.
. 27, lire la suite au commencement de la
p. 139.
. 30, lire la suite à la 5*= ligne de la page 139.
. 5, au lieu de krâpùlôt, lire kràpiilôt.
.19, » pi'jô, » ptijô.
.6, » rater, » rater.
TABLE DES MATIÈRES
Animaux
bcrbi
dorv
grevcl
lllU'S
bîk
ùrsô
hekt
linhô
biU
èskergô
Iviuenà
lu
blero
enè
kàhuâr
lu gèrû
Mot
eijlô
m
hûv
brùtec
erèit
kebè
lûvâdj
bà
an
JâbîyÔ
lyô
bûrl
ânït€ô
km
nûkrô
Imrôl
ânrô
kenâr
mergo
bilSÔ
ârte
kene
mtrïtêàim
bweyâ
fiirUôt
kJkre
niïk
eekey
fweyôt
kîrlîkîkî
moU
eemo
jwl
kôkôt
moteôt
dâwe
geryô
krt'.pâ
niôru
djà-djà
geyô
kurî
mùsîïk
djâdârm
9¥
kûrnâr
mil ta
djâs
gràvôlô
kweUô
pnâj
djmâ
*grèdl
ïepl
pé
djnès
grèdîl-e
lévrà
pôrpiueyô
djvàsè
grebès
livr
pus
RoyssEï. — G
lossaire.
26
402
CROYANCES
pto
rkl
leh
id'J'yô
pusl
rnwey
teévrèy
tru
péy
rôsl
ttevrl
twerè
pli/:
sâlrel
teivr
tiuerîr
pille
■sàgli
tel
iirs
**pîl€lô
6âsii
t€nêy
ve
pîiht€
sârpà
t€và
velï
pwhô
sh-f
tè
velô-tôsrô
rbweymedj
scrfi-viilà
tetô
vet€
rè:{yàl
sldj
tevè
vôre
rè
srï
tîgr
vôrmhè
ret
t€àvî€ri
Hp-h
iivepr
vun-vivi
retô
tee
lôrtti
renH
t€cn
tôsrô
viuwr
Croyances
*àhnïi
àfe
ârdyi
chrbiilsl
bel
blôt
bl!6Ô
dvl
iyài
iskcrgô
ï'qî'Si
lèn
fd'
Imesô
frà-mhô
Ingerfi
frhnydl
mcJhi
fiuh-
ôlôdr
fyotô
*percdi
c,revel
pUàle
kràeà
*pir
kiiM
*pyêm
miva
*fyd'dj
llyHe
yôc/tsyô
' i\\d j'erikô
shf
sûtryô
i€ipnji
*t€Vè
tè
*tr}f
VI
u'hjô
iii'ivr
DICTONS
403
Dictons
àhnït
brô:(i
*ebeyt
fyèld
àjdœ
brôdô
eeàn
fyoiô
âJéyèn
br-hyà
egrelt
gH
àlmel
biirJô
ekîy
geryô
àhûvôt
byà-bôk
ekcy
gA4't
à}iihi
byà-mèdji
ekô
gl'igli
ânulâ
bye
ekbl
gnXi^
ihnon
* b^èn
ekrïr
grè dordj
*âv
*dà
êrœ
grebês
àbrùy
dàiiâ
ètràyî
grâ
àdjlus
dàvive
evàdjîl
*grlmes
âfernâ
dêbû
*eges
grôl
àft€u
dœ^éy
ekrer
*grulâ
iîin
delevâ
erdjà
jyômâtr
àredji
devt'tî
erèn
kàtônî
as
dè:(erdjàtâ
*ermînet
kâkel
àtètâ
dm
etâdr
kà
àvïrô
djàn
evègy
Vcëbrî
àvwe
djà
ch-
kerôt
bâte
djA
as
klrWûki
bèr
djiiià
fâ
koltk
% _
*djnùy
fêyô
kcpâ
bhïii
djnms
fit
kot
bevâr
djurt
ferèn
kôf
bœt£
dfi
fi
kôpràtur
bârb
dé€
fi
krem
blerô
iyâl
fÔ€
krân
blôt
èr
frej
krûs
brdlâ
d'frl
fit
kâ
404
DICTONS
*ku
niwh-
prose
set
ku-d-^ilô
mwetet
ptj-merî
*slr
Vcilkù
*myâl
pitee
sd'U
hilônôt
?iâ
>/
sïlàs
*kûney
nà
*rà
snièn
*liyèU
%â
ràkùn
sô
M'a
mi'
rMfiîile
sôbr
1er
*nè
rhueymedj
tàkè prn
lârdj
ntttâr
rdjlgàs
iۈs
M
*êy ,
rùt€
teàdji
Imh
ôlâ
rd'byâ
t£ete
loryô
ônêr
rchôhulnâ
t€e
lô
or émus
redju'i
îeân
kuetei
ôkyl
remedjî
fetô
*nià
ôt
resnâ
tebe
inà
ai'iil
respe
tràjim
iiiâtfâ
pal
^7
trîpct
niùnve
pâtô
rkôdtir
tutel
niérdjî
*pâ'rî
*rkâ
vàdôvô
*inè
pepc
rlevur
tii bà tu jiist
niè
pern
rmârk
vè
mm
pi'dj)iâ
r)iâr'i
vèkr
nuf'f
pi'Iâ
riiivtyol
l'en
meitt
pepe
rùnâ
va
mkhi
p¥
rvùnu
ver
*inelèn
pâle
rvirî
vet€
met'i
pir
*rviri
veyàs
nieyô
pifô
*sâtâ
vi
mâleô
pnâj
snrmâ
v'i
tmit
put
shi
vni'i
mwedvlâ
pôtâ
stpî
vôdjâ
INJURES
405
înjurçs
àrnnuêne
brut
hpes
hîihl
àbwây
butor
*ètomt
kûnty
àdwey
bu:(
etû
ïïné
àpyàtr
bûbràs
evot€ti
Ion
àsâit
ehno
fàlom
màdri
àhr
^erîénièn
ferfèn
mœjî
an
€nepà
fmir
mhnJ
bàkt'l
€yâr
fôlônî
merlu
bèhiàdu
dïd
Jôlôin
niïg-le-Ièn
bêr
*djertî
fwJ
niige
ht'rdôl
yjhvâ
gàb
nwdur
bés
djudâ
gà^â
niôrâ
bevâr
dôdô
*gèrge
mûri
bieg
dô:(el
gnô
mten
blero
drèdtir
*gôvwè
nàgiue
bli
drèyâ
gûyà
nô
bônes
Utropyâ
giuïfr
nhj
bôrey
eges
ibhîl
nlnol
bœjô
enîmà
ï^ye
*ôgà^
hœten
epotr
ïgyô
ôrtei
brèdweyà
ergô
kénô
àtm
brétnu
*ergôni
kernihjo!
pàdér
brêiâ
ergn^t
këstôr
petrâ
breyô
erlêkl
kôrnîeô
pweserd
brîkôt
ermUr
kÔ€ô
ràbâ
brada
ertït^â
k\ek
ràgiui
hrôh
*eriÔ
krcvèn
râkcPnî
4o6
JEUX
ràkvey
rôsî
tâdô
vàe
rbûrœy
6er
tlbrâ, dj
vàrà
rejitr
selô
tîrtèn
vàmir
repinii
6elôp
tôrtû
vetۉ
repîtô
âUô
truyà, d
vîL'ïkir
roB
■shJet
tnrûr
vyol
rôfwe
sâltgô
tivere
lôkô
ras
sïgwe\i
ûrîyà
rdfyô
sïdj
utî
rôpu
stilwt
îit
Jeux
àsre
bôd
gêyôt
vimUàt^à
*àbo!
bràhùr
*çelln
myôt
àdrèmi
bruyôt
*>//
ntèy
bàrbà
bitrâ
*gràdji
*nî
bàrbar
adii
grà nier
*pârm è krb
bâô
iyâl
*giidô
pt'rlï petôl
bdju
dôniînô
knbœn
pœri
bêrîr
ekhi
khemâyôt
pè
bêiyô
erweleàl
kèijôt
*pes le refôt
bœt£ôt
eskergô
kât€
*perôt
belUtr
etû
kïnà
pâte
bïbï
*hkul
krtvà
*pïk djâ djà
bîyâr
fniî
*kr}pà
ph-kii
bj
frêgéy
krbJôt
pus
bôkôt
*frèf;ôt
*kitte-bedjd
pruek
bôl
frôdô
*kù a lu
piveri
bbli
*>;■
kyiHeôt
*pu'hvt
MALADIES
pynk
rUàpu
teâdîr
tlL'U
ràbur
rvènôt
tdtlô
vâdrà
rbôs
rvîr-béi}ô
teerïmàd
vèy même
rckïtâ
*nue
tmkâ
*yûkâ
rolôt
sedo
trôpetî bon
rpîkâ
shjnâ
trù
rUàpâ
sevet
trnvâ
Maladies
*âdrôgdfyâ
etrùn
kôlère
re:(ïper
âvô€ô
hmâtïk
kôlinote
redj
berbèlô
fâ
koltk
rate
*bhâ
jivr
kôvul^yô
nuedjol
brœlho
fuksyô
krfip
siuAtîk
brœlur
fnrbïeur
kytvJA
tê€à
brôdk
fyèdisà
lepr
tèn
bûky
gâl
Imhur
Ûl€
hhôt
grâgrèn
hûjô
trôk
dè€Ô
*gréyô
mâkàduk
tnnàl
dekrà
*grè ^
pépî
■ve
*eiïk
gre dordj
pm-melln
407
Mots se prononçant de plusieurs manières
àeïtà
*àbrn
àliyùm
àsiuïn
Amà
àd'ûjlâ
*à le mnôt
*bàbyol
àmèn
àdûmMjî
àplweyi
bèn
ào
àh'î
àpyïr
*bênîU
àtê
àhû
àset-eî
bèrlôk
408 MOTS SE PRONONÇANT DE PLUSIEURS UA
NIÈRES
hétélô
ehô^
drùdtir
csôsyà
htm
€}eji
drôgô
et€ernà
het€ôt
£nepà
duUh
ïilt^à
berbUe
.yà
dûmedj
eiedjt
*bîibîy
dà
èrsô
fèrià
bkéyt
dâbyS
*ebô}My
fenùn
bômr
debtité
ebyo^i
fhnà
bôrbûtà
dèbye
eg^ersà
f¥
bôrbiitu
debyôkà
egievi
fân
bôbîintr
de€
kyhî
*fd'SÏ
bràlkwet
dèpyeyî
ekyârèr
ftlniC^l
brèdjî
*dhdji
cky'ips
flànûsô
brédiwyi
*dcryôkà
emyûtâ
fôrtunâ
brekûnedj
dèsulâ
enerdji
frïyè
brèiiir
dkahâ
épasè
frôdô
brâyâ
de yà phi a
epht
fithyô
brôdô
dexàpyîr
epôrpiueyi
fuiyâ
*brûb
de:{bdr
eteèn
geniijô
bîïkl
d'ijgrâs
et€wâ
*grêmiiô
*bûl
dîsipyïn
cdjmiyi
Iduljâs
bûrbweyt
dïvï:(â
edjîistà
htru
*biiru
dlkî
edjfirnâ
hfiJà
but
djàb
emofjyâ
jàdârm
Imdji
*djèrdjèy
hmirpbpr
jeà
bwè
djt'à
*enedjt
jœ
bweyâ
djeliî:;}
epàr
jlfyâ
b^en
djhnà
epràtîeedj
Wf
€ed(rvr
djïnuet
t'pur
juské
àf
dniôrâ
crdû
jus fis
eefyœ
djllt'S
cnr
*kâbr
àrl
dônâsyô
ertïteà
hitehshu
MOTS SE PRONONÇANT DE PLUSIEURS MANIERES 409
kènôt
nùf
rèdj
surdjh-
kebês
nerf
refredï
surpyl
kelpl
nœvhn
regdgyi
syà
]énït€
oberdj
repubyïk
medijà
hôrvà
ôb)ndji
réajusta
6VJe7^
kôteô
Ôrdônà
rtfrâteï
tàt
kômsà
ôredjcé
repàr
tdlô
krèUô
ôrïdjînH
rfudj
iré/i
hrœté:
ôJîyl
rlslâ
trè
krînôîîn
pâtelô
rkêrî
trût
kfikâ
pàkil
rkiilâ
trntu.
kûmî
pâtkôt
rMj
tédijô
kylme
peet
rlidjyœ
ttidj
làmwè
pefiue
rlweyâr
t'ùn
lî::ern
père
rsênâ
tmiâ
Jôbweredj
perôt
rsévu
vàe
inàevîji
pdrîtur
rûgâsyô
vin
màpopr
pïterol
rnm
vhjrà, veurôt
vielitnât
pôtô
rwedjàkû
■ver
mlhià
pûpâ
sàgli
veyô
mmitâ
pyà
sedjûr
vïdjïl
môlïsyu
pyeto
serdjà
vrâmà
môtô
pyi
sinâtur
vyô
mbniô
râbri'i
sïnâ
mot ad j
ràpyïr
shlr
nmdje
rbêiiï
StJkl
410
MOTS PRESENTANT UN INTERET PARTICULIER
Mots présentant un intérêt particulier
àdjôt
ctrô
làmo
reyiir
àfe
*etuk'l
*lâg
rgôfyâ
àfâ
eghî
medje
ro
àsàôt
eperu
meUi
rotâ
bàrkà
epre
metln
rosi
*bàm
en
mîr^g
rpïkâ
bàtei
*erya
mnâ
rprèdjî
berûmâtr
etee
nàîeyur
rsàbyà
bràlhwet
fœnâ
nœtreyi
sène
eiilyâ
fè
pi
6U
dèmnôt
fwes
pàdùr
syôrjâr
*dèmnôt
fyotâ
pàsôt
swènô
dèbîirâ
grâmer
*pè
tàtâ
dehuènâtr
gûmâ
ptî-merî
tîrlïrltr
deteerpi
gêyrî-bntô
p)kâ
tôdu
dmàl
îd?
pîltô
trïpwhu
du
kàpei}
pyœr
tris
dvâtî
kemlïn
ràpità
trœy't
dvî:{
m
rbutâ
tu
tr
kôt
rÇo
tût
è
krè
nkiidjâ
tflVÔ
ekhnâ
krèvâ
rhnt'djï
t^â
eku
kretye
remua
tddô
*eUâlô
kCipô
revàdn
t^àvUrî
eteen
kyârî
reyi
taidt'}
OISEAUX -
— OUTILS
Uàpâ
t-eerii
iidjô
vweyînâ
teàsô
t€H
vâdj
yâ
t€hnnâ
td'tiur
vâtî
Xpbet
térîmàdn
il
villa
411
Oiseaux
âlùvôt
gnv
ôlôdr
rive-d-géy
bâ'jô
khien
pêdrl
rzvedj-biiMyôt
bèges
kây
peru£
sïgzvèn
brâlkwet
kii-byà
periike
t£îrî
*bi1bôt
*knkû
plk-bo
tïrsèle
eerdônre
kûney
pïf^kîkl
tokô
dld
*kûney
pldjô
tûrtèrel
djâ
ku d kes
piil
t£îrt
% _
lôryô
pille
teyô-d-po
etônà
lunet
pîllô
t€yôt
egés
nârtïne
pf il pi tel
vôdjîir
fàs-eges
mweno
ràsïnûle
vwï-vwï
fh'ôt
*myâl
rhnt
weyôt
Outils
àpïkô
*bl~egi1
et€
flirte
(it€epy
bÔ£
etm
flirtai
âvlrô
buri
fà
grâ-ete
bdân
dômhtîk
fèsu
kâi-mîit
412
PLANTES
krètfà
prhô
ryibàlô
Uyh
kwêy.ir
pùt^-ko
sàrp
terir
nitrlî
pyùmu
sàrpe
tôpô
mhUu
pyète
sàrpôt
tràU
nihee
ràflôt
seUtèr
truskl
nûyô
rep
seJiyô
iruyel
mî^r
rekyôî
sîlè
verâd
pal
rete
s^e-e-jre
verlîip
pes peteû
rebô
si
Vîilâ
pu
renies
surkruti
vyodj
prh
râp
îecrù
vyôt
Plantes
âb)iîtt
htil
byôsm
t'iiî
àsperdj
bb le heb
*byiil
epïnâr
âsperdjel
brhiji
b^y ^
ernïke
à:^J
brb
€lkôre
enniue:;^
âdîv
bruyïr
elej'i
hlïlm
ânrô
biihe byœ
djmvr
eskerôl
ârb
bitkôt
djô
estregà
âtè
biirât-e
*djordj {se)
jeté
bœre
Inirhepin
*dj{irmàd~i
fh'xôl
bètiohi
bïirlô
epên
fâv
bed-kot
b'ûsô
ebrtkô
/¥
bedrâv
biitô d get
ebslt
fnâl
belîvâ
bweyô byâ
eeerlôt
fyiùjôt
berbn
bza'i
egesye
fràlnueji
bloa
byâ
e^rôli
frân
PLANTES
413
frejî
Icyêt^ôt
pirei
sàtôre
frejyô^
làte
pi d po
sàdj
Jnnnt'djd
h'irdjôl
pifo _
sas
fiidpr
le
plû'lî
sàsî
fwènes
h:;cni
poptli
sénsô
gîmov
11
prilin
sésô
grê)v ^
lori
pûint
sè-djordj
grœjelî
lôvrôl
pftrpi
sèjwi
grîmô
mât
pwe
shi-nâ
îby
mal
pwe-d tel
selrî
jôlî-bwe
mèsuv
pwcri
sepî
kt'bêsô
merdatee
pwerô
serfœ
khiihnî
mcrgènt
pyàt
sevu
khiilni
incmni
pyêinP
sigu
lérôt
mlge
pyô
Sl^Ô
kèijôl
mcvô
ràdglodï
sktpulâr
kmlyôt
muske
ràt€
slejî
Iwr
m-ûs
râv
smv
kôku
niveyî
redjâlil
sôpd'
kôluve
ôlîvet
rhiiu
sitli di bô du
kôl:^â
ôlîvi
rhnàl
siucl
kôniUô
ôln
reyî
tàdô
kôs
ôràjè
ri go lis
iàretr
krâineyô
ordj
rosôt
tâtâ
kràpitlôt
ôviuèn
ro:{^ t bàtô
teàphjb
krèsô
nàl
ro:(i
teedjô
ku-d-t€Ï
nevôt
rôpyàtâ
l^enne
kiiku
pâ^lô
rôs
teikàdlî
ku-d-t€e
pè diljlô
rûnicn
Ul
kwè
pïeàle
rwedjôt
tfnâv
kyevlâ
phiO
sàfibô
td
414
REMEDES -
— USAGES
teôlwèm
trey
îvhjô
VÔ6
tî'be
tulïp
và6-d-lû
vyfdet
lôkô
tyô
vèyt
yà-yâ
trékî
ujràl
vl
iref
ntel
vôdjô
Remèdes
berA
*fès
grè
*pfty
*bh-à
frèmyàl
jôlî-bwe
rmed
djeet
fîirbUur
pàtkôt
*vwepr
ttîk
gegel
*pâk
lue
fevâ
sôjy
pïfè
Usages
àkr
Mfô
epîti
àkrûtà
bîkâ leur
histà
ànâ
bràlér
e:{ïm
àtéerywà
*bru
*fèy
âv
hûdi
fê
àvel
biilï
*flu
bà
biike
*fos
bave
byâ
fwh
bàtè
djtî
gàd
bU
eetnnè
k'eb
bit
ckèdr
kch'im
kôjiuhiij
kola
kdrtyî
krape
krotôt
kréjôt
*kii
knpâ
kùvàl
lâv
Irvr
nie
Pi
meryedj
pikâ
nn^er
pôpïyet
*mbt€Ôt
piut'frï
mue
*pyœdj
bbàdj
rep ^
ôbr
rejurî
pâsyô
rkôdur
pcbni
rôgâsyô
USAGES
rblâ
rvïrt
sebô
sîri
*sïn
*sebô
teàtlô
Iràpôl
trÔt€
415
tnrteôt
tyî
à
vâdj
vUrîyÔl
vï
we
MAÇON, FROTAT FRÈRES, IMPRIMEURS
MAÇON, PROTAT FRÈRES, IMPRIMEURS
'i I
3137
36ii6
Roussey, Charles
Glossaire
PLEASE DO NOT REMOVE
CARDS OR SLIPS FROM THIS POCKET
UNIVERSITY OF TORONTO LIBRARY
A
'-'■4^
^*i^
L?Stj
*
r '4^^^^^ l^'H
^' • ^-
t>%J
*^v-^
^wP
tjs«%."-
■' .et
w-': ^ * ■ivî